L’ORGUE DE L’EGLISE SAINT PIERRE EST UN VERITABLE JOYAU ! Exceptionnel, il constitue la fierté des amoureux de Virginal, mais reste pourtant très largement méconnu de ses habitants comme de ceux des autres villages de notre belle commune! Les fondateurs de la toute jeune association « Les Amis de l’Orgue de Virginal » œuvrent pour la mise en valeur de cet instrument remarquable et la création, a
utour de lui, d’une dynamique musicale locale. A LA DECOUVERTE DE L’ORGUE DE VIRGINAL,
FLEURON DE NOTRE PATRIMOINE ! L’église de Virginal abrite quelques raretés parmi lesquelles un orgue remarquable fabriqué par le célèbre facteur Van Peteghem. Lorsque l’on pousse les portes de cet édifice reconstruit en 1827 en style néo-classique, mais dont la chapelle précédente datait du 16ème siècle sur des fondations romanes, l’on peut découvrir, outre l’instrument unique dont cet article fait l’objet: un autel en bois peint de style baroque daté du 18ème siècle, un grand bénitier en marbre avec couvercle en laiton marqué 1623, une chaire de vérité réalisée par Henri Peeters-Divoort et un chemin de croix peint par Paul Stroobant en 1926. Les vitraux semi-circulaires très colorés réalisés aux anciennes verreries de Fauquez voisines, apportent, à l’ensemble, une touche d’originalité qui, à elle seule, mérite le détour. L’orgue sur lequel nous souhaitons attirer votre attention, aujourd’hui est l’œuvre de Pierre-Charles Van Peteghem issu d’une dynastie de facteurs d’orgues dont le plus célèbre fut son grand-père, Pierre dit le Vieux né à Wetteren en 1708 et établi à Gand. Le fils de Pierre le Vieux: Lambert-Benoit, né en 1742, lui succéda et mourut en 1807 quand Pierre-Charles n’avait que 15 ans. Au terme d’une convention entre le Bourgmestre, le curé de la paroisse et Pierre-Charles Van Peteghem, l’orgue de Virginal naquit des œuvres du facteur d’orgue, d’un menuisier nivellois nommé Augustin Carlier et d’un sculpteur bruxellois resté anonyme. Placé dans l’église dès mars 1828, l’instrument reçut ses tuyaux en mai 1829. L’ensemble était aussi élaboré que complexe et tous ses tuyaux étaient en étoffe du nom d’un alliage de plomb et d’étain; certains étaient neufs, mais d’autres pouvaient avoir servi dans un autre orgue dont le facteur garantissait qu’ils seraient « aussi bons d’harmonie » que les neufs. Les archives conservent la trace d’une quittance de 840 florins reçue de Monsieur Steen, curé de la paroisse à laquelle vint s’ajouter une somme complémentaire de 40 florins pour le jeu nasard*. Notre orgue, le vôtre, mériterait d’être classé monument historique tant il est rare ! Mais en attendant, les Amis de l’Orgue de Virginal souhaitent faire vivre cet instrument exceptionnel. Carine de Lichtervelde
Documentation aimablement fournie par Monsieur Didier Dubray.
*Le jeu nasard est un jeu à son flûté qui se combine avec le cornet pour lui enlever son timbre nasillard (source : Nouveau Larousse illustré 1897-1904).