20/03/2026
Je vais me blesser en combattant les quatre vents du sud,
à n'importe quelle vitesse fracture de l’azur je serai blessé.
Du cœur, voici une coquille renversée,
où résonne encore
l’odeur du néant sur le néant,
comme une mer morte qui respire à l’envers.
Cependant ô reste insensé j’avais les pétales.
Et les pétales brûlaient sans feu,
ouverts comme des paupières dans la nuit liquide,
ils tombaient vers le haut,
vers un ciel qui n’existe plus.
Je vais me perdre entre les lignes du vent
non, dans ses nervures secrètes,
là où le souffle se dissout dans son propre oubli,
où le temps se défait
comme un fruit trop mûr
dans la bouche de l’invisible.
Je porterai mes blessures
non comme des lampes,
mais comme des constellations éteintes
qui continuent à saigner lumière.
Et dans chaque fissure du cœur
abîme minuscule
une voix sans gorge
déposera une clarté orpheline.
Car au bord du néant du néant,
il n’y a pas de bord
seulement une chute immobile,
un vertige immobile,
où tout se souvient de ne jamais avoir été.
Et pourtant
quelque chose insiste,
comme une racine dans le vide.
Un battement sans organe,
un jardin sans terre,
une promesse qui ne sait pas à qui appartenir.
Et moi
désarticulé dans l’éther,
presque disparu
je tiens encore,
contre toute disparition,
les pétales.
Traduzione
Mi ferirò combattendo i quattro venti del sud,
a qualsiasi velocità frattura dell’azzurro sarò ferita.
Dal cuore, ecco una conchiglia rovesciata,
dove risuona ancora
l’odore del nulla sul nulla,
come un mare morto che respira al contrario.
Eppure o resto insensato avevo i petali.
E i petali bruciavano senza fuoco,
aperti come palpebre nella notte liquida,
cadevano verso l’alto,
verso un cielo che non esiste più.
Mi perderò tra le linee del vento
no, nelle sue nervature segrete,
là dove il soffio si dissolve nel proprio oblio,
dove il tempo si disfa
come un frutto troppo maturo
nella bocca dell’invisibile.
Porterò le mie ferite
non come lampade,
ma come costellazioni spente
che continuano a sanguinare luce.
E in ogni fessura del cuore
abisso minuscolo
una voce senza gola
deporrà una chiarezza orfana.
Perché sul bordo del nulla del nulla
non c’è bordo
solo una caduta immobile,
una vertigine immobile,
dove tutto ricorda di non essere mai stato.
E tuttavia
qualcosa insiste,
come una radice nel vuoto.
Un battito senza organo,
un giardino senza terra,
una promessa che non sa a chi appartenere.
E io
disarticolata nell’etere,
quasi scomparsa
tengo ancora,
contro ogni sparizione,
i petali.
A.P.