Philippe Verheye

Philippe Verheye Curriculum-Vitæ;
Sculptures, Idées, Projets

14/02/2026

J’étais l’autre jour avec un ami que je n’avais plus vu des années, autour des verres. Il me demande, naturellement, si je vais encore voir des expositions, et quelle est la dernière que j’ai vue. J’ai dû chercher…
Il me demande ensuite si je crée encore. Je bredouille “vaguement…”. Je vois sa tête changer: elle se mine de plomb. J’essaie de lui expliquer. Je lui dis que j’ai pléthore de projets mis en route, mais que rien n’aboutit. Faute de budget. C’est à la Fédération Wallonie Bruxelles, —qui pourtant reconnaît la qualité mes initiatives—, qu’il faut chercher le problème. Et maintenant que le MR, limite extrême droite prend en charge cette institution, les choses se compliquent.

Je parlais l’autre jour avec un gars qui adore Gloub: c’est son idole. Gloub est un homme politique MR qui plagie carrément Trump: c’est dire à quel bas-étage nous sommes tombés. L’Humanisme à travers la Gauche promeut l’Homme et sa sensibilité et son intelligence, donc la Science et les Arts. C’est mon observation.
Le capitalisme (les libéraux belges et l’extrême droite en général) ne jure que par l’expansion financière et en conséquent, l’éradication pure et simple des êtres vivants inutiles financièrement. Et la destruction de la nature, évidemment. En plus, ils adulent l’IA…! La contre-nature de la création humaine!

Heureusement, les frasques de ce président américain finissent par inquiéter bon nombre de gens et même semer le doute sur la cohérence de cet individu au bronzage orange, artificiel et égocentrique. J’imagine avec plaisir la déchéance et la chute de ce clown, qui ne saurait t**der. Je connais un président de parti qui en sera bien marri. Et d’ailleurs, pour le dire: il y a déjà des défections au sein du parti MR. C’est encourageant. Mon autre ami MR, — qui occupe un poste bien important —, m’a un jour dit “qu’il deviendrait bien Ecolo”. Eh bien, qu’il le fasse…! Cela lui évitera la déconfiture qui s’annonce. Le MR, acoquinée à la NV-A (parti nationaliste flamand), nous mène vers la guerre en achetant des avions, en imposant des mesures asociales, au lieu d’écouter l’âme des gens. Tout n’est pas fric, dans la vie, messieurs…!! Imaginons que l’Humanité prenne exemple sur “la Vie de Melania Trump: The Movie” (navet à perte sèche, heureusement!) Imaginons notre jeunesse se fondre dans des téléréalités consternants, persuadée d’être plus “stars que les stars”. Mais dans ce cas; les réels artistes existeraient encore…? RTL-TVi est clairement une télévision de M***e! Le MR veut s’emparer de notre chaîne de télévision nationale, —neutre et saine objectivement—, pour en faire des copies de M6, C8 … et toutes ces chaînes abrutissantes au possible.
Oublions la MR, faisons comme s’il n’existait pas. Nous avons la RTBF, excellent rapporteur de l’actualité et les télés locales, plus proches des gens. Ouste, la ministre des médias. Définitivement! (Et même si elle était un tant soit peu “sexy”, nous nous ne serions pas laissés influencés. C’est un cheval de trait, cette femme!)

Une dernière fois… il reste un dernière problème. Le MR veut s’emparer de la Culture, pour empêcher l’expression artistique pure. Donc, dans les commissions des arts plastiques et dans les commissions des arts cinématographiques, nous aurons des individus de la droite en fiançailles avec l’extrême-droite, qui feront barrage aux projets humains.

Il y a clairement une différence de taille entre l’Art et l’artisanat. L’Art, c’est l’expression humaine, intelligente de l’Homme, au travers de sa peinture, ses sculptures, ses performances. De grands noms. Et ces Artistes évidemment rencontrent l’incompréhension et donc, la misère.

L’artisanat, ce sont des gestes mécaniques, automatiques sans âme. Le peintre qui fait des paysages ou des copies; les sculpteurs qui reproduisent des oiseaux et des lapins, dans des postures naturalistes. Il y a du talent dans la technique oui, mais bon… contempler un lièvre en bronze aux aguets…? Où serait cette émotion…? Éventuellement dans des gestes audacieux. Ce genre d’œuvres marche à merveille dans les galeries de Knokke, avec des bourgeois fortunés qui croient s’acheter un standing. Ça marche aussi à “Affaire Conclue”. Est-ce une fierté d’avoir pour clientèle des bouchers qui ont fait fortune dans les boyaux ou des chevillards, dans la mort des chevaux…? Sacrifier des animaux pour pouvoir acheter un travail artisa**l et en tirer fierté… J’ai connu un boucher qui s’était acheté une bibliothèque mural et en bois sculpté, majestueux, rempli de livres aux reliures antiques. Impression totale chez les simplets…! Sauf que… j’étais étonné de lire sur les dos des références abscons: “Zola: Notre-Dame de Paris”. “Voltaire: Germinal”. “Victor Hugo: l’herbe bleue”. “Marcel Proust: Alice au pays des merveilles”. Et ainsi de suite. Intrigué, j’ai voulu sortir l’un de ces étranges livres de cette étagère d’un geste de mon index et ce fut toute une bande de carton souple sur laquelle étaient collées ces dos factices est tombé au sol. Fureur du boucher qui s’est redressé de son canapé pour me fo**re dehors, tandis que j’étais hilare de cette supercherie! Mort de rire ! Je suis désolé mais il trichait trop sur la culture générale pour lui accorder une attention intellectuelle. C’est vraiment un tricheur, en plus! Se faire passer pour un instruit avec la vente de ses boudins…!!

À y considérer ça, jamais je ne vendrai à Knokke et même ailleurs dans ce genre de galeries.
Il y a des galeries d’Art bien plus nettes, correctes. Il y a tout un débat à entreprendre, même si cela semblera très complexe de refaire l’éducation complète (artistique ET sociale !) de Gloub ! Je rêve, je sais!

Mais que faut-il faire pour sauver l’Humanité artistique…? Obéir à Poutine? Laisser libre de ses déplacements à “Netanyacoucou me revoilou! Je gaze à Gaza…! “? Cela devient un monde inquiétant, si on saupoudre celui-ci d’ayatollahisme et de Kling Klong Un. Mais qu’est-ce qu’on fait au bon Dieu de si mal, que cela devienne si violent? Vivement que cela se calme, que les extrémistes de droite périssent dans les flammes des enfers (avec Trump!!) et que les “wokistes” inspirent à nouveau la créativité de l’Humanité.

F**k, Trump ! Et vive l’Humanité!
Sur ce message très politique inspiré par mes inquiétudes artistiques, je vous souhaite une très belle semaine. Bises à tous.

31/12/2025
Chère Aniko !Eh bien, quelle réussite !Je suis venu à la soirée; j’ai vibré à l’intense émotion proposée par le décor et...
15/11/2025

Chère Aniko !

Eh bien, quelle réussite !

Je suis venu à la soirée; j’ai vibré à l’intense émotion proposée par le décor et l’ensemble. Ces géants qui de haut vous regardent; cette haute technologie qui démontre un pur professionnalisme, ces professionnels agissant pour la bonne cause. Et cette foule! Je suis arrivé à 18 heures 30 et déjà, il y avait des soucis de parking. Pour ce que ça sert le foot, il aurait fallu libérer le terrain Varenne pour accueillir des voitures supplémentaires.

Je t’ai vu dans le cube de verre. J’ai compris que ce n’était pas le moment de te saluer et encore moins une occasion de te faire la bise…! Tu faisais un beau tandem avec Gaël et surtout, cela est bien épatant: tenir un direct autant de temps! Là, je dois vous tirer mon chapeau: vous êtes des pros de la communication visuelle. Ci et là, il y avait bien des écrans diffusant le direct; mais bon: ne comprenant rien sans sous-titres (ce qui aurait été difficile, je l’admets) j’ai préféré tournoyer dans la foule.

Au gré des rencontres et des souvenirs. J’ai retrouvé des potes des années ’80, on s’était perdus de vue et on s’est promis de se revoir. J’ai retrouvé mon cher Jacky Legge: impossible de ne pas l’imaginer présent à cette manifestation! J’ai croisé des gens qui connaissaient mon prénom mais moi, je ne sais ni d’Eve ni d’Adam d’eux. Surprise et malaise. En général, les gens étaient cordiaux et sympas. Des sourires, de la bienveillance. C’est aussi ça, No Télé.

Je me souviens que nous avions invité, ma sœur et moi Jean-Pierre et Alfred, les pionniers de No Télé ainsi que quelques figures de l’époque à souper à la maison de ma mère, après l’émission “Sortir du Silence”. De grands moments. À cet âge-là, —15 ans…—, on ne pensait pas que No Télé serait encore là en 2025. Déjà qu’à l’époque, on imaginait candidement l’an 2000 avec des scooters et voitures volantes, des montres téléportatives et des oreilles à la Mister Spock. À propos d’oreilles… ma surdité s’est aggravée évidemment depuis, mais les appareils auditifs se sont aussi améliorés. Tu sais? Avec BlueThoot, je peux écouter de la musique directement et discrètement de mon GSM à mon sonotone…! Tandis qu’un gonzesse me casse les testicules en braillant, j’écoute paisiblement un bon Phil Collins…! Génial, non…? Cela t’aide à rester zen. Mais bon ensuite: je me rends compte que je n’ai toujours rien compris à ce qu’elle m’a dit… !

No Télé, ce furent aussi de petites fâcheries… bégnines, avec le temps. On fait tous des erreurs.
Néanmoins, Jean-Pierre m’avait clairement promis un poste à No Télé. Et puis, le silence, l’oubli. J’ai gardé son papier manuscrit attestant sa promesse. Vous rendez vous compte? J’aurais pu faire partie de cette magnifique équipe; y contribuer en apportant mes talents et mes compétences. Au lieu de cela, je fus le jouet de l’OnEm, qu’on aime ou qu’on n’aime pas.

No Télé est venu faire des reportages, je les en remercie encore. Mais l’un fut escamoté par une campagne électorale et l’autre, seulement diffusé… à la fin de mon exposition…! J’ai poussé des gueulantes: on dira que c’est légitime. Quand c’est injuste, je le dis.
Mais bon! C’est zappé! Ma dernière diffusion sur No Télé date de 2004. Autrement dit: on a eu le temps de tourner la page.

Grâce à Internet, il y a le site No Télé ou les reportages sont-sous titrés et cela me plonge directement dans l’actualité régionale. Je constate surtout qu’il y a une fantastique progression dans l’histoire de No Télé, entre 1977 et 2025. C’est cela qu’il faut retenir. Et ce n’est pas la Jacqueline G. qui viendra inverser cela!

Chère Aniko, voilà ce que je voulais dire. J’ai quitté la soirée trop tôt et je le regrette. J’ai raté l’entrée du crossman Valentin. J’ai sans doute raté d’autres choses délicieuses et merveilleuses. Mais je me sentais de trop, inutile: le monde fonctionne très bien sans les handicapés, me persuadé-je. Je me taille à 20 h 30. Le bonheur aux autres: c’est la loi. Mon bonheur fut de retrouver Octave, qui m’attendait dans la voiture et qui ne demandait qu’une chose: sortir faire ses besoins. Je préfère réagir à temps plutôt que de le laisser faire des dégâts sur mon poste de conduite…!

Chère Aniko, encore bravo. Transmets mes félicitations à toute l’équipe de No Télé. Tu peux aussi demander à Gaël sa marque de dentifrice…? Il a de très belles dents!
Je t’adresse mes salutations amicales et surtout, à vous tous: en route pour un second cinquantenaire à No télé !

;-)

48 ans après sa création, notélé a pu compter sur le soutien des forces vives de Wallonie picarde.

16/09/2025

— “Que c’est pénible…!”

Ces conspirateurs qui vous envoient sur Facebook une prétendue information réelle, alors que cela saute aux yeux que c’est fabriqué dans le but d’émoustiller les simples d’esprit. Je me souviens, vers 2010 lorsque la France était gouvernée par Sarkozy, était diffusée une vidéo d’un professeur japonais, vantant les qualités du président français. Eh bien, c’était une belle supercherie, montée par des étudiants bretons en communication et journalisme! Ils avaient créé cette vidéo (facile à faire: il suffit de récupérer un film d’un conférencier asiatique et le sous-titrer à sa guise) pour démontrer la naïveté de certains, prouver surtout que tout ce qui circule sur le net, —et Facebook en particulier—, n’est pas forcément vrai. J’ai ri aux larmes face aux sarkozystes déçus, qui protestaient en affirmant “qu’on n’avait pas le droit de faire ça”. Et magouiller la vérité en général, on peut…?

Je reçois des informations non officielles qui seraient sensés m’émouvoir. Première chose que je vérifie, c’est la véracité, l’authenticité du document. Et c’est seulement lorsque je considère l’information fiable que je le prends en considération. Sans parler des fautes d’orthographe… il serait étonnant qu’un vrai journaliste écrive comme un ignorant!
Maintenant, avec l’I.A., on aura de quoi séparer abondamment le bon grain de l’ivraie: et ce n’est que le début. Il y a des détails qui ne trompent pas: des illogismes dans la construction de ce petit film, l’invraisemblance du propos affiché. Il y a des journaux qui ne vont pas s’emmerder: France Dimanche et Ici Paris, par exemple, avec leurs lectorats populaciers. Je crains déjà le pire! RTL s’y mettra sans aucun doute, le MR suivra et on aura très vite des canaux de la désinformation, poussant davantage le peuple dans l’ignorance. Et que fait un ignorant pauvre…? Il vote contre ses propres intérêts… Mais oui, et Gloub sort ainsi du lot!
Aussi, un ami m’envoyait des poèmes, à la manière des grands auteurs; avant de me préciser qu’il avait fait appel à l’I.A. … même en écriture, on peut tricher!

Je me souviens des cours de sémantique et de sémiologie que nous avions, à La Cambre: le détail de chaque mot était pesé, l’importance de chaque image était a**lysée. C’est à cela que ça sert: le respect de l’information, la confiance en l’environnement visuel. Car tricher en photographie est si aisé, pareillement en montage de films. C’est légitime pour s’amuser: couper, recadrer, flouter, accélérer ou ralentir la vitesse, … tout est possible, lorsqu’on est créatif. Je me garde bien de mentir; je veille scrupuleusement à ce que chaque information diffusée est vraie. Je pense que ma surdité joue: je ne supporte pas les mensonges ni la triche. Je ne veux que de l’authentique. Je capture des images et je tiens à rendre la réalité telle que je l’ai saisie. Éventuellement, j’y rajoute de la “patte personnelle”, pour apposer ma signature. Les métiers de la Communication visuelle sont hélas trop souvent souillés par des amateurs: nous devrions interdire la vente des appareils de prises de vues à certains. Et que dire des appareils photo dans les gsm, faisant le bonheur des touristes avides de fonction avérant (— “J’y étais…!”), des selfies en groupe (…) mais aussi des procéduriers quelque peu trop pointilleux…? Ne parlons pas des vicieux qui ne jurent que par le sexe: là encore, il y a une dérive que notre profession déplore.

C’est ainsi que les hommes vivent… naïfs ou cupides, riches ou pauvres, instruits ou stupides,… et il faut bien dans ce marasme survivre! On reconnaîtra là mon courage et ma résilience…!
Blague à part, j’écris ceci car j’ai dû ce matin remballer un gars qui ne faisait que m’envoyer des images sur la Palestine, ou encore des images cosmiques-mystiques qui voudraient vous faire croire en je ne sais quoi de spirituel et conspirateur. Il y a aussi ceux qui vous envoient des aphorismes comme sentences, sensés vous mettre en garde. Même pas peur!
C’est sans doute pour cela que mon art est conceptuel, que je suis très mal à l’aise avec l’abstraction. Je préfère une sculpture de Marcel Duchamp, par exemple, qui casse les codes de nos convenances visuelles et spirituelles, plutôt qu’une toile de Soulages. Ou des barbouillages sur de grandes surfaces, qui me laissent perplexe. J’ai commencé à La Cambre en tant que graphiste et photographe; j’ai transité par l’atelier de Tapta pour avoir une plus large latitude de créativité. De passer de la deuxième dimension à la troisième. Et cela m’a réussi, car j’ai tout de même récolté une Grande Distinction. J’ai toujours rêvé d’éditer, de dessiner, d’écrire. Autant que je peux le faire, je diffuse. Exposer est une autre dimension: investir l’espace alloué, scénographier, mettre en scène. La partie la plus difficile d’accessibilité reste la création de films. Mais j’y arriverai ! “Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.” Disait Antoine de Saint-Exupéry. Du rêve…? Moi qui parle de la stricte vérité, je ferais l’apologie du surréalisme…? Que l’on ne se méprenne pas! “La réalité est du rêve qui a abouti”, disait Francis Ponge. Il suffit d’y croire, en créant encore et toujours. De la vient la créativité et aussi, l’amélioration du quotidien, n’en déplaise à ces gratte-papiers et autres empêcheurs de tourner en rond.

Ce texte est garanti sans A.I..
Merci de m’avoir lu, les amis. Belle semaine à vous !
Bises.

14/07/2025

—“Et puis quoi encore?”

On parlait, l’autre jour de la solitude.
Elle se navrait pour moi, cette dame. Je ne demande pas cette commisération!
De quoi je me mêle…? Et puis, c’est quoi cette tendance à vouloir à tout prix faire des couples…? C’est dingue, ça!
Si je dis que je suis asexuel, ceux qui sont au minimum documentés trouveront ça triste; les ignares s’en iront sur des supputations. Le sexe, toujours du sexe! C’est incroyable! Je m’aperçois aussi que bon nombre de mes contemporains sont de gros consommateurs de pornographie, comme certains sont en manque de cocaïne. Et surtout, dans une collectivité, il n’y a pas une seconde où il n’est pas fait allusion au sexe… C’est une maladie, ça!

Je suis bien comme je suis. Il y aura un an le 8 août, que j’ai acheté mon deuxième scottish terrier. C’est un vrai bonheur, ce chiot. Il en a fait des conneries, mais ça fait partie du jeu. On ne peut pas exiger d’un chiot une attitude parfaite comme on l’espèrerait d’une dame intéressée, n’est-ce pas…?
Cette remarque me renvoie aux années d’études. Et aux, — ce que j’appellerais…— les sangsues. J’ai fréquenté assez bien Louvain-la-Neuve et bon nombre de candidats avocats, médecins, kinésithérapeutes, … toujours avec cette traînée de demoiselles derrière, prêtes à saisir l’appât au bon moment. Elles? Elles faisaient des études mineures, genre logopédie ou autre. Pourvu que l’abruti de futur mari ne s’aperçoive de rien… Et vas-y ensuite… 4, 6, 8 mômes… du moment que les pensions alimentaires chiffreraient bien, si Madame veut soudain divorcer. Car tout est calculé…. J’en ai vu des cas désastreux.

Je ne sais vraiment pas pourquoi on veut absolument me mettre en couple! Artiste, je n’ai rien en héritage! Il n’y a rien à dévaliser, chez moi! Mon héritage artistique, je ne le laisserai qu’à des experts. C’est une obligation de vivre en couple? Une norme? Norme de quoi…?? J’ai toujours vécu dans la violence, des trahisons et la tristesse qui en découle: pourquoi aujourd’hui cela changerait…? En plus comme artiste, j’ai subi des vols purs et simples. Contre mon gré, j’ai plus d’ennemis que d’amis. C’est désastreux.

Il parait que ça fait plaisir, des caresses et des baisers…si vous le dites! Je ne sais pas de quoi on parle. Et cela ne m’intéresse pas. Cela me dérange même, si on insiste. On m’a tellement bercé de belles paroles: mes illusions juvéniles sont perdues depuis des décennies.

Pour en revenir à cette “Jocelyne” qui voulait me marier… Elle allait me trouver quoi ? Une mot**de tatouée johnny? Une illettrée qui sait à peine écrire “Claude François”…? Cela me sidère! Sous prétexte de ne pas rester seul, je devrais ramasser les fonds de paniers! Car il faut bien se dire: les femmes parfaites sont les premières prises. À l’université, par exemple. CQFD. Le reste? Aux barakis et autres cassos!

Enfin bref! Je, —artiste et sourd de surcroît—, peine et galère. Les riches trichent trop. Et l’Art ne vend que de l’humanité. Les riches vendent des mariages arrangés. Et des escroqueries. Et votent Trump et GLB. Les hypocrites triomphent. Ainsi va le monde…

Quittons ces folles marieuses pour parler de choses sérieuses…!

Mon chiot a eu un an le 19 mars; il a aujourd’hui seize mois et il est en pleine forme! Ne serait-il pas temps de lui trouver une petite femelle scottish pour l’occuper, le distraire…? Car en tapant ce présent texte, cent fois il revient avec se ba-balle à relancer. Certes, faire un élevage de scottish terrier me plairait! La couleur classique est le noir, mais il en existe aussi couleur paille (comme Octave) et bringué, c’est à dire noir plus ou moins zébré de paille. Ce serait un bonheur d’accueillir des chiots chez moi! Encore faudra-t-il leur garantir ensuite des foyers sérieux… Je passe mon temps à regarder des annonces et des photos de chiots de scottish terrier sur Internet: des pages entières y sont allouées. Vive Internet, qui vous autorise aussi à croire que vous n’êtes pas tout seul! Je vois là que je partage aussi les passions d’autrui.

Je reviens aussi sur le Scottish terrier que j’ai eu, il y a 30 ans. Un noir, nommé Méphisto Roger — Raduh van Fravanca —, selon le papier roumain qui voulait me certifier que le chiot avait un pedigree. Une sérieuse maladie, oui! Le chiot était malade et c’est à coups de vétérinaires que je l’ai sauvé. Roger était calme; par rapport à Octave, il n’y a pas de comparaison. Les seuls dégâts qu’il avait fait est avoir détruit un livre d’art qui était sur la table de salon et aussi, déchiqueté une portion du câble de télédistribution. Une soirée sans télé… merci, le cabot !

Nous avons toujours eu des chiens dans la famille; ma mère me raconte aussi sa jeunesse avec des chiens. Ma grand-mère avait une Jack Russel Terrier qui un jour, s’est évadée pour aller conter fleurette. Au retour? une portée de six chiots! Cruella comme elle pouvait l’être, ma grand-mère en a supprimé quatre. (Comment peut-on faire ça…? Je vous épargne les détails. Mais comment ces anciens savent tuer les animaux sans vergogne…?!) Ensuite, nous avons eu un Fox-Terrier: un génie. Il s’appelait Gérard et il se comportait comme un humain! Compter jusque cinq en aboyant, danser, réagir aux ordres, s’exprimer clairement en indiquant sa gamelle vide, … du jamais vu, chez un chien! C’est ensuite que Méphisto-Roger est arrivé, placide, moins réactif. Un scottish dont j’avais élu la race, en étant tombé amoureux de cette catégorie dans le parc Tenbosch, à Ixelles. Un scottish s’était alors évadé, je l’avais capturé… et je pensais bien le garder quand soudain, sa propriétaire accourait, affolée: “Retenez-le! Retenez-le! C’est mon chien! Il est à moi!!” Ce fut l’occasion alors d’en savoir plus sur cette race, elle était étonnée que le chien me fasse confiance en se laissant prendre: d’habitude ils sont méfiants. Je lui inspirais confiance. Il devait sentir que je l’aimais…!

Le whisky Black and White, vous connaissez? C’est ce chien noir du logo. Le blanc est un Westie terrier, rien à voir avec les scottish couleur paille. Il ne faut pas l’œil d’un expert pour distinguer à la fois la forme et la couleur! Le Westie est blanc comme neige et a une tête rondouillarde. Le scottish a une tête allongée et carrée. Plus loin dans le temps, ma mère a repris un chien, un croisé Westie- bichon. Heureusement qu’il y avait plus de Westie que de bichon physiquement, sinon j’aurais déclaré forfait, au niveau patience et sympathie! Mais quel horreur, ces bichons! Mais… Oscar avait finalement plus du caractère du bichon que du Westie. Et il m’a mordu plus d’une fois…! Je n’avais pas à le taquiner, ni le traiter de laid bêta, je sais; mais je ne puis m’empêcher lorsque je vois un chien à la limite de la débilité! Ensuite, ma mère a eu Léa, un sujet qu’on lui a vendu comme étant un croisé Jack-Russel et Fox-Terrier. Il est où, le Jack-Russel…? On cherche encore le Fox-Terrier… Il n’y a juste que du teckel à poils longs, du renard éventuellement; du phacochère, pourquoi pas…? Léa vient d’une ferme perdue du côté de Wannebecq: on ne peut s’imaginer ce qu’il s’y passe, au niveau animalier!

Octave vient compéter ce tableau familial et canin et, pour ma part cela ne s’arrêtera pas là. Il lui faut une petite amie. Ça y est…! Voilà que je joue Jocelyne, l’entremetteuse! Je recherche en ce moment une petite femelle scottie; les offres sont rares, surtout pour les femelles. Et chères: 1500 euros au minimum… tout vient à point à qui sait attendre.

Et question créativité, où en suis-je…? Bonne question!
Malmené comme je le fus ces derniers temps, je ne peux que constater que ma créativité reste au point mort. Mais vous connaissez ma résilience… tôt ou t**d, je vais rebondir. Je ne veux pas rester inerte, inactif. Je prépare un clip vidéo de présentation de mon projet d’expo: cela fait quatre mois que cela traîne. Pourvu que ce soit prêt pour la rentrée…
On arrête de se prendre la tête et on met son corps en vacances! Un peu, pas trop… il faut rester actif et vigilant, mille sabords. En avant, moussaillons! À l’abordage vers le futur, bande d’ectoplasmes! Sur ce, je vous fais la bise et vous souhaite de belles vacances.

—“Encore un drain…?”— “Ha oui!”, fanfaronnais-je. “Tant qu’on est en drain!”C’est l’un des épisodes les plus comiques et...
08/04/2025

—“Encore un drain…?”
— “Ha oui!”, fanfaronnais-je. “Tant qu’on est en drain!”
C’est l’un des épisodes les plus comiques et marquants des suites de mon opération à Saint-Luc, à cœur ouvert.

Reprenons, pour la clarté du récit, l’ordre chronologique. Cela fera onze semaines que je fus opéré du cœur, sternotomie et tout ça.
https://www.google.com/search?q=sternotomie&rlz=1C5CHFA_enBE891BE891&oq=sterno&gs_lcrp=EgZjaHJvbWUqCggCEAAYiwMYgAQyBggAEEUYOTIHCAEQABiABDIKCAIQABiLAxiABDIHCAMQABiABDINCAQQLhivARjHARiABDIKCAUQABiLAxiABDIQCAYQLhiLAxieAxioAxiABDIKCAcQABiLAxiABDIMCAgQABgKGIsDGIAEMgcICRAuGIAE0gEJNzQ1NmoxajE1qAIIsAIB8QUFWOec3n3Ef_EFBVjnnN59xH8&sourceid=chrome&ie=UTF-8 =0qGiWWwePuIjBM&vssid=l

Tout a commencé avec l’épisode précédent, que mes fidèles ont lu: mes difficultés respiratoires sévères et mon séjour aux soins intensifs. Nous sommes alors fin octobre, début novembre. On a contrôlé mon cœur, qui s’est avéré anormal malgré l’implant en 2022 de deux “stents”, déjà. Mon cœur est épuisé et nécessite un opération. On me propose décembre et l’idée de passer les fêtes de fin d’année dans un hôpital me rebute: je choisis janvier. Ce qui fut fait.

22 janvier, au soir. Je dépose Octave chez sa gardienne, parmi cinq autres chiens qui lui font la fête. Il ne pense plus à moi. Il joue. Il ne me reste plus qu’à sortir, le laissant le cœur meurtri. Juvénile et innocent cabot !

Jeudi 23 janvier. Je prends donc seul le train vers Bruxelles, et seul le métro vers Alma. Ci******es de stress et d’angoisses. je dois fumer. Seul vers mes probables funérailles, car je pense sérieusement à ma mort. Je ne la sens pas du tout, cette opération. Je peux, à tout moment rebrousser chemin. Advienne que pourra. J’arrive à Alma, j’en grille encore une avant de cheminer lourdement vers Saint-Luc. Je m’inscris; le sort en est jeté. J’ai 30 minutes pour rejoindre mon couloir mais je traîne encore, ci******es sur ci******es. “Et si je renonçais, si je faisais demi-tour?” Somme toute, on me propose cette opération mais je n’ai pas vraiment eu d’autres alternatives! Fuir, c’est couillon. Je suis un homme, un vrai! Je me plie et je rentre sous ces ordres. À Dieu vât !

Je suis accueilli en chambre 612 et on m’attendait pour le programme. Toute une série d’examens qui durèrent toute l’après-midi. Même pas le temps d’une pause clope: c’est atroce! J’ai tenté, début de soirée une fuite discrète mais on m’a rattrapé: —“Eh là toi! Dans ta chambre!” beuglait l’infirmier coréen ou japonais. C’est le spécialiste de la préparation à la torture, dirait-on! Il ne me lâchera plus, jusqu’au moment où j’étais nu et alité. Et coincé.

Dans la chambre m’attendait un sinistre paquet: la préparation à l’opération, avec ces divers produits et accessoires. De l’isobétadine pour se doucher, du “sprout” a**l pour vider ses intestins, du “schroumpht” nasal pour nettoyer son nez et je vous laisse deviner l’utilité de ces pilules et pilules à prendre. Le chirurgien arrive pour contempler sa proie. On discute veines et artères. Il m’explique qu’il doit extraire un maximum de boudins possible pour réussir sa charcuterie: je lui dis que j’ai des soucis aux jambes et il s’en prendra alors à mon bras gauche. Je lui dis que je suis gaucher et il passe au dessus. Il tenterait bien une jambe pour voir… Bon bref: il est motivé!

Vendredi 24 janvier, le jour J.
Je n’ai aucun souvenir de ma première nuit. Ils ont sans doute glissé un sédatif dans mon souper: une méthode digne de Poutine! Je me lève à sept heures et on vient justement me chercher. En lit roulant, je suis emmené à la salle fatidique. L’opération commence à neuf heures mais il faut avant cela me préparer: c’est l’œuvre de l’anesthésiste et de ses sbires. Je suis endormi presque aussitôt: même pas le temps d’observer la salle ni de dévisager les différents coupables potentiels. C’est rondement mené, fichtre!

Saint-Luc n’est pas anodin: c’est connu pour les opérations cardiaques. On peut s’endormir tranquille. Mieux vaut toutefois ne pas savoir exactement comment ils vont accéder au cœur; si j’avais vu les vidéos sur Internet avant, j’aurais reculé, à coup sûr. L’idée d’être à sternum ouvert, vulnérable et le cœur arrêté me fait encore peur aujourd’hui. Il vaut mieux ne rien savoir avant. L’opération aura duré huit heures en tout, donc cinq de chirurgie effective. On m’a rapporté que mon réveil s’était mal passé; je suis en tout cas revenu à moi le lendemain, à midi moins le quart, en soins intensifs. J’étais sonné; je me posais des questions, d’autant que dans cette salle, point de lumière du jour. Il pouvait très bien être minuit moins le quart… ou rien du tout: cela pouvait aussi être une illusion de réveil.

Une infirmière bienveillante, Zoé, me prend en charge. On m’apporte déjà le repas, on m’installe dans le fauteuil. On m’explique que le bouton rouge sert à appeler l’infirmière et le bouton bleu, à actionner la pompe à morphine, en cas de douleur. Curieux comme je le suis, j’actionne la bleue et je m’attends à un effet euphorisant. Rien… j’actionne encore une fois cette pompe et puis deux fois, six fois, neuf fois et je conclus alors que c’est du placebo, de la foutaise.
Ma famille me rend visite à quatorze heures, je suis si heureux et enchanté de les voir, je chanterais même. Je souris: n’est-elle pas belle, la vie…? Tout est merveilleux, vraiment! Mon neveu se réjouit que je me réadapte si bien après cette lourde opération: je partage son enthousiasme! Tout est beau, c’est une efflorescence. Donnez-moi une boîte de couleurs, que je peigne des petites fleurs partout…!

Sitôt mes visiteurs partis, je commence à retomber par terre et c’est sinistre: une vive mélancolie me gagne. Je ne fais pas encore le rapprochement avec la pompe à morphine et mon état: je n’y pense même plus. La nuit vient et elle sera horrible, peuplée de cauchemars. J’ai cru que j’allais mourir; je ne trouvais pas le bouton rouge pour appeler les infirmiers et j’ai commencé à hurler à l’aide. On arrive me secourir; j’ai 18 de tension et les infirmiers s’affaire. Il me semble qu’à un moment, j’ai commencé à convulser. Avec un produit injecté dans mon baxter, on m’apaise. Dix-huit de tension, c’est très mauvais pour mon cœur ! Je prends la main d’une infirmière et je lui dis de ne pas me lâcher, que je ne veut pas mourir. Elle me rassure. Le produit fait son effet et c’est reparti pour un sommeil lourd. Le lendemain, j’ai compris que la morphine n’était pas faite pour moi…!

Le reste en soins intensifs se fera d’une manière monotone: longue et ennuyeuse. Heureusement qu’il y a Zoé et ses pitreries, pour me dérider. Elle vient de Charleroi, me raconte un peu sa vie. Cela me permet de me distraire. Il y a aussi Jérôme le gardien, que je connaissais déjà, qui vient me rendre visite et qui fait mes courses. Somme toute, si on est bien entouré, tout va bien. Et si tu as mal, évite la morphine. Le Dafalgan est aussi efficace!

Le lundi 27 janvier, on me retire ces drains, cela laisse trois cicatrices affreuses sur le thorax. Mais la cicatrice principale, du cou au sternum est impressionnante; celle de mon bras est laide, boursouflée et enfin, celle de ma jambe incongrue. En plus d’être balafré de la sorte, je ressens une impression de viol: on est quand même entré dans mon thorax; on a arrêté mon cœur; on a chipoté dans mes entrailles… et rien que penser à ça, je ne me sens pas bien. On se sent surtout vulnérable. Mais j’essaie de passer outre, pour minimiser. Je dis au chirurgien qu’il est “en drain de me libérer”. Insensible à ce ridicule jeu de mots, il rigole avec gêne et ma foi moi aussi: ça m’apprendra à sortir des conneries!

Fort heureusement dans l’après-midi de ce lundi, Jean-Luc, mon producteur vient me rendre visite. Il me réconforte, moi tout frais sorti des soins intensifs, nu sous ma blouse avec ma sacoche d’urine qui pendouille…! La vue sur la plaine de Woluwé lui rappelle des souvenirs, du temps des sa jeunesse où c’était encore des champs et de vastes plaines. On y voit maintenant que des horreurs architecturales; le but étant d’envahir, de bétonner autant que possible chaque mètre carré. Une chouette évasion, face à cette baie vitrée.

Lundi, vendredi … ce trente et un- là, on vient me chercher en ambulance pour le transfert vers Tournai. Je ne me suis pas mis sur mon trente et un: j’avais juste hâte de partir de Saint-Luc. J’avais affaire à un infirmier désagréable, je n’étais pas dans une situation apaisante. Avec Zoé, aux soins intensifs, j’étais aux petits oignons; aux soins courants, je suis le numéro “chambre 612/2.” Un numéro. Songez que toute la Belgique des cardiaques se retrouve à Saint-Luc… et autres demandant des soins particuliers. Ce n’est plus un hôpital, mais une industrie.

Dans l’ambulance qui file dare-dare sur l’autoroute, c’est à peine qu’on voit le temps passer ! L’infirmière qui m’accompagne est fort jolie; l’infirmier conducteur ressemble comme deux gouttes d’eau à un joueur du club de rugby… et cela soulève en moi de sordides souvenirs.
Je ne sais pas par où ils sont passés, mais le voyage fut bref! J’entendais la sirène, je ressentais la vitesse imprimée sur mon corps. Dans cet habitacle médicalisé de plastique blanc, je ne voyais rien de l’extérieur mais après une heure, suite aux divers ralentissements et virages, j’ai compris que nous approchions de l’hôpital de Tournai.

Une semaine déjà que je fus opéré! Tout va si vite. Et maintenant…?
Octave me manque. Je m’inquiète de ma maison. Je donnerais tout juste pour aller voir, mais je suis condamné à une semaine encore de soins. Je dors pour passer le temps. J’ai des livres que je ne lis pas. Je ne réponds pas toujours aux messages sur mon gsm. Je reçois des visites oui merci, mais cela ne me dit rien sur Octave et mon logis. Vivement vendredi 7 février, jour de ma sortie!

Jeudi six février, on m’enlève les agrafes de sutures. Sur le torse, c’est horrible. Pareil sur le bras gauche et ma jambe. Quelques instants après, la suture sur mon bras éclate partiellement et du sérum coule à flots. M***e! Cela me donne l’occasion de voir ma propre chair, bien rouge vif. Les infirmières décident d’appeler le chirurgien. Qui arrive seulement le soir et déclare que la situation est préoccupante; ordonne le prolongement de mon séjour à l’hôpital. Je bondis et je proteste! Quand je ne suis pas d’accord, je le fais savoir! Moi qui aie hâte de retrouver ma maison, Octave… je fais tout pour obtenir la sortie ce vendredi! Supplier, râler; être casse-couilles, protester si bien qu’à la fin, j’ai fait céder le personnel soignant! La condition: avoir une infirmière et une bonne prise en charge de soins.

Je suis rentré chez moi et c’était triste. Une maison abandonnée durant une quinzaine de jours, cela se sent. On se sent étranger de chez soi et en plus, Octave est encore chez sa gardienne. J’aurais voulu qu’il me fasse la fête pour m’accueillir. Je ne peux pas en principe piloter une voiture. Le lendemain, la solitude et la tristesse se sont faites trop fortes: je brave l’interdit. Durant la conduite, la plaie recommence à pi**er du sérum. L’essentiel est de reprendre une vie normale au plus vite… après une anicroche avec la gardienne, je récupère mon bébé… qui ne veut pas quitter ses compagnons de jeux!

Onze semaines après le thorax ouvert, la vie a repris. Je ne me sens plus créatif et j’espère que ça va revenir. Les mauvaises impressions, les mauvais souvenirs se dissipent, dit-on. Je me sentais vague, absent. Comme si je voulais réfuter cette lourde opération… ces mauvais moments. Oui, comme du temps de la pompe à morphine, je voudrais peindre des petites fleurs colorées partout! Point besoin de psychotropes: je sais rebondir tout seul. Ça viendra, les amis!

Bonne semaine. Bises à tous.

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