Cette boite emblématique, qui a toujours été plus qu’une boite, est le centre et le moteur d’une exposition qui s'ouvre aux différentes composantes festives du monde de la nuit à Bruxelles, mais aussi d’un livre qui raconte cette fabuleuse aventure, et d’un film qui retrace les années de création « Mirano 80, l’espace d’un rêve »
Nous vous attendons, avec impatience, aux Halles Saint Gery, le vend
redi 18 juin, à partir de 18h. L’entrée sera libre et gratuite. Plus d’information, prochainement !
18/06/2021 - 08/09/2021
C’est après plusieurs séjours aux États-Unis qu’Aldo Gigli a l’idée de fonder ce club. Son inspiration ? Le studio 54, le haut-lieu du disco à New York fréquenté par de nombreuses stars du moment, y compris l’artiste contemporain Andy Warhol. Rejoint par Paul Sterck, ils décident ensemble de construire une grande discothèque dans un vieux cinéma de quartier désaffecté dans la commune de Saint-Josse. "On était porté par une ambition : être les meilleurs", confie Aldo Gigli. Constamment à la recherche de nouvelles tendances ils passent près de trois décennies à se réinventer : soirée Glam or Die, Néo-Psychédélique, ou sur le thème de l’Opéra… Même si ses décors sont fabriqués avec les moyens du bord, le Mirano fait vite les gros titres de la presse de l’époque, qui parle carrément de "petit Hollywood". Et pour cause : tout le gratin se presse au Mirano ! Le chanteur Prince et l’iconique Grace Jones y donnent des concerts, et des célébrités se ruent dans le club : Jean Marais, Jean-Paul Belmondo, Étienne Daho, Lenny Kraviz, Clémentine Célarié… La liste est longue ! "Rencontrer tous ces gens, c’était magique" s’extasie Jean-Pierre Mels, qui a plaqué son métier de facteur pour se lancer dans cette grande aventure qui aura duré près de trente ans. "C’est le public qui a fait le Mirano", analyse Paul Sterck. La file pour pénétrer dans la discothèque était longue : les mannequins, les photographes et les publicitaires côtoyaient la jeunesse locale dans une synergie qui a marqué les années 80 et 90. "Si c’était à refaire, on le referait encore plus fort !", s’exclame Aldo Gigli