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Devenir écrivain Le pathos est d’une importance capitale dans la force de la praxis d’un récit. Être à mesure de tenir l...
16/08/2023

Devenir écrivain
Le pathos est d’une importance capitale dans la force de la praxis d’un récit. Être à mesure de tenir le lecteur par l’émotion, faire durer le suspens comme la promesse d’un orgasme jamais atteint donne plus de force à l’histoire. Si dans son dernier-né « La vie sécrète des écrivains » – j’ai lu avec une vive admiration – Guilaume Muso écrit que « le travail doit porter sur la langue et non sur l’histoire », il dit aussi, plus loin dans le même texte, que la première qualité d’un écrivain est « de savoir captiver son lecteur par une bonne histoire » et que le style n’est que « le moyen d’innerver la narration et de la rendre vibrante ». Ces assertions, à première vue contradictoires, sont plutôt complémentaires. Un roman sérieux est un ouvrage, au sens du travail acharné d’un ouvrier qualifié, qui allie à la fois exigence esthétique et scientifique. L’on doit pouvoir dire une histoire captivante, qui touche le lecteur, l’arrache de son monde pour l’expédier dans un au-delà plaisant, dans une langue belle et accessible. Et, en vérité, savoir mêler l’utile à l’agréable n’est pas une sinécure en littérature. C’est un talent qui demande une bonne dose de travail et surtout, surtout de la patience. Ne pas courir, s’empresser, se précipiter au risque de précipiter son œuvre dans le gouffre de l’oubli. Prendre le temps pour écrire, penser la psychologie des personnages, des décors ; penser à la concordance des temps…
On nous fait croire parfois qu’on a le talent, et qu’il faut juste lire pour l’affiner. Toutefois, lire est une condition nécessaire, mais pas suffisante. La question est de savoir ce qu’on lit, comment on lit et qu’est-ce qu’on fait ensuite. Là le bât blesse ! Ce n’est pas la lecture qui compte, c’est l’après-lecture. Un écrivain n’est jamais en vacances. Il ne lit jamais comme un lecteur lambda. Il doit toujours avoir l’esprit inquisiteur. Être écrivain, ce n’est pas avoir une histoire à raconter, c’est plutôt savoir la raconter. Alors, lire requiert, notamment pour les jeunes écrivains, de savoir lire et analyser un schéma narratif.
On aura beau dire qu’un écrivain ne meurt jamais, on sait tous que c’est juste une formule toute faite. Il ne suffit pas de gribouiller pour entrer dans l’histoire. Certains écrivains meurent. C’est une réalité cruelle qui peut heurter, certes. Pourtant, c’est bien vrai. Certains textes naissent, vivent et meurent peu de temps après. D’autres viennent mort-nés. Ceux qui vivent éternellement, à 99,99 % ne sont sûrement pas des coups de génie. Ils demandent du travail. Du travail. Et de la patience. Tout cela nous ramène au slogan d’un immortel « le travail, le travail, le travail et après le travail l’indépendance ». Bernard Dadié est-il mort ? Non, assurément. Cela tombe sous le sens.

Ô case ! Case qui casa les premiers jets à quelques jets de pierres de la où, la nuit des âmes sœurs de terrent! Case qu...
13/02/2022

Ô case ! Case qui casa les premiers jets à quelques jets de pierres de la où, la nuit des âmes sœurs de terrent! Case qui, à une époque dorée de l'adolescence faisait office de 7 étoiles pour nous, ado en découverte des sensations qui procurent des plaisirs que procurent de chaudes étreintes ! Le village est doux, le village c'est le bonheur car au village la nature donne tout, jusqu'aux abris des premières amours. En cette veille de la fête de l'amour, je te célèbre, Ô Case en ruine qui jamais ne fermas tes portes jusqu'à l'aboutissement de la dure tâche, mes pensées, vers toi s'envolent ce matin.
MDF

C'est quoi écrire au final? Écrire c'est pondre des mots creux espérant qu'ils pansent nos maux. Écrire c'est joindre de...
23/08/2021

C'est quoi écrire au final?
Écrire c'est pondre des mots creux espérant qu'ils pansent nos maux. Écrire c'est joindre des phrases niaises à la pensée sournoise qu'elles comblent le creux d'un cœur trop grand pour rester vide. Les phrases peuvent-elles combler la présence absente d'une personne dont la distance proche nous évide? Écrire c'est aussi s'inventer un monde et des attitudes rêvés dont la réalité nous fait orphelins. Écrire c'est s'indigner et poser son pinceau sur l'imperfection du monde et ceux qui peuplent le vide tant peuplé.

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16/08/2021

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Même si en nous l'amour ne trouve guère son terreau, les désirs ont trouvé terrain fertile. De petites et douces morsure...
15/08/2021

Même si en nous l'amour ne trouve guère son terreau, les désirs ont trouvé terrain fertile. De petites et douces morsures de désirs ont rythmé nos vies, les plaisirs étaient nos liqueurs favorites. Te rappelles-tu Anda? À quel moment avons-nous basculé du côté obscur de la béatitude? Si plénitude il y en a dans cette vie, l'amour est sa parfaite illustration. Je ne parle guère de ces amours fades et monotones, de ces amours nonchalantes qui n'inspirent que mépris et dédain. Le vrai amour est celui qui conjugue sentiments et actes d'amour et qui ne se lasse ni de l'un encore moins de l'autre. Les belles amours sont éternelles. Elles brûlent le cœur et embrasent le corps dans une érection des désirs et une symbiose des sentiments. Te rappelles-tu, Anda? Nous étions tout cela. À quel instant avons-nous falli? Quand le cœur, ce grand bavard, tait son vacarme, de tout bonheur il faut se défaire l'idée. Quand le corps, ce fougueux compagnon, ne fait aucun écho de toute sensation forte il faut oublier l'idée
LE BIENHEUREUX

30/05/2021
Qu'il eût existé dans ce monde fou une justice destinale était alors la plus grande crainte de Salam. Pris au piège de c...
19/05/2021

Qu'il eût existé dans ce monde fou une justice destinale était alors la plus grande crainte de Salam. Pris au piège de cette mal mariée, il perdit toute notion du bien et du mal, vouant un culte satanique aux mamelles mortifères de cette libidineuse, se devouant à ses fantasmes perpétuellement emportés par l'érection des désirs. Les désirs, aiguisés par le goût de l'interdit, étaient le sable permanent des plages méphistophélés de leurs liaisons dangereuses.

... Le calame s'offre à moi comme une bouée de sauvetage. Si je ne pouvais griffonner je serais autiste, si je ne pouvai...
25/03/2021

... Le calame s'offre à moi comme une bouée de sauvetage. Si je ne pouvais griffonner je serais autiste, si je ne pouvais chérir les mots, certes mes maux me passeraient à trépas. Si je ne pouvais gribouiller je serais éternellement neuneu, avec un nœud à la place du cerveau. J'écris pour ne pas mourir, j'écris pour me dégourdir le cœur, j'écris pour moi-même et je me sens en vie.
Quel égoïste je suis!
__MF_LE BIENHEUREUX_

Oui que je l'aimais. Je l'aimais de ces amours pures, de ces amours limpides qui font souhaiter les plus belles choses p...
13/03/2021

Oui que je l'aimais. Je l'aimais de ces amours pures, de ces amours limpides qui font souhaiter les plus belles choses pour l'aimée. Je l'aimais d'un amour qui n'attend rien et qui donnerait tout. Je l'aimais en amie, je l'aimais en sœur et j'admirais sa connaissance des grandes choses. Je riais de son ignorance des petites choses de la vie. Je l'aimais en vrai, sans les fanfaronnades de grands espaces mais dans les profondeurs de mon cœur où Dieu seul est témoin. Elle le savait si bien. Hélas ! Il est des brises qui brisent des iceberg. Un amour qui s'éffrite est comme une seconde qui passe. Une confiance qui trépasse est une rivière qui coule.
_MF_

Si cela m'était accordé, je t'aimerais à l'excès, je t'aimerais comme on aime la vie, avec les dents et les ongles pour ...
19/02/2021

Si cela m'était accordé, je t'aimerais à l'excès, je t'aimerais comme on aime la vie, avec les dents et les ongles pour t'avoir, je gravirais des montagnes, je survolerais les cieux, par mers et par terres fort de mon amour.
Et si je le pouvais, je t'aimerais comme moi je sais aimer...
Et je t’aime de tout mon être.......pris quelque part....

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