25/11/2025
Tombouctou entre Histoire et Culture
Tel fut l’esprit de cette journée immortelle à Tombouctou, la mystérieuse cité des 333 saints, capitale spirituelle, temple du savoir, joyau éternel du désert.
Invité par le Gouverneur, le chorégraphe visionnaire, l’infatigable bâtisseur de culture, Monsieur Karim TOGOLA, s’est avancé, appuyé par ses pairs de Tombouctou, j’ai nommé Diadje Tandina et d’autres compagnons d’arts et de noblesse. Ensemble, ils ont offert à la Biennale ce que nul avant eux n’avait osé : une chorégraphie inaugurale, présentée comme préambule solennel de l’événement. Une première historique.
Et cette œuvre portait un nom éclatant, un nom qui résonne comme une prière et un serment : « Tombouctou, entre Histoire et Culture. »
Cent danseurs, issus des huit quartiers de Tombouctou, se sont levés comme un seul corps, une seule voix, une seule âme. Leurs pas étaient des mots, leurs gestes des vers, leurs mouvements des prières. Leurs figures dansées dessinaient un manuscrit vivant, une fresque en mouvement où chaque souffle rappelait la mémoire des ancêtres et chaque vibration annonçait l’espérance des enfants.
Sous la main ferme et l’œil de feu de Karim TOGOLA, la danse devint une mémoire vivante. Elle fit revivre l’esprit des manuscrits, elle ralluma le feu des tambours, elle ouvrit les portes de la mémoire et fit jaillir du sable du désert une lumière éternelle.
Tombouctou, ce jour-là, ne fut pas seulement une ville. Elle fut un temple. Elle fut un livre ouvert. Elle fut la voix de l’Histoire. Elle fut la voix de la Patrie.
Cette chorégraphie n’était pas un spectacle. Elle était une proclamation sacrée, un acte de foi en la culture. Elle était un serment de fidélité aux racines, un serment de grandeur pour la culture, un serment de dignité pour le Mali.
Et dans ce serment, un nom brillera à jamais comme une étoile au firmament : Karim TOGOLA. Non pas seulement un chorégraphe, mais un architecte de mémoire. Non pas seulement un maître d’art, mais le père d’un héritage nouveau. Non pas seulement un artiste, mais le gardien de l’âme malienne.
Oui, ce jour restera. Oui, ce nom vivra. Oui, cette œuvre est entrée dans l’éternité.
Car par Karim TOGOLA, la culture s’élève. Par lui, la jeunesse espère. Par lui, le Mali rayonne et s’inscrit dans l’immortalité.
Signé :
M. DABO Abdourahamane dit Samba
Élève de l’École de la sagesse,
Une école sans murs.