06/28/2026
Tchad One En ce qui concerne Nanou, étant originaire de la même région, je connais une partie de son histoire, notamment à travers les récits de mon grand-père. Je souhaite la partager avec vous.
Nanou est l'une des sous-préfectures de Mégri, dans la région du Wadi-Fira. C'est la terre natale de Hassan Djamous ainsi que de Cemga actuelle Abakar Abdelkrim.
Entre 2011 et 2012, Nanou a connu un conflit territorial avec le défunt président Idriss Déby. À cette époque, il voulait construire bahai avec des fonds publics plus180 milliards . Son projet initial aurait été de développer Bahai en la rattachant à l'Ennedi, la séparant ainsi de la région du Wadi-Fira, alors que, selon les habitants de Nanou, Bahai fait partie de leur territoire. Les populations locales se sont opposées à cette décision.
D'après les habitants de la région, ils disposent de preuves historiques soutenant leurs revendications territoriales. Face à cette opposition, le projet aurait finalement été orienté vers Amdjarass.
Et ceux de mordi était victime aussi.
Je me pose une question : pourquoi, à l'époque du président Hissène Habré, de tels conflits territoriaux n'existaient-ils pas ? À mon avis, le système du MPS a favorisé plusieurs conflits territoriaux et a contribué à réduire progressivement l'importance de la région du Wadi-Fira. Avant l'arrivée du MPS au pouvoir, le Wadi-Fira était considéré comme l'une des plus grandes régions du Tchad. Aujourd'hui, cette réalité semble avoir changé...
On en est marre que la paix règne dans notre région.
🇹🇩 | Nanou : derrière l’alerte des jeunes, les manœuvres dangereuses du pouvoir autour des découpages administratifs
Des jeunes ressortissants de Nanou alertent l’opinion sur un risque de conflit imminent entre deux communautés vivant dans la commune de Nanou, à la suite de la création du canton Baoula en 2021, puis de la sous-préfecture de Bakouassiri, sans délimitation territoriale claire. Dans un pays déjà fragilisé par les tensions communautaires, créer des cantons, des sous-préfectures ou des entités administratives sans clarification des limites territoriales revient à installer les populations dans une confrontation programmée.
Tout porte à croire qu’il s’agit encore de manœuvres du pouvoir, habitué à jouer avec les équilibres locaux pour diviser les communautés, affaiblir les solidarités traditionnelles et entretenir des foyers de tension utiles à sa domination politique. Au lieu de prévenir les conflits, l’État semble parfois les fabriquer par des décisions opaques, prises sans consultation sérieuse des populations concernées. Le gouvernement doit donc clarifier immédiatement les limites territoriales, entendre les ressortissants de Nanou et mettre fin à ces découpages dangereux qui transforment des questions administratives en menaces directes contre la paix sociale.
Correspondance particulière TchadOne à N’Djamena