02/08/2026
GETAWAY #2 WALLONIA, BELGIUM
Mons · Tournai
Wallonia holds its own quiet treasures. In Mons, ornate townhouses and delicate ironwork recall a prosperous bourgeois era. In Tournai, one of Belgium’s oldest cities, Art Nouveau façades in blue stone stand alongside Romanesque and Gothic heritage. This journey also invites you to discover two members of the Art Nouveau Network, each offering a unique perspective on the movement: the Maison Losseau in Mons and the Musée des Beaux-Arts in Tournai. A slower, more intimate escape, for those who prefer discovery over crowds.
Mons - Maison Losseau (Photos 2-8)
Behind a discreet neoclassical façade near the Grand-Place, the Maison Losseau hides one of Wallonia’s most extraordinary Art Nouveau interiors. Transformed between 1900 and 1914 at the request of lawyer and collector Léon Losseau, the house was reshaped by architect Paul Saintenoy, with finishing work by Henri Sauvage and Charles Sarrazin, and decorated by leading names of the École de Nancy, including Émile Gallé and the Daum manufactory. Each room follows its own floral theme, fuchsia, orchid, thistle, wisteria, carried from the parquet floors to the ceilings, the stained glass and the wrought ironwork. Recognised as part of Wallonia’s exceptional heritage, the house has housed an interpretation centre on Losseau’s life and collections since 2015.
Tournai - Musée des Beaux-Arts (Photos 9-12)
Designed by Victor Horta, the Musée des Beaux-Arts de Tournai is the only museum the great architect ever conceived from the ground up. Commissioned by patron Henri Van Cutsem to house his collection of modern painting, the building’s distinctive turtle-shaped plan radiates from a central, light-filled hall, an arrangement Horta devised partly in response to the 1911 theft of the Mona Lisa, allowing a single guard to oversee every gallery at once. Construction began in 1912 but was interrupted by the First World War, and the museum only opened in 1928, by which point Horta’s design had evolved from pure Art Nouveau toward an early Art Deco sensibility. The collection itself, featuring Flemish primitives alongside Manet, Monet and Van Gogh, remains one of Belgium’s finest.
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ESCAPADE #2 · WALLONIE, BELGIQUE
Mons · Tournai
La Wallonie recèle elle aussi de trésors plus confidentiels. À Mons, les élégantes demeures bourgeoises et les délicats ouvrages en fer forgé témoignent d’un passé prospère. À Tournai, l’une des plus anciennes villes de Belgique, les façades Art nouveau en pierre bleue dialoguent avec un patrimoine roman et gothique exceptionnel. Cette escapade est aussi l’occasion de découvrir deux membres du Réseau Art nouveau : la Maison Losseau à Mons et le Musée des Beaux-Arts de Tournai, qui offrent chacun un regard singulier sur ce mouvement. Un itinéraire à savourer à un rythme plus lent, loin de l’effervescence, pour celles et ceux qui aiment prendre le temps de découvrir.
Mons – Maison Losseau (Photos 2–8)
Derrière une discrète façade néoclassique, à quelques pas de la Grand-Place, la abrite l’un des plus remarquables intérieurs Art nouveau de Wallonie. Transformée entre 1900 et 1914 à la demande de l’avocat et collectionneur Léon Losseau, la demeure est repensée par l’architecte Paul Saintenoy, avec des finitions réalisées par Henri Sauvage et Charles Sarrazin, puis décorée par plusieurs figures majeures de l’École de Nancy, parmi lesquelles Émile Gallé et la manufacture Daum. Chaque pièce développe son propre univers végétal – fuchsia, orchidée, chardon ou glycine – décliné du parquet aux plafonds, en passant par les vitraux et les ferronneries. Classée au patrimoine exceptionnel de Wallonie, la maison accueille depuis 2015 un centre d’interprétation consacré à la vie et aux collections de Léon Losseau.
Tournai – Musée des Beaux-Arts (Photos 9–12)
Imaginé par Victor Horta, le .tournai est le seul musée que le grand architecte ait conçu de toutes pièces. Commandé par le mécène Henri Van Cutsem pour accueillir sa collection de peinture moderne, le bâtiment se distingue par son plan en forme de tortue, organisé autour d’un vaste hall baigné de lumière. Cette disposition, pensée notamment à la suite du vol de la Joconde en 1911, permettait à un seul gardien de surveiller l’ensemble des salles d’exposition. Commencé en 1912, le chantier est interrompu par la Première Guerre mondiale et le musée n’ouvre finalement ses portes qu’en 1928. Entre-temps, le projet d’Horta évolue progressivement d’un langage Art nouveau vers les premières expressions de l’Art Déco. Les collections, qui réunissent les primitifs flamands aux côtés d’œuvres de Manet, Monet ou Van Gogh, comptent aujourd’hui parmi les plus remarquables de Belgique.