Centre Lyrique Giacomo Puccini

Centre Lyrique Giacomo Puccini Le Centre Lyrique Giacomo Puccini est un lieu musical et culturel à Bruxelles dédié aux jeunes artistes lyriques désireux de devenir professionnel.

Celui-ci fait des conférences musicales pour redécouvrir la vie et l’œuvre de Giacomo Puccini.

Bruxelles... Et dire que je ne devais qu'y passer et non y  rester...et pourtant la ville qui fut le tombeau de l'illust...
29/11/2024

Bruxelles...

Et dire que je ne devais qu'y passer et non y rester...et pourtant la ville qui fut le tombeau de l'illustre Maestro Giacomo Puccini devait devenir ces rues où il fait parfois bon vagabonder et vivre en conscience que celles-ci enfermèrent ses derniers instants...et pourtant y ressentir le Maestro au coin d'une rue toujours...et se souvenir.

Bien loin de sa toscane natale, le hasard cruel fit donc s'éteindre le compositeur le plus célèbre de son époque, terassé par un infarctus, en la clinique du docteur Ledoux à Ixelles le 29 novembre 1924, la mort ironique venant frapper à 11h30 du matin, et ainsi priver le musicien bien trop tôt de ce final possible qu'il chérissait de ses voeux pour conclure Turandot ultime opéra, dernier chef-d'oeuvre en pages novatrices et révolutionaires inachevées, Turandot et sa chine légendaire, se dressant désornais au firmament de l'art lyrique comme la partition testamentaire du dernier géant de l'opéra, maladroitement conclue par la suite d'un final d'Alfano dont il serait bon s'abstenir tant Puccini y est absent...mais la tradition est tenace...alors que la mort de liu restait assurement la meilleure des fins, pour ne pas profaner le mystère d'un final qui ne sera jamais de son compositeur, laissé de notes mortes.

Si le Maestro vit en Bruxelles, belle ville d'art, comme il aimait à l'appeler, sans comprendre toutefois au détour de l'automne qu'elle serait son linceul en son dernier, vivre dans cette ville qui receuillit son ultime souffle il y a tout juste un siècle ce jour, devint une raison de vivre afn d'y transmettre et faire vivre tel un artisant attentif, ce que le génie lyrique avait déposé pour nous, afin de façonner une voix en richesse d'un répertoire devenu universel et si peu travaillé ici, par de jeunes voix, en trésors d'écriture pour ces voix en devenir, lyrisme passionné bien que chanter dans les plus belles maisons d'opéra par des voix de moins en moins pucciniennes, talents lyriques ne prenant plus le temps de travailler et comprendre, pressés qu'ils sont par un monde de l'opéra qui n'est plus celui de l'exigeance et des grandes voix.

À un siècle tout juste donc de cette disparition terrible, que nous a vraiment léguer le Maestro de Torre del Lago au dela du succès de ses opéras devenus légendes incomparables.

Bien loin des idées de la représentation du dandy musicien doué, à la moustache ravageuse, créateur d'une musique paresseuse qui arrache les larmes faciles, poussant ses personages de l'amour à la mort, trop peu compris des musicologues Giacomo Puccini compositeur acharné et infatiguable, au dela de tout, laisse une écriture vocale lyrique de toute beauté qui ne peut être compris profondément que par ceux capables de s'abandonner au feu de la passion, capables de chercher l'éperdu instant de l'amour absolut qui dévore, déchire et consume...capables d'être envelopper des sentiments les plus exacerbés car oui, on ne peut comprendre Puccini en son sein que si l'on est capable d'aimer dans l'exaltation des corps en tout abandon...oui car cette musique flamboyante respire l'amour passion, l'amour tragique, l'amour destin, l'absolut d'aimer.

En vagabondant dans cette musique bien loin des poussifs de ceux qui ne seront jamais en mesure d'affronter la ligne de chant puccinienne, le miracle est d'y comprendre que ce chant puccinien apprend à chanter et non à detruire la voix comme beaucoup le pensent...encore faudrait-il en comprendre en son coeur la substance d'un tel travail.

Qui ose ressentir ses mélodies incomparables en force de sentiments y trouveront une écriture vocale qui revet tout ce qu'il faut pour sculpter et batir une voix bien loin des idées trop faciles de renvoyer à ces pages comme inchantables....faudrait-il encore donc comprendre que travailler Puccini est de tous, et le chanter de trop, de très peu....en un paradoxe à accepter!

Et bien qu'il soit vrai en triste réalité que les voix pucciniennes ne soient plus ou presque, l'écoute de voix exceptionnelles comme celle de Giuseppe Giacomini laisse entrevoir pourquoi Puccini peut construire une voix solide capable de tenir 35 ans de carrière.

Si chanter Puccini est donc de peu, travailler Puccini par petites touches est de tous, permettant de comprendre, d'aborder, de construire l'appui, la densité pour ne dire que...pages ici et la, essentielles qui batissent au même titre que Guiseppe "Peppino" Verdi et de découvrir ainsi des instruments fondamentaux pour forger la voix avec patience.

Voila ce que le merveilleux compositeur laisse peut être de plus important à tous ceux qui veulent consacrer leur voix à l'art lyrique en sa musique la plus extraordinaire.

Puccini d'une modernité insolente, dessine et souligne la complexe profondeur de nous même en ses héros et héroines tragiques, illustrés d'une musique unique, musique à se réapproprier d'urgence...musique débordante de ce que notre époque ignore de plus en plus, époque ayant abandonnée le beau, le magnfique, le sublime dont regorge les opéras du compositeur.

Laissons nous en ce jour hstorique encore être enlasser par cette musique d'amour et de feu et d'en ressentir le Maestro Giacomo Puccini comme compagnon d'existence et de vie, en éternité de sa musique qui parle si bien de nous, en nous même et touche au coeur.

Aimer Puccini toujours, en un devoir de mémoire indispensable pour surtout ne pas perdre ne pas oublier notre propre humanité, en la redécouverte inlassable et absolut du dernier génie italien et ainsi nous sauver du néant.

Puccini forever!

AM-S

Centre Lyrique Giacomo Puccini de Bruxelles

En son dernier soufle s'éteignit le grand homme... En une existence vouée toute entière à l'opéra le glorieux compositeu...
27/01/2022

En son dernier soufle s'éteignit le grand homme...

En une existence vouée toute entière à l'opéra le glorieux compositeur, le Maestro autoritaire et inspiré en figure humaniste de commandeur du mélodramma italien en lui porté, façonna et révolutionna de son lyrisme visionnaire, puissant et passionné l'art suprême.

Il se pleura le divin musicien, l'insoumis compositeur, authentique splendeur empreint de l'immensité d'une oeuvre qui avait su décrire en son sein la souffrance de larmes, en ses douleures remarquables jaillissante vérité humaine.

Depuis le crépuscule de ce 27 matin, Giuseppe Verdi règne sans partage en terre d'opéra, ayant su sublimer en pages sombres et lumineuses de destinées fragiles et exacerbées, en caractères d'humanité blessée, afin que s'émeuve le coeur de l'homme en en révélant sa vérité vulnérable, sanglante et terrible.

Le sage de San Agata livra ainsi son génie bouleversant, faisant prendre conscience des méandres, des tourments, des fragilités, des douleurs les plus intimes, dans l'implaccable vie, en fracas d'ivresse d'une lave de lyrisme déchiré et inspirant sans jamais renoncer.

Majestueuse, flamboyante, novatrice et inégalée cette musique émeut, bouleverse et surprend par son tragique, au plus profond de l'être, son chant admirable traversant le rideau d'opéra intimiste et triomphant au-delà du tombeau.

Populaire, politique, intransigeant, émouvant et passionné, Verdi parlera éternellement à l'homme de sa souffrance en sa musique d'un langage poétique, patriotique et vibrant, par delà ce que le grand homme, le musicien tant aimé nous laissa de plus beau et de plus immuable.

L'illustre Maestro aura su dessiner le contour infini de ce que nous sommes, pour nous en consoler, en une conversation de nous-mêmes par lui parfaite et offerte, en modestie de création lyrique universelle ininterrompue, chefs d'oeuvres après chefs d'oeuvres, révélation en l'essence de vie et de mort ultime qui nous définit, sculptant un art lyrique connaissant dès lors sa noblesse véritable, puisque le grand homme symbolise l'opéra éternel en la simplicité de son nom, en la beauté de son souvenir, en l'élégance vénérable de ce qu'il fut et représente à jamais drapé de sa sublime musique!

Il dort...

Repose plénitude en nos coeurs, flamme ardente du melodramma incandescent, le cortège de tes personnages inoubliables dès lors accompagnent nos vies, en ce bonheur simple et essentiel voulu par vous en un lien vocal indissociable. Nous vous devons tant Maestro. Grazie!

Viva Verdi !

Giuseppe Verdi
10 octobre1813-27 janvier 1901

Le Centre Lyrique Giacomo Puccini de Bruxelles souhaite de tout coeur à tous les amoureux de l'opéra et passionnés d'art...
31/12/2021

Le Centre Lyrique Giacomo Puccini de Bruxelles souhaite de tout coeur à tous les amoureux de l'opéra et passionnés d'art lyrique une magnifique année 2022 emplie des beautées vocales que cette nouvelle année nous offrira certainement.

Souhaitons en ce temps nouveau, que des plus grandes maisons d'opéra au plus petits théâtres lyriques, les voix exultent à nouveau faisant vivre avec flamboyance les oeuvres d'un répertoire lyrique merveilleux que nous aimons tant, en espérant enfin que la culture ne soit plus la variable d'ajustement, alors que le covid ne laisse toujours pas les artistes travailler en toute sérenité.

Que 2022 chasse enfin cette angoisse, faisant place au plaisir de vivre de son art, faisant vivre celui-ci que nous aimons tous avec passion et exigence.

La direction du Centre Lyrique Giacomo Puccini et moi même formulons nos voeux les plus chers de bonheur, d'espoir et de santé pour vous-même et vos chers.

Bonne et heureuse année 2022
Buon e felice anno 2022
Happy new year 2022

Evviva l'opera !

AM-S

24/12/2021

Le Centre Lyrique Giacomo Puccini vous souhaite biens chers amis amoureux des merveilles de l'opéra, de joyeuses fêtes de Noël, sous le signe de la sénénité. Prenez soin de vous!

Joyeux Noël🎄
Buon Natale🎅
Merry Christmas 🎄

AM-S

La lumière de la passion vint de sa théâtralité lyrique merveilleuse et boulversante.Il avait compris le coeur de l'homm...
22/12/2021

La lumière de la passion vint de sa théâtralité lyrique merveilleuse et boulversante.
Il avait compris le coeur de l'homme, en en subjuguant de reflet en beauté l'élégante femme.
Emportées dans un tourbillon d'amour désespéré, ses mélodies au delàs du réel, envelopperont l'infinie de l'universel opéra, qui sans lui n'aurait su être le même!

Bon anniversaire amatissimo Maestro Puccini
22 décembre 1858-22 décembre 2021

AM-S

EMOTION PUCCINI ! Qu'il fut extrêmement émouvant oui émouvant d'assister en ce 29 novembre 2021 dernier aux commémoratio...
06/12/2021

EMOTION PUCCINI !

Qu'il fut extrêmement émouvant oui émouvant d'assister en ce 29 novembre 2021 dernier aux commémorations de la journée Puccini voulue, conçue et organisée par l'istituto culturale italiano de Bruxelles, en qualité de directeur du Centre Lyrique Giacomo Puccini de Bruxelles à l'occasion de la 97ème commémoration de la disparition de l'illustre et flamboyant Maestro Giacomo Puccini survenue en la clinique du docteur Ledoux au 1 avenue de la Couronne à 11h30 du matin, clinique remplacée depuis par l'imposant immeuble de briques rouges de la résidence Crown House.

Sur invitation officielle de l'istituto culturale dans l'impulsion remarquable mémorielle et lyrique de son nouveau directeur le professeur Paolo Sabbatini en ce jour particulier pour ceux qui ont le Maestro Puccini dans le coeur et sous l'hospice bienveillant de cet homme d'elégance et de grande culture représentant de l'état italien, je fus très heureux d'assister en un nouveau dévoilement de la plaque Puccini déjà existante mais pour l'occasion renovée en un nettoyage, en un lessivage ô combien bienvenu, ô combien à propos, ô combien nécessaire, rendant enfin la dorure originelle, en un noble bronze doré d'époque du magnifique profil en noblesse de chevelure et de port de tête du Maestro Puccini, ne faisant pourtant en rien disparaître de ce 23 décembre1858 gravé, boursouflure d'inexactitude calendaire et indélébile qui désomais se révèle encore plus, redonnant ainsi toutefois et tout est là, l'habitude au devoir et au lustre de mémoire dû au Maestro Puccini mort à Bruxelles et de venir ainsi en tout petit nombre symbolique, se souvenir oui se souvenir et se recueillir devant le lieu symbolique qui vit s'éteindre le dernier génie de l'opéra.

J'y étais donc anonyme, dans la foule entouré de la gente politique locale et italienne venue à propos célébrer et tenir tribune et moi d'alors écouter un verbe hélas convenu, superficel et bien trop politique en évocation du Maestro, "Puccini grand européen..." et pas une parole sur l'homme et l'oeuvre lyrique, mais qu'importe le principal étant d'être parmi ces à peine 20 personnes venues commémorer le célèbrissime compositeur de Manon Lescaut, la Bohême, Tosca, Fanciulla del West, Il Trittico et Turandot.

Oui l'important était bien d'être là présent dans cette matinée froide et symbolique et se souvenir au son des hymnes nationaux belge et italien du Maestro toscan dont seront jouées quelques notes de son oeuvre "chrysanthème" par quelques instrumentistes, morceaux de 1890 qui par ses thèmes inspireront le premier triomphe de l'illustrissime Puccini en la Manon Lescaut de 1895, notes se faisant enluminures de l'instant après des années de silence en cet endroit chargé d'histoire lyrique, au pied du lieu même où se tenait alors cette clinique du docteur Ledoux tombeau où à l'aube de ses 65 ans allait infortunement entrer dans un dernier souffle de souffrance le Maestro Puccini.

Un Maestro Puccini terrassé d'une crise cardiaque laissant ainsi de façon tragique s'envoler son ultime rêve, celui de composer son final de la Turandot désiré ardemment, en un duo ambitionné, imaginé plus grand et somptueux que celui du Tristan wagnérien, final entravé dans la violence de l'emportement soudain implaccable et fatal de cette macable décidée égoïstement de prendre brutalement le dernier matin du compositeur, s'ennivrant des faiblesses cardiaques du musicien affaibli par la maladie, offrant moqueuse comme linceul au célèbrissime compositeur au seuil d'un lendemain d'une opération à la gorge de la dernière chance, l'agonie muette, Puccini vaincu dans le silence d'une voix qui n'était plus, d'aiguilles au radium en gorge martyrisée, d'une terrible ironie du sort d'être condamné à s'exprimer sur un petit carnet griffonné, pour celui qui avait su enchanter en oeuvres lyriques extraordinaires la voix des autres, laché par un coeur anéanti par tant de souffrances vaines et inutiles alors que la guérison n'eut été au vu de la gravité du mal que fol et vain espoir...

Les 36 pages laissées ainsi de la Turandot restée inachevée par le Maestro de Torre del Lago au chevet de son agonie, dont ses dernières forces furent pourtant inlassablement mises à composer jusqu'au bout malgré le mal qui le rongeait, nous laissent jusqu'à nos jours orphelin de cette fin promise restée dans l'abîme d'un novembre s'en allant emportant l'inspiration fulgurante qui n'aura pu livrer la conclusion dramatique qu'aurait été cette ultime confrontation Turandot-Calaf firmament d'amour ambitionné et célébré après le sacrifice de Liu, comme le souhaitait ardamment et l'espérait profondement le compositeur en ce final de ce troisième acte ultime voulu glorieux d'apothéose passionné et triomphal, finissant de rappeler au Monde que le "patron" de ce temps lyrique s'appelait définitivement Giacomo Puccini.

Turandot composé entre espoir et hésitation par un Maestro fébrile et en prise à de forts accents de doute en mélancolie marquée, atmosphère étrange qui dès le début de la composition de son ultime drame lyrique resté ainsi pour l'éternité le testament du dernier génie italien, devient terrible prémonition avenue hélas de ne point pouvoir finir jamais l'ouvrage novateur en tout point qui se verra transformer en cette conclusion effroyable à la vie du compositeur italien le plus populaire et adulé de ce début de siècle convalescent d'un premier conflit mondial en cette Italie prête à s'offrir malheureusement conquise au fascime du Duce.

Dès lors cette Turandot abandonnée aux confins de cette mort captive de son hypothétique final, cette Turandot réduite en silence et orpheline de son créateur restait au bord de la théâtralité lyrique merveilleuse fluide, émouvante, passionnée déchirante et immuable du compositeur héritier de Verdi dans le coeur des amoureux de l'opéra italien, Turandot condamné à rester dès lors dans l'accomplissement déchirant de cette prémonition odieuse drapée dans les ténèbres, la mort du Maestro privant de sa divine inspiration l'ultime chef d'oeuvre, inspiration condamnée alors en continuité plusieurs mois plus t**d affublée d'un final insipide que la famille et Ricordi permis toutefois concédant que l'on finissa de combler un impossible vide laissé béant de mesures vides de notes à naître, laissant entendre l'espoir délicat et déchu de combler l'urgence puccinienne de n'avoir pu, de n'avoir su finir son ouvrage par faute de trop s'être adonné à la cigarette, qu'en inexorable maîtresse de fumée rattrapa le Maestro de Torre del Lago au pire des moments, interdisant définitivement la créativité en ce couronnement lyrique perdu et évanoui, d'une vie de musicien travailleur acharné, voulu et esperé final triomphant d'une oeuvre lyrique, Puccini ignorant lorsqu'il arriva à Bruxelles que ce fut pour un aller sans retour, pour une Turandot sans son duo final.

Une oeuvre lyrique devenue universelle incontournable entièrement happée des passions et déchirements humains aux amours contrariées en mort souvent reconciliée de héros écrasés en force de destins déchirants et vaincus, fatum dépassant la fiction et rattrapant le Maestro lui interdisant d'atteindre le but ultime d'une vie entière consacrée à bâtir la plus belle théâtralité lyrique qu'il soit.

Car enfin et alors que l'on se trouve à l'endroit funeste, outre au recueillement du, au coeur qui se serre et à la rêverie qui se plairait à deviner l'ombre du Maestro passé saluant d'un geste l'évocation de sa personne, on ne peut s'empêcher de se poser la seule question qui vaille, oui la seule question qui vaille en cet instant empli d'émotion. Fallait-il finir la Turandot?

Oui fallait-il réellement laisser inachevée la Turandot ou la laisser abandonnée à d'autres sculpteurs lyriques de thèmes musicaux qui n'auraient jamais pu et jamais su pétrir même matière musicale magnifique superbe et chinoise en féerie sanglante assumée.

Les grands noms de l'époque refusèrent sachant l'impossibilité de la chose et c'est ainsi que l'entreprise fut laissée à l'inspiration d'un pauvre Alfano adoubé certes mais bien incapable de se confronter à l'impossible final en tentatives de musique en mesures reprises de l'ébauche de ces fameuses 36 pages restées héritières des actes déjà composés révélant que Puccini dépassait alors en tout ce qu'il avait déjà offert au monde en passion, en maîtrise de sonorités et mélodies novatrices arrachant le coeur et les larmes d'émotions en défi de vie et de morts en personnages devenus depuis légendes, théâtralité lyrique moderne du Maestro révelant depuis à chaque fois que le rideau se lève sur cette Chine sacrificielle, comme les dernières forces laissées par le Maestro en cette course contre une mort perdue d'avance, laissaient entendre un talent toujours renouvelé incandescent de lyrisme, d' orchestrations, de choeurs, de personnages souverains devenue seule certitude amère d'empreinte laissée en ce 1 avenue de la Couronne, symbole d'un temps passé et qui manqua cruellement laissant ceux qui aiment profondément Puccini sans réponse ou amers et dubitatifs face au final d'Alfano, final achevé en pirus tant se cherche Puccini sans se deviner jamais, sans se voir exister, pages qu' il eut été sage au vu du résultat de laisser choir sans continuité de descendance par d'autres inspirations depuis dévoilées et imposées au risque de profaner le chef d'oeuvre et de le rendre boîteux aux portes du ciel et des nuages de cette Chine défigurée en son ultime visage par des choix imposés et écouter depuis à contre coeur.

Oui la mort de Liu eut été préférable en un final en son final de la digne évidence comme le décida le chef et ami du compositeur disparu, le Maestro Arturo Toscanini au soir de la première au teatro alla Scala, le 25 avril 1926 véritable hommage du peuple italien à son ultime génie de compositeur...que n'en fusse été toujours ainsi en tradition imposée pour les autres représentations!

Donc aurait-il fallu oui aurait-il fallu laissé inachevé ce patrimoine lyrique de toute beauté se suffir ainsi à lui-même en l'inspiration puccinienne la plus sublime même delaissée, en authenticité de ce duo qui par d'autres terminé n'aura jamais enflammé les théâtres lyriques comme celui que nous entendons depuis des décennies, ou Alfano fait entendre en un Puccini peu assumé un héritage où Alfano se montrera incapable, s'attachant en sa résolution drammatique rapide malheureuse et baclée, incapable en son travail de se pouvoir revendiquer alors du compositeur disparu exaltant un final espéré qui n'arrive jamais!
Mais peut-on lui reprocher!

Terminer Turandot c'était accepter et s'atteler à l'impossible, gravir l'Everest sans avoir rien à pouvoir le faire. Alfano ne restant par ailleurs connu que pour ces pages finales en une postérité lyrique bien faible, ses propres opéras n'ayant jamais passé le jugement du temps et l'on se peut interroger du choix fait à l'époque par la famille Puccini dans la gestion d'un cornelien dilemme qui passé par les affres du temps laisse une blessure ouverte en celle de 36 pages d'ébauches en rien transcendées.

Inévitablement cette interrogation se fait vive donc lorsque l'on se trouve face à cette façade imposante de la résidence Crown House en un jour où la tristesse se veut souvenir devant cette magnifique plaque qui ironie fait naître le Maestro le 23 décembre 1858 alors que le Maestro naissait le 22 décembre, ultime pirouette en coqueterie de date, du au compositeur lui-même, et on l'ignore, qui lorsqu'il arriva à Bruxelles donna ce 23 repris par le sculpteur lors du travail de bronze par la suite apposé, où le profil magnifique de Puccini embellit le lieu, plaque à l'élégance nostalgique de beauté lyrique perdue, se révèlant encore plus belle au rayon de soleil caressé dans le froid d'un ciel bleu complice.

Le questionnement se fait donc jour inexorable ou désuet me direz-vous, se révélant urgence dans l'acceptation bien réelle et désormais inévitable d'une inspiration tordue, souffrante, éteinte et meutrie en ses lieux de ce final autre rajouté par Alfano qui ne fut jamais disciple du grand Puccini comme entendue proféré par des politiques ignorants de ce 29 novembres 2021 en mots bâclés et inexacts.

Inspiration d'Alfano qui profane peut- être et même sûrement l'inspiration que le génie s'éteignant vaincu d'épuisement laissa s'échapper en feuilles restées quasi vierges et immaculées, l'image d'un Puccini muet souffrant désolé afflige et se fait jour en ma mémoire alors que les notes de chrysanthème s'éloignent devant le petit attroupement qui repart dans le bruit de la ville, qui souvent ignore que c'est en cet endroit que le Maestro rencontra la mort.

On ne peut donc blâmer la reprise du thème de la "Nessun Dorma" fait par Alfano pour imposer l'un de ses trois finals en recherche de fidélité impossible, et force est de constater alors que la cérémonie se termine que ces pages referment ce qui ne pouvait l'être! Nessun dorma devenue depuis et le Maestro en eut été fier qui sait, que ces mesures soient le symbole planétaires et universels désormais d'un art lyrique actuellement en souffrance comme le compositeur en ce 29 novembre 1924 qui dans l'agonie laissa s'éteindre sa flamboyance passionnée en l'ultime harmonie perdue Alfano ne pouvant en rien nous faire oublier par son final insipide aux mélodies maladroites d'un duo qui dégèle bien trop vite le coeur de la glaciale et terrible Turandot, qu' en aucun cas on ne pu se hisser à la musique composée par Puccini de cette Turandot extraordinaire novatrice laissant entendre même que Puccini reste pour l'éternité le dernier compositeur d'opéra de ce grand d'opéra se refermant définitivement après cette mort de Liu en reflet de celle du compositeur parti bien trop tôt.

Se souvenir oui l'exigence de se souvenir donc en ce lieu en ces rues bruxelloises en saisons qui se succèdent au fil du temps dans le parfum d'une ville que Puccini aimait et avait en haute considération.

Et alors qu'en cette fin de soirée de cette journée puccinienne où les étoiles peinent à luire sous cette pluie fine et dans ce froid qui enveloppe et que les notes de la musique du très beau concert offert par l'istituto avec un excellent Walter Fraccaro bissant le Nessun Dorma et malgré l'anachronisme désagréable et béotien lamentable d'avoir proposé de début du deuxième acte de la vériste l'Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea par une mezzo soprane qui n'avait rien à faire sur scène en cette soirée, l'oeuvre du Maestro reposant en son entièreté sur le pilier soprane-ténor, laissant penser que Puccini fut de ce courant musical vériste, laissant la confusion regrétable et déplacée s'installée, seule fausse note en mon oreille puccinienne de cette journée, la pensée du Centre lyrique Giacomo Puccini et de son directeur était déjà toute entière tournée vers l'organisation de l'initiative PUCCINI 2024! en collabiration avec l'opéra de la Monnaie.

Mais tout de même, dans cette grisaille en temps de covid, que ce fut passionement lyrique de commémorer "l'amatissimo" Maestro Puccini.

Avoir Puccini dans le coeur voilà l'important, ressentir ces mélodie de vie et de mort déchirantes accompagnées d'une envie de passion transportée par une vision émouvante des petites et grandes choses qui font la beauté qui anime le plus profond de l'être en l'absolu!

Ecouter Puccini c'est se fondre dans une théâtralité qui se fait reflet de l'être en puissance d'une élévation en arcane envoutante des recherches de ce à quoi l'être aspire, la flamboyance de l'amour parfum particulier de splendeurs que nous rappelle et nous offre sans cesse la musique incroyablement infinie et belle du dernier des passionné, l'ultime des géants Giacomo Puccini, puisqu'après le 29 novembre 1924 s'éteignait l'opéra.

Remercions de tout coeur l'istituto culturale italiano de Bruxelles pour l'initiative splendide et laissons l'émotion gagner nos coeurs en cette journée du souvenir.

Puccini vit en nous puisque sa musique rayonne au firmament de l'art lyrique en grandes et petites maisons d'opéras nous rappelant pour toujours enfin que Giacomo Puccini à l'instant où le rayon de lune du crépuscule au détour d'une plaque salue la triomphante postérité du flamboyant Maestro homme qui aura tout donné au bout des jours pour que vive sa théâtralité lyrique par delà la mort !

PUCCINI NEL CUORE !
PUCCINI FOREVER !

AM-S

GIACOMO PUCCINI Lucca 22 Décembre 1858-Bruxelles 29 Novembre 1924 Ce jours à Bruxelles, a lieu la 97eme commémoration de...
29/11/2021

GIACOMO PUCCINI
Lucca 22 Décembre 1858-Bruxelles 29 Novembre 1924

Ce jours à Bruxelles, a lieu la 97eme commémoration de la mort de l'illustrissime et flamboyant Maestro Giacomo Puccini qui laissa inachevé son ultime chef d'oeuvre et testament musical TURANDOT, nous ayant tout au long d'une existence toute vouée à une théâtralité lyrique unique passionnée et singulièrement belle et émouvante, une oeuvre dramatique offrant au monde certains des plus grands et remarquables opéras du très grand répertoire universel.

Grazie Maestro Puccini.

PUCCINI NEL CUORE !
PUCCINI FOREVER !

AM-S

Bien chers amis , Ces quelques mots afin de remercier tous ceux et toutes celles qui ont écouté sur la jeune chaine yout...
19/11/2021

Bien chers amis ,

Ces quelques mots afin de remercier tous ceux et toutes celles qui ont écouté sur la jeune chaine youtube du Centre Lyrique Giacomo Puccini l'émission "Lyriquement Votre!" consacrée à l'illustre et magnifique ténor dramatique italien Giuseppe Giacomini. Ce succès me touche particulièrement. Le souvenir de cet artiste si grand et cet homme si rare si noble d'âme ne doit jamais nous abandonner jamais, car le Maestro Giacomini restera désormais le dernier de l'ultime génération capable de chanter l'art lyrique comme il se devrait faire toujours.
Une voix magestueuse et puissante au phrasé élegant et émouvant, une carrière exemplaire, une sagesse en reflexion de mots à ne jamais oublier, tenorissimo si touchant lorsque le Maestro parlait de sa profession.

Un hommage donc qui aura certainement une suite sur la chaine youtube sous une forme qui reste encore à définir !

Le souvenir du Maestro Giacomini je me le porte chaque jour, et au travers de l'émission j'ai été très heureux de vous en faire partager certains des plus attachants.

Un tout grand merci pour votre fidelité!

GIACOMINI forever!

Ciao!

AM-S

"PUCCINI NÉ POUR LE THÉATRE" de Paola Massoni..Biens chers amis permettez moi d'évoquer ici le remarquable livre de Paol...
06/11/2021

"PUCCINI NÉ POUR LE THÉATRE" de Paola Massoni
..Biens chers amis permettez moi d'évoquer ici le remarquable livre de Paola Massoni consacré à la théâtralité lyrique de l'illustre Maestro Giacomo Puccini intitulé "Giacomo Puccini nato per il teatro" Giacomo Puccini né pour le théâtre et publié aux éditions italiennes ETS, ouvrage exceptionnel nous invitant en un voyage exaltant et profond dans l'élaboration des mises en scènes d'opéra du dernier grand répresentant de l'art lyrique italien, livre superlatif qui obtient en italie désormais un très beau succès critique et de librairie.

Artiste lyrique italienne et écrivain de grande culture et de grand talent, Madame Paola Massoni dans ce livre musicologique dense et très émouvant, nous livre un Puccini au portrait différent au travers de l'étude complète, détaillée et magnifique du récit des mises en scènes des ouvrages lyriques du célèbre compositeur toscan, bien loin d'une certaine médiocrité souvent réservée au célèbre musicien, en en analysant ici avec subtilité, intelligence et grande sensibilité, la manière dont le Maestro de Torre del Lago concevait voyait et imaginait profondement son oeuvre lyrique, de la création des décors à la conception des mises en scène qui mèneront au triomphe inexorable de ses chef d'oeuvres en musiques lyriques aux couleures uniques, bien loin du courant et teintes véristes dont souvent musicologues et critiques s'empressent par négligence, c'est si commode, de ranger et d'affubler à tord le Maestro Puccini, aux allures de dandy, à la moustache élégante certes mais pourtant travailleur acharné et intransigeant.

Puccini ayant un style, une vision, une volonté offrant une oeuvre inclassable et au fond totalement puccinienne comme souligné par l'auteur, choisissant tout au long des chapitres captivants l'angle de la théatralité, en analyses particulières originales et recherchées, nous offrant ainsi la possibilité de poser un regard d'une grande nouveauté et d'un tout autre relief passionnant et émouvant sur l'oeuvre du Maestro Puccini, bien loin de l'écume des mots, nous séduisant par une langue exigeante et toujours accessible et juste.

Madame Paola Massoni recoupe et propose dans ces pages avec grand soin et forces détails une relecture inespérée des opéras qui révolutionnairent l'art lyriques, ceux de Puccini le solitaire! de Puccini l'inclassable! expliquant ainsi de manière superbe et précise pourquoi le flamboyant musicien se considérera tout au long de son existence comme un compositeur exclusivement tourné vers une theatralité lyrique ambitieuse boulversante et d'une exigeance absolue qu'il espéra de ses voeux jusqu' à sa Turandot inachevée. Et soyons certains que derrière l'auteur, l'artiste lyrique nous livre une lecture pucciniene qui transfigure cette oeuvre immense ressentant et nous livrant au détour des phrases une passion de musicienne de cantatrice, en cette peinture authentique de la divulgation de ces créations lyriques qui désormais font resplendir éternellement au firmament opéristique, cette théâtralité emplie de passions et d'amours payées par ses protagonistes dans le crépuscule des âmes et des amours impossibles soulignées de mélodies devenues universelles.

Un ouvrage littéraire de toute beauté donc vous l'aurez compris qui nous rapproche encore un peu plus de ce génie italien dont il y a encore tant à comprendre et découvrir, le Maestro Puccini étant fait d'ombres et de lumières insaisissables dont ce livre splendide nous offre pourtant un saisissant aperçu d'or et de velours.

Un ouvrage qui j'espère bénéficiera d'une traduction en francais, car peu en vérité des livres consacrés au Maestro Puccini peuvent être considérés exemplaires or celui-ci l'est en chaque mot écrit et ciselé des mains d'une vraie orfèvre de la matière puccinienne.

Le Centre Lyrique Giacomo Puccini se réjouit par ailleurs de recevoir en mars prochain l'auteur pour une rencontre musicale et musicologique qui s'annonce d 'ores et déjà de très grande qualité, mais je vous en reparlerai en temps voulu mes biens chers amis, ayant l'intuition que ce moment que nous partagerons ensemble le 20 Mars 2022 prochain en cette ville capitale de l'europe qui vit s'éteindre en 1924 l'illustre Maestro Puccini, certain que celui-ci sera un de ces moments passionnant et rare tout à l'honneur de cet homme, de cet artiste, de ce musicien, de ce compositeur et homme de théâtre flamboyant de notre Puccini si attachant.
Merci et bravo Madame Massoni!

Aleksandr Maslenikov-Swistounoff
Directeur Centre Lyrique Giacomo Puccini de Bruxelles

Adres

Avenue Des Ombrages 27A
Woluwé-Saint-Lambert
1200

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