Culture Tradi-Moderne du Faso

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---------Extrait de "Comprendre 'Histoire de l'Afrique" de Jean-Paul Pougala (livre en cours d'écriture), Extrait que je...
31/07/2019

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Extrait de "Comprendre 'Histoire de l'Afrique" de Jean-Paul Pougala (livre en cours d'écriture), Extrait que je dédie à tous les Intellectuels Noirs qui orientent toute leur bataille contre d'autres Noirs et cela bien assis chez le gentil et démocrtique Maïtre Blanc.
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Les européens ont qualifié la déportation des Noirs pendant 4 siècles vers l’Europe et vers les Amériques comme « Traite Négrière » et « Commerce Triangulaire ». Ce qui est inexact et nous allons voir pourquoi.
La traite est le Transport et l’échange de marchandises. Si cette expression n’est vraie qu’en partie, puisque l’échange des victimes comme des marchandises se passaient uniquement en Europe et en Amérique.
Le « Commerce Triangulaire » est une expression qui suppose qu’il y ait 3 personnes qui commercent trouvent un intérêt de commercer entre elles. Mais 3 raisons permettent d’affirmer qu’il n’y a pas eu de « Commerce Triangulaire » :
1) Les moyens de transport : au 16ème siècle, le Royaume Uni est la première puissance maritime du monde. Ce qui lui a permis de commercer avec le monde entier grâce à ses nombreux bateaux. Mais lorsqu’il s’agit des esclaves africains, le premier bateau britannique qui transporte les premiers esclaves africains est un bateau de guerre, le « Liverpool Merchant », certainement pas pour demander l’avis des africains sur les cargaisons qu’ils vont transporter.
2) L’objet du Commerce : Si les britanniques et les français qui ont massivement pratiqué ces déportations des africains vers l’Europe et de l’Europe vers les Amériques avaient offert des miroirs aux africains comme ils l’affirment, en 4 siècles, l’Afrique serait le continent avec les plus grands musées au monde des miroirs d’époque. Mais on n’a retrouvé aucune trace de ces prétendus miroirs, soit disant, utilisés pour acheter les esclavages africains.
3) Les retombés des échanges : Depuis le moyen-âge on a les preuves du développement exponentiel des villes grâce au commerce maritime. On sait ce que le commerce des esclaves africains a procuré aux villes européennes comme Liverpool, Nantes etc. Mais allons voir l’équivalent du côté africain. Logiquement, si un commerce a duré des siècles, cela veut dire que les retombés ont traversé les générations. Si en France et au royaume Uni on a identifié les immeubles, les avenues construites grâce à l’argent de la vente des esclaves africains, on a du mal à comprendre ce que les supposés vendeurs des esclaves ont fait de leur part d’argent. Comme minimum, les chefs traditionnels qu’on a accusé de complicité, auraient dû avoir utilisé leur part d’argent pour reconstruire leurs palais, pour réaménager leurs domaines. Mais aucune thèse, aucun fait ne vient valider une telle affirmation.
C’est Tocqueville qui va nous donner une explication logique.
En effet, pour lui, mes miroirs dont ont parle ne sont que de l’enfumage. Ce qui a en revanche état envoyé en Afrique et en très grande quantité, c’est l’alcool fort. Mais l’objectif selon Tocqueville n’était nullement d’abreuver les africains, mais l’ayant déjà expérimenté sur les Amérindiens et leur conséquence destruction et disparition d’une race entière, l’idée avait été de répéter la même chose en Afrique.
En d’autres termes, on vide l’Afrique des personnes les plus fortes, et pour les plus faibles restants, on les détruit avec l’alcool. Pour nettoyer tout le continent africain d’une race jugée inférieure.
Ainsi, la France en s’installant en Algérie comme colonie de peuplement et le Royaume Uni en Afrique du Sud, comme la deuxième colonie de peuple, ces deux poles devaient servir de point de départ pour faire du continent africain un contre continent peuplé d’européens, et l’appellation Africain « Afrikaners » devait désigner les Blancs et non plus les Noirs qui auraient disparu entre temps, grâce au poison de l’Alcool.
Les Allemands y ont pris toute leur part dans cette œuvre de destruction des Noirs, en s’en prenant directement aux Hereros, qui selon le plan initial, mettaient trop de temps pour disparaitre.
LE NETTOYAGE ALLEMAND DES NOIRS EN NAMIBIE POUR Y CONSTRUIRE UNE NATION DE RACE BLANCHE OU LE PREMIER GENOCIDE DU XXème SIECLE
Entre 1904 et 1908, dans ce qui est à l'époque appelé : Südwestafrika (l'actuelle Namibie), deux groupes éthnique, les Héréros et les Namas, sont presque totalement anéantis par les soldats allemands du IIe Reich. On parle de plus de 100.000 morts, c'est à dire les 4/5 de toute la population.
L'histoire débute le 12 janvier 1904, les peuples Héréros, soutenus par leurs voisins, les Namas, qui fusent la soumission depuis la Conférence de Berlin, conduit le chef supérieur nommé : Maharero, et responsable de la région d'Okahandja, se révoltent contre les fermiers blancs et l'administration allemande.
Ils viennent d'acheter 6.000 fusils aux commerçant d'armes anglais an Afrique du Sud.
Ils attaquent une garnison, sabotent les voies de chemin de fer et les lignes de télégraphe, incendient les exploitations agricoles et tuent une centaine de colons.
C’est l’occasion rêvé par les Allemands pour décimer toutes ces populations. Ils vont d’abord empoisonner tous les puits du très grand désert du Kalahari pour être certains que même ceux qui vont fuir la répression, n’iront pas très loin.
Voici l'ordre que le général allemande du IIème Reich Lothar von Trotha donne à ses troupes le 2 Octobre 1905, en Namibie :
"Dans les frontières allemandes, chaque Héréro, armé ou non, en possession de bétail ou non, sera abattu [...]. Je crois que cette nation, en tant que telle, doit être annihilée."
Tous les Hereros et les Namas arrêtés sont tatoués des lettres GH (pour Gefangener Herero, "prisonnier héréro" en allemand). Ils sont immédiatement déportés et internés dans six camps de concentration, à Lüderitz, Karibib, Swakopmund, mais aussi à Shark Island.
Les scientifiques allemands s’y précipitent pour chercher les preuves de leurs convictions : que le Blanc est une race supérieure. Ainsi, pour prouver scientifiquement la supériorité de la race blanche, le médecin allemand Eugen Fischer profite des camps pour y pratiquer ses expérimentations : recherches génétiques sur les morts, stérilisation des femmes, mesures anthropométriques... Ses analyses influenceront Adolf Hi**er et il formera, à l'université de Berlin, des médecins SS, dont Josef Mengele, l'"Ange de la mort" d'Auschwitz.
POURQUOI L’AFRIQUE DOIT DEVENIR UNE TERRE BLANCHE, EUROPEENNE COMME LE NOUVEAU MONDE : L’AMERIQUE ?
Dans son livre intitulé "Alexis de Tocqueville 1805-1859" publié chez Hachette Littératures en 1984, à la page 216, Jardin André rapporte le commentaire publié dans "Gazette de France' à la sortie du livre de Tocqueville "De la Démocratie en Amérique" le 23 janvier 1835, ainsi :
« Monsieur de Tocqueville est avocat et, comme tel, il plaide la cause de la démocratie en Amérique ; c’est avec une prédilection toute particulière que cet auteur offre à l’admiration des peuples de l’Europe « (…) un pays d’humanité tricolore où des hommes rouges qui en sont les naturels se voient exterminés par les hommes blancs qui en sont les usurpateurs ; où les hommes noirs se vendent pêle-mêle avec les bestiaux sur la place publique. »
Voici ce que Tocqueville écrit à sa mère le 25 décembre 1831 :
Les colons américains «ont découvert (...) qu'un mille mètres carré pouvait nourrir dix fois plus d'hommes civilisés que d'hommes sauvages, la raison indiquait que partout où les hommes civilisés pouvaient s'établir, il fallait que les sauvages cédassent la place. Voyez la belle chose que
la logique. » (…) en effet, les Indiens, ici, les Chactas (ou Tchactwas), sont déportés « dans un désert où les Blancs ne leur laisseront pas dix ans en paix. »
Avant d'ajouter sur les protestations des autochtones amérindiens :
« Plus j'y songe et plus je pense que la seule différence qui existe entre l'homme civilisé et celui qui ne l'est pas, par rapport à la justice, est celle-ci : l'un conteste à la justice des droits que l'autre se contente de violer. »
QUEL EST LE SORT DES ESCLAVAGES NOIRS LIBERES DANS LE NOUVEAU MONDE ?
« Ainsi le N***e est libre, mais il ne peut partager ni les droits, ni les plaisirs, ni les travaux, ni les douleurs, ni même le tombeau de celui dont il a été déclaré l’égal ; il ne saurait se rencontrer nulle part avec lui, ni dans la vie ni dans la mort.
- Au Sud, où l’esclavage existe encore, on tient moins soigneusement les N***es à l’écart ; ils partagent quelquefois les travaux des Blancs et leurs plaisirs ; on consent jusqu’à un certain point à se mêler avec eux ; la législation est plus dure à leur égard ; les habitudes sont plus tolérantes et plus douces.
- Au Sud, le maître ne craint pas d’élever jusqu’à lui son esclave, parce qu’il sait qu’il pourra toujours, s’il le veut, le rejeter dans la poussière. Au Nord, le Blanc n’aperçoit plus distinctement la barrière qui doit le séparer d’une race avilie, et il s’éloigne du N***e avec d’autant plus de soin qu’il craint d’arriver un jour à se confondre avec lui.
- Chez l’Américain du Sud, la nature, rentrant quelquefois dans ses droits, vient pour un moment rétablir entre les Blancs et les Noirs l’égalité. Au Nord, l’orgueil fait taire jusqu’à la passion la plus impérieuse de l’homme. L’Américain du Nord consentirait peut-être à faire de la Négresse la compagne passagère de ses plaisirs, si les législateurs avaient déclaré qu’elle ne doit pas aspirer à partager sa couche ; mais elle peut devenir son épouse, et il s’éloigne d’elle avec une sorte d’horreur.
Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Page, 1848, tome 2. Page : 298
Au debut du XIXe siècle, la plupart des pays du Nouveau Monde renoncent à l’esclavage.
L’Angleterre, faut de client dans le Nouveau Monde, décide de l’abolir. Mais la France ne veut pas renoncer à l’apport économique des esclaves africains Noirs dans la prospérité de la France. C’est dans ce contexte que Alexis de Tocqueville, considéré à raison comme un expert de la question de l’esclavage après avoir été le témoin de la démocratie en Amérique, devenu député au parlement français donne ses conseils comme, rapporteur parlementaire sur les questions de l’esclavage et des colonies.
ET QUE PENSE LE NOVUEAU DEPUTE DE CE QU’IL FAUT FAIRE DE L’AFRIQUE ?
« Le second moyen en importance, après l’interdiction du commerce (des esclaves), est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l’époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu’on nomme razzias et qui ont pour objet de s’emparer des hommes ou des troupeaux. »
Alexis de Tocqueville, sur « Travail sur l’Algérie »

---Un Bagne est une prison où étaient enfermés en France, les condamnés aux travaux forcés.Au 19ème siècle ils sont trop...
31/07/2019

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Un Bagne est une prison où étaient enfermés en France, les condamnés aux travaux forcés.
Au 19ème siècle ils sont trop nombreux et surtout, couteux pour les caisses de l'Etat français, mais aussi, très dangéreux.
Pour vider les bagnes de Toulon, Brest et Rochefort, le 22 novembre 1850, le Prince Louis-Napoléon demande qu’on éloigne les condamnés hors du territoire français en ces termes :
" 6000 condamnés dans nos bagnes grèvent les budgets d'une charge énorme, se dépravant de plus en plus, et menaçant incessamment la société. Il me semble possible de rendre la peine des travaux forcés plus efficace, plus moralisatrice, moins dispendieuse, et plus humaine en l'utilisant au progrès de la colonisation française ".
Le 20 février 1852, Théodore Ducos, ministre de la Marine et des Colonies, fait son rapport au prince président de la République française, sur la création d’un bagne hors du territoire métropolitain.
C’est en Guyane française que les premiers condamnés aux travaux forcés français seront déportés pour aider à la colonisation de la France.
Selon Le ministre de la Marine et des Colonies Théodore Ducos :
« Il y a un triple bénéfice à cette initiative : « éloigner les indésirables, les briser grâce à un régime sévère et les « régénérer » moralement pour qu’ils deviennent sur le sol colonial des citoyens utiles à leur pays ».

IEGLes Noirs africains ont-ils vendu des esclaves africains aux marchands d’esclaves européens ?de Jean-Paul PougalaExtr...
31/07/2019

IEG
Les Noirs africains ont-ils vendu des esclaves africains aux marchands d’esclaves européens ?
de Jean-Paul Pougala
Extrait de « Comprendre l’Histoire de l’Afrique » livre ne cours d’écriture de Jean-Paul Pougala
Puisqu’à ce jour, nous ne disposons d’aucun élément pouvant prouver ces mensonges des historiens européens, comme africains, nous ne pouvons pas nous limiter de tout balayer d’un revers de main comme du pur mensonge. Il nous faut passer par des constructions de la Pensée Globale pour faire jaillir la vérité. C’est-à-dire voir le problème dans son ensemble et aller chercher des faits qui n’ont, à première vue, aucun rapport avec le sujet traité, mais qui à la conclusion vont compléter les parties manquantes du puzzle.
Ainsi, s’ils sont venus nous supplier d’acheter nos frères et sœurs comme esclaves, si ensuite ils sont venus nous supplier pour nous apporter la civilisation, on peut vérifier leur degré d’humanisme et de bonté sur leurs propres populations. Car pour aller offrir la bonté au monde entier, il faut bien que j’en fasse un peu dans ma propre maison.
Aujourd’hui, je vous invite à examiner avec quel humanisme ils traitaient les enfants de 6 à 8 ans dans 3 pays, la Grande Bretagne, la France et la Belgique durant les mêmes années où nous sommes supposés leur avoir vendu nos frères et sœurs africains comme esclaves et qu’après ils sont gentillement venus affronter la mort par le paludisme avec nous, juste pour notre bonheur.
1) EN GRANDE BRETAGNE
Edouard DUCPETIAUX (1804-1866) journaliste, issu d'une famille bourgeoise belge. Du 29 novembre 1830 jusqu'à ce qu'il aille à la retraite en 1861, il va passer 31 ans comme "inspecteur général des prisons et des établissements de bienfaisance".
Il pense que pour qu'il y ait moins de délinquants en Belgique, l'Etat Belge ne peut pas laisser le patronat la liberté de disposer à sa guide de la vie des gens.
En 1843, il publie le livre qui nous intéresse aujourd'hui, intitulé "De la condition physique et morale des jeunes ouvriers et des moyens de l'améliorer".
Dans ce livre, pour démontrer comment le libéralisme en vigueur en Europe amène le patronat de toute l'Europe a traiter tout le monde comme des animaux, il fait dans le tome-2 un réceuil des enquêtes réalisées en Grande Bretagne sur le sort des enfants esclaves dans les mine.
Voici ce qu'il écrit :
(...)
H. Austin, un des sous-commissaires, après avoir tracé un tableau déplorable de la condition des jeunes enfants employés dans les mines à couches minces de la partie nord du Lancashire, termine en citant ces paroles des parents de quelques-uns des jeunes ouvriers : "Je voudrais, dit l'un d'eux, que vous les vissiez rentrer après les travaux ; ils sont tellement harassés qu'ils se jettent là par terre comme des chiens (en désignant le foyer) ; nous ne pouvons parvenir à les faire mettre au lit."
Le travail imposé aux jeunes ouvriers charbonniers dans les mines du Northumberland et de la partie septentrionale du comté de Durhani est représenté comme très-pénible; nul, s'il n'est doué d'une forte constitution et d'une santé robuste, ne peut le supporter sans une extrême fatigue; et un grand nombre de témoins de toutes les classes affirment que les plus jeunes enfants sont souvent tout à fait exténués, et que ceux d'un âge plus avancé se plaignent généralement de manquer d'appétit et d'éprouver une continuelle sensation de souffrance.
L'âge peu avancé et le sexe d'un grand nombre d'ouvriers charbonniers dans le district est de l'Ecosse. le pitoyable état dans lequel sont les fosses, l'insuffisance et la mauvaise qualité de la nourriture, tout contribue à aggraver la position du travailleur en augmentant ses fatigues. "Les membres délicats et les forces naissantes des petits garçons et des petites filles à peine âgés de 7 à 8 ans, ne peuvent suffire à un travail continu de l2 heures en moyenne, travail essentiellement irrégulier, cessant parfois avec la chute du jour, et parfois aussi se prolongeant pendant toute la nuit. Les témoignages de tous les hommes de l'art consultés, s'accordent à représenter ce travail comme essentiellement contraire à la santé et susceptible d'entraîner les plus graves accidents. Telle est la fatigue qu'il occasionne, que les jeunes ouvriers seraient tout à fait hors d'état d'assister aux leçons, en admettant qu'il y eût des écoles du soir dans le voisinage des exploitations. En rentrant chez eux, ces pauvres enfants, après avoir participé à la bâte à un maigre souper, composé de farine d'avoine ou de gruau bouilli, sont trop heureux de pouvoir aller puiser sur un mauvais grabat la force nécessaire pour retourner le lendemain à leurs occupations." (R. H. FRANKS, Report, § 61.)
(...)
"Un autre sous-commissaire, M. Scriven, a pris la mesure de 60 enfants employés au charriage du charbon dans les houillères aux environs d'Halifax, et de 51 enfants employés aux travaux des champs dans la même localité, tous ayant en moyenne l'âge de 10 ans et 9 mois. Les premiers avaient moyennement 8 pieds 11 3/10 pouces de haut, et 2 pieds 3 pouces de circonférence, tandis que les seconds, avec la môme circonférence de 2 pieds 3 pouces, avaient 4 pieds 3 pouces en hauteur. C'est une différence de plus de 9 pour cent. — De la même manière, sur cinquante jeunes ouvriers houilleurs dont l'âge moyen était de 14 ans et 11 mois, on trouva une hauteur moyenne de 4 pieds 5 pouces sur 2 pieds 3 pouces de circonférence ; tandis que 49 jeunes agriculteurs, âgés de 15 ans et 6 mois, mesuraient 4 pieds 10 8/11 pouces de haut et à pieds 8 pouces de circonférence; ce qui établit une différence de près de 6 pouces en faveur de la taille des agriculteurs.
(...)
Pour ne pas multiplier ces extraits outre mesure, nous nous contenterons de citer un dernier témoignage, celui du Dr Scott Alison : "La plupart des enfants employés au travail des mines de houille dans l'est de l'Ecosse, dit-il, sont maigres, décharnés, fatigués, et décèlent par la contraction de leurs traits ainsi que par la couleur blafarde et jaunâtre de leur teint, la détérioration précoce de leur santé. Depuis la première enfance jusqu'à l'âge de 7 à 8 ans, on observe chez eux une disposition maladive et une grande imperfection dans le développement du corps. En tous cas, leur condition physique est bien inférieure à celle des autres enfants du même âge employés aux travaux agricoles et à la plupart des autres métiers, ou qui demeurent inoccupés. Leur croissance est lente et imparfaite, et la plupart n'ont pas à beaucoup près la taille qu'ils auraient atteinte sans doute s'ils avaient été placés dans des conditions moins défavorables." »
Edouard DUCPETIAUX, De la condition physique et morale des jeunes ouvriers et des moyens de l'améliorer, Bruxelles, Méline, 1843, Vol. 2
2) EN BELGIQUE
A- Renseignements additionnels communiqués par M. l’Ingénieur en chef de la troisième division des mines, au Ministre Belge, des travaux publics.
« Liége, le 3 juillet 1844,
« MONSIEUR LE MINISTRE,
Par dépêche du 3 février 1844, vous me faites l’honneur de me demander le nombre des enfants des deux sexes, au-dessous de l’âge de douze ans, employés dans les mines de ma division, et mon avis sur le mérite d’une disposition législative qui interdirait l’admission des enfants dans les mines avant l’âge de douze ans révolus.
Vingt-deux enfants : seize garçons et six filles, sont employés à la surface dans les magasins à nettoyer les minerais; et quinze garçons seulement n’ayant pas atteint leur treizième année, sont occupés dans l’intérieur des mines.
L’article 29 du décret du 3 janvier 1813 défend de laisser descendre ou travailler dans les mines et minières les enfants au-dessous de dix ans; cette disposition, si sage à tous égards, était devenue une nécessité alors que l’on employait tant d’enfants de l’âge de sept à dix ans au transport du minerai à l’intérieur des exploitations; mais, aujourd’hui que les petits traîneaux ont été remplacés par de grands galliots roulant sur des chemins de fer, ce sont, en général, des chevaux ou les ouvriers les plus robustes, de l’âge de seize à trente ans, qui font la besogne dont on chargeait autrefois les enfants.
Anciennement les galeries de roulage n’avaient que 0m 45 à 0m 65 de hauteur et atteignaient rarement un développement de 300 mètres; il y avait donc nécessité absolue d’employer les ouvriers les plus petits au transport des minerais, des déblais et des matériaux. Maintenant que les progrès de l’art permettent de donner à ces voies des dimensions beaucoup plus grandes, etc., le déhouillement s’opère sur une plus grande échelle, s’éloigne parfois jusqu’à 1.5OO mètres de la bure d’extraction et ne réclame plus le concours de jeunes enfants.
Je ne vois donc aucun inconvénient à interdire l’accès des mines et minières aux enfants qui n’ont pas atteint douze ans révolus, tandis qu’une telle mesure peut produire des effets salutaires sur le physique et sur le moral de ces faibles créatures.
J’ajouterai encore, M. le Ministre, que tous les directeurs et chefs mineurs que j’ai interrogés m’ont déclaré, sans hésiter, qu’il y a longtemps que l’article 29 du décret précité aurait dû subir la modification projetée. C’est aussi l’opinion de la plupart des officiers des mines de la troisième division.
L’Ingénieur en chef des mines,
C. WELLEKENS. »
Liège, le 3 juillet 1844,
L’Ingénieur en Chef à propos du travail des enfants dans les mines de Liège
B- Réponse d’un Ingénieur en Chef, à l’ Enquête sur la condition des classes ouvrières et sur le travail des enfants, Ministère de l’intérieur, Belgique, 1846
Les enfants employés dans les mines de Liège savent-ils lire ?
« Réponses de M. l’Ingénieur du sixième district de la troisième division des mines. Liège
QUESTION. Les enfants employés dans les mines, savent-ils, en général, lire et écrire? Ont-ils des heures libres pendant lesquelles ils pourraient assister aux leçons, soit des écoles du jour, soit des écoles du soir, là où il en existe ?
RÉPONSE, Les enfants employés dans les mines ne savent pas, en général, lire et écrire. Les mineurs sont, sous ce rapport, d’une insouciance très grande; dans beaucoup de mines d’ailleurs, les enfants, même au-dessous de dix ans (6-10 ans), gagnent déjà un salaire, en faisant le triage des pierres sur les tas de charbon extrait. Dans les mines de Seraing, les enfants étant employés douze heures par jour, il est impossible qu’ils puissent, après une fatigue aussi prolongée, suivre avec le moindre fruit les leçons données aux écoles. Dans les mines situées au nord de la Vesdre, le travail du matin cessant vers deux heures, les ouvriers pourraient assister aux écoles du soir, s’il en existait. »
Enquête sur la condition des classes ouvrières et sur le travail des enfants, 1846, Ministère Belge de l’intérieur
3) EN FRANCE
LA PREMIERE LOI SUR LE TRAVAIL DES ENFANTS
(OCTOBRE 1842)
TÉMOIGNAGE D’UNE FILLETTE DE 11 ANS : DANS « LES DÉBUTS DE L’INDUSTRIE », P. 43, ENQUÊTE DE LA COMMISSION DES MINES EN 1842 EN FRANCE
« Je travaille au fond de la mine depuis trois ans pour le compte de mon père. Il me faut descendre à la fosse à deux heures du matin et j’en remonte à une ou deux heures de l’après-midi. Je me couche à six heures du soir pour être capable de recommencer le lendemain. À l’endroit de la fosse où je travaille, le gisement est en pente raide. Avec mon fardeau, j’ai quatre pentes ou échelles à remonter, avant d’arriver à la galerie principale de la mine. Mon travail c’est de remplir quatre à cinq wagonnets de deux cents kilos chacun. J’ai vingt voyages à faire pour remplir les cinq wagonnets. Quand je n’y arrive pas, je reçois une raclée. Je suis bien contente quand le travail est fini, parce que ça m’éreinte complètement. »
CONCLUSION
Il me plait de conclure avec ce poème de Victor Hugo, « Melancholia », extrait du recueil des poèmes : « Contemplations » écrit en 1856 pour dénoncer le travail des enfants français de 6 à 8 ans. Victor Hugo est le guide de ce qu’on a appelé le Romantisme au XIXème siècle. C’est un poète militant et engagé qui a dédié ses écrits au service des misérables français et contre les injustices sociales dans son pays.
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !
Victor Hugo, « Melancholia », extrait du recueil des poèmes : « Contemplations » écrit en 1856
LA LECON A RETENIR AUJOURD’HUI TIENT EN UNE SEULE QUESTION :
Quelqu’un peut-il contraindre ses propres enfants de 6 à 8 ans à travailler 12 heures par jour dans les mines et venir ensuite demander l’autorisation des africains qu’il considère comme des animaux, l’autorisation de le réduire en esclavage ?
Extrait du livre en cours d’écriture, destiné aux enfants du collège, intitulé « Comprendre l’Histoire de l’Afrique » de Jean-Paul Pougala
Extrait du 21/07/2019

L'ETHIOPIE (AIDEE PAR LA CHINE), A PLANTE 353 MILLIONS D'ARBRE EN UNE SEULE JOURNEE : LUNDI 29/07/2019-------Comment (et...
31/07/2019

L'ETHIOPIE (AIDEE PAR LA CHINE), A PLANTE 353 MILLIONS D'ARBRE EN UNE SEULE JOURNEE : LUNDI 29/07/2019
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Comment (et pourquoi) l'Éthiopie plante des arbres par milliards
353 633 660 arbres : le pays dit avoir planté, en une seule journée, presque 10% de son objectif de 4 milliards d'arbres en six mois.
353 633 660 arbres, précisément: c'est le nombre record d'arbres qu'aurait plantés la population ce seul 29 juillet, selon le gouvernement éthiopien. Sur un objectif de 4 milliards, c'est presque 10% d'un coup.
Montrer l'exemple au monde
Cette immense campagne de reboisement a pour but de montrer l’exemple au reste du monde à deux mois du sommet de l’ONU sur le climat.
Plus de 350 millions d'arbres, c'est près de deux fois l'objectif envisagé par le Premier ministre: 200 millions de jeunes pousses devaient être plantées en une demi-journée, dans le cadre de l'impressionnant projet "Green Legacy".
Pourquoi c'est important
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a expliqué sur Radio France internationale que cette opération de reforestation relève d'une lutte politique censée fédérer l'ensemble du pays autour d'une cause commune, malgré la crise sociale, économique et politique que traverse l'Éthiopie.
Le Premier ministre a d'ailleurs lui-même participé à l'opération, et largement mis en scène les jeunes pousses qu'il a lui-même plantées.
Les 353 millions d’arbres plantés lundi ne sont, pour autant, qu'une étape: en effet, l'opération "Green Legacy", lancée en mai dernier, constitue un important projet de reboisement de l’Éthiopie.
Objectif initial: 4 milliards d'arbres replantés... d'ici à octobre prochain! Intenable? Pas sûr: le pays aurait déjà réussi a remettre en terre pas moins de 2,6 milliards d'arbres, si l'on en croit ses propres chiffres.
Une urgence environnementale
Pourquoi un tel empressement à reboiser? Ralentir le réchauffement climatique, éviter d'importer du bois, relancer l'agriculture...
L'Éthiopie, qui avait 25% de son territoire recouvert de forêts au début du XXe siècle. Un chiffre tombé à 4% seulement à la fin du siècle dernier... avec les drames qui en découlent: la terre qui ne retient plus l'eau, qui s'assèche, et une agriculture qui se meurt.
En Éthiopie, la déforestation contribue presque autant que l’élevage aux émissions de gaz à effet de serre. Or les forêts constituent de puissants "puits de carbone".
Les doutes des experts
Mais l'objectif est-il vraiment réalisable? Nombre d'experts doutent encore.
En effet, ce programme Green Legacy n'est que le dernier d'autres qui ont plutôt échoué: en dix ans, les précédentes campagnes de reboisement ont régulièrement manqué de suivi et d'entretien... aboutissant à la mort de nombreux arbres.
Le gouvernement fédéral éthiopien s'en défend: il a promis de tirer les leçons des erreurs passées, et de ne donc pas les reproduire.
De nombreux plans depuis 10 ans
En 2015, dans le cadre des négociations du futur "Accord de Paris" pour la climat, l'Éthiopie avait déjà promis, avec l’appui de plusieurs bailleurs étrangers dont la Norvège, un plan de reforestation de 7 millions d’hectares, déjà lancé sur plusieurs sites.
En 2007, l'ONU se félicitait déjà d'avoir planté 1,6 milliard d'arbres en une année sur l'ensemble de la planète... tout en relevant que cela ne compensait pas la déforestation.
Déjà, parmi les pays leaders figurait... l'Éthiopie: avec 700 millions d'arbres plantés à elle seule, elle était loin devant les autres (Mexique, 217 millions, et Turquie, 150 millions).
Publié le 31/07/2019 à 07:22
source :
https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/07/31/comment-(et-pour
quoi)-l-ethiopie-plante-des-arbres-par-milliards

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