22/05/2026
1- L’hiver s’installe doucement dans la nuit, vous connaissez la chanson.
Je commence déjà à regretter le soleil, mes allergies sont revenues.
Et là je me remémore ce que j’ai fait pendant l’été : j’ai travaillé tout l’été.
Je me suis caché entre quatre murs pendant neuf heures par jour, une heure d’embouteillages en bonus.
J’ai fui le soleil alors que j’aurais dû en profiter, parce que finalement l’été est éphémère.
Vous allez probablement me dire que je dramatise, que l’été reviendra, it’s not like the world is going to end.
Mais l’année dernière, j’ai fait exactement la même chose. Celle d’avant aussi. Et probablement l’année prochaine également.
2- Accepter les choses qu’on ne peut pas changer… je suis en plein dedans.
J’apprends à ne plus m’en vouloir de ne pas avoir fait ou accompli telle ou telle chose.
Je réalise que dans certains combats, je prendrai simplement la place du perdant xx
Je me permets de prendre trente secondes de pause avant de réagir, de ne pas tout prendre personnellement.
Rêver autrement pour ne pas perdre espoir à cause des rêves que je ne pourrai probablement jamais accomplir.
3- Grandir, c’est oublier.
J’ai oublié… pu**in, je n’arrive pas à croire ce que je suis en train d’écrire.
Pourtant, j’ai oublié.
Alors que je me vantais de ma bonne mémoire avant. C’est quoi le mot déjà ? Ah oui : quelle ironie.
Cette nuit par exemple… j’ai encore oublié comment dormir. C’est fou, non ?
J’ai oublié l’insouciance, le fait de ne pas faire attention au regard des gens dans la rue.
J’ai oublié de regarder la télé alors qu’il y avait un dessin animé qui passait, d’après mon frangin.
J’ai encore oublié d’acheter le globe que ma mère m’avait promis quand j’avais sept ans.
Je crois que j’ai encore oublié autre chose… mais je ne sais plus puisque j’ai oublié.
4- Je me suis levé à cinq heures du matin pour détester ma vie.
Ne faites pas attention à cette partie, c’est peut-être la dépression qui parle…
Je ne peux pas me résoudre à écrire autre chose : entre regrets et déceptions, je choisis de mélanger les deux comme un cocktail.
Allez, cul sec.
On m’a récemment dit de voir le verre à moitié plein…
Et si je vous disais que le mien je le vois vide?
Maman m’a réveillé pile au moment où j’allais enfin commencer à dormir.
L’heure de travailler est arrivée alors que j’allais commencer à rêver.
Je reçois au moins cinquante “bonne journée” par jour venant de personnes dont la plupart ont déjà gâché la mienne.
Je vais m’arrêter là parce que tout ça devient un peu trop déprimant.
Je vais aller voir le soleil aujourd’hui. Le peu qu’il en reste. "Accepter” est un bien grand mot.
Pour le moment, je vais juste essayer de me lever du lit… en essayant de ne pas oublier.
Tsihoarana Razafindrabe vendredi 22 mai 2026