Ma page qui n’a pas encore de nom

Ma page qui n’a pas encore de nom ” L’art, mes enfants, c’est d’être absolument soi-même. " Paul Verlaine

C’est Tsihoarana Razafindrabe

GIFT « Ton présent, on te l’offrira quand tu n’attendras plus devant la porte. »D’ici là, j’espère être déjà parti.D’ici...
08/09/2026

GIFT

« Ton présent, on te l’offrira quand tu n’attendras plus devant la porte. »

D’ici là, j’espère être déjà parti.
D’ici là, j’espère ne plus être dans la maison.

Parce que ce que j’attends, je l’ai vu dans les mains du voisin.
Il est d’une facilité, pour autrui, d’accéder aux portes qui m’ont à jamais été fermées.

L’histoire se répète, le héros triomphe.
L’histoire se répète, je m’entête à me dire que ça aurait été différent si ceci, si cela.

Mais l’histoire se répète.

Jouant à un jeu dont je ne connaissais pas les règles.

À quel moment est-ce une bonne idée de jeter un trouillard dans l’océan en sachant qu’il ne sait pas nager ?

Toujours glorifier le plus fort.
Ne jamais remarquer mes efforts.

M’obligeant à rester, tu n’as jamais su que je n’étais pas un garçon parmi tant d’autres.

« Toi aussi, tu seras comme eux un jour. Ton présent, on te l’offrira. »

D’ici là, j’espère être déjà parti.
D’ici là, j’espère m’être réveillé de ce cauchemar.

Je reproduisais les gestes du danseur.
Je répétais les phrases qu’on m’avait apprises.

Et puis, après le suspense, je n’entendais jamais mon nom.

Pourtant, après chaque ouragan, je reconstruis le même château de sable pour encore croire en mes rêves.

Après chaque tornade qui passe, je rallume la seule bougie dans cette maison vide.

Mais les vingt-cinq bouteilles que j’ai jetées à la mer ne sont jamais revenues.

C’est pourquoi, si un héros vient un jour me sauver,

d’ici là, j’espère être déjà parti.

D’ici là, j’aurai finalement compris.

« On leur a offert ton présent. »

Tsihoarana Razafindrabe Lundi 8 septembre 2026

Vite vite, écris quelque chosePour ne pas perdre la seule chose qui te plaisait encore dans ce chaos qu’ils t’ont imposé...
06/09/2026

Vite vite, écris quelque chose

Pour ne pas perdre la seule chose qui te plaisait encore dans ce chaos qu’ils t’ont imposé !

Tous les jours, j’ai voulu prendre mon stylo et écrire. Même juste quelques lignes.

Mais je me retiens.
Je me retiens et me laisse emporter par ce monde qui va trop vite.

Car entre écrire et me faire de l’argent, je n’avais guère le choix.

Pourtant, chaque jour passé à servir le capitalisme comme si j’étais sa p**e devient un pas de plus qui m’éloigne de moi-même.

Alors qu’hier encore, mon prénom me disait quelque chose.

Comme un acteur qui devait à tout prix rentrer dans la peau de son personnage, j’ai tellement bien joué mon rôle que j’ai fini par oublier le mien.

Parce qu’à la fin, dans ce monde de marathon, pendant que tout le monde court, moi, j’aimerais bien m’asseoir.

Regarder le ciel.

Lire.

Écrire.

Discuter avec des amis.

J’ai toujours voulu pouvoir arrêter le temps quand les voix dans ma tête criaient trop fort, quand le poids de mon cœur semblait trop lourd.

Et maintenant, je me rends compte que je peux peut-être le faire.

Métaphoriquement, mais c’est déjà ça.

En plongeant la tête dans un livre.
En écrivant quelques lignes.
En écoutant de la musique pop beaucoup trop fort pour mes parents.

Présent sans vraiment être là.

L’autre dimension, dont moi seul possède la clé, m’ouvre ses bras.

Là où j’ai appris à communiquer sans avoir à prendre la parole.

Quelques instants.

Puis la solitude revient.

Elle me suit partout, telle une âme qui n’a pas trouvé de répit dans les ténèbres.

On m’a demandé un jour :

« Si un oiseau et un poisson tombaient amoureux, où vivraient-ils ? »

Je crois que c’est ça, ma solitude.

Parce que dans un monde déjà tout fait, un poète ne servira à rien quand l’offre recherche un comptable.

Un oiseau ne tomberait jamais amoureux d’un poisson.

Et un poisson aurait trop peur de mettre la tête hors de l’eau.

Mais personne n’a pensé à écrire l’histoire différemment.

Un oiseau qui ramasserait un ver de terre chaque matin.

Un poisson qui attendrait le passage de son ami.

Un instant.

Un échange.

L’amour du partage, la reconnaissance d’un service rendu.

Et la vie repartirait comme si de rien n’était.

Mais le monde méprise les imparfaits :

L’artiste doit aussi maîtriser Excel.

L’oiseau doit apprendre à nager.

Le poisson doit apprendre à voler.

Et moi, je dois trouver de l’argent alors que je veux juste écrire.

Vite vite, écris quelque chose.

Avant d’oublier la seule chose qui te plaisait encore dans ce chaos qu’ils t’ont imposé !

Tsihoarana Razafindrabe dimanche 06 septembre 2026

1- L’hiver s’installe doucement dans la nuit, vous connaissez la chanson.Je commence déjà à regretter le soleil, mes all...
22/05/2026

1- L’hiver s’installe doucement dans la nuit, vous connaissez la chanson.

Je commence déjà à regretter le soleil, mes allergies sont revenues.
Et là je me remémore ce que j’ai fait pendant l’été : j’ai travaillé tout l’été.
Je me suis caché entre quatre murs pendant neuf heures par jour, une heure d’embouteillages en bonus.
J’ai fui le soleil alors que j’aurais dû en profiter, parce que finalement l’été est éphémère.
Vous allez probablement me dire que je dramatise, que l’été reviendra, it’s not like the world is going to end.
Mais l’année dernière, j’ai fait exactement la même chose. Celle d’avant aussi. Et probablement l’année prochaine également.

2- Accepter les choses qu’on ne peut pas changer… je suis en plein dedans.

J’apprends à ne plus m’en vouloir de ne pas avoir fait ou accompli telle ou telle chose.
Je réalise que dans certains combats, je prendrai simplement la place du perdant xx
Je me permets de prendre trente secondes de pause avant de réagir, de ne pas tout prendre personnellement.
Rêver autrement pour ne pas perdre espoir à cause des rêves que je ne pourrai probablement jamais accomplir.

3- Grandir, c’est oublier.

J’ai oublié… pu**in, je n’arrive pas à croire ce que je suis en train d’écrire.
Pourtant, j’ai oublié.
Alors que je me vantais de ma bonne mémoire avant. C’est quoi le mot déjà ? Ah oui : quelle ironie.
Cette nuit par exemple… j’ai encore oublié comment dormir. C’est fou, non ?
J’ai oublié l’insouciance, le fait de ne pas faire attention au regard des gens dans la rue.
J’ai oublié de regarder la télé alors qu’il y avait un dessin animé qui passait, d’après mon frangin.
J’ai encore oublié d’acheter le globe que ma mère m’avait promis quand j’avais sept ans.
Je crois que j’ai encore oublié autre chose… mais je ne sais plus puisque j’ai oublié.

4- Je me suis levé à cinq heures du matin pour détester ma vie.

Ne faites pas attention à cette partie, c’est peut-être la dépression qui parle…
Je ne peux pas me résoudre à écrire autre chose : entre regrets et déceptions, je choisis de mélanger les deux comme un cocktail.
Allez, cul sec.
On m’a récemment dit de voir le verre à moitié plein…
Et si je vous disais que le mien je le vois vide?
Maman m’a réveillé pile au moment où j’allais enfin commencer à dormir.
L’heure de travailler est arrivée alors que j’allais commencer à rêver.
Je reçois au moins cinquante “bonne journée” par jour venant de personnes dont la plupart ont déjà gâché la mienne.

Je vais m’arrêter là parce que tout ça devient un peu trop déprimant.
Je vais aller voir le soleil aujourd’hui. Le peu qu’il en reste. "Accepter” est un bien grand mot.
Pour le moment, je vais juste essayer de me lever du lit… en essayant de ne pas oublier.

Tsihoarana Razafindrabe vendredi 22 mai 2026

Je viens de voir une vidéo où quelqu’un disait que dans 200 ans, nous serons tous morts… même un bébé qui vient de naîtr...
01/03/2026

Je viens de voir une vidéo où quelqu’un disait que dans 200 ans, nous serons tous morts… même un bébé qui vient de naître.

L’esprit rationnel d’une personne logique en déduira sans doute ceci : rien n’est éternel, alors pourquoi se casser la tête à tout prendre au sérieux alors que tout cela n’est que temporaire ? Que nos actes sont finalement futiles et que l’existence n’est que de courte durée… Dites-moi que c’est la leçon que vous avez tirée, parce que sinon je perdrai toute ma crédibilité (ou pas).

Pour ma part, peut-être est-ce ma dépression qui parle, ou que la journée a juste été longue, mais je creuse, je réfléchis, je cogite, j’overthink. Délaissant les bras de Morphée, ces derniers temps, à minuit ma lumière reste allumée, mes yeux grands ouverts, ma tête posée sur mes épaules, mon esprit et mon cœur pèsent une tonne. N’ayant qu’une seule phrase en tête : la vie est injuste…
Si dans deux siècles nous ne serons que poussière, si mon nom sera oublié, si le temps aura tellement bien fait son travail que ce sera comme si nous n’avions jamais existé… comme si je n’avais jamais existé… alors dites-moi pourquoi ?

Quelle est la raison de toutes ces abominations que j’ai dû traverser ? De ces instants malheureux qui m’ont paru comme une éternité ? De ces conseils, travaux, peurs, insultes, angoisses, violences, maladies, sentiments, ruptures… quel était leur sens finalement ? Qui saurait répondre à ces questions ?

Suis-je fou si je refuse d’être oublié ? Suis-je fou si je veux que ma mémoire perdure ?

RACONTEZ NOTRE HISTOIRE !

Je veux qu’on raconte l’histoire de mon père !
L’aîné d’une fratrie de douze,
Sans bagages, il a quitté son village,
Juste le cœur rempli de rêves,
Le poids de toute une famille sur ses épaules.

Je veux qu’on raconte l’histoire de ma mère.
Forgée par la vie trop jeune, naïve de la vie urbaine,
N’a jamais connu la valeur du mot « privilège ».
C’était trop dur, elle m’a dit, elle avait quitté le collège.
La plus forte de la famille, j’en suis sûr.

Je veux qu’on raconte l’histoire de ma sœur.
Ne voulant pas passer par mes échecs, elle a dû travailler deux fois plus dur.
Souvent perdue, incapable de ressortir ce qu’elle ressent,
Comme un oiseau assoiffé de liberté, cette famille lui fait l’effet d’une cage.

Je veux qu’on raconte l’histoire de mon frère.
On voulait juste le protéger, pourtant le monde extérieur le prend pour cible.
Gamin sensible, il pleure beaucoup dans un monde où l’on dit aux petits garçons de ravaler leurs larmes.

Et je voudrais bien qu’on raconte mon histoire.
J’ai un père, une mère, une sœur et un frère, mais je me sens seul.
Un vrai moulin à paroles, monsieur taciturne.
Je suis fier de mon nom.
Mais il est trop lourd à porter.
Je trouve la vie fascinante, mais paradoxalement trop compliquée.

Après avoir vu une vidéo où quelqu’un disait que dans 200 ans, nous serons tous morts… même un bébé qui vient de naître…
Je veux que dans 200 ans on raconte encore notre histoire,
Parce que même si tout ceci n’a aucun sens,
On n’a pas le droit d’être oubliés.
Parce que ce serait trop injuste.
Trop injuste pour une

FIN

Tsihoarana Razafindrabe Dimanche premier Mars 2026

Address

La Plupart Du Temps Je Suis Dans Ma Tête
Antananarivo
101

Website

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Ma page qui n’a pas encore de nom posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Shortcuts

Share

Category