Posso la légende du Mandoul

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02/07/2026

🇹🇩 N°19/100 | Augusta Ronelyam | PORTRAIT.

Augusta Ronelyam ou la promotion de la Bio-économie" Made in Tchad".

Augusta Ronelyam naît le 28 février 1992 à Koumra, dans le Mandoul. Cette date et cette province sont gravées dans son cœur et sur sa carte d’identité. Une double sécurité.

L’école commence à Béjondo, continue à Sainte-Thérèse de Koumra, puis à l' école Sœurs de Kabalaye à N’Djamena. Discipline, rigueur, et sûrement quelques exclusions pour "bavardage excessif" 😂. Elle apprend à lire, écrire, compter. Et surtout à obéir... jusqu’à ce que sa vision dise "stop".

La suite, c’est le Collège Le Bon Berger de Koumra. Le Lycée La Fontaine de N’Djamena. Et la terminale au Lycée Félix Éboué. Chaque ville, une école. Chaque école, une leçon. Elle collectionne les diplômes comme d’autres collectionnent les hauts talons. Enfin un diplôme de Déclarante en Douane. Parce qu’avant de faire voyager le karité, il faut faire voyager les papiers. Une logique imparable.

🌰 La mission qui l’a trouvée en pleine route.

Augusta ne cherche pas la mission. C'est la mission qui la trouve. Son engagement : valoriser les ressources locales. En terme simple, prendre ce que nos mamans vendent au bord de la route et lui donner un passeport pour l’export.

Karité, miel, arachides, néré, mangue et autres produits phares du terroir tchadien. Elle travaille avec les coopératives villageoises. Elle transforme, elle conditionne, elle valorise. Son message au monde ? "Vous cherchez le superfood ? Il est au Mandoul, pas en Suisse."

L’objectif est clair : prouver que la richesse du Tchad n’est pas que dans les importations. Elle est dans les champs, les savoir-faire, les producteurs et les traditions. Parce qu’il faut le dire : on a trop longtemps importé des produits agro et cosmétiques... fabriqués avec notre karité. Augusta a dit "stop" avec le sourire.

💫 Quand le karité rencontre la culture.

Augusta ne transforme pas que les produits. Elle transforme aussi les esprits. Elle porte le Festival Nodji-Ya. Un espace de rencontre, de dialogue et de valorisation des identités culturelles du Tchad.

En gros, elle organise la fête où tout le monde danse ensemble. Même ceux qui ne s’accordent jamais sur la politique. Si le karité nourrit la peau, Nodji-Ya nourrit le lien. C’est ça aussi, l’économie : créer des ponts quand d’autres montent des murs.

⚡️ Le défi du financement.

Le défi marquant ? Le classique de l’entrepreneur tchadien. Manque de financements. Peu d’accompagnement. Projets innovants qui font peur aux timides. Bref, tout ce qui donne envie de dire "laisse tomber ma sœur".

Pourtant, elle avance. Ces obstacles deviennent des défis à relever. Ils apprennent la résilience, la patience et la foi dans la vision, même quand le compte bancaire est au rouge. Augusta comprend une chose : le capital de départ, c’est souvent juste la tête dure et la conviction. Le reste, ça se négocie, ça se construit, ça se prouve.

🏅 La routine de boss version terrain.

Sa journée commence avec des objectifs clairs. Discipline, Organisation, Apprentissage continu et surtout, proximité avec les communautés. Pas de direction depuis un bureau climatisé à 200 km des productrices.

Augusta va sur le terrain. Elle parle avec les femmes des coopératives. Elle goûte le miel. Elle vérifie la pâte d’arachide. Si c’est pas bon, elle le dit. Avec le sourire. Parce que la qualité, c’est non négociable.

La réussite n’est pas une question de chance. C’est le résultat de la persévérance, du travail, de la passion et de l’art de transformer les difficultés en opportunités. En clair, elle fait du jus de mangue avec les mangues que la vie lui lance à la tête.

🌟 Des projets qui sentent le miel et l’ambition.

Les projets futurs sont simples et puissants : structurer une vraie chaîne de valeur autour des produits locaux. Créer plus d’emplois pour les jeunes et les femmes. Faire en sorte que le "Made in Tchad" arrête d’être une blague et devienne une marque.

Améliorer les revenus des productrices. Parce que transformer le karité c’est bien. Que la femme qui le ramasse gagne mieux, c’est mieux encore.

Elle rêve aussi de programmes de formation et d’accompagnement pour les jeunes. Agro-transformation, culture, économie locale. Augusta veut former des clones d’elle-même. Des jeunes qui ne demandent pas "qui va me donner du travail", mais qui disent "voici ce que je transforme, et je le vends".

💡 Le secret sans magie.

Le secret tient en une phrase : transformer les difficultés en opportunités. Pas de magie. Pas de piston. Juste du travail, de la passion, et l’art de voir une mine d’or là où d’autres voient un arbre de karité.

Augusta a compris, le Tchad n’a pas un problème de ressources. Il a un problème de transformation et elle est devenue l’usine ambulante qui règle ça.

📊 Trois piliers du parcours.

1. La transformation locale : Passer du brut au fini avec de la valeur ajoutée. Le karité, le miel, la mangue quittent le sac pour prendre l’étiquette "export".
2. Le terrain avant le PowerPoint : Travailler avec les coopératives, goûter, contrôler, ajuster. La crédibilité se gagne dans les villages, pas dans les discours.
3. Économie et Culture pour un Impact exponentiel: Développer l’agro-transformation tout en faisant vivre Nodji-Ya. Quand l’économie et la culture s’allient, le pays gagne sur tous les tableaux.

🧭 Trois leçons de vie à retenir du parcours de Augusta :

1. Transforme plutôt que d’importer : La valeur est souvent déjà là. Il faut juste apprendre à la révéler, la conditionner et la vendre mieux.
2. La résilience bat les excuses : Le manque de moyens n’annule pas la vision. La constance, la négociation et les preuves ouvrent les portes.
3. Sois producteur, pas spectateur : Un pays se construit quand sa jeunesse produit, transforme et crée de la richesse chez elle. Liker, c’est bien. Lancer, c’est mieux.

🇹🇩 Un message à la jeunesse tchadienne:

À la jeunesse du Tchad, Augusta dit ceci : croyez davantage en votre pays et en vos capacités. Trop souvent, on cherche la richesse ailleurs alors qu’elle est déjà dans nos terres, nos cultures et nos ressources.

Le karité, le miel, les arachides, le néré, la mangue ne sont pas de simples "produits locaux". Ce sont des opportunités réelles de création de richesse et d’emplois. L’avenir du Tchad se construira quand on apprendra à transformer ce qu’on produit, à consommer local et à créer de la valeur ajoutée chez nous.

Nous ne devons pas seulement être des consommateurs. Nous devons devenir des producteurs et des créateurs de richesse.

Sans attendre tout, avec vision et discipline. Augusta ne vend pas juste du karité. Elle vend une idée : notre richesse est déjà là. Il suffit de la transformer.

: Un visage, un parcours, un modèle, une fierté 💙💛❤️.

05/05/2026

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03/05/2026

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02/05/2026

abonne vous a ma page c'est avant goût🥳🥳🥳🥳jai beaucoup des histoires a partagé avec vous

10/04/2026

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N'djamena

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