Galerie Bortier, le Passage des Libraires

Galerie Bortier, le Passage des Libraires Galerie des Bouquinistes depuis 1848, la Galerie Bortier a été détournée de sa fonction historique, en 2024, au profit d'un géant des food markets.

Cette page raconte l'histoire de la galerie, dénonce les passe-droits et prône le retour des libraires.

Un article bien intéressant qui analyse cette tendance "droit dans le mur", où l'existant est systématiquement remplacé ...
16/05/2026

Un article bien intéressant qui analyse cette tendance "droit dans le mur", où l'existant est systématiquement remplacé par une offre de mangeaille "typique", traduction pour Bruxelles frites/moules/bière/gaufres/pralines, prétendument qualitatifs, artisanaux, "authentiques", etc.

Inmanquablement, on pense à la Galerie Bortier et ce food market qui n'est rien d'autre qu'une réplique d'autres food markets de la même chaîne dont la société faîtière est la SA Choux de Bruxelles (entourée de sa myriade de petites sociétés pour circonscrire et absorber les risques).
Un copy-paste quelconque, dont la valeur ajoutée réside exclusivement dans l'écrin qui l'abrite.

A cet égard, le dernier paragraphe de l'article est intéressant :

"Ces lieux se prêtent bien à ce que certains sociologues appellent un "enrichissement par le discours", autrement dit par l’histoire qu’on en raconte, par exemple sur les réseaux sociaux. Comme cette friterie de Berlin nichée dans d’anciennes toilettes publiques à proximité du pont des espions et des vestiges du mur. Elle ne désemplit pas. Un exemple parmi tant d’autres à travers le monde."

Une pissotière embellie, voire magnifiée par une friterie.
Un amusant "concept" et un changement vers le haut, donc.

Exactement la démarche inverse de la Galerie Bortier, réputée pour ses bouquinistes et la sérénité qui en émane, que sa transformation en un food market a brutalement fait chuter de catégorie.
Et c'est le FLOP puisque cinq enseignes ont déjà jeté l'éponge dans ce lieu qui, malgré sa musique d'ascenseur et le mélange d'odeurs de graillon, incite toujours au calme.
L'exploitant parle de "quelques concepts qui n'ont pas fonctioné", mais c'est bien évidement LE concept global de food market qui ne fonctionne pas, là où un petit café sympa aurait pu apporter un vrai plus à cette galerie.
Un p'tit café, ça va, un food market, bonjour les dégâts !

La Régie foncière, qui a tout fait ces dernières années, pour écarter la majorité des libraires en vue du projet global qu'on connaît aujourd'hui, porte une lourde responsabilité dans ce dossier.

Mais on l'a dit et on le répète : la Galerie en vu d'autres et s'est à chaque fois relevée, elle se remettra cette fois encore de cette erreur de casting!

https://www.rtbf.be/article/foodisation-les-villes-europeennes-sont-elles-devenues-des-buffets-a-ciel-ouvert-11720705?fbclid=IwY2xjawR1CvJleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETBmS3RuMDNGa0hMdjNjT2M5c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHrB7YQlT4WCM_0tc_GieOdy8kM-q_BJWI9nOkMsAt2FXk3KQz1gLoBZKEFGt_aem_xG4QSiQ3DLFP0CuPz-3WVw

La bonne chère est un élément important des vacances pour de nombreux touristes aujourd’hui. Qui n’a pas programmé...

Aux côtés de nombreux autres soutiens, le Collectif Galerie Bortier, le Passage des Libraires apporte le sien à IEB, ind...
05/05/2026

Aux côtés de nombreux autres soutiens, le Collectif Galerie Bortier, le Passage des Libraires apporte le sien à IEB, indispensable outil de contre-pouvoir et de décodage des enjeux urbains, riche de 50 ans d'existence, aujourd'hui menacée de perdre des subsides car "trop critique"...
Découvrez toutes ces marques de soutien ici :
https://www.ieb.be/spip.php?page=marquesdesoutien
.. Et nhésitez pas à en faire de même en écrivant à [email protected]

Ou encore en soutenant financièrement IEB par un don, si petit soit-il, via ce lien!

https://civicrm.ieb.be/soutenez-nous

Thierry Goor par lui-même, portrait de l'entrepreneur à qui la Régie a confié la gestion de la majorité des cellules de ...
26/04/2026

Thierry Goor par lui-même, portrait de l'entrepreneur à qui la Régie a confié la gestion de la majorité des cellules de la galerie Bortier.
"En fait moi j'ai commencé dans l'édition. Enfin bon, l'édition, je faisais des magazines, tu vois?
Quand j'étais à l'unif, j'adorais skier. Je faisais le guide des sports d'hiver, le guide du tennis, le guide du golf. Et en fait, j'ai fait ça pendant mes études - qui étaient des études un peu bidon d'admnistration des affaires mais bon, j'ai fait ça pour faire plaisir à mes parents.
Et puis comme j'adorais skier, je me suis dit : Quels sont les plans pour aller skier à l'oeil ?
Donc j'ai fait un guide des sports d'hiver, du coup je me faisais inviter dans les stations et je recevais le matos des marques qui voulaient qu'on promeuve leur marque dans ces guides (...), donc un moment j'ai revendu tout ce qui était "Edition" et je me suis tourné vers la communication (*)".

La suite ici, si vous en avez le courage.

Rappelons que la délivrance du permis d'urbanisme, toujours en cours d'analyse, est soumise à la condition, notamment, de maintenir la salle d'expo (appelée aujourd'hui Café littéraire) en équipement collectif à vocation culturelle, qui devra être pleinement valorisé comme tel et où l'Horeca devra rester accessoire.
Donc discret, lié à une activité culturelle et limité à 20h.

(*) Tournant vers la communication, notamment lorsque la Salle de la Madeleine sera - brièvement - transformée en Casino au début des années 2000.
Une idée portée, publiquement par le bourgmestre de l'époque, Freddy Thielemans, que lui avait soufflée à l'oreille son tout nouveau chef de cabinet, un certain Philippe Close, avec Thierry Goor, donc, en tant que chargé de communication.

13 likes, 6 comments. "Comment Thierry Goor domine la food-scène de Bruxelles"

Ça manquait au décor ! L'ancienne salle d'expo de la Galerie Bortier équipée maintenant d'une boîte à livres grâce aux b...
20/04/2026

Ça manquait au décor !
L'ancienne salle d'expo de la Galerie Bortier équipée maintenant d'une boîte à livres grâce aux bons soins du gérant de food-court. Avec le mode d'emploi, pour ceux et celles qui n'auraient pas compris ce nouveau concept!
Les libraires de seconde main encore présents dans la galerie apprécieront cette nouvelle confusion des genres puisque désormais, les passants pourront penser que leurs bacs à livres sont aussi des boîtes où se servir librement pour "partager leur joie de lire"...

Rappelons que cet espace aménagé, repris au PRAS (Plan Régional d'Affectation au Sol) comme équipement culturel, est actuellement utilisé comme salon de thé du Kawa Club et cantine du comptoir libanais situé en dehors de la galerie, et que des free-jobbers et students y passent régulièrement ramasser les plateaux contenant les reliefs des consommations et repas. Tout cela dans un décor de fake bilbiothèque, créé après que la plupart des libraires aient été évincés de l'ensemble de la galerie pour laisser place au nouvel exploitant.

La fonction Horeca y est accessoire, "en principe" donc limitée à 20h en soirée et conditionnée à des activités culturelles qui s'y déroulent.
Depuis janvier, on les compte sur les doigts d'une main, entre l'un ou l'autre ciné-club (Maman, j'ai raté l'avion, A star is born, avec Lady Gaga) ou séance de dédicaces (Prix Blogueurs de la Foire du Livre).

La "Boîte à livres" est-elle supposée incarner la fonction "culturelle" du lieu, qui justifie l'Horeca accessoire ?
Connaissant le nouvel exploitant-sachant-exploiter, tout est possible.
N'oublions pas que si cette accumulation de concepts improvisés ne marchait toujours pas, il pourrait, selon ses propres dires (interview dans La Libre, rubrique life-style du 22 mars dernier), envisager, en guise de plan B (ou C ou D?) de sous-louer des espaces !
Car il est bien obligé d'admettre que "quelques concepts n'ont pas fonctionné", puisqu'en moins d'un an et demi, cinq occupants de cellules ont déjà jeté l'éponge, dont l'un qui remplaçait un restaurateur lui-même disparu, avant lui, au bout de 6 mois, et qu'un autre, toujours présent dans la galerie, ne cache pas que "de toutes façons, lui, il ne reste jamais plus de 4 ou 5 ans au même endroit, il faut qu'il bouge".
Et dire on a poussé des libraires vers la sortie pour ça : quel gâchis, quelle honte !
Précisons enfin que ces occupants ne paient pas individuellement de loyer, qui est à la charge de l'exploitant, à qui la Régie foncière de la Ville de Bruxelles loue ces espaces pour un montant global inférieur à la moyenne des loyers demandés aux libraires.
Les restaurateurs indépendants et ubérisés sont ponctionnés sur leur chiffre d'affaires à hauteur de 15% par la SA Choux de Bruxelles (ou l'une de ses - nombreuses - filiales) qui, de son côté, se réserve l'exclusivité de la recette des boissons, depuis le café matcha aux Spritz et aux cocktails pré-batchés, sur lesquels la marge est bien plus conséquente que sur les plats cuisinés.

Mais les choses ne se passent pas exactement comme prévu.
Alors que tout avait été fait pour évincer la plupart des libraires, maquiller l'histoire la galerie, prétendre que "personne ne la connaissait" en dépit d'une pétition signée par plus de 13.000 personnes en soutien aux libraires, rien n'y fait ! La fronde ne s'est pas éteinte, l'effet repoussoir de la transformation de ce lieu unique est toujours bien vivace, la rentabilité au m² n'est pas au rendez-vous.



La galerie en a vu d'autres et s'en 'est toujours remise. Cette fois encore, elle se relèvera de cet accident de l'histoire et il est grand temps de la réenchanter par un vrai plan en adéquation avec son histoire et ses spécificités. Avec notre Collectif Galerie Bortier, le Passage des Libraires, nous y travaillons !

Pour découvrir l'histoire de la galerie, c'est ici :
www.galeriebortier.net

Poursuivant notre rubrique "Paroles de Libraires", sur le site www.galeriebortier.net, nous irons bientôt interviewer Ni...
30/03/2026

Poursuivant notre rubrique "Paroles de Libraires", sur le site www.galeriebortier.net, nous irons bientôt interviewer Nicolas Lambert, ce passionné de photographie ancienne qui avait repris la librairie de Tristan Schwilden, décédé en novembre 2021.
Au moment de la reprise, la Régie foncière ne lui avait consenti qu'un bail précaire : l'idée de vider progressivement la galerie en vue d'une "foodisation" prochaine planait déjà, sans doute, et dans ce contexte, comme l'avait dit alors un employé de la Régie, "plus il y a de cellules vides, mieux c'est!".
Et bien sûr, à la Régie foncière, on nous dira qu'il n'a pas été expulsé : on n'a simplement pas reconduit son bail précaire, nuance!
Nous irons donc écouter le récit de Nicolas, lui qui au soir du vernissage de l'expo photos des "artisans de bouche" (la plupart, déjà disparus depuis) qui allaient "ressusciter la galerie ", était encore en train de mettre en caisse les derniers livres, clichés et affiches, tandis que dans la galerie, le nouveau maître des lieux recevait ses amis, une coupe de champagne à la main, sourire éclatant aux lèvres et mines triomphantes...

A lire prochainement, donc, l'histoire de Nicolas Lambert et de la librairie Schwilden.
Pour laisser une trace, parce que l'histoire ne s'arrête pas aujourd'hui, parce que la roue continue de tourner et qu'un jour, elle se remettra à tourner dans le bon sens. La Galerie a vu d'autres galères et s'est à chaque fois relevée des accidents de parcours qui ont jalonné son histoire!

Une fois n'est pas coutume, un peu d'auto-promo 🙂 Avez-vous eu la chance de nous croiser sur la Foire du Livre avec nos ...
28/03/2026

Une fois n'est pas coutume, un peu d'auto-promo 🙂
Avez-vous eu la chance de nous croiser sur la Foire du Livre avec nos magnifiques marque-pages ? 👇🏻👇🏻👇🏻
Si la réponse est non, il vous reste encore le weekend pour une rencontre, au hasard des allées de Tour et Taxis, et pour un brin de causette sur la Galerie Bortier, le Passage des Libraires, qui en a vu d'autres, au cours de son histoire, mais qui s'est toujours bravement relevée de ses déboires, boulets et boulettes !

Dans la Libre et la DH d'il y a quelques jours, interview de Thierry Goor où il donne, en roue libre, sa vision d'un "co...
25/03/2026

Dans la Libre et la DH d'il y a quelques jours, interview de Thierry Goor où il donne, en roue libre, sa vision d'un "concept" qui a toujours autant de mal à décoller.
L'occasion de mesurer à quel point il n'a, en réalité, aucune vision, aucune connaissance du lieu, ni au passé, ni au présent et encore moins au futur.

Quelques extraits (on vous en livrera d'autres car c'est un véritable florilège) de ce long article et quasi monologue, où il aborde, en ces termes, la question des libraires :

"𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑒́𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑟𝑎𝑣𝑖𝑠 𝑑'𝑎𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙𝑙𝑖𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑏𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑛'𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑒́𝑣𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡", 𝑠𝑜𝑢𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒-𝑡-𝑖𝑙.

Rappelons, déjà, qu'il n'a "accueilli" personne et qu'au contraire, avec la complicité de la Régie foncière, il s'est installé, tel un coucou, dans un nid dont la plupart des libraires avaient été préalablement chassés.

"𝐽𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑖 𝑙'𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑐̧𝑜𝑛 𝑚𝑖𝑐𝑟𝑜, 𝑜𝑛 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑡𝑟𝑖𝑚𝑜𝑖𝑛𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑑𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟", 𝑎𝑣𝑜𝑢𝑒 𝑇ℎ𝑖𝑒𝑟𝑟𝑦 𝐺𝑜𝑜𝑟. "𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑖 𝑙'𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑑𝑒 𝑙𝑎 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟, 𝑖𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑏𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑓𝑓𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑥 𝑑𝑢 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑏𝑙𝑜𝑞𝑢𝑒́, 𝑙𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑖𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑒̂𝑡 𝑒𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑛, 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠.
Une tirade sans queue ni tête, dont on se demande à quel moment Monsieur Goor "prend de la hauteur" :
- le prix unique du livre concerne exclusivement le marché du livre neuf. Il a été imposé pour en finir avec les prix cassés de la grande distribution qui mettaient en péril les petites librairies.
- le secteur du livre est en grande difficulté à cause du "𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑖𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑒̂𝑡 𝑒𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑛".
Thierry Goor est-il au courant que, de tous temps, les librairies de la Galerie Bortier ont vendu majoritairement (et aujourd'hui, exclusivement) du livre de seconde main?

Les deux arguments qu'il cite - de façon incroyablement mal maîtrisée - prix unique du livre et concurrence du livre d'occasion, émanent de discours récurrents de la GRANDE distribution du livre, de ces grands points de vente qui écrasent les petites librairies indépendantes et se rêvent en monopole du secteur.

𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝐺𝑎𝑙𝑒𝑟𝑖𝑒 𝐵𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒𝑟, 𝑖𝑙 𝑦 𝑎 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑙𝑖𝑏𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑎𝑛𝑡𝑖𝑞𝑢𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙'𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑖𝑠 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑝𝑡 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑠𝑒𝑝𝑡", 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑑-𝑖𝑙.

Rappelons ici les horaires d'ouverture des trois librairies encore en activité :
Librairie Genicot : du mercredi au samedi, de 12h à 18h
Pierre Coumans, livre rare et précieux : du mercredi au samedi, de 12h à 18h
Des Livres et vous Nicolas Van Cutsem : du mercredi au vendredi, de 11h à 15h.

En dehors de ces heures, bien connues des amateurs de livres et des nombreux habitués de la galerie des bouquinistes, ils chinent, se rendent chez des particuliers pour acheter des lots, suite à un décès, par exemple, ou encore, comme Pierre Coumans, qui participe à des salons ou des bourses des livres rares à New York, Paris, Londres ou ailleurs.
Une vie bien remplie et faite de passion!

https://www.galeriebortier.net/librairie-genicot/
https://www.pierrecoumansbooks.com/
https://www.galeriebortier.net/des-livres-et-vous/

"𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 (ouverts) 𝑠𝑒𝑝𝑡 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑠𝑒𝑝𝑡".

Eh oui, et malgré ça, les affaires des libraires marchent, tandis que le "concept" de Thierry Goor ne décolle pas, en dépit d'un loyer consenti par la Régie foncière moins élevé au m² que celui des libraires.

𝑇ℎ𝑖𝑒𝑟𝑟𝑦 𝐺𝑜𝑜𝑟 𝑒𝑥𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒́𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒́ 𝑑'𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑏𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑎𝑢𝑟𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑐𝑙𝑖𝑛𝑒́ 𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠.

Rien ne le prouve, mais quand bien même, comme on les comprendrait de décliner poliment : ils devraient se plier aux horaires, aux exigences et aux événements "culturels" de la "Bortier Gallery", comme figurants du décor que cette galerie est à ses yeux. Et bien sûr, renoncer à leur vie privée : dans une interview parue en septembre dernier, l'exploitant-sachant-exploiter s'étonnait de la fermeture des librairies pendant l'été : "Ils auraient pu organiser des ateliers d'écriture" lançait-il !

Et de conclure l'interview par :
"𝑆𝑖 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟, 𝑇ℎ𝑖𝑒𝑟𝑟𝑦 𝐺𝑜𝑜𝑟 𝑎𝑛𝑛𝑜𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑞𝑢'𝑖𝑙𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑟𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡, 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑐̧𝑜𝑛 𝑑'𝑢𝑛 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑟𝑐𝑖𝑎𝑙, 𝑠𝑜𝑢𝑠-𝑙𝑜𝑢𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑔𝑒́𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑖𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛".

Tout ça pour "ça" !
On a détruit un écosystème - unique - pour ce "modèle" économique-là, aujourd'hui Horeca uberisé et peut-être, demain, sous-traitance de locaux à (sous)louer !
Avec la complicité de la Régie foncière de la Ville de Bruxelles (et son bourgmestre Philippe Close, dont Thierry Goor est un ami : c'est son droit, mais ne devrait pas être un passe-droit), en-dehors de toute procédure de sélection via appel à projets et en l'absence de demande permis... qu'il a été contraint de finalement demander et sera selon toute vraisemblance délivré (assorti de conditions qu'il conviendra d'examiner).
Un bout de papier pour "légaliser" a posteriori une erreur de casting, mais ne lui donnera pas, pour autant, la légitimité auprès de toustes celleux qui connaissent le galerie et appréciaient cet écosystème unique (cfr notamment les 13.000 signataires de la pétition lancée en septembre 2023), et n'apportera toujours pas à l'exploitant la rentabilité espérée au mètre carré. Et ça, pour lui, c'est pire que tout !

Arrivée il y a à peine quelques mois, la pizzeria "New York style" Serpico quitte déjà le navire de la Galerie Re-Bor(n)...
18/03/2026

Arrivée il y a à peine quelques mois, la pizzeria "New York style" Serpico quitte déjà le navire de la Galerie Re-Bor(n)tier, ce jeu de mot poussif (et foireux) que les nouveaux exploitants s'étaient choisi pour symboliser la "résurrection" du lieu !

Petit topo depuis novembre 2024 :
- Dierendonckx, parti en juin 2025, remplacé par le comptoir du Kawa,
- Polpo, parti en juin 2025, remplacé par le Serpico fin septembre,
- Naanry, parti en 2025 mais Thierry Goor le prétend en tournée avec Tomorrowland. Il sera remplacé en décembre 2025 par le Marty's (smash burgers)
- le comptoir des 7 Mercenaires (7 brasseries présentes depuis l'ouverture), fermé depuis février 2026
- Serpico, arrivé fin septembre, parti à la mi-mars 2026.

Il se murmure que l'espace du Serpico sera bientôt investi par le restaurant italien, le Gazzosa, dont le patron se vante régulièrement que, de toutes façons, lui, "il ne reste jamais plus de 4 ou 5 ans dans un même lieu : il faut qu'il bouge" !

Et c'est donc pour ce projet "clignotant" que la Régie foncière de la Ville de Bruxelles a méthodiquement vidé les espaces, dont l'un qu'elle a laissé vide durant 14 ans (soit 210.000€ de loyer), découragé, puis chassé la plupart des libraires qui, sans rouler sur l'or, n'avaient pas de probleme de chiffre d'affaires.
Ensemble, ils formaent un éco-système fragile et unique dans un lieu parfaitement adapté à leur fonction.

La Régie a préféré confier la gestion de la galerie à un opérateur unique, proche du bourgmestre, dont l'influence s'étend singulièrement sur le territoire bruxellois. On allait voir ce qu'on allait voir, le miracle allait s'accomplir sous nos yeux éblouis. Le résultat est désastreux.

Mais la Galerie Bortier en a vu d'autres, et tôt ou t**d, elle se remettra de cette grossière erreur de casting !

Rappel du processus d'éviction des libraires et des irrégularités et passe-droits constatés dans ce lamentable dossier :
https://www.galeriebortier.net/bortier-la-fete-aux-irregularites/

A lire, cette belle interview de Manuela Federico, Tropismes Librairie, où il est question d'identité littéraire et auss...
26/02/2026

A lire, cette belle interview de Manuela Federico, Tropismes Librairie, où il est question d'identité littéraire et aussi de liens créés autour du livre.
Elle y évoque également Macondo, cette petite librairie située dans la Galerie Bortier, qui deviendra Tropismes et s'installera dans la Galerie des Princes, où elle est toujours.
A l'heure où la culture - en général - est malmenée et où l'identité littéraire de la Galerie Bortier n'est rien d'autre, dans l'esprit de son actuel exploitant, qu'un décor instagrammable peuplé de figurants au service de la rentabilité de son "concept" au m², il est bon de lire ces lignes qui nous ramènent à l'essentiel !

Et pour ce qui est de la Galerie Bortier, son histoire ne s'arrête pas aujourd'hui et nous y travaillons !
"Gardons le pessimisme pour des temps meilleurs".
(Eduardo Galeano).

Située à Bruxelles, dans la Galerie des Princes, la Librairie Tropismes est sans conteste l’une des plus belles librairies d’Europe. Libraire littérature, Manuela Federico y officie depuis le lancement de la librairie, il y a 41 ans, perpétuant avec attention la philosophie des lieux, faite ...

Clap de fin pour la Centrale, qui fut un temps installée dans les murs de la Galerie Bortier, dans la salle d'exposition...
24/02/2026

Clap de fin pour la Centrale, qui fut un temps installée dans les murs de la Galerie Bortier, dans la salle d'exposition devenue aujourd'hui salon-salle à manger...

La Ville (le bourgmestre) promet que le bâtiment de la place Sainte-Catherine sera affecté à "un autre projet culturel" mais "on ne sait pas encore lequel"...
On peut s'attendre à tout, sachant qu'en haut lieu de notre bonne vieille cité, on mélange allégrement le culturel avec l'événementiel, centres d'art et galeries privées, que la notion de bien public s'estompe de plus en plus au profit de privatisations qui ne disent pas leur nom, et qu'en matière d'appels à projets ou à manifestation d'intérêt, il n'est pas rare que les candidats qui se présentent, le cœur rempli d'espoir, ne reçoivent jamais de nouvelles, pas même un accusé de réception, tandis que, oh! les heureux élus sortent soudain d'un chapeau en dehors de toute procédure de sélection.

Alors pour ce qui est de la désormais EX- Centrale, wait & see...

Mais bon, le Beer Temple continue, OUF !!

La culture comme variable d'ajustement budgétaire, c'est ce que ressent la direction de la Centrale (autrefois nommée la...

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