12/07/2013
"Alors dans la réalisation, dans la mise en scène, pour que tout le monde trouve sa place pour mieux la perdre ou la mettre en crise, après, il y eu quelque chose comme un vaisseau, avec des liaisons, des déliaisons, des capsules. Pour le dire de manière classique, il y a eu quelque chose comme un théâtre de signes et de forces qui s’est constitué, j’entends force au sens énergétique. Car ils étaient catalyseurs d’une affaire plus grande qu’eux.
Un dispositif complexe fut construit. Un cercle constitué d’ordinateurs programmés (...). De part et d’autre, des vidéos projections contaminaient les murs. À l’intérieur du cercle (...) une concentration de toutes les machines à créer, à expérimenter, tant le son que l’image, pour la « transcription du flux des données récoltées et des expériences vécues ». Manipulant ces médiums, les artistes eux-mêmes se lovaient au cœur de cet environnement. À l’extérieur du cercle, relié par des câbles comme l’astronaute au vaisseau, le poète, son corps et sa voix.
Et ils spéculèrent...
Ils spéculèrent pour séquencer, structurer, s’articuler, phaser, et encore une fois, créer les conditions de possibilité de l’émergence d’un esprit du lieu. Cette île, cette barque, cette caravelle, cet esquif balancé sur la mer des affects fut le filtre au travers duquel le collectif embarqué pu dire la tempête".
(Manuel Fadat, lettre sur les origines de l'Entreprise d'Optimisation du Réel)