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Critique de film : SCARY MOVIEDe : Michael TiddesAnnée : 2026Pays : États-UnisGenre : Comédie ParodiqueAyant grandit ave...
06/11/2026

Critique de film : SCARY MOVIE
De : Michael Tiddes
Année : 2026
Pays : États-Unis
Genre : Comédie Parodique

Ayant grandit avec la saga SCARY MOVIE durant mon adolescence, chaque sortie de cette franchise qui parodie les grands classiques de l’horreur est pour moi un petit événement en soi, même si on va pas se mentir, avec le recul et l’âge, je trouve personnellement que ce genre d’humour vieilli très mal. La franchise SCARY MOVIE quant à elle, décline d’épisode en épisode, car si pour moi les 2 premiers volets sont cultes, le premier intouchable même, ceux qui ont suivi étaient assez médiocres.
C’est donc sans grand enthousiasme que je suis retourné en salles voir ce sixième opus de la saga, 13 ans après un SCARY MOVIE 5 dont je n’ai presque aucun souvenir, et même si je ne m’attendais à rien en particulier, j’ai quand même été déçu.

Les frères Wayans sont donc de retour à la production, et aussi à l’acting, dans ce SCARY MOVIE sauce 2026, et la première impression, c'est que cette franchise a du mal à se sortir de sa génération, on dirait qu’elle est restée dans les années 2000 et qu’elle refuse d’évoluer.
On passera sur le choc générationel, entre les personnages iconiques du premier volet qui font leur grand retour dans l’unique but de carresser la fibre nostalgique du spectateur, et leurs enfants, tristes clichés adolescents de la génération actuelle pourrie gâtée.
SCARY MOVIE est une comédie intergénérationelle ratée, qui tente de faire de l’humour caustique en se moquant du wokisme, mais qui vise constamment à côté. Et pour ce qui est des blagues potaches et de l’humour en dessous de la ceinture, comme la saga elle-même, ça vieilli très mal.

Le film se décompose en 3 actes bien distincts qui illustrent tour à tour le déclin, où plutôt le naufrage du récit.
Le premier tiers fait la part belle à l’introduction de nouveaux protagonistes, et aux retours des anciens, on commence le film avec le sourire aux lèvres, et quelques pitreries bienvenues.
Ensuite, plus la narration avance, et plus on a du mal à saisir l’intention du réalisateur, les vannes deviennent moins drôles, difficile de se forcer à rire. Et le côté méta du film est beaucoup trop appuyé, sans compter les références lourdingues, on se demande s'ils ne prennent pas les spectateurs pour des débiles profonds.
Mais le pire du pire arrive avec cette troisième et dernière partie, complètement en roue libre, où on passe toute la fin du visionnage à pouffer et à lever les yeux au ciel devant tant de médiocrité. Et le pire , c'est que le film part dans un hors-sujet total, qui se dénoue façon film d’action à la JOHN WICK. Mais où sont passées les scènes parodiant les films d’horreur ?

C’est là le plus gros point noir du film: il ne se contente plus de parodier des films existants, mais tisse son scénario autour de son propre culte, celui des 2 premiers SCARY MOVIE, les scènes parodiques n’existent maintenant plus que pour illustrer des scènes de mises à mort "à la façon de...", ce qui dénature complètement l’esprit Scary Movie, et donne une narration absolument décousue, une succession de scènes qui n’ont plus aucun rapport les unes entres les autres.
Le summum étant atteint avec la parodie de LONGLEGS, qui introduit un ancien personnage iconique de SCARY MOVIE 2, mais qui n’a absolument rien à voir avec le reste de l’histoire. Après consultations des autres avis, paraît-il qu'il y a un lien avec la scène post-générique, que je n’ai pas vue, tellement c’était déjà difficile de rester dans la salle jusqu'à la fin du film.

SCARY MOVIE version 2026 se vautre dans les grandes largeurs, en s'essayant maladroitement à une déconstruction de son propre mythe. Il vise complètement à côté en tentant d’attirer la jeune garde avec ses personnages tellement caricaturaux que ça en devient juste pas drôle, et perd à la fois le public de fan de la première heure, venu par nostalgie d’un humour potache très typé années 2000, et qui aurait mieux fait d'y rester finalement.

Quand j’étais gamin, j’adorait SCARY MOVIE pour son humour p**i c**a et porté sur le cul, mais une vingtaine d’années plus t**d ça ne me fait plus du tout rire, au point que je redoute maintenant de revoir les 2 premiers par peur d’être désappointé.
On pourrait toujours se consoler en jouant sur la comparaison entre les films d’horreur parodiés, et la réinterprétation qu’en fait SCARY MOVIE, mais là encore, cet épisode est plus que décevant de ce côté.
Il a quand même réussi à m’arracher quelques sourires avec ses clins d'œils à THE SUBSTANCE, GET OUT, où encore ÉVANOUIS, mais bien loin des barres de rires que j’aurais aimé retrouver.
Même si son succès au box-office, nostalgie oblige, est au rendez-vous, l’accueil du public n’est pas à la hauteur des attentes et c’est bien mérité, c’est pas catastrophique mais presque, en tout cas c’est un humour dépassé et d’un autre temps, les Wayans auraient mieux fait de rester au placard.
On est bien loin de la qualité des films à l’humour grotesque et absure des Z.A.Z par exemple, qui eux, proposaient de vraies parodies marrantes. Dans la catégorie des films parodiques, les HOT SHOTS resteront à jamais mes préférés.

Ma note : 3/10

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Critique de film : QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITEDe : Julia KowalskiAnnée : 2025Pays : France/PologneGenre : Drame/Fantastiqu...
06/08/2026

Critique de film : QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE
De : Julia Kowalski
Année : 2025
Pays : France/Pologne
Genre : Drame/Fantastique

Après un drame sociétal réalisé en 2015, la réalisatrice polonaise Julia Kowalski, s’essaye à l’horreur avec son court-métrage J’AI VU LE VISAGE DU DIABLE en 2023, dans lequel une jeune femme est persuadée d’être possédée par le diable.
Deux ans plus t**d, elle revient avec plus de moyens pour nous offrir un nouveau long-métrage, dans lequel elle propose un délicat mélange de ces deux genres, à savoir, le drame familial rural d’un côté, et la folk horror de l’autre, avec ce THE VVITCH du pauvre, comme pourraient le qualifier les mauvaises langues.

Car autant le dire d’entrée, QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE, est un film de sorcellerie, qui en raison de son petit budget, place plus de pions dans la catégorie dramatique que dans le spectacle horrifique.
Nous suivons une famille polonaise immigrée quelque part dans la campagne française, le père s’installe avec sa fille et ses deux fils dans une exploitation agricole où ils élèvent des bovins.
La morosité du quotidien bascule quand leur sulfureuse voisine refait surface dans le village, déclenchant chez la jeune femme des pouvoirs incontrôlables lorsqu'elle éprouve du désir.

Dit comme ça, on pourrait penser à un énième drame sur l’amour lesbien ou encore à un récit d’émancipation féminine, qui n’utilise l’horreur qu’en toile de fond pour illustrer le rejet et l’incompréhension des autres. Et bien QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE, c’est exactement ça, mais c’est aussi tellement plus.
En effet, de son portrait acide de la ruralité, la réalisatrice n’est pas franchement tendre avec sa vision des moeurs de la campagne, à son jusqu'auboutisme dans son propos, le film ne fait pas dans la demi-mesure, bien qu’il reste relativement soft et sur le retenue dans sa mise en scène.
La faute à des ambitions au delà de ses moyens, mais on ne va pas lui en tenir rigueur.

Le film est audacieux en dépeignant la violence ordinaire, ce qui s’avère risqué mais néanmoins payant, et il sait se montrer convaincant en entretenant subtilement le flou entre la réalité et les hallucinations de son héroïne. On nage littéralement entre deux eaux, avec ce drame très terre à terre d’un côté, et une histoire de possession héritée du folklore et des légendes polonaises.
De quoi nourrir le suspens et garder le spectateur en alerte jusqu'au dénouement.

Même s’il souffre de quelques maladresses, et d'une rage féministe légèrement excessive (mais nécessaire ?) trop appuyée par moments. Les personnages masculins, hormis le père protecteur, sont tous des porcs immondes, pas franchement de nuances ne sont ici proposées, le point de vue de la réalisatrice est, dirons nous, trop subjectif.
On ne pourra cependant pas la blâmer d’aller au bout de ses idées et de ne faire aucune concession, la subtilité attendra, même si on est en droit d’être déçu tant les premiers plans désolés sur la campagne, avec cette photographie terne maladive, nous induit en erreur sur le côté contemplatif et feutré, qu’on aurait aimé retrouver avec ce genre de pellicule.

En définitive, même si la comparaison avec un GRAVE ou un SAINT MAUD pourrait être évoquée, QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE, ne ressemble à rien de ce qui a été fait auparavant, une vraie proposition audacieuse et originale de film de possession, dans une atmosphère rurale des plus hostiles.
Une œuvre atypique fiévreuse et hautement symbolique, qui se heurte à ses propres limites et à son manque de finesse dans le message qu’il souhaite véhiculer, même s’il est assumé jusqu'au bout. À voir pour la prestation de son actrice principale, et aussi pour cette froideur retranscrite à l’écran qui suinte le malaise, un film qui sait s’y prendre pour déranger et questionner le public.

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Critique de film : IRON LUNGDe : Mark FischbachAnnée : 2026Pays : États-UnisGenre : Science-Fiction/HorreurQuand en 2022...
06/05/2026

Critique de film : IRON LUNG
De : Mark Fischbach
Année : 2026
Pays : États-Unis
Genre : Science-Fiction/Horreur

Quand en 2022, le youtubeur spécialisé dans le jeu vidéo Mark Fischbach a.k.a. Markiplier, 40 millions d'abonnés, se prend de passion pour le jeu indépendant "Iron Lung", il lui vient en tête l'idée de passer à la réalisation d'un film d'horreur adapté de ce jeu d'ambiance à l'atmosphère lourde et pesante, qui sent bon les mythes lovecraftiens et la sf dystopique.

Dans un univers post-apocalyptique où toutes les étoiles ont disparu, réside une lune uniquement constituée d'un océan de sang.
L'action se déroule presque intégralement à bord d'un vaisseau sous-marin, dans lequel un prisonnier, incarné par le réalisateur lui-même, converti sa peine en mission d'exploration dans ces abysses insondables et mystérieuses, à la recherche d'un éventuel remède à l'extinction complète de l'humanité.

Je ne me permettrai pas de comparer IRON LUNG le film, avec le jeu vidéo, pour la bonne et simple raison que je ne connaissais absolument pas avant la sortie du film, et que niveau jeu vidéo de toute façon je n'ai aucune connaissance. Mais de ce que j'ai pu en lire, le jeu était très minimaliste et se concentrait à restituer une atmosphère claustrophobique.
Quand au réalisateur, Markiplier, il signe ici son premier film en tant que réalisateur et acteur principal, même s'il est soutenu par une énorme communauté de fans, un tel exercice peut s'avérer périlleux. De grosses attentes pour ceux qui le suivent donc, et une curiosité pour les autres qui découvrent ses travaux.

Et déjà au premier abord, on peut constater que c'est plutôt correct, l'ambiance lourde et le mysticisme autour de cette histoire dans cet environnement étriqué qu'est la cabine de pilotage du sous-marin, sont restranscrits à merveille. Dès les premières minutes, le spectateur est prisonnier avec le protagoniste principal et découvre l'intrigue petit à petit sans en savoir d'avantage sur les tenants et aboutissants d'une telle mission.
Ce qui fait que notre attention est captée d'entrée de jeu. Mais le problème principal réside dans la narration et la mise en scène qui nous font perdre l'intérêt suscité au départ.

En effet, pas évident de suivre un développement d'intrigue et de personnage sur une durée de 2h sans tourner et rond dans un décors aussi minimaliste, l'effet jeu video est trop présent. Les premières péripéties dans le récit arrivent de façon trop mécaniques, à la limite du ludique, ce qui en soit est une bonne chose pour retenir l'attention du spectateur, mais au final fait plus penser à une cinématique de jeu plutôt qu'à une réelle expérience de cinéma d’horreur. Tout cela, même si le spectacle horrifique est au rendez-vous, débauche d'hémoglobine, monstres titanesque des abysses évoquant énormément Lovecraft et sf dystopique sur fond de fin du monde, sont au programme.

Pour résumer, IRON LUNG est une adaptation ambitieuse pour un réalisateur novice et inexpérimenté, un pari risqué donc. Même s'il se base sur une histoire intéressante de prisonnier en mission su***de, jamais cette idée n'est exploitée jusqu'au bout, le réalisateur préfèrant enchaîner sans réelle variation ni temps fort, on ne ressent pas de crescendo dans la tension, ce qui est très dommageable.
S'il est visuellement et esthétiquement très réussi, il souffre d'une véritable monotonie et d'une fadeur du personnage principal, qui font retomber tout l'enthousiasme du début du film.
L'exercice était passionnant mais on finit inévitablement par s'ennuyer, une bonne demi-heure de moins aurait été plus adaptée à ce genre d'intrigue à mon avis.
Même si les intentions sont louables et que certaines qualités sont a mettre en avant, réalisateur de film d'horreur n'est pas un métier facile, et Markiplier nous le prouve, son IRON LUNG aura toutefois reçu un accueil plutôt chaleureux par sa fan base, tant mieux pour lui, mais si vous êtes cinéphiles passez votre chemin.

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NOUVELLE VIDEO : 10 Films de Genre à (Re)Découvrir selon MAD MOVIESAprès avoir passé 6 ans à retrouver tout les titres é...
06/02/2026

NOUVELLE VIDEO : 10 Films de Genre à (Re)Découvrir selon MAD MOVIES

Après avoir passé 6 ans à retrouver tout les titres évoqués dans cette liste de 100 films, j'ai compilé un petit TOP10 pour vous faire re-découvrir certains films, parfois méconnus.

Vos retours sont toujours grandement appréciés, bon visionnage.

En 2019, le magazine MAD MOVIES, spécialisé dans le cinéma de genre...

Critique de film : COLONYDe : Yeon Sang-hoAnnée : 2026Pays : Corée du Sud Genre : HorreurIl y a maintenant 10 ans tout p...
05/31/2026

Critique de film : COLONY
De : Yeon Sang-ho
Année : 2026
Pays : Corée du Sud
Genre : Horreur

Il y a maintenant 10 ans tout pile le réalisateur coréen Yeon Sang-ho, nous pondait son DERNIER TRAIN POUR BUSAN, sans doute un des meilleurs films de zombie du XXIe siècle.
Mais le bonhomme ne s'est pas arrêté en si bon chemin, puisque la même année, il sortait de façon beaucoup plus discrète sa préquelle SEOUL STATION, un animé aussi sous-estimé qu'il est passé un peu inaperçu suite au succès de son grand frère, et pourtant il est presque aussi excellent, et a même été réalisé antérieurement.
Quatre ans plus t**d, en pleine crise covid, sort PENINSULA, encore un film de zombie, mais cette fois-ci d'une qualité très en dessous de ce qu'avait montré le réalisateur auparavant.
Donc, à l'annonce de la sortie de COLONY, 4e film d'infectés à l'actif du réalisateur coréen, on est en droit de se demander si le mec ne sait faire que ça, où s'il n'aime faire que ça. Pourtant il nous avait épaté récemment avec son dernier film en date, RÉVÉLATIONS, un thriller froid dans la plus pure tradition coréenne.

COLONY, comme son nom l'indique, est un film de zombie/infecté d'un nouveau genre, puisqu'il utilise ici le prisme de la contamination parasitaire, et le comportement grégaire de certains insectes. De quoi donner un nouveau souffle à la mythologie des zombies.
Dans une tour d'immeuble, lors d'une conférence d'une grosse entreprise de la biotechnologie, un ancien scientifique licencié par cette entreprise, revient se venger en inoculant un virus très contagieux aux personnes présentes.
Un scénario assez original, même si la narration va inévitablement tomber dans les tropes habituels du film de zombie.

L'idée de départ était toutefois innovante, des zombies qui se contaminent et se comportent comme une colonie d'insectes, leur but est plus de contaminer un maximum de personnes, plutôt que de dévorer de la chaire humaine. D'ailleurs on est ici plus face à des infectés que des zombie à proprement parler, bien qu'ils soient véhéments et violents, c'est une nuance à souligner.
Pour le biologiste de métier que je suis, cette approche entomologiste du mythe sur fond de bio-terrorisme, est très séduisante, et ne manque pas de cohérence vis-à-vis du comportement des infectés. Échange d'information via phéromones, et phénomène de leader qui entraîne la colonie, on est dans du plausible, on sent que l'équipe du film a fait quelques recherches scientifiques pour se renseigner.

Après, il faut aussi voir le film pour ce qu'il est, un film de zombie, et là malheureusement, on est complètement sur de la redite.
Pire même, le réalisateur s'auto-plagie en nous ressortant les mêmes clés de récit que ses autres films, la même gallerie de stéréotypes parmis les personnages de son petit groupe de survivants, le développement de l'histoire est archi-prévisible, et inévitablement il saborde presque à lui tout seul l'originalité de son propos de départ.
Pu**in, que ça devient difficile de faire un film d'infecté qui sort du lot, sans perdre le spectateur, sans sortir des sentiers battus, et surtout sans tomber dans le ridicule d'une série Z en tentant de la nouveauté et uen certaine prise de risques.

On se contentera au moins avec COLONY, d'une proposition originale dans son scénario, même si très conventionnelle dans son récit, heureusement portée par une mise en scène soignée, et un rythme plutôt soutenu qui ne souffre guère de temps mort. Pour une fois on n'a pas droit à ce ventre mou au milieu du film, qui revient très régulièrement dans les films de zombie. Le dénouement également est aussi bien réussi, tant dans sa cohérence narrative que dans son écriture, c'est déjà une bonne consolation.

Pour ce qui est de mon appréciation globale du film, elle est très mitigée. Alors oui, Yeon Sang-ho sait faire des films d'infectés passionants, mais il n'empêche qu'au bout du 4ème film axé sur la même thématique, il ne peut s'empêcher de se recopier et de recycler des vieilles idées, qui, si elles ont été diablement efficaces dans son premier film, sont ici pas franchement surprenantes car prévisibles.
Tenter un renouveau dans la mythologie des zombies est toujours bienvenu, mais il faudrait également voir à innover dans le déroulé des événements. Car si à l'instar du DERNIER TRAIN POUR BUSAN qui se passait à bord d'un wagon, COLONY déplace ici l'action dans une tour d'immeuble, on est toujours sur la même configuration de survival pour un petit groupe de personnes qui s'égrenne à mesure que le récit avance, jusqu'au dénouement où seulement 1 ou 2 personnes trouvent leur salut.
À voir donc pour la curiosité, plus que pour l'originalité, rien de bien nouveau à se mette sous la dent. Yeon Sang-ho bien qu'il confirme au passage son statut de réalisateur de référence en matière de zombie, nous donne aussi l'impression qu'il ne fera jamais mieux qu'à ses débuts. Peut être serait-il temps pour lui de s'essayer à d'autres genres.

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Critique de film : MONKEY'S MAGIC MERRY GO ROUNDDe : Aidan LearyAnnée : 2024Pays : États-UnisGenre : Horreur/Comédie?Il ...
05/26/2026

Critique de film : MONKEY'S MAGIC MERRY GO ROUND
De : Aidan Leary
Année : 2024
Pays : États-Unis
Genre : Horreur/Comédie?

Il y a des films comme ça, qu’on aime autant qu’on déteste, dont le premier visionnage était aussi douloureux que fascinant, dont on se fait la réflexion que c’était trop long, mais en même temps on a rarement vu un truc aussi passionant.
Ce premier long-métrage du réalisateur américain Aidan Leary, dont c’est le premier essai, fait partie de ce genre de film, et il vient d’arriver sur Shadowz, éternels dégotteurs de bizarreries en tout genre.

MONKEY’S MAGIC MERRY GO ROUND, et c’est l’unique et dernière fois que j’écris ce pu**in de titre, est une parodie de programme audiovisuel pour enfant, sorte d’ÎLE AUX ENFANTS, pour ceux qui sont assez vieux pour avoir connus.
On retrouve un animateur, joué avec une justesse et une variation f***es par Michael Gillio, dans un décors de studio aux allures de jardin d’enfants, qui entre deux comptines inoffensives sur l’amitié, évoque la perte de mémoire dont il a apparemment été frappé.
Ses amis, des marionnettes à voix humaine, le poussent à se souvenir de son passé, quitte à raviver des souvenirs douloureux et à lui faire perdre pied avec la réalité.

Bon. Difficile de donner un avis tranché, tant ce film est un condensé de cauchemar, aussi éprouvant sur la durée, qu’intéressant dans sa forme.
Dès les premières secondes de cette "émission pour enfants en direct" on se rend compte que quelque-chose cloche. L’animateur, seul humain en scène au beau milieu de créatures animées, sorte de marionnettes ultra flippantes qui n’ont rien à faire dans un programme pour enfants, nous met tout de suite en garde du cauchemar insidieux qui s’est produit, où qui va se produire.
Regard fuyant, sourire faux et visage crispé, hésitations dans la voix, tant de petits détails pour nous alerter qu’on est pas en lieu sûr dans cette émission, que ce soit sur le plateau de tournage ou devant notre écran.

La suite confirme très vite le côté déviant et la tournure cauchemardesque des évènements, pour notre personnage principal, qui met en scène son trauma d’enfance, puisqu’il est à la fois acteur et spectateur du malaise qui va s’installer dans le programme.
Et c’est là où la prise de risques tentée par le réalisateur flirte dangereusement avec le flop. Une fois qu’on a saisi la finalité d’une telle proposition, on attend impatiemment le développement de son personnage, son côté hésitant et ses non-choix, donnent ce sentiment de très vite patiner, d’avancer très lentement dans le récit et ce, de manière très répétitive.

L’exercice de style est franchement audacieux et intéressant, mais sacrément casse-gueule, et c’est difficile de tenir 1h30 sans lâcher le train en route à plusieures reprises.
Heureusement, les quelques sursauts narratifs entretiennent le malaise, que ce soit dans les scènes d’action qui partent assez loin dans leur délire, ou bien ces moments hallucinés dans la psyché d'un personnage torturé, qui n’aura de cesse de distordre le réel, bien aidé par ses inquiétants camarades de jeu, aussi rebutant par l’apparence physique que dans leurs intentions.

Je comprend que beaucoup seront vite perdus, avec ce rythme lent et ce manque d’action flagrant, mais la force de cette œuvre c’est de cultiver le malaise jusque dans les moindres détails.
Comme le décrit si bien Shadowz, nous avons là un cauchemar fiévreux qui détourne tout les codes de l’émission télé innocente pour enfant, pour les pervertir de l’intérieur, c’est plutôt bien résumé et l’effet est réussi, on se sent vraiment mal à l’aise du début à la fin pour le coup.

Un film expérimental à ne pas mette entre toutes les mains, plombé par son manque de rythme et son développement plus que prévisible, mais fort heureusement qui va au bout de ses idées quand il s’agit de mettre le spectateur dans un situation inconfortable, face à ses peurs les plus enfouies. En pervertissant un programme télévisé destiné à être perçu comme un refuge réconfortant, le réalisateur bouscule nos repères et nous prend en otage dans ce jardin d’enfant, pas si innocent, dont aucun échappatoire n’est possible avant le dénouement final.
L’exorcisme d’un trauma d’enfance, mis en scène dans une parodie oscillant entre le MUPPET SHOW et MEET THE FEEBLES.

Critique de film : PASSENGERDe : Andre ØvredalAnnée : 2026Genre : Épouvante-HorreurPays : États-UnisAprès la grosse surp...
05/22/2026

Critique de film : PASSENGER
De : Andre Øvredal
Année : 2026
Genre : Épouvante-Horreur
Pays : États-Unis

Après la grosse surprise de l'année avec OBSESSION, voici que sort une semaine plus t**d au cinéma, ce qui pour l’instant, est ma plus grosse déception de cette année 2026 en terme de cinéma d’horreur : PASSENGER, du norvégien Andre Øvredal. Lui qui s'est fait remarqué avec l'excellent found footage TROLL HUNTER en 2012, puis avec le très flippant film de sorcière THE JANE DOE AUTOPSY en 2016, avant de complètement sombrer dans le patos et le réchauffé avec la purge LE DERNIER VOYAGE DU DEMETER sorti il y a 2 ans.
Pas de quoi rassurer donc, avant la sortie de sa nouvelle réalisation, même si sur le papier ça semblait très prometteur au premier abord.

PASSENGER, nous raconte l’histoire d’un jeune couple qui part vivre l’aventure sur la route, dans leur van aménagé. Alors qu'ils roulent de nuit sur une route isolée, ils sont témoins d’un violent accident de la route, causé par une entité démoniaque qui s'en prend aux rouleurs nocturnes égarés.
Plutôt original comme synopsis, on a donc là le tout premier film d’horreur sur la van life, si on exclut évidement les slashers et autres road movies d’horreur, du genre LA COLLINE A DES YEUX et sa scène traumatisante de l’attaque de la caravane.

Un postulat de départ novateur et sacrément séduisant, mais l’enthousiasme retombe malheureusement très vite.
Dès la scène d’intro, pourtant très tendue et superbement mise en scène, on sait qu'on va se diriger vers un film d’épouvante ultra classique, avec une narration et un dénouement convenus, quasiment aucune surprise à se mettre sous la dent, tellement le réal a activé le mode pilote automatique dans son scénario.
Une frustration d’autant plus grande, que les idées de mise en scène dans les moments d’horreur sont très intéressantes, mais à chaque fois désamorcées par une absence de prise de risque.
On passera sur les jumpscares trop appuyés et pas franchement bien utilisés, avec cette ambiance sonore agressive, on les voit venir à 10km et on s'en lasse très vite.

Même si la mise en scène est bien foutue dans les scènes de flippe, on a le sentiment que tout est fait avec retenue, il y avait pourtant un potentiel énorme à exploiter, entre les routes forestières mal éclairées de nuit et les scènes à l’intérieur du van (notamment avec la dashcam), qui auraient méritées d’être plus développées, on passe à côté de choses énormes pour se contenter de suivre une route toute tracée vers de l’épouvante de fan service. On ne retiendra pas les décisions absurdes des personnages, les avancées stupides dans le récit (toutes les 10 minutes à peu près on a le droit à du "comme par hasard") et ce dénouement christique tellement grotesque.

Bon on est tout de même pas sur du naufrage total comme avec LE DERNIER VOYAGE DU DEMETER, mais on est bien loin du prime dans la carrière de réalisateur d’Øvredal.
La tension est quasi inexistante, peut être à cause du jeu très médiocre des personnages, ou alors est-ce en raison d’une narration trop lisse, trop prévisible, ce qui gâche grandement les frissons qu’on aurait été é droit d’attendre avec un tel pitch. Deux ou trois bonnes idées sont à souligner, cette scène sur le parking où encore celle avec le vidéo projecteur dans la forêt, mais le suspens retombe hélas beaucoup trop vite.

En résumé, PASSENGER est une grosse déception. D’un scénario innovant sur le papier, on ne retrouve pas beaucoup le suspens qu’on attendait, les qualités indéniables de mises en scène sont automatiquement plombées par une narration trop convenue qui ne prend aucun risque et reste dans les sentiers balisés du film surnaturel classique.
Rester sur le routes balisées de l’horreur, sans emprunter des chemins de traverse inconnus et risqués, c’est un peu un comble pour un film sur la van life, non ? En tout cas ce film est très frustrant, au moins l'affiche est magnifique et le générique de fin signé Iggy Pop rehaussent mon avis global.

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Critique de film : OBSESSIONDe : Curry BarkerAnnée : 2026Genre : Épouvante-Horreur Pays : États-Unis Parfois les bonnes ...
05/19/2026

Critique de film : OBSESSION
De : Curry Barker
Année : 2026
Genre : Épouvante-Horreur
Pays : États-Unis

Parfois les bonnes surprises viennent de nulle part quand on s'y attend le moins.
C'est complètement le cas avec ce premier film de Curry Barker, jeune réalisateur qui s'est fait connaître sur YouTube par ses vidéos humoristiques avant de prendre le chemin de l'horreur.
Son premier court métrage de 2022, THE CHAIR, était d'ailleurs une pépite de créativité et de flippe, mais c'est avec son moyen-métrage en found foutage MILK & SERIAL, entièrement auto-produit avec les moyens du bord, que sa réputation s'est amplifiée jusqu'à atterrir entre les mains des studios Focus Feature (je vous invite à regarder ces 2 films, ils sont gratuits sur YouTube)
De quoi piquer la curiosité de Blumhouse qui a acquéri les droits de distribution, mais aussi de quoi refroidir notre enthousiasme, quand on sait que ce studio à la fâcheuse tendance à transformer en m***e tout ce qu'il touche ces dernières années.
Comme quoi il ne fait jamais dire jamais, on tient ici leur meilleure production depuis GET OUT en 2017, rien que ça.
Je vous explique pourquoi OBSESSION, c'est génial.

Nous suivons donc Bear, jeune homme timide et introverti, secrètement amoureux de sa collègue de travail Nikki, à qui il peine à déclarer ses sentiments.
Un soir alors qu'il est au fond du trou après une série de déconvenues, il tombe par le plus grand des hasards sur un gadget dans une boutique d'ésotérisme, censé exaucer un vœu.
Miraculeusement, son vœu se réalise instantanément et déclenche malgré lui, le début d'une relation toxique cauchemardesque.

Quel coup de génie de proposer un film d'épouvante si efficace et tellement dans l'aire du temps, avec un concept si simple.
Curry Barker, jeune talent émergeant du cinéma d'horreur, frappe un grand coup à seulement 26 ans, un assenant une gifle à toute une génération de salles gosses pourris gâtés biberonnés aux comédies sentimentales mielleuses, avec cette histoire morbide de dépendance affective, qui va loin, très loin dans les excès.

Déjà, pour ce qui est de l'aspect horrifique, le mec a tout compris, dans les cadrages, la photographie, la direction d'acteurs (on y reviendra), tout est pensé à la perfection pour pousser le spectateur hors de sa zone de confort, notamment avec certaines scènes où le malaise est palpable, presque gênant. Et il n'en oublie pas pour autant de doser intelligemment l'humour noir, et les saillies gore bien vicieuses (il fait d'ailleurs un clin d'œilàson premier court THE CHAIR dans une scène d'anthologie), pour rappeler que l'horreur, c'est d'abord fait pour bousculer le spectateur, le pousser dans ses retranchements.

En ce qui concerne la dramaturgie, là encore, le cinéaste frappe fort, avec cette fausse comédie sentimentale à base de romance nocive, qui illustre à merveille les dérives de la toxicité qui peut s'installer dans le couple.
On inverse les rôles, l'homme devient victime de l'emprise de sa compagne et de sa nature dangereuse, et sa timidité, couplée à la lâcheté de mettre fin à cette relation pour la seule et unique raison que c'est son vœu le plus cher, le pousse à accepter cette relation toxique.

Mais on peut aussi analyser la toxicité de ce couple par le personnage de Nikki, elle est sous envoûtement, donc irresponsable de ses actes, et également privée de son libre-arbitre. De plus, elle est la victime d'une situation à laquelle elle n'est ni responsable, ni consentante. Là encore, on a un bel exemple des dérives d'un pervers narcissique. Ok, le mec est victime des exactions de sa copine, mais c'est lui seul qui s'est mis dans cette situation par pur égoïsme.
Le personnage de Nikki quand a elle, interprétée par la révélation Inde Navarette, qui livre une prestation mémorable qu'on n'avait plus vu depuis Mia Goth dans la trilogie X, où encore plus depuis Toni Colette dans HÉRÉDITÉ, est incroyablement effrayant.
La palette d'émotion utilisée par la jeune actrice est tout bonnement délirante, tantôt fragile et apeurée, tantôt f***e furieuse au summum du malaisant, quand elle n'est tout simplement pas une menace pour l'intégrité des autres protagonistes, son personnage ne laisse pas indifférent.

OBSESSION est en définitive une agréable surprise, pas étonnant de voir toutes les critiques très élogieuses qu'il a reçu, son très jeune réalisateur prouve qu'avec de l'imagination on peut très bien faire un grand film d'épouvante, avec son lot de frissons et de séquence iconiques, sans pour autant blinder le budget effets spéciaux.
Faire un film aussi percutant et intelligent dans son propos en tout début de carrière, voilà qui promet de belles choses pour la suite, surtout que le mec a déjà 2 projets en cours d'écriture.
Décidément avec cette nouvelle vague de jeunes réalisateurs émergeants et ultra talentueux, le cinéma d'horreur a de beaux jours devant lui.

Toutes mes critiques de film sont à retrouver sur ma page Facebook Terreur Indicible et sur SensCritique.

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