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Quand vous devez choisir entre plusieurs chemins , prenez toujours le chemin du cœur.Paulo Coelho
08/08/2026

Quand vous devez choisir entre plusieurs chemins , prenez toujours le chemin du cœur.
Paulo Coelho

Fatou Diome**, née en 1968 à Niodior au Sénégal, est une femme de lettres franco-sénégalaise.Auteure reconnue, elle est ...
07/08/2026

Fatou Diome**, née en 1968 à Niodior au Sénégal, est une femme de lettres franco-sénégalaise.

Auteure reconnue, elle est surtout connue pour son premier roman, **Le Ventre de l'Atlantique**, paru en 2001, qui lui a valu une notoriété internationale. Ce roman poignant raconte l'histoire de deux femmes sénégalaises, Bigu Bâ et Fatou Sow, qui tentent de rejoindre l'Europe en quête d'une vie meilleure.

Née sur l'île de Niodior, dans le delta du Saloum, Fatou Diome a grandi au sein d'une famille sérère. Elle est élevée par sa grand-mère et son grand-père, des pêcheurs. Dès son plus jeune âge, elle se distingue par son goût pour la lecture et l'écriture.

En 1984, à l'âge de 16 ans, elle quitte le Sénégal pour poursuivre ses études en France. Elle s'installe à Strasbourg où elle obtient un doctorat en lettres modernes. Elle enseigne ensuite le français au lycée pendant plusieurs années.

En parallèle de son activité d'enseignante, Fatou Diome se consacre à l'écriture. En 2001, elle publie son premier recueil de nouvelles, **La Préférence nationale**, qui rencontre un succès d'estime.

Mais c'est la publication du **Ventre de l'Atlantique** l'année suivante qui la propulse sur le devant de la scène littéraire. Le roman est un immense succès critique et public, tant en France qu'à l'étranger. Il est traduit en une vingtaine de langues et reçoit de nombreux prix, dont le Prix Goncourt des lycéens et le Prix Senghor du premier roman.

Depuis, Fatou Diome a publié plusieurs autres romans, dont **Celles qui attendent** (2004), **Le Philosophe et l'Assassin** (2006), **In疵** (2008), **Marianne abandonnée** (2013), et **Les Veilleurs** (2017).

Son œuvre, empreinte d'humanité et de sensibilité, explore des thèmes tels que l'immigration, l'exil, l'identité, la famille et l'amour. Elle met en lumière les réalités complexes de la vie des femmes africaines et de la diaspora africaine.

Fatou Diome est également une essayiste engagée. Elle prend régulièrement position sur des questions sociales et politiques, notamment dans des tribunes publiées dans la presse.

En 2006, elle est nommée chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Aujourd'hui, Fatou Diome partage son temps entre la France et le Sénégal. Elle continue d'écrire et de donner des conférences dans le monde entier.

**Voici quelques-unes de ses œuvres les plus connues :**

* **Romans**
* Le Ventre de l'Atlantique (2001)
* Celles qui attendent (2004)
* Le Philosophe et l'Assassin (2006)
* In疵 (2008)
* Marianne abandonnée (2013)
* Les Veilleurs (2017)
* **Recueils de nouvelles**
* La Préférence nationale (2001)
* Un si long voyage (2006)
* **Essais**
* Ainsi gît ma peine (2008)
* Et si nous avions le courage de nous en aller... (2012)

**Fatou Diome est une figure incontournable de la littérature francophone contemporaine. Son œuvre, riche et diverse, est célébrée pour sa puissance d'évocation et son engagement humaniste.**
Copyright LIVRES AU SENEGAL

« Je suis une vieille blanche hétérosexuelle, cisgenre, mère de famille, grand-mère d’origine petite-bourgeoise, apparte...
07/08/2026

« Je suis une vieille blanche hétérosexuelle, cisgenre, mère de famille, grand-mère d’origine petite-bourgeoise, appartenant à un milieu privilégié, engagée à gauche depuis des décennies et croyant encore en elle. Autant vous dire que je ne suis pas du tout à la mode. Mais je suis féministe et surtout féministe. Ce livre est un vagabondage, une balade géographique, des instants vécus, des rencontres avec des femmes dites “ordinaires”, des conversations avec des jeunes filles, des enquêtes dans le milieu associatif où, chaque jour, des femmes remarquables aident des femmes en difficulté. C’est aussi un voyage littéraire et historique pour tenter d’éclairer ce que fut autrefois être femme et ce que veut dire être femme aujourd’hui. C’est un cheminement, une tentative d’élucidation. »

Un manifeste féministe.

𝗥É𝗦𝗨𝗠É  𝗗𝗘 " 𝗟'É𝗧𝗥𝗔𝗡𝗚𝗘𝗥 "            ⛔ 𝗗'𝗔𝗟𝗕𝗘𝗥𝗧 𝗖𝗔𝗠𝗨𝗦 ⛔             ✍️ 𝘉𝘺 𝘠𝘢𝘰𝘶𝘣𝘢 𝘒𝘢𝘩𝘭𝘰𝘮 ✍️                       𝗜𝗡𝗧𝗥𝗢𝗗𝗨...
07/08/2026

𝗥É𝗦𝗨𝗠É 𝗗𝗘 " 𝗟'É𝗧𝗥𝗔𝗡𝗚𝗘𝗥 "
⛔ 𝗗'𝗔𝗟𝗕𝗘𝗥𝗧 𝗖𝗔𝗠𝗨𝗦 ⛔
✍️ 𝘉𝘺 𝘠𝘢𝘰𝘶𝘣𝘢 𝘒𝘢𝘩𝘭𝘰𝘮 ✍️
𝗜𝗡𝗧𝗥𝗢𝗗𝗨𝗖𝗧𝗜𝗢𝗡
"L'Étranger" est la première œuvre romanesque d’Albert Camus, publiée en 1942. Cet ouvrage prend place dans la tétralogie que Camus nommera « cycle de l’absurde » qui étale les fondements de sa philosophie : l’absurde. Cette tétralogie comprend également l’essai intitulé " Le Mythe de Sisyphe" ainsi que les pièces de théâtre "Caligula" et "Le Malentendu".
𝗜- 𝗕𝗜𝗢𝗚𝗥𝗔𝗣𝗛𝗜𝗘 𝗗𝗘 𝗟'𝗔𝗨𝗧𝗘𝗨𝗥
Albert Camus est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français (d'origine algérienne). En outre, il est journaliste militant et engagé dans la Résistance française et, proche des courants libertaires, dans les combats moraux de l'après-guerre. Il a vu le jour le 7 novembre 1913 en Algérie dans le Constantinois dans une famille aux origines modestes, son père est ouvrier caviste et sa mère, illettrée et en partie sourde, fait des ménages. A la mort de son père en 1914, parti combattre comme zouave, Albert et son frère sont recueillis par leur grand-mère et leurs deux oncles. Brillant élève, il poursuit des études de philosophie en tant que boursier à Alger. Dans les années 1930, on lui diagnostique une tuberculose qui le conduira souvent en cure. Il commence à écrire pour le théâtre et dans la presse, tout en étant engagé politiquement dans un premier temps aux côtés des communistes.
Rentré en France en 1940, Albert Camus entre dans la résistance et collabore au journal "Combat". Il se met à travailler sur ses trois ouvrages du cycle de l’absurde : "L’Étranger" (un roman), "Le Mythe de Sisyphe" (un essai) et "Calligula" (une pièce de théâtre). Son succès éditorial se confirme avec la sortie en 1947 de son roman La Peste. Intellectuel engagé, Camus participe à tous les combats de son époque, la publication en 1951 de "L’Homme révolté" marque sa rupture avec Sartre et le courant marxiste.
En 1957, Camus reçoit le Prix Nobel de littérature. Il meurt le 4 janvier 1960 à l’âge de 47 ans dans un accident de voiture.
𝗜𝗜- 𝗦𝗧𝗥𝗨𝗖𝗧𝗨𝗥𝗘 𝗘𝗧 𝗥É𝗦𝗨𝗠É 𝗗𝗨 𝗥𝗢𝗠𝗔𝗡
1- 𝗦𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻
Le roman est subdivisé en deux parties. La première s’ouvre sur la mort de la mère de Meursault, et évoque l’attitude du personnage, sa liaison avec Marie et le meurtre de l’Arabe. La 2ème partie s’ouvre sur l’emprisonnement du héros et évoque son procès au cours duquel on a plutôt insisté sur son insensibilité et son « cœur de criminel ».
2- 𝗥é𝘀𝘂𝗺é 𝗱𝘂 𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻
Le narrateur-personnage, Meursault, employé de bureau à Alger, apprend par télégramme que sa mère est morte, dans un asile. Il va l'enterrer sans larmes, et sous un soleil de plomb qui ne fait qu'augmenter son envie d'en finir avec la cérémonie. De retour à Alger, il va se baigner et retrouve une ancienne collègue, Marie. Ils vont voir un film comique au cinéma, et elle devient sa maîtresse. Un soir, Meursault croise Salamano, un voisin, et est invité par Raymond, un autre voisin de palier. Ce dernier, ancien boxeur, lui raconte sa bagarre avec le frère de sa maîtresse, et lui demande d'écrire une lettre qui servira sa vengeance. Quelques jours plus t**d, Raymond se bat avec sa maîtresse et la police intervient. Meursault accepte de l'accompagner au commissariat. Invité par Raymond à passer un dimanche au bord de la mer dans le cabanon d'un ami, Masson, Meursault s'y rend avec Marie. Après le repas, les hommes se promènent sur la plage et rencontrent deux Arabes, dont le frère de la maîtresse de Raymond. Ils se battent et Raymond est blessé. De retour au cabanon, Meursault le tempère et lui prend son revolver, pour lui éviter de tuer. Reparti seul sur la plage, il retrouve par hasard le frère, qui sort un couteau. Assommé par le poids du soleil, il se crispe sur le revolver et le coup part tout seul; mais Meursault tire quatre autres coups sur le corps inerte.
Meursault est emprisonné. L'instruction va durer onze mois. Il ne manifeste aucun regret lorsqu'il est interrogé par le juge, aucune peine lorsque son avocat l'interroge sur les sentiments qui le liaient à sa mère. Le souvenir, le sommeil et la lecture d'un vieux morceau de journal lui permettent de s'habituer à sa condition. Les visites de Marie s'espacent.
Le procès débute en été. L'interrogatoire des témoins par le procureur montre que Meursault n'a pas pleuré à l'enterrement de sa mère, qu'il s'est amusé avec Marie dès le lendemain et qu'il a fait un témoignage de complaisance en faveur de Raymond, qui s'avère être un souteneur. Les témoignages favorables de Masson et Salamano sont à peine écoutés. Le procureur plaide le crime crapuleux, exécuté par un homme au coeur de criminel et insensible, et réclame la tête de l'accusé. L'avocat plaide la provocation et vante les qualités morales de Meursault, mais celui-ci n'écoute plus. Le président, après une longue attente, annonce la condamnation à mort de l'accusé.
Dans sa cellule, Meursault pense à son exécution, à son pourvoi et à Marie, qui ne lui écrit plus. L'aumônier lui rend visite, malgré son refus de le rencontrer. Meursault est furieux contre ses paroles, réagit violemment et l'insulte. Après son départ, il se calme, réalise qu'il est heureux et espère, pour se sentir moins seul, que son exécution se déroulera devant une foule nombreuse et hostile.
𝗜𝗜𝗜 - 𝗟𝗘𝗦 𝗣𝗘𝗥𝗦𝗢𝗡𝗡𝗔𝗚𝗘𝗦 𝗗𝗨 𝗥𝗢𝗠𝗔𝗡
1. 𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗮𝘂𝘅
✅- 𝗠𝗲𝘂𝗿𝘀𝗮𝘂𝗹𝘁 : C’est le personnage principal de ce roman, c’est aussi le narrateur. Il n’a pas connu son père et il n’en a pas une idée fixe.Il ne croit pas en Dieu et trouve que c’est une chose sans importance.Il a une maîtresse qui se nomme Marie, ils ne se sont pas mariés.Il vit dans une étrange insensibilité et indifférence : au moment d’agir, il note d’ordinaire qu’on peut faire l’un ou l’autre et que « ça lui est égal ».Sans illusion sur les principes reconnus par la société( comme la mort, le mariage, l’honnêteté) il se comporte comme si la vie n’avait pas de sens.Il est étranger à la société dans laquelle il vit.Il ne parle pas pour ne rien dire, il n’est pas très bavard.Il est d’un caractère renfermer et taciturne, il ne s’interroge pas souvent.Ses besoins physiques dérangent souvent ses sentiments.Il refuse de mentir.
✅- 𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗖𝗮𝗿𝗱𝗼𝗻𝗮 : elle est la maîtresse de Meursault.C’est une ancienne Dactylo du bureau de Meursault, elle est brune.Ils se retrouvent à la plage après la mort de la mère de Meursault.Elle permet en quelque sorte la communication du héros avec la nature.
✅- 𝗥𝗮𝘆𝗺𝗼𝗻𝗱 𝗦𝗶𝗻𝘁è𝘀 : il est l’ami de Meursault et voisin de palier.Magasinier assez petit avec de larges épaules et un nez de boxeur, toujours bien habillé.C’est lui qui demanda un jour à Meursault de lui écrire une lettre pour sa maîtresse.Toute chose qui permettra au procureur de parler de la moralité douteuse de meursault.Il est aussi celui qui a mis en contact la victime et le meurtrier.Il assistera au jugement de Meursault et témoignera.
✅- 𝗟𝗲 𝘃𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗦𝗮𝗹𝗮𝗺𝗮𝗻𝗼 : c’est le deuxième voisin de palier de Meursault qui vit avec son chien depuis huit ans après la mort de sa femme. I bat son chien mais est paniqué lorsque celui-ci vient à disparaître, puis complètement désespéré.
✅- 𝗖é𝗹𝗲𝘀𝘁𝗲 : propriétaire d’un restaurent où Meursault avait l’habitude d’aller manger.
✅- 𝗘𝗺𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 : c’est le collègue de service de Meursault avec qui il mange souvent.C’est avec lui que Meursault a emprunté le brassard noir et une cravate noire pour aller à l’enterrement de sa mère.
2. 𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗴𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗰𝗼𝗻𝗱𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀
♦️- Monsieur Massan et sa femme : Ce sont les amis de Raymond.Ce sont eux qui ont invité Raymond, Meursault et Marie à la plage.
♦️- Le concierge : c’est le gardien de l’asile où était la mère de Meursault.C’est un vieil homme aux beaux yeux, un teint un peu rouge et une moustache blanche.Il est un parisien de soixante quatre ans.
♦️- Le vieux Thomas Pérez : c’était un vieil ami de la mère de Meursault.Ils étaient ensemble à l’asile.
♦️- Le Directeur de l’asile : il est petit, vieux, avec la légion d’honneur.Il a des yeux clairs.
♦️- L’avocat de Meursault : petit rond assez jeune, cheveux soigneusement collés.
♦️- L’Arabe : le frère de la maîtresse de Raymond.
♦️-Le juge et l’aumônier qui cherchent à le (Meursault) convertir juste avant son exécution.
𝗜𝗩- É𝗧𝗨𝗗𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗧𝗛È𝗠𝗘𝗦
1. 𝗟'𝗮𝗯𝘀𝘂𝗿𝗱𝗶𝘁é :
Elle s’oppose à deux forces : c’est le divorce entre l’Homme et le monde.Elle se manifeste à travers les deux points suivants :
♦️- l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve.Le constat se fait par Meursault qui vit dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout jusqu'à sa raison de vivre.
♦️- L’attitude de Meursault est contraire à la logique ; cela se voit par son indifférence à la mort et à l’enterrement de sa mère ; il n’y a pas de chagrin de sa part.La seule compassion vient de son entourage.Il est taciturne et ne ressent aucun sentiment.Son absurdité se voit aussi à travers les réponses aux questions qu’on lui pose.Il n’y a chez lui ni interrogation, ni révolte, ni même prise de conscience.
2. 𝗟𝗲 𝗺𝗲𝘂𝗿𝘁𝗿𝗲:
Il constitue le pivot central.En tuant l’Arabe, Meursault ne répond donc pas à un instinct meurtrier.Tout se passe comme s’il avait été le jouet du soleil et de la lumière.Meursault et un Arabe se retrouvent plus t**d ; du fait d’un soleil écrasant, Meursault va vivre la suite des évènements dans une espèce de demi- conscience ; il serre le revolver de Raymond dans sa poche, envisage de faire demi tour, mais sent la plage « vibrante de soleil » qui se presse derrière lui ; les yeux aveuglés de sueur, la main de Meursault se crispe sur le revolver, le coup part.C’est là dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé.C’est à partir de ces moments que Meursault connaîtra un bouleversement dans sa vie.
3. 𝗟𝗮 𝗿é𝘃𝗼𝗹𝘁𝗲 :
Elle se voit dans l’œuvre à travers le comportement de meursault après le meurtre.Il n’est pas d’accord que son avocat se substitue à lui, il répond sans mesurer les conséquences de ses propos au tribunal.Avec son emprisonnement, contemplant sa mort en sursis, il est obligé de réfléchir sur la vie et son sens.
Meursault renaît au monde et à lui-même, comme si la mort approchant lui avait fait sentir combien il avait été heureux.Il prit alors conscience de l’absurde de toute sa vie.
Dans sa cellule durant son procès, il s’ennuit et relit pour passer le temps un vieil article de journal illustrant la révolte.
4. 𝗟𝗮 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 :
la culpabilité de Meursault est indiscutable, mais la condamnation ne reçoit aucune justification, pour plusieurs raisons :
♦️- il n’est pas condamné pour le meurtre, mais pour n’avoir pas joué le jeu et pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère,
♦️- le procès obéit à une sorte de rite préétabli, dépourvu de toute signification réelle, mais auquel il est convenu de se conformer.Les discours des uns et des autres entièrement stéréotypés suscitent surprise et interrogation chez Meursault.Inversement le président du tribunal se déclare incapable de comprendre le système de défense de celui-ci.
5. 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰è𝘀 :
le procès est décrit à travers la conscience d’un personnage qui ne connaît rien aux codes en vigueur.Meursault s’étonne de certaines pratiques, ainsi que du discours des juges et des termes qu’ils emploient.Il est impossible au sens strict de juger Meursault.Meursault échappe à toute logique, il se comporte comme un étranger à toutes les normes établies.
6. 𝗟𝗲 𝗿𝗲𝗳𝘂𝘀 :
Meursault contrairement aux apparences ne veut pas se simplifier la vie .Il dit ce qu’il est, et refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée.Meursault ne se contente pas d’ignorer le jeu social, il refuse de le jouer.Sans aucune attitude héroïque, il accepte de mourir pour ce qu’il considère comme une vérité, refusant donc de mentir en lui-même.
7. 𝗟𝗮 𝘀𝗼𝗰𝗶é𝘁é :
elle est toute entièrement régie par des règles appelées codes. Les codes sociaux entraînent toute une série de rites auxquels chacun doit se conformer.Ainsi la société de Meursault ne vit que par et pour le respect de ses codes.Mais Meursault, lui avait du mal à respecter ses règles sociales préétablies toujours plus ou moins mal à l’aise dans ses relations sociales et au contraire en totale harmonie avec les éléments de la nature, l’eau en particulier, associée au plaisir et à l’amour.Même le soleil, par ailleurs si souvent insupportable, procure à Meursault parfois un bien-être.
𝗩- 𝗟'𝗘𝗦𝗣𝗔𝗖𝗘 𝗘𝗧 𝗟𝗘 𝗧𝗘𝗠𝗣𝗦
1. 𝗟'𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲
Les principales actions se déroulent à Alger. Camus ne manque pas aussi de faire habiter Meursault à Belcourt, un quartier où lui-même a passé son enfance. Au cœur de ce quartier, il y a la rue de Lyon et le champ des manœuvres. D’autres espaces sont aussi évoqués comme la prison, le palais de justice où le sort de Meursault sera dramatiquement scellé, de même que l’asile de Marengo où sa mère est internée. Mais l’espace le plus significatif c’est la plage située dans la banlieue d’Alger où tout a commencé, la véritable histoire du roman. C’est le lieu du crime, de l’absurdité de la vie. Il rappelle par l’éclat du soleil sur la grève la réalité du crime de Meursault.
2. 𝗟𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀
La première étape de l’histoire se déroule en 18 jours entre la réception, un jeudi, du télégramme qui annonce la mort de sa mère, et le dimanche du meurtre, probablement entre la fin du mois de juin et le début de juillet (cf. p.36).
La deuxième partie dure presque un an (de juillet à juin), y compris le temps du procès et de la détention en prison.
Le temps du roman est progressif dans l’ensemble, le narrateur ne revient jamais sur un évènement passé, il les fait succéder dans une linéarité télégraphique.
𝗩𝗜 - 𝗟𝗘 𝗦𝗧𝗬𝗟𝗘
Camus utilise souvent la technique béhavioriste (ensemble de procédés visant à décrire le comportement humain). On note également un certain lyrisme dans l’expression de la nature, de la mer ou du soleil. Il mêle le pastiche et la démystification pour tourner en ridicule la justice, la morale conventionnelle et l’administration. "L’Étranger" se caractérise avant tout par un style extrêmement neutre, ce que l’on appelle une écriture «blanche» ou encore le style télégraphique. Dans le roman, le style est méthodiquement descriptif. Le héros est en même temps narrateur et sa manière de raconter l’histoire ressemble au message télégraphique annonçant la mort de la mère. Il n’y a pas de description trop longue ou de mots qui compliquent la lecture.
Le niveau de langue utilisé par l’auteur est la langue courante. La focalisation utilisée est la focalisation interne : la perception de l’univers du récit se fait par le regard ou la conscience de Meursault. Le narrateur ne rapporte que ce que voit le personnage témoin, et ainsi personnages et narrateur se confondent.Les « je » sont prédominants au fil du récit et comme dans un discours on a l’utilisation de « aujourd’hui », « hier », « demain », « après demain », » pour le moment », qui nous situent par rapport à Meursault.
On remarque aussi l’utilisation du futur, de l’imparfait et du passé composé. Ces temps permettent de mieux coller à l’histoire et ainsi éviter de faire part de ses sentiments. Ce qui intéresse le narrateur c’est uniquement les évènements, ses pensées, et ses sensations qui, à divers moments, occupent sa conscience.
𝗩𝗜𝗜- 𝗟𝗘 𝗦𝗘𝗡𝗦 𝗗𝗘 𝗟'𝗢𝗨𝗩𝗥𝗔𝗚𝗘
« Le sentiment de l’absurdité au détour de n’importe quelle rue peut frapper à la face de n’importe quel homme ». Selon Camus, la société est sans valeur et fait vivre des hommes dans la répétition mécanique des gestes quotidiens qui mènent inévitablement vers la mort . D’où, ce n’est pas le monde qui est absurde en soi, mais la relation que l’homme entretient avec lui. Alors à quoi bon vivre ? Si Camus accepte que la vie n’a pas de sens, il refuse cependant la démission, c’est-à-dire le su***de et le nihilisme. Il rejette également l’action révolutionnaire qui, selon lui, conduit à l’oppression et au crime. Il prône plutôt la double exigence de la lucidité et de l’authenticité. Dans le comportement, il préconise la lutte et l’action et il demande de trouver une raison de vivre dans l’exercice de la solidarité
Meursault, un employé de bureau, y semble «!étranger!» à lui-même!; dépourvu de sentiments vis-à-vis des êtres et des situations, il agit comme de manière machinale. La lumière, le soleil, la chaleur semblent être la cause d’une soudaine précipitation des événements : sur une plage, à la suite d’une bagarre, il tue un homme de cinq coups de revolver sans pouvoir fournir lui-même de véritables raisons à son acte. C’est précisément dans ce décalage entre l’individu et le monde que se situe la dimension absurde de la condition humaine.
Parlant de son roman camus dira : « J’ai résumé "L’Etranger" il y a très longtemps par une phrase dont je reconnais paradoxale. "Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort. Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu ». En ce sens il est étranger à la société où il vit, il erre en marge dans les faubourgs de la vie privée, solitaire. On aura cependant une idée plus exacte du personnage si l’on se demande pourquoi Meursault ne joue pas le jeu . La réponse est simple, il refuse de mentir. Mentir ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas, c’est aussi et surtout dire plus que ce qui est. Et en ce qui concerne le cœur humain, dire plus qu’on le sent. C’est ce que nous faisons tous les jours pour simplifier la vie. Meursault contrairement aux apparences ne veut pas simplifier la vie, il dit ce qu’il est, il refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée.
𝗖𝗢𝗡𝗖𝗟𝗨𝗦𝗜𝗢𝗡
La lecture de L'Etranger met en exergue une double facette de l'homme: celle qui accepte les incohérences et les écarts du monde, gage d'absurdité et de bizarrerie des comportements et réactions, et celle qui se rebelle contre certaines formes d'expression pour affirmer son altérité, son individualité, sa liberté. D'ailleurs dans son livre "La chute" Camus fait dire à son personnage, Clamence : "Je fabrique un portrait qui est celui de tous et de personne. Un masque en somme, assez semblable à ceux du carnaval...". On ne se tromperait donc pas en lisant dans "L’Étranger" l’histoire d’un homme qui sans aucune attitude héroïque accepte de mourir pour une vérité jugée immorale par son entourage .

La mort du loup. Poème d'Alfred de Vigny ·Les Destinées (1864)ILes nuages couraient sur la lune enflamméeComme sur l’inc...
04/08/2026

La mort du loup. Poème d'Alfred de Vigny ·Les Destinées (1864)

I

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l’incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l’horizon.
Nous marchions, sans parler, dans l’humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. — Ni le bois ni la plaine
Ne poussaient un soupir dans les airs ; seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent, élevé bien au-dessus des terres,
N’effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d’en bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque, baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s’étaient mis en quête
A regardé le sable en s’y couchant ; bientôt,
Lui que jamais ici l’on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s’arrêtent, et moi, cherchant ce qu’ils voyaient,
J’aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au-delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du Loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu’à deux pas, ne dormant qu’à demi,
Se couche dans ses murs l’homme leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa Louve reposait comme celle de marbre
Qu’adoraient les Romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gu**le brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n’a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu’au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu’à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang,
Nos fusils l’entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

II

J’ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n’ai pu me résoudre
À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l’attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre v***e
Ne l’eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
À ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l’homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

III

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C’est vous qui le savez, sublimes animaux !
À voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse,
Seul, le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
— Ah ! je t’ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au cœur !
Il disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive,
À force de rester studieuse et pensive,
Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.
Gémir, pleurer, prier, est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t’appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »

Écrit au Château du M***,

1843.

Lao Tseu
03/08/2026

Lao Tseu

Le roi qui cacha sa couronneIl y a bien longtemps, dans un ancien royaume d’Afrique de l’Ouest, un jeune prince reçut la...
02/08/2026

Le roi qui cacha sa couronne

Il y a bien longtemps, dans un ancien royaume d’Afrique de l’Ouest, un jeune prince reçut la couronne de son père.

Le jour de son couronnement, tout le peuple attendait de le voir porter une couronne d’or.

Mais le nouveau roi sortit la tête nue.

Les anciens furent surpris.

L’un d’eux demanda :

— Majesté, où est votre couronne ?

Le roi répondit calmement :

— Je l’ai cachée.

Le silence envahit la place.

Puis il ajouta :

— Si mon peuple me respecte seulement à cause de l’or que je porte sur la tête, alors je ne suis pas un roi. Un véritable souverain porte sa couronne dans ses décisions, sa justice et sa parole.

Les années passèrent.

Le royaume traversa des sécheresses, des conflits et des épreuves.

À chaque difficulté, le roi partageait les souffrances de son peuple. Il travaillait dans les champs avec les cultivateurs, écoutait les anciens sous le baobab et rendait la justice sans favoriser les puissants.

Un jour, un voyageur demanda :

— Où est donc la célèbre couronne de ce roi ?

Un vieillard lui répondit en souriant :

— Regarde les visages de notre peuple. C’est là que brille sa véritable couronne.

Sagesse africaine :
« La richesse d’un roi ne se voit pas sur sa tête, mais dans le bonheur de son peuple. »

Morale :
Le pouvoir impressionne un instant, mais la justice laisse une trace qui traverse les générations.

L’Afrique,Images,Proverbes

LXXVII. – Spleen Je suis comme le roi d’un pays pluvieux, Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux, Qui, de ...
02/08/2026

LXXVII. – Spleen

Je suis comme le roi d’un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,
Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres bêtes.
Rien ne peut l’égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d’atour, pour qui tout prince est beau,
Ne savent plus trouver d’impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.
Le savant qui lui fait de l’or n’a jamais pu
De son être extirper l’élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
Il n’a su réchauffer ce cadavre hébété
Où coule au lieu de sang l’eau verte du Léthé.


Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

"Vous avez le choix : Ulysse ou le Cyclope. Vous choisissez Ulysse. Au péril de votre vie, après dix années de combats, ...
02/08/2026

"Vous avez le choix : Ulysse ou le Cyclope. Vous choisissez Ulysse. Au péril de votre vie, après dix années de combats, vous avez pris la ville de Troie. C'est votre surnom : "preneur de Troie". Sur le chemin du retour, vous avez perdu nombre de vos compagnons. Les uns, le Cyclope les a engloutis. Les autres se sont noyés. Ils ont mangé les Vaches du Soleil, en dépit de vos recommandations. Ils ont goûté à des fruits étranges qui procuraient l'oubli. Ils ont fait l'expérience de vivre en cochons. Mais vous, Ulysse, vous avez dû lutter.Vous avez percé l'oeil du Cyclope, le fils de Poseidon. Vous n'aviez pas le choix. De là vient l'acharnement de Poseidon à vous nuire. Pauvre Ulysse, incapable de profiter de l'immortalité toute proche que Calypso vous offre sur un plateau en or. Courage, les déesses vous protègent, et la terre n'est plus très loin !Vous aurez bientôt l'âge de Télémaque, celui d'Ulysse, puis celui de Laërte : déjà vous savez que votre vie s'est jouée quelque part entre Troie et Ithaque."

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