02/09/2026
COMMUNIQUÉ N°002/CNJ-GD/2026
Relatif aux attaques terroristes contre des villages de la région de
La Commission Nationale de la Jeunesse suit avec une profonde consternation la recrudescence des attaques meurtrières visant, depuis plusieurs mois, plusieurs villages dogon de la région de Bandiagara.
Ces attaques barbares, qui ont causé des pertes en vies humaines, des blessés, des déplacements massifs de populations, parfois de villages entiers, ainsi que le pillage et la destruction de biens, plongent une fois de plus des familles entières dans la détresse de l’insécurité.
La Jeunesse Ginna Dogon condamne avec la plus grande fermeté ces actes terroristes et criminels, qui constituent de graves atteintes au droit fondamental des populations de vivre en paix sur leurs terres.
Nous constatons avec une inquiétude particulière que la finalité de ces violences semble désormais de contraindre les populations à se soumettre à leurs exigences et à adhérer à leurs accords et diktats. Une telle entreprise d’asservissement des populations est inacceptable.
La situation est d’autant plus dramatique qu’elle intervient en pleine campagne agricole. Chaque village abandonné, chaque famille déplacée et chaque champ devenu inaccessible compromet davantage la sécurité alimentaire et économique de ces populations déjà durement éprouvées par des années de crise.
La Jeunesse Ginna Dogon déplore également que les alertes lancées par les populations avant et/ou pendant certaines attaques ne donnent pas toujours lieu à une intervention suffisamment rapide et efficace. Cette situation nourrit légitimement un profond sentiment d’abandon au sein des communautés résilientes et reconnaissantes pour chaque geste posé !
Face à cette situation, nous interpellons solennellement le Gouvernement de la Transition à :
- renforcer de manière urgente et durable la protection des populations civiles dans les zones les plus exposées,
- assurer une réponse rapide et effective aux alertes et aux menaces signalées par les populations ;
- apporter une assistance humanitaire urgente aux familles victimes et déplacées ;
- organiser, dans les meilleurs délais, le retour sécurisé et digne des populations déplacées dans leurs villages.
Le Pays Dogon a trop payé le prix de cette crise. Ses populations ont trop souffert. Elles ne demandent ni privilège, ni faveur. Elles demandent simplement le droit de vivre, de cultiver leurs terres, de protéger leurs familles et de transmettre leur patrimoine en paix.
La Jeunesse Ginna Dogon appelle donc les plus hautes autorités de l'État à faire de la protection effective des populations du Pays Dogon une urgence nationale et à prendre des mesures à la hauteur de la gravité de la situation.
Le Pays Dogon ne doit pas être abandonné. Protéger les populations est un devoir républicain.
Fait à Bamako, le 02 Septembre 2026
Le Président
M. Bocary Guindo