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« Psychothérapie de Dieu » (4èmepartie)Auteur: ‘’Boris Cyrulnik’’‘’ Quand une existence apporte chaque jour son lot d’ag...
01/05/2025

« Psychothérapie de Dieu »
(4èmepartie)

Auteur:
‘’Boris Cyrulnik’’

‘’ Quand une existence apporte chaque jour son lot d’agressions, c’est le lobe frontal droit qui est le plus stimulé.

Les conditions adverses ont rendu un tel cerveau sensible aux affects négatifs.
Le sujet malheureux a besoin d’aller chercher des explications magiques pour lutter contre son malaise.

Mais quand son milieu familial et culturel lui propose une spiritualité, cette personne dispose d’une a**e mentale qui l’aide à trouver le soutien affectif, la solidarité et la transcendance suffisante pour se remettre à vivre.

Les athées ont un lobe gauche dominant plutôt euphorisant, peut-être parce qu’ils se sont développés dans un milieu en paix.
Ils ont moins besoin de la réaction spirituelle de défense.

Alors que les croyants qui affrontent une existence difficile dans une culture en guerre ou en précarité sociale doivent s’entrainer pour développer ce mécanisme de défense.
Quand ces personnes trouvent dans leur contexte une spiritualité et une religiosité, elles combattent victorieusement leur difficulté à vivre.

La culture et le cerveau s’associent pour les mener à la victoire.
LA SPIRITUALITE EST VITALE POUR ELLES.
‘’
(Boris Cyrulnik)

Note !!!

Dans cet ouvrage fascinant et comme d’habitude exigeant sur le plan scientifique, Boris Cyrulnik nous entraine dans les méandres de la psychologie humaine à la recherche de déterminants biologiques et socio-culturels expliquant notre rapport à Dieu.

A’ la fois Neuropsychiatre et éthologue de formation, l’auteur est mondialement reconnu pour avoir vulgarisé le concept de ‘’résilience’’ et dans ce livre, sans entrer dans aucune forme de jugement inapproprié sur les croyances des uns et des autres, il se contente d’exposer les découvertes les plus pertinentes que les neurosciences aient produites sur le sujet à ce jour…

Evidemment, il est recommandé d’entamer la lecture de cette pépite avec un esprit totalement ‘’ouvert’’ car il ne s’agit pas de savoir si oui ou non Dieu existe, mais d’abord de comprendre par quels mécanismes ‘’scientifiques’’ on peut expliquer notre appartenance (ou pas) à une quelconque religion, notre rapport ou pas à une forme de divinité et plus important, d’avoir en main les instruments qui nous permettraient de mieux nous connaitre tout en réparant éventuellement nos blessures d’enfance…

Bonne lecture 😊

Vous avez probablement déjà entendu plusieurs fois cette phrase que les croyants pratiquants ont pour habitude de dire comme une sorte de reproche aux personnes qui eux viennent vers Dieu de temps en temps :
« Toi tu ne penses à Dieu que lorsque tu as des problèmes !!! ».

Une phrase qui tend à faire culpabiliser ces derniers qui se lancent alors généralement dans des explications de toutes sortes afin de se rassurer qu’elles n’utilisent pas ‘’Dieu’’ uniquement de façon accessoire.

Pourtant, la science à travers de nombreuses recherches démontre que cette façon de faire, loin d’être une forme d’ingratitude vis-à-vis du créateur est plutôt même la forme la plus naturelle qui pousse des individus constamment acculés par les difficultés de la vie, à pouvoir retrouver une forme d’équilibre.
Pour être précis, ce qu’il faut savoir ici, c’est que plusieurs facteurs entrent en jeu qui permettent de comprendre une partie de l’énigme :

Facteur biologique : hyper sensibilité du lobe frontal droit qui à cause du milieu aux conditions parfois très difficiles, a été très fortement stimulé dès la plus tendre enfance du sujet.

Il faut noter que lorsqu’on parle du milieu ici, il ne s’agit pas forcément de l’environnement sociétal mais souvent aussi du ventre de la maman qui produit des effets considérables sur le cerveau du futur nouveau-né et ce, à cause le plus souvent des états physio-émotionnels de la mère.

C’est d’ailleurs pour mieux expliquer ce facteur biologique que l’auteur Boris Cyrulnik a fortement milité politiquement pour qu’en France le concept scientifique des "premiers 1000 jours" soient considérés sérieusement, avec tout ce que ça comporte comme implication.

CONCEPT DES "PREMIERS 1000 JOURS"
Cette période, qui s'étend de la conception aux 2 ans de l'enfant, est reconnue comme fondamentale pour le développement physique, cognitif et affectif de l'individu.

Les 1000 premiers jours représentent une période critique qui court du 4ème mois de grossesse (selon l'OMS) jusqu'aux 2 ans de l'enfant, bien que Cyrulnik estime que le façonnement de l'enfant commence avant même sa conception.

Cette période se caractérise par :
Un développement cérébral exceptionnel : le cerveau du bébé se développe à une vitesse inégalée, avec environ 200 000 nouvelles connexions neuronales par minute.

La construction du capital santé et du bien-être futur de l'adulte.
L'établissement des liens d'attachement fondamentaux.
Une grande vulnérabilité aux influences extérieures.

POURQUOI CETTE PERIODE EST-ELLE SI CRUCIALE ?

Les recherches en neurosciences montrent que :
Le stress maternel pendant la grossesse peut altérer les zones cérébrales du fœtus liées à la mémoire et aux émotions.

Un enfant choyé maîtrisera environ 1000 mots à 3 ans, contre 200 pour un enfant en situation difficile.

La plasticité cérébrale permet une "réparation" rapide lorsque l'environnement s'améliore.
Les expériences adverses (violence conjugale, précarité, isolement) ont un impact durable sur le développement.

Facteur socio-culturel : Dans ce cadre, il est plus question de l’ensemble des représentations mentales que l’environnement immédiat de l’enfant met sur pied afin de nourrir le besoin naturel de se dernier à construire des histoires et logiques préverbales…

Ce que l’auteur souligne et tient à faire savoir c’est que :
« AUCUN BEBE N’EST CROYANT QUAND IL ARRIVE AU MONDE ».

Mais comment se fait-il alors qu’en grandissant, il puisse commencer à croire ?

Eh bien, une explication nous vient encore d’une énième…bizarrerie du cerveau…

A suivre
Signé : Julika’a
Edité et corrigé by Chloé Studio



Kouessieu Womo Paulin Leon PB Christian Junior Othniel Azengo Raissa Takam Roselyne Domche Boris Cyrulnik Djomou Trésor Eric Tanetsi Krystel Boyom Maick Michel Jhonson Warren Mambou Dr Claudel Noubissie Yoly Djimeli

Livre de la semaine :« Psychothérapie de Dieu » (3èmepartie)Auteur: ‘’Boris Cyrulnik’’‘’ Dans l’ensemble, ces travaux ne...
29/04/2025

Livre de la semaine :

« Psychothérapie de Dieu »
(3èmepartie)

Auteur:
‘’Boris Cyrulnik’’

‘’ Dans l’ensemble, ces travaux neurologiques montrent que l’hémisphère droit est le socle cérébral des affects négatifs excessivement sensible aux informations pénibles.

Ces personnes ont tendance à rechercher dans les expériences spirituelles un effet apaisant.

Quant à ceux qui vivent dans des conditions adverses, l’existence chaque jour leur inflige des agressions douloureuses auxquelles l’organisme réagit en diminuant les sécrétions de la sérotonine (qui euphorise) et en augmentant le taux de dopamine (qui prédispose aux ripostes agressives).

Quand le lobe frontal droit est stimulé par les agressions, on se sent triste et on recherche des faits qui confirment notre aptitude à voir ce qui ne va pas.

Quand une décharge épileptique temporale droite diffuse ses ondes électriques vers le lobe frontal droit, les patients expriment une sensation de mort imminente. »
‘’
(Boris Cyrulnik)

Note !!!

Dans cet ouvrage fascinant et comme d’habitude exigeant sur le plan scientifique, Boris Cyrulnik nous entraine dans les méandres de la psychologie humaine à la recherche de déterminants biologiques et socio-culturels expliquant notre rapport à Dieu.

A’ la fois Neuropsychiatre et éthologue de formation, l’auteur est mondialement reconnu pour avoir vulgarisé le concept de ‘’résilience’’ et dans ce livre, sans entrer dans aucune forme de jugement inapproprié sur les croyances des uns et des autres, il se contente d’exposer les découvertes les plus pertinentes que les neurosciences aient produites sur le sujet à ce jour…

Evidemment, il est recommandé d’entamer la lecture de cette pépite avec un esprit totalement ‘’ouvert’’ car il ne s’agit pas de savoir si oui ou non Dieu existe, mais d’abord de comprendre par quels mécanismes ‘’scientifiques’’ on peut expliquer notre appartenance (ou pas) à une quelconque religion, notre rapport ou pas à une forme de divinité et plus important, d’avoir en main les instruments qui nous permettraient de mieux nous connaitre tout en réparant éventuellement nos blessures d’enfance…

Bonne lecture 😊

Dans l’article précédent, nous avons vu que notre organisme était fondamentalement soumis à une forme de balancement interne assurant l’équilibre.

L’important étant de s’assurer que le corps ne soit en aucun cas déshydraté, mais aussi qu’il n’ait pas un taux de glycémie bas.

Les circuits cérébraux qui assurent donc cette fonction sont : le faisceau latéral hypothalamique et le circuit de neurones préfrontaux connectés au thalamus.

Ce qu’il faut déjà comprendre, c’est que certaines personnes plus que d’autres sont prédisposées à voir leur niveau de glycémie chuter plus rapidement que d’autres, de la même façon qu’il existe d’autres qui se déshydratent presque systématiquement et ce, de façon abondante (vous connaissez ces personnes qui transpirent énormément n’est-ce pas ?).

Donc, la 1ère hypothèse d’une propension à une représentation quelle qu’elle soit est celle de personnes souffrant plus que les autres de fortes poussées d’angoisse.

Une tendance qui pour pouvoir se rétablir, pousserait le sujet à une tension nerveuse qui serait si forte qu’à un moment elle lâcherait (ce n’est qu’une image), laissant se manifester dans l’organisme le flux de sérotonine nécessaire à rapporter l’équilibre.

C’est aussi cette propension naturelle chez certaines personnes qui prédisposeraient certains plus que d’autres à des dépendances en toute sorte aux opiacées comme au sexe (ceci vaut aussi pour la dépendance aux jeux d’argent).

On note aussi que c’est toujours le même phénomène qui explique pourquoi et comment des personnes deviennent des « supporters » inconditionnels d’une équipe de football ou autre sport car la sensation énorme de stress causée par la peur de voir son équipe se faire battre est souvent décompensée par les moments d’euphorie qui suivent la victoire de leur équipe plus t**d.

Donc le couple de pulsions neurologiquement opposées de la frayeur et du plaisir sont une 1ère piste qui expliquerait comment certaines personnes plus que d’autres seraient sujettes à des comportements de croyance lorsque d’autres ne le sont pas.

Pourtant, vous pourriez rétorquer à raison qu’il n’y a aucun rapport entre une dépendance aux opiacées et le fait de croire en Dieu…

Si vous faites cette réflexion, c’est parce qu’il vous manque une information scientifique de taille qui est…

A suivre
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Livre de la semaine :« Psychothérapie de Dieu » (2ème partie)Auteur: ‘’Boris Cyrulnik’’‘’ L’extase peut être déclenchée ...
28/04/2025

Livre de la semaine :

« Psychothérapie de Dieu »
(2ème partie)

Auteur:
‘’Boris Cyrulnik’’

‘’ L’extase peut être déclenchée par une substance chimique autant que par une représentation mentale.

La cortisone provoque parfois une douce euphorie où toutes les perceptions sont affutées.

Le ciel est plus bleu, la brise plus odorante, le cri aigu des mouettes est un chant agréable, un grand bien-être physique émerveille le monde.

Rien n’a changé dans l’histoire ou le contexte de la personne, mais sa manière de percevoir le monde sous l’effet de la substance lui donne une coloration affective délectable. ‘’
(Boris Cyrulnik)

Note !!!

Dans cet ouvrage fascinant et comme d’habitude exigeant sur le plan scientifique, Boris Cyrulnik nous entraine dans les méandres de la psychologie humaine à la recherche de déterminants biologiques et socio-culturels expliquant notre rapport à Dieu.

A’ la fois Neuropsychiatre et éthologue de formation, l’auteur est mondialement reconnu pour avoir vulgarisé le concept de ‘’résilience’’ et dans ce livre, sans entrer dans aucune forme de jugement inapproprié sur les croyances des uns et des autres, il se contente d’exposer les découvertes les plus pertinentes que les neurosciences aient produites sur le sujet à ce jour…

Evidemment, il est recommandé d’entamer la lecture de cette pépite avec un esprit totalement ‘’ouvert’’ car il ne s’agit pas de savoir si oui ou non Dieu existe, mais d’abord de comprendre par quels mécanismes ‘’scientifiques’’ on peut expliquer notre appartenance (ou pas) à une quelconque religion, notre rapport ou pas à une forme de divinité et plus important, d’avoir en main les instruments qui nous permettraient de mieux nous connaitre tout en réparant éventuellement nos blessures d’enfance…

Bonne lecture 😊

Lorsque sans idée préconçue on cherche à comprendre de façon biologique et psychologique comment un être humain en arrive à croire en un Dieu régnant dans les cieux, il est très important de définir une méthodologie précise de la façon dont on procèdera.

C’est à travers cette démarche que Boris Cyrulnik se propose de nous expliquer le concept de ‘’croyance’’ et aussi, pourquoi, comment chez certains il se développe, tandis que chez d’autres ce n’est absolument pas le cas.

C’est ainsi que dès les chapitres 2 et 3 du livre, il pose les bases / hypothèses scientifiques à partir desquels on peut aborder la question des origines biologiques de la croyance…

Elément biologique n°1 : LA FONCTION HOMEOSTATIQUE DE L’ORGANISME HUMAIN…

Dans le chapitre 3 du livre, l’auteur rappelle la fameuse expérience de neurophysiologie connue du monde scientifique :

On enferme un animal (généralement un rat) dans une pièce et on met à sa disposition 2 pé**les aux fonctions distinctes :

La 1ère lorsqu’elle est appuyée envoie des aliments, et la 2ème, une fois activée, envoie des stimulations électriques à une électrode plantée dans la zone cérébrale qui déclenche une forte sensation de plaisir.

Ce qu’on constate très souvent c’est qu’au bout de quelques jours, l’animal au lieu de tout naturellement appuyer principalement sur la pé**le des aliments, va TELLEMENT S’AUTOSTIMULER EN S’ENVOYANT SANS CESSE DES CHOCS ELECTRIQUES ET A FORCE DE STIMULER SON PLAISIR IL FINIRA PAR...MOURIR.

Une expérience qui à l’époque avait suscité beaucoup d’intérêt surtout dans le domaine des dépendances en toute sorte chez l’humain.

Ce qu’on découvrira par contre plus t**d, c’est que ce fonctionnement chez l’homme n’est pas juste lié à la consommation des opiacés ou de l’alcool mais aussi à des représentations mentales rassurantes…

Pour mieux illustrer ce propos, il raconte l’histoire d’un pasteur protestant engagé dans la résistance durant la seconde guerre mondiale.

Ce dernier prend le train afin de se rendre dans une ville voisine lorsque les soldats Allemands stoppent le convoi.

Une forte poussée d’angoisse envahit le pasteur qui est paralysé par une peur terrible : on ne doit en aucun cas tomber sur sa valise contenant le carnet d’adresse de ses compagnons résistants.

Pourtant, au fur et à mesure que les soldats approchent, il ressent progressivement un sentiment d’extase s’emparer de lui, à tel point que lorsque ces derniers ouvrent son wagon, il est clairement dans un état euphorique.

Il raconte aussi l’histoire de cette étudiante qui éprouve un ennui royal à l’approche de son examen de fin d’année et qui lorsqu’elle se retire dans sa chambre et s’ébranle sur le lit ressent une boule de chaleur agréable dans le ventre qui la pousse à crier de façon inattendue : « Dieu existe ».

Les scientifiques associent ce phénomène à la sensation qu’une personne ressent en buvant les 1ère gorgées d’eau après avoir eu longtemps soif ou encore celle de la saveur d’un plat de nourriture succulent après une longue période de famine.

Ceci dit, comme tout le monde l’aura remarqué, dans les cas que nous avons cités, après avoir étanché sa soif ou même sa faim, si on continue de consommer l’aliment ou la boisson, on ressent un profond dégout qui est complètement à l’opposé de la sensation de départ.

Pourquoi cela ?

Eh bien parce que notre milieu intérieur est biologiquement programmé pour éviter 2 choses :
La déshydratation
La baisse du niveau de sucre dans notre organisme

C’est ce qu’on nomme UNE FONCTION HOMEOSTATIQUE.

Celle-ci est assurée par 2 circuits cérébraux :
Le faisceau latéral hypothalamique qui enclenché, a pour fonction de nous faire rechercher tout ce qui manque au corps et qui lui fera plaisir.

Et pour y arriver, il créera en nous une forte sensation de…MALAISE
Le circuit de neurones préfrontaux connectés au thalamus qui stimulés, provoqueront un engourdissement jusqu’à épuisement.

A ce stade vous vous demandez certainement le rapport avec les croyances n’est-ce pas ?
Eh bien le voici…

A suivre
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Livre de la semaine :« Psychothérapie de Dieu » (1ère partie)Auteur: ‘’Boris Cyrulnik’’‘’ Tout n’est donc pas perdu quan...
27/04/2025

Livre de la semaine :

« Psychothérapie de Dieu »
(1ère partie)

Auteur:
‘’Boris Cyrulnik’’

‘’ Tout n’est donc pas perdu quand un enfant a été précocement abandonné.
Malgré les troubles majeurs ainsi provoqués, il suffit qu’il ait bénéficié d’un substitutif affectif pour qu’il puisse réactiver le souvenir d’un moment heureux.

C’est pourquoi les enfants abimés par la guerre reproduisent rarement la violence, à condition d’avoir été auparavant sécurisés (…)
Presque toujours, ils deviennent pacifistes ou militants de la paix… ‘’
(Boris Cyrulnik)

Note !!!

Dans cet ouvrage fascinant et comme d’habitude exigeant sur le plan scientifique, Boris Cyrulnik nous entraine dans les méandres de la psychologie humaine à la recherche de déterminants biologiques et socio-culturels expliquant notre rapport à Dieu.

A’ la fois Neuropsychiatre et éthologue de formation, l’auteur est mondialement reconnu pour avoir vulgarisé le concept de ‘’résilience’’ et dans ce livre, sans entrer dans aucune forme de jugement inapproprié sur les croyances des uns et des autres, il se contente d’exposer les découvertes les plus pertinentes que les neurosciences aient produites sur le sujet à ce jour…

Evidemment, il est recommandé d’entamer la lecture de cette pépite avec un esprit totalement ‘’ouvert’’ car il ne s’agit pas de savoir si oui ou non Dieu existe, mais d’abord de comprendre par quels mécanismes ‘’scientifiques’’ on peut expliquer notre appartenance (ou pas) à une quelconque religion, notre rapport ou pas à une forme de divinité et plus important, d’avoir en main les instruments qui nous permettraient de mieux nous connaitre tout en réparant éventuellement nos blessures d’enfance…

Bonne lecture 😊

Nous sommes dans les années 1943-1944.
Le jeune Boris entend des pas et des cris qui se rapprochent de la synagogue où ses parents sont venus le confiés il y’a de cela 1 an…

Il sent exactement ce qui se passe : la Gestapo est venue le tuer comme ils ont probablement déjà tué ses parents déportés dans les camps et puis jamais revenus…

Bientôt, l’intuition se transforme en certitude lorsque des rafales de balles sifflent de partout, suivis des corps qui ne cessent de tomber autour de lui.

Le jeune garçon, âgé de 6 ans et demi, rassemble ce qui lui reste de courage et se dirige dans les toilettes de la synagogue où il réussit à grimper dans le plafond qui lui servira de cachette de providence…

Quelques minutes ou quelques heures plus t**d (il ne s’en souvient pas très bien), n’entendant plus de bruits, il décide de descendre et c’est alors qu’il peut voir de ses yeux l’horreur totale : les cadavres de personnes qui il y’a quelque temps, représentaient encore son refuge social.

Sans grande conviction et certain qu’il se ferait tuer dans les minutes suivantes vu le fait qu’il entendait encore des bruits de soldats au dehors, un miracle se manifestera sous ses yeux : devant lui une infirmière de la croix rouge apparait et lui fait signe de courir dans sa direction.

Il s’exécutera immédiatement et se dirigera en vitesse vers la camionnette que son sauveur lui indiquera.
Arrivé devant, il se cachera sous le corps d’une femme mourante, elle-même couchée au milieu de nombreux cadavres éparpillés dans la camionnette.

C’est ainsi qu’il s’enfuira à l’aide de cette dame de la croix rouge et se retrouvera à faire partie des 2 survivants sur 1700 personnes attaquées ce jour-là…

Petite précision : la 2ème survivante était cette femme qu’on croyait mourante sous laquelle il s’était caché et qu’on avait sauvé finalement in extrémis après une opération d’urgence…

Cette histoire qui semble tout droit sortie d’un roman, est LA VRAIE HISTOIRE de l’auteur du livre…Boris Cyrulnik

D’ailleurs, il raconte lui-même que pendant 30 ans, il a dû éviter de la raconter aux personnes autour de lui qui se moquaient en pensant qu’il l’avait inventée.

Pourtant, un autre coup du sort assez ‘’ironique’’ fera comprendre au monde entier que son histoire était bel et bien réelle.

Après avoir écrit son 1er livre en 1982, il sera invité sur la chaine FR3 AQUITAINE pour la présentation et c’est durant cette émission qu’une dame qui l’écoutait contactera le journaliste présentateur et lui laissera son numéro…

Qui était-elle ? l’infirmière qui avait sauvé le jeune Boris environ 40 ans plus tôt…
C’est grâce à cette dernière d’ailleurs, qu’il retrouvera TOUS LES TEMOINS DE SON HISTOIRE.

Pourquoi en parler pour la présentation de ‘’Psychothérapie de Dieu’’ ?
Eh bien, dès qu’on lit la 1ère page de l’avant-propos du livre, Boris Cyrulnik nous parle d’une expérience très particulière qu’il a vécu avec des enfants-soldats au Congo : des enfants qui avaient tous 12 ans.

Un d’entre eux s’était approché et lui demandé d’un air triste pourquoi il ne se sentait bien que qu’à l’église…

Voici ses mots exacts :
« Je vois sans cesse des images qui font peur.
Mais, dès que j’entre dans une église, je vois de belles choses. »

Une tristesse dans les yeux du gamin qui avaient eu une sorte de résonnance avec sa propre histoire.

Plus encore, le fait qu’il n’ait pas été capable de répondre au petit lui avait laissé une sensation vraiment désagréable et c’est ainsi qu’il avait décidé d’effectuer des recherches sur le thème.

Des recherches d’ailleurs qui lui feront découvrir plein de surprises…

A suivre

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Livre de la semaine :« Le mage du Kremlin » (5ème / Dernière partie)Auteur: ‘’Giuliano Da Empoli’’‘’ Au milieu de tous l...
11/03/2025

Livre de la semaine :

« Le mage du Kremlin »
(5ème / Dernière partie)

Auteur:
‘’Giuliano Da Empoli’’

‘’ Au milieu de tous les changements, nous ne sommes pas entrainés à distinguer les choses qui restent les mêmes. Et c’est un grand problème parce que, quand on y pense, les choses qui ne changent pas sont presque toujours les plus importantes‘’
(Vassily Baranov)

Note !!!

Dans ce fabuleux roman, nous faisons la rencontre d’un certain Vadim Baranov, l’homme considéré pendant de très nombreuses années comme le ‘’cerveau’’ de l’actuel président de la Russie : Vladimir Poutine.

C’est d’ailleurs lui qui raconte à l’auteur du livre les coulisses du pouvoir au Kremlin.

Après l’avoir lu, vous comprendrez sous de nombreux aspects sur quelles fondations s’est construit l’actuelle Russie tel que nous la connaissons aujourd’hui.

Aussi, vous pourrez tirer de solides bases vous permettant de comprendre certaines nuances du caractère de son président actuel et pourquoi pas les clés d’une meilleure lecture de l’actuelle guerre en Ukraine.

Bonne lecture 😊

Boris Berëzovski commettait une grossière erreur, l’homme qu’il pensait pouvoir manipuler était littéralement une machine de guerre.
Un homme empli de fierté et doté d’une détermination exceptionnelle.

Lors de leur 1ère rencontre où le futur président de Russie Vladimir Poutine avait fait preuve de calme et retenue, Vadim Baranov n’avait pas pu s’empêcher de prêter attention à ce qui ne devrait jamais échapper à tout bon observateur : son regard.

Il était à la fois perçant, dénué de toute émotion et surtout plein d’ironie à peine perceptible.

Et à chaque fois que Berëzovski évoquait ne serait-ce qu’inconsciemment l’idée d’être celui par qui Poutine devait passer et se soumettre afin de s’assurer la victoire politique sur le peuple Russe, Baranov voyait très bien dans le regard du futur président Russe, un profond dégout, comme si cette idée était si insultante que les veines sur son visage pale enflaient à vue d’œil…

D’ailleurs, son intuition fut confirmée plusieurs jours après ce fameux rendez-vous lorsqu’il fut contacté par Vladimir Poutine à déjeuner en tête à tête…

« - Si je devais décider de me lancer dans cette aventure, je le ferai en comptant sur mes forces, pas sur celles d’un autre.

Je suis habitué à exécuter des ordres et, par certains côtés, je trouve que c’est la condition la plus confortable pour un homme.

Mais le président de la Russie ne peut ni ne doit être soumis à qui que ce soit.
L’idée que ses décisions soient conditionnées par un intérêt privé quelconque est pour moi tout à fait inconcevable. »

Voilà ses paroles exactes lors de ce déjeuner…
Le ton était clairement lancé.

Une autre facette montrant la vision hautement stratégique du futur président Russe apparut toujours au cours de cette rencontre lorsqu’il proposa que Vadim Baranov ne travaille à l’avenir qu’exclusivement pour lui car ses qualités intellectuelles et éthiques étaient fortement appréciées par son futur employeur….

Cela dit, Poutine fera encore une forte impression à Baranov lorsqu’il lui fera comprendre à quel point pour lui les intérêts supérieurs de l’état passaient au-dessus de toute considération privée et personnelle.
D’ailleurs, voilà ce qu’il lui dira en guise de préambule à l’embauche :

« - Si vous acceptez mon offre, Vadim Alexeievitch, vous travaillerez exclusivement pour moi.
L’administration vous garantira un salaire, inférieur, je le crains, à celui que vous percevez maintenant, et vous ferez en sorte qu’il vous suffise.

Je ne tolérerai aucun bonus, aucun bénéfice provenant de Boris ou de qui que ce soit.
Si c’est l’argent qui vous intéresse, continuez à travailler dans le privé.

Celui qui est au service de l’Etat doit privilégier l’intérêt public à tout autre, y compris le sien.

Si vous assumez cet engagement, je crois qu’il n’est pas nécessaire de vous dire que je dispose de moyens pour m’assurer que vous le respectiez. »

La messe était clairement dite quant à la grandeur de l’appareil étatique aux yeux de Vladimir Poutine.

Après celà, ils discutèrent de tout et de rien et un dernier échange finit de convaincre Baranov sur la volonté exceptionnelle du futur président…

A propos des contre-temps survenant toujours dans la vie politique en général et durant les campagnes présidentielles en particulier, Vadim Baranov ne pouvait s’empêcher d’avoir quelques inquiétudes quant au fait que le peuple Russe ne connaissait rien à l’actuel président du FSB et donc, pourrait être tenté de rechercher lors du vote un visage plus familier, ce qui immanquablement mettrait définitivement un point final à la candidature de ce dernier.

Voici ce qu’il disait alors à Poutine :
Effectivement, Vladimir Vladimirovitch, mais il y’a les circonstances, les imprévus.

La réponse de ce dernier, suffit à elle seule pour définir le caractère de l’actuel président Russe et de toute l’actualité qui s’en est suivi au cours de ces dernières années…

Voilà ce qu’il répondra froidement à son interlocuteur :
FAITES-MOI CONFIANCE, VADIM ALEXEIEVITCH, LES IMPREVUS SONT TOUJOURS LE FRUIT DE L’INCOMPETENCE.

Chers lecteurs, vous connaissez la suite…
Quelques temps plus t**d, durant les 1ers jours du mois d’aout, le président sortant désigna son nouveau ministre : Vladimir Poutine.

Inconnu du grand public Russe, il ne faisait pas forte impression…

D’ailleurs, Vadim et Boris s’inquiétaient constamment de la stratégie à mettre en place afin de le rendre plus intéressant pour le peuple de telle sorte que le jour du vote, il fasse partie de leurs pensées tout au moins…

Le truc c’est qu’ils ne trouvaient rien de très pertinent.

Pourtant, le ‘’miracle’’ se produira une nuit d’automne, peu après minuit, quand une explosion violente détruisit un immeuble résidentiel de 9 étages à la périphérie de Moscou, Rue Guryanova, engloutissant des dizaines de familles dans les décombres.

Comme si cela ne suffisait pas, 4 jours plus t**d, une seconde explosion fit plus de 100 victimes à 5h du matin.

La peur venait d’envahir le peuple Russe.
La guerre s’était invitée dans leurs maisons et mettait en danger leurs familles.

Et comme généralement dans ce genre de situation, les personnes n’ont plus besoin de politiciens mais de protecteurs, SEUL UN HOMME PUISSANT POUVAIT LES TRANQUILISER ET C’EST LA QUE POUTINE ENTRA OFFICIELLEMENT DANS L’HISTOIRE…

On se souvient que juste après, Poutine donna l’ordre de bombarder l’aéroport de Grozny, une décision qui semblait inquiéter tous les experts en politique…

C’est alors que durant une visite d’Etat au Kazakhstan, un journaliste demanda à Poutine si la décision de répondre par la force risquait de ne pas faire escalader la situation.

L’histoire retiendra la réponse qui rendra célèbre ce dernier :

« Je suis las de répondre aux questions de ce type (en parlant du journaliste sans le regarder).
Nous frapperons les terroristes où qu’ils se cachent.

S’ils sont dans un aéroport, nous frapperons l’aéroport, et s’ils sont aux ch****es, excusez mon langage, nous irons les tuer jusque dans les cabinets. »

Dès ce moment, comme l’indique si bien Baranov, Vladimir Poutine venait de gagner à jamais le cœur du peuple Russe…

FIN DU RESUME.

PS : Au fait, vous vous rappelez Ksenia la femme qui a brisé le cœur de Baranov ?

Eh bien si je vous disais qu’elle reviendra plus t**d et jouera un rôle déterminant dans la collaboration entre Poutine et Baranov ?

Allez vite lire le livre et vous comprendrez comment des choses en apparence banales peuvent influencer des évènements aussi graves qu’une guerre…

NOUS ESPERONS VOUS AVOIR DONNE ENVIE DE LIRE CETTE PEPITE…

Signé : Julika
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