15/09/2026
Pour assurer la permanence de sa présence au cœur de Carcassonne tombée aux mains du RN au dernières municipales, le Festival International du Film Politique de Carcassonne a ouvert une petite salle permanente nommée « La Boite » où, sur abonnement, les citoyens peuvent venir regarder des courts-métrages politiques.
Dans ce cadre, ils inaugurent un mois de films belges en collaboration avec PolitiK et notre responsable de la programmation, Philippe Reynaert, fait le déplacement ce jeudi soir pour présenter une sélection de 3 titres.
🔸 « Climax » de Frédéric Sojcher – 15’
Tragi-comédie sur un plateau de tournage. Jonathan, le réalisateur, n'arrive pas à obtenir de Gérard, l'acteur, qu'il joue la scène clé du film comme elle est écrite. Le producteur et l'équipe donnent davantage de crédit à Gérard, qui est connu et bankable, qu'à Jonathan, dont c'est le premier long-métrage. Mais le scénario raconte la vie de son grand-père et Jonathan se bat pour ne pas se faire voler à la fois le film et son histoire.
🔸 « Au nom de ma mère » de Serge Nagels – 18’
Leur maison familiale vient à peine d’être vendue. Vanessa y retourne une dernière fois avec Ana, dans l'espoir que cette visite réveille quelque souvenir dans l'esprit de sa maman ... Mais au fil des heures, quelque chose se brise. Valérie le sent, sa mère soufre, au-delà des mots.
Puis vient l’instant.
Un éclair de ‘lucidité’, aussi bref que déchirant.
Ana la regarde et murmure : «Sais plus quoi qui rien. Veux plus». Valérie en est désormais convaincue. Elle doit agir...
🔸 « Domicile fixe » de Xavier Diskeuve – 22’
Honnête bourgeois de Namur, Paul constate qu'un SDF s'est installé juste en bas de sa fenêtre et n'en bouge plus, jour après jour. Il trouve ça très pédagogique pour ses enfants et partage l'expérience avec ses amis Georges et Virginie, qu'il rencontre régulièrement dans un café chic. De son côté Marc, honnête SDF de Namur , observe lui aussi Paul en face de chez qui il s'est installé... Et il partage l'expérience avec ses amis Christine et Jean-Louis, le soir sous les arches pas trop chic d'un pont des environs.