02/03/2026
Le dernier rapport de l’organisation européenne ILGA-Europe (International Le***an, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association) constate une augmentation des agressions, du harcèlement et des discours haineux en 2025.
Unia avait déjà alerté sur la situation en 2023 : sur 157 situations signalées et traitées pour homophobie, plus de la moitié impliquaient des actes de haine, comme des violences physiques (coups et blessures) ou psychologiques (intimidations et harcèlements). Ces données ne reflètent qu’une partie des violences réellement vécues, seules 14 % des victimes portant plainte. Les auteurs ? Souvent de jeunes hommes (moins de 30 ans), parfois en groupe, ciblant des hommes homosexuels via des pièges sur des applications de rencontre : les victimes se rendent à ce qu’elles croient être un rendez-vous, se font battre et parfois voler.
Plus inquiétant encore : une étude flamande montre qu’aujourd’hui, près d’un élève sur cinq estime qu’une agression contre une personne homosexuelle peut être « acceptable ». En 2018, c’était moins d’un sur dix.
La Belgique se classe pourtant deuxième parmi les pays européens en matière de protection des droits des personnes LGBTQI+, mais elle n’échappe pas à la tendance plus large en Europe, où les agressions et le harcèlement sont en hausse.
Ces violences ne tombent pas du ciel. Elles s’inscrivent dans un climat de polarisation, où on ne peut pas écarter la lourde responsabilité de la diffusion et de la banalisation de discours homophobes, transphobes, misogynes et masculinistes, ou plus largement « anti-woke » portés par l’extrême droite partout en Europe. La directrice de plaidoyer d’ILGA parle « d’une tendance familière dans l’histoire : la stigmatisation, la désinformation et la désignation de boucs émissaires finissent par légitimer les reculs de droits fondamentaux et nourrir les violences ».
Pauline F.
Sources : ; ILGA-Europe – 26/02/2026 ; Euro news – 22/05/2025 ; Stop Homophobie – 17/05/2025 ; VRT NWS – 12/05/2025 ; Belga – 26/02/2026