Travel me like poetry

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Travel me like poetry I want to travel life like a poetry. Life answer :
- Art is a conversation. Let's travel each other I love to meet people, places... and words. Lots of love!

Sometimes the words come to me and we dance together... to express something. I don't always know in advance what it will be, the most important is to welcome them and then I want to honor the why - people, places, memories, emotions, art...

Hi, I'm Sophie, from France, and I share with you these poems that I write with love and spontaneity; some pictures are from photos libraries and I name the

photographer in my post; when there is no name, or just Sophie, they are taken by my phone :-) almost all of the musics in the videos are from artists on Instagram and Canva. One day I engaged a dialogue with an amazing place, and I felt : I want to travel life like a poetry. Then I heard : Let's travel each other...

This is how I decided that it is ok to share inspiration with people, even when I don't know you, because art is an invitation everywhere around us, and can even create a conversation. Let's talk with each other, would you? Sophie Roumeas

Ce poème est une invitation à explorer et se souvenir des mots que l'humanité a elle-même choisis pour définir l'enfant ...
03/09/2026

Ce poème est une invitation à explorer et se souvenir des mots que l'humanité a elle-même choisis pour définir l'enfant et de ce qu'elle a déclaré lui devoir.

Le Nouveau Script
par Sophie Rouméas

En relisant le script de mon enfance
j’ai retrouvé une part de mes souvenirs.
J’ai ressenti ses peurs, ses joies, ses rêves et ses désespoirs,
mais elle, la petite, plus de trace.

L'enfant intérieur, une notion abstraite,
tissée dans le vaste océan de la vie.
Il apprend et grandit, jamais figé
dans un seul script ou un seul état d'esprit.

Mais de quelle enfance parlons-nous
lorsque nous évoquons l’enfant ?

Qui aimerait être figé dans notre prisme collectif de l’enfance,
alors que des millions dans le monde
n’ont pas accès à la sécurité physique, matérielle,
émotionnelle…

Nous vivons dans un temps
où la définition d’un enfant
n’est plus la même dans les faits
que celle de nos idéaux.

Définition ancienne de « enfant »
dans le Dictionnaire Universel de 1690 :
« Qui doit sa naissance à quelqu’un ».

Quand l’enfant doit sa naissance à quelqu’un,
à son père et à sa mère,
ne devrait-il recevoir les soins
qui feront de lui un être humain
épanoui, et qui puisse à son tour créer
et évoluer avec la communauté ?

Déclaration de Genève relative aux Droits de l’Enfant, 1924 :
« L’humanité doit donner à l’Enfant ce qu’elle a de meilleur ».

De chair à canon,
certains enfants n’ont connu que la guerre,
à jouet pour adultes,
d’autres ne connaissent que l’exploitation se****le.

D’enfants sans identité à ceux qu’on maltraite,
près de cent quarante millions dans le monde doivent travailler
au lieu d’apprendre, jouer, découvrir, grandir…
Parmi eux, près de quatre-vingts millions
ont entre cinq et onze ans.
Ces enfants invisibles, mais partout.

Peut-on quantifier combien n’ont pas un accès stable à l’essentiel ?
Sécurité, nourriture, éducation, amour ?
Jusqu’à un enfant sur deux de notre planète
subit encore violence,
ou négligence.
Une enfance, d’une manière ou d’une autre, volée.

Des chiffres, des millions,
mais derrière chaque nombre, un visage.

Pourtant, des mains se tendent.
Des gens réfléchissent, agissent,
nourrissent l’enfance là où les systèmes échouent.
Une assiette partagée, un regard qui protège,
des rires qui jaillissent malgré la misère.
Il existe une dignité que les chiffres ignorent,
et une force que la violence du monde n’efface pas.

Définition de « enfant »
de nos jours dans le dictionnaire Universalis :
« Nom singulier invariant en genre
Être humain dans la période de l’enfance ».

Pourrait-on s’accorder à ce qu’est être humain
s’il vous plaît ?

Un nouveau script pour notre humanité —
un monde où tous les enfants peuvent vraiment être des enfants,
où nos talents sont mis au service les uns des autres.
Un monde où les êtres humains se reconnaissent et s’honorent,
dans chaque instant présent, chaque jour.
Respirer, ressentir profondément ce que cela signifie d’être humain,
ni perdus dans le passé, ni suspendus dans la peur de demain,
mais simplement être —
être là, être humain.

L’enfant intérieur est une abstraction
jusqu’au jour où il rencontre l’âme qui le voit.


Données actualisées pour cette republication : estimations mondiales OIT–UNICEF sur le travail des enfants (données 2024, publiées en 2025) ; données OMS sur les violences faites aux enfants (actualisées en 2026).

Les Matins de Poésie Qu’est-ce qu’un enfant ? Une définition semble pouvoir tenir en quelques mots.La réalité, elle, nou...
02/09/2026

Les Matins de Poésie

Qu’est-ce qu’un enfant ?

Une définition semble pouvoir tenir en quelques mots.
La réalité, elle, nous demande peut-être de regarder plus loin.

Dans mon prochain post, je partagerai Le Nouveau Script.
Un poème écrit il y a plus d’un an, que je republie aujourd’hui comme une invitation à se souvenir des mots que l’humanité a elle-même choisi pour définir l’enfant — et à explorer ce que nous choisirons d’écrire ensemble.

Définition de « enfant »
de nos jours dans le dictionnaire Universalis :
« Nom singulier invariant en genre
Être humain dans la période de l’enfance. »

Pourrait-on s’accorder à ce qu’est être humain,
s’il vous plaît ?

Un jour, sans le savoir, tu t’es mis.e en marche. La Montagne(La Mise en Marche)Par Sophie Rouméas Je ne sais passi, en ...
24/08/2026

Un jour, sans le savoir, tu t’es mis.e en marche.

La Montagne
(La Mise en Marche)
Par Sophie Rouméas

Je ne sais pas
si, en venant au monde,
ta singularité sera reconnue,
encouragée, célébrée.
Je ne sais pas
si ta famille, ton école,
ta communauté ou les hasards du monde
sauront voir ce qui te rend unique.
Je ne sais pas non plus
combien de temps l’univers mettra
à t’envoyer des signes,
ni combien de temps toi
tu mettras à les recevoir.
Parfois, pour survivre —
physiquement, émotionnellement,
spirituellement, intellectuellement —
il faut d’abord se faire accepter.
Alors la singularité se cache,
devient secondaire, en attente.
Jusqu’au jour
où, par d’autres chemins,
tu retrouves ta singularité première.

Il n’y a pas en toi
de mauvaise part,
ni de juste ou de moins bonne.
Il y a ce qui est,
et ce qui t’aide à naviguer
l’océan qu’on appelle la vie.
Certains disent que l’évolution
ressemble à l’ascension d’une montagne
qu’on gravit pas à pas.

Cette montagne pourra te sembler
ardue ou douce,
pentue, glissante,
variée, parfois lumineuse.
Tu y rencontreras les saisons,
les tiennes
et celles des autres.

Il y aura des feuilles ou pierres glissantes,
des pas à recommencer,
d’autres à perdre plus loin encore.

Ta montagne sera tantôt solitaire.
Tantôt, tu y croiseras
des êtres qui montent un temps à tes côtés,
ou qui redescendent.
Il y aura des plateaux
pour reprendre souffle,
et peut-être aussi pour t’ennuyer.
L’ennui n’est jamais une perte.
Dans la cosmologie moderne,
le temps n’existe pas.
Il est perception en mouvement,
un visage qui change,
un corps qui grandit
puis s’amoindrit,
si tant est que ce soit ainsi
que l’on regarde le fil de la vie.

En gravissant ta montagne,
tu rencontreras des croyances.
Certaines t’auront permis d’aimer la vie,
d’autres de t’en éloigner.
Il te sera alors possible de choisir :
quelles valeurs,
quelles croyances
te permettent de vivre en harmonie intérieure
et avec le monde
— humain, animal, végétal, minéral.
Tu trouveras
des repères laissés par d’autres.
Ils te suggéreront une direction.
À toi d’évaluer,
avec tes sens et ton instinct,
si ces repères sont justes pour toi.
Nul ne marche la même montagne.

Il y aura des jours de soif
et des jours d’abondance.
Tu chercheras des rivières pour boire,
des champs pour te reposer.
Si tu t’arrêtes,
si tu écoutes le silence
lorsque les pensées s’apaisent,
il se peut que tu entendes
une lumière intérieure
te chuchoter des mots
réconfortants, ou grandissants.
Au sommet,
le vent pourra être fort.
Tu seras peut-être tenté
de redescendre un peu,
pour intégrer le chemin parcouru.

Des arbres déracinés barreront parfois ta route,
t’obligeant à emprunter
un détour, pour un temps seulement.
Tu passeras des collines, des ravins,
une vallée cachée,
des couchers de soleil
et des aurores.
Il y aura même
des jours sans tain.
Chaque jour,
tu entraînes ton souffle,
ton corps, ta présence,
à persévérer ; au-delà de la perfection,
la vie cherche une résonance stable.
Même si tu ne vois pas encore
les fruits de l’effort,
tu es rythme en apprentissage.

Il y aura des êtres
dont tu choisiras la proximité
par amour ou par loyauté,
ou même les deux.
Et d’autres
dont tu t’éloigneras
pour la souveraineté de ton être,
pour ta sécurité, pour ton intégrité.
Il y aura des jours
où tu voudras rebrousser chemin,
revenir vers le connu.
Le connu est parfois plus rassurant
que l’inconnu,
avant même de savoir
s’il est meilleur.

Tu ne peux pas changer d’où tu viens.
Ce qui t’a façonné n’est pas ce qui te définit.
Mais chaque jour, tu peux choisir
comment tu marches,
comment tu te reposes,
quel sens tu donnes
à tes actions,
à tes pensées,
à tes relations,
à tes silences,
et même au bruit du monde.
Chaque pas d’aujourd’hui
réécrit naturellement le passé.
Pose-toi parfois cette question :
Ce que je ressens maintenant,
est-ce que cela m’appartient ?
Dans l’apprentissage de cette réponse
se cachent
la sérénité
et le détachement.
Il ne t’est pas demandé si tôt
de te détacher de l’amour,
ni même de la souffrance.
Seulement
de te détacher
de ce qui ne t’appartient pas,
de changer ce que tu peux,
et d’accepter ce que tu ne peux changer.

Peut-être te demanderas-tu :
Que trouve-t-on au sommet ?
Chaque pas peut rapprocher du sommet de soi,
là où tous les vents se rejoignent,
là où l’infinité de l’être
et des êtres,
des règnes,
des circonstances,
se rassemble en une vision
à trois cent soixante degrés.

Et encore :
Que faire après ?
Il y a aussi
l’art de redescendre,
de glisser parfois, de tomber,
de se relever, de douter.
Pourquoi redescendre ?
On ne monte jamais pour soi seul ;
on redescend toujours pour le vivant.

Alors, chère âme
vis en présence,
pleinement et justement.
Puisses-tu honorer
le chemin parcouru,
la lumière reconnue, donnée et reçue,
et les zones d’ombre
que tu auras osé explorer,
en toi
et dans la rencontre avec les autres.
Et ainsi, continuons.
Ce qui s’en vient se révélera
au rythme de tes pas.


Illustration inspirée du tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages (1818), de Caspar David Friedrich.
La silhouette est traversée par les chemins des méridiens de la médecine chinoise, comme une cartographie de nos paysages intérieurs. Les calligraphies chinoises évoquent deux pensées : « La montagne est dans mon cœur » et « La Voie suit la Nature », formule issue du Dao De Jing.





Demain, un nouveau chemin en poésie… A retrouver en entier sur le lien en commentaire.Je vous invite à redécouvrir en fr...
24/08/2026

Demain, un nouveau chemin en poésie… A retrouver en entier sur le lien en commentaire.

Je vous invite à redécouvrir en français La Montagne, un poème d’abord partagé en anglais en début d'année sous le titre The Mountain, et troisième volet de la série Empreintes & Chemins.

"Tu trouveras
des repères laissés par d’autres.
Ils te suggéreront une direction.

À toi d’évaluer,
avec tes sens et ton instinct,
si ces repères sont justes pour toi.

Nul ne marche la même montagne."

Belle journée à tou.te.s 🌸

Le poème qui suit fait partie d'un cycle poétique sur l’empreinte, la causalité et la mise en marche, de la série  Empre...
12/08/2026

Le poème qui suit fait partie d'un cycle poétique sur l’empreinte, la causalité et la mise en marche, de la série Empreintes & Chemins.
Aujourd’hui est un seuil vers la prochaine poésie qui sera publié la semaine prochaine, La Montagne.

II. Le Labyrinthe des Empreintes
(Mémoires en Action)
Par Sophie Rouméas

Cher Enfant,

Tu es né dans un espace et un temps
que d’aucuns diraient indéterminé,
et d’autres, déjà orienté.
Dans cet univers cosmologique,
que tant de gens tentent d’expliquer de manière rationnelle,
une part d’irrationalité te surprendra peut-être dans ce qui suit.

Ce que l’on nomme « irrationnel » est souvent le nom que l’on donne
à ce qui n’a pas été encore pleinement compris.
La science, patiente, s’applique à en explorer les facettes ;
c’est une question de temps.

Ce mystère touche aux enchaînements invisibles,
à ces mouvements par lesquels
chaque geste laisse une trace,
chaque pensée imprime une direction.

De ces dynamiques nées dans le Temps et l’Espace,
tu feras l’un de tes plus grands apprentissages.
Elles sous-tendent l’histoire du Big-Bang,
des étoiles, des galaxies, des planètes — de la nôtre — et des espèces.

Notre espèce humaine,
depuis la nuit de son temps jusqu’à l’orée de ce jour,
avance dans un dédale de chemins entremêlés :
un labyrinthe évolutif
où les trajectoires se dessinent
au rythme des actions et des réponses,
individuelles et collectives.
Il n’y a pas une seule origine,
mais une multitude de traces.
Des valeurs, des croyances, des élans, des peurs,
tout ce qui nous met en mouvement,
oriente silencieusement la suite.

Ainsi nous arrivons au monde
libres de souvenirs conscients dans nos cellules,
et pourtant déjà inscrits
dans une composition ancienne
où des milliers de notes, plus ou moins harmonieuses,
ont résonné avant nous.

Lorsque nous commençons à vivre,
nos propres notes s’y ajoutent.
Ta singularité mélodieuse
reste à découvrir.

Dans cet espace d’évolution,
une carte du territoire t’est transmise —
des règles, des repères, des valeurs —
souvent sans mots,
simplement en absorbant le monde autour de toi.

Au fil de ta vie,
tu apprendras toi à travers les autres,
et les autres à travers toi.
Tu tenteras de ressembler, de te différencier,
peut-être de te rebeller, de te chercher, de te révéler.

Tu rencontreras des avatars de ton avenir,
pensant que tu dois devenir ce que l’on attend de toi.
Tu croiseras peut-être des ombres du passé,
pensant que tu dois rester loyal.e
à des histoires qui ne sont pas toutes les tiennes.

Il se peut que l’on te demande de guérir,
ou de ne pas guérir,
de porter un symptôme
que d’autres n’ont pas su transformer.
Il se peut que tu prennes sur toi
ce qui n’a pas trouvé de chemin ailleurs,
laissant un poids sur tes épaules
qui ne t’appartient pas.

Le labyrinthe n’est pas une erreur de parcours.
Il est une mémoire en mouvement.
Chaque détour a eu un sens.
Chaque impasse a tenté, un jour,
de préserver la vie.

Peut-être te rencontreras-tu,
porté.e par un terreau harmonieux et équilibré,
je te le souhaite.

Quel que soit le chemin sur lequel tu marches au commencement,
viendra un temps où ton apprentissage sera de te différencier.

Tu es entré.e dans l’existence terrestre
en franchissant la porte de ta première matrice,
ta mère, et, pas à pas,
tu t’approprieras ton existence
en explorant ton intériorité.
Tu apprendras à ne nommer vérité
que ce qui prend vie en toi.

Lorsque le labyrinthe de la psyché se dévoile,
le corps sait parfois avant l’esprit
qu’il est temps de se mettre en marche.

Un jour, sans le savoir,
tu t’es mis.e en marche.


De la série Empreintes & Chemins, celui-ci est le 2e poème, après L’Empreinte De Ta Naissance et précédant La Montagne. Leurs versions anglaise est disponible ici sur ma page Travel Me Like Poetry. Si tu veux recevoir mes poèmes par email, je t’accueille sur mon site https://www.travellifelikepoetry.com/poems/empreintes-et-chemins-le-labyrinthe.






🌿 Les Matins de PoésieChaque semaine, Les Matins de Poésie ouvrent une nouvelle étape du chemin.Aujourd'hui, un extrait ...
11/08/2026

🌿 Les Matins de Poésie

Chaque semaine, Les Matins de Poésie ouvrent une nouvelle étape du chemin.

Aujourd'hui, un extrait de "Le Labyrinthe".

Il fait partie du cycle Empreintes & Chemins.

Le poème complet vous attend dans le prochain post.










Un poème né dans les rues de Saint-Paul de Vence.Un dialogue entre l’art et la vie, entre ce que nous créons et ce qui n...
04/08/2026

Un poème né dans les rues de Saint-Paul de Vence.
Un dialogue entre l’art et la vie, entre ce que nous créons et ce qui nous émeut.

Un Dialogue Incessant
Par Sophie Roumeas

I

Elle a des yeux perçants,
d’un bleu profond et transparent.
Je me fige, l’espace d’un instant.
Elle, c’est une toile peinte,
une femme créée et initiée
par la main de son peintre.

Je marchais dans les rues de Saint Paul de Vence,
J’ai été aspirée par la fête des sens,
ses mille et une inspirations,
son esprit éveillé,
sa course f***e, au portail dépassé.

J'entre dans une galerie.
L'artiste qui la possède
entame un discours,
il attendait quelqu'un.

Il n’a de cesse de philosopher,
il respire le monde,
puis lui offre sa vie,
jusqu’à sa muse et sa beauté.

Il y a des tableaux de sa femme,
elle aussi peint,
à la fois sa muse, sa partenaire,
sa flamme — on le ressent.

II

Les artistes sont des caméléons.
Ils se fondent dans leur subjectivité,
exaltent la nôtre,
invoquent notre pensée,
la détournent, la décomplexifient,
parfois la transforment,
souvent la transcendent.

L’art est une
invitation
qui surgit chaque jour
au détour de la rue.

Il peut être intention —
d’une conscience humaine,
ou d’une émergence naturelle :
la courbe du tronc d’un arbre,
entremêlé de lierre dans le soleil du soir,
le destin d’un nuage dans la divine clarté,
le vol d’un papillon parmi les herbes de blé ;
le feu de ta passion,
dans tes yeux, dans tes mots.

L’art est une
conversation.
Il ouvre aux autres pays,
aux autres que soi, aux autres mélodies.

L’art m’informe des guerres, des tourments,
des préoccupations du monde,
du cœur et de ses destinations.


III

L’art, c’est Chagall, Da Vinci, De Sainte Phalle,
c’est Schubert, Beethoven, le piano du village —
toutes ces rencontres dans les rues de Saint Paul de Vence.

C’est la Colombe de la Paix de Picasso,
le Waterfall violet de Schnabel.

Témoin de passage, porteur de message,
l’art c’est le monde qui s’exprime,
et ce qu’on en entend.

C’est le parfum d’une femme, son sillage bleu dans la rue,
c’est un exquis dôme chocolaté d’un grand chef étoilé,

c’est la ronde des sens —
les tiens, les miens — et ce que l’on en fait.

🌿 Les Matins de PoésieIl est des lieux qui se visitent.Et d'autres qui semblent continuer à nous habiter longtemps après...
03/08/2026

🌿 Les Matins de Poésie
Il est des lieux qui se visitent.
Et d'autres qui semblent continuer à nous habiter longtemps après les avoir quittés.

À Saint-Paul-de-Vence, j'avais le sentiment que chaque ruelle, chaque atelier, chaque escalier avait quelque chose à raconter.

Le poème Dialogue Incessant est né de cette promenade.

Demain, son entièreté.

Quelque part entre Paris et Los Angeles,J'ai regardé Boléro d’Anne Fontaine.Je pensais découvrir un film.Je ne savais pa...
28/07/2026

Quelque part entre Paris et Los Angeles,
J'ai regardé Boléro d’Anne Fontaine.
Je pensais découvrir un film.
Je ne savais pas encore qu'il continuerait son voyage en moi.

Le Boléro et L’Artiste
Par Sophie Rouméas, février 2026

Avant même ton premier souffle,
quelque chose battait déjà.
Un rythme patient,
sous le bruit du monde,
attendant tes pas.

Alors tu as écouté,
attentif aux visages,
aux voix qui montaient ou se fermaient.
Tu as appris où poser tes mots,
où retenir tes larmes,
comment rester
pour ne pas perdre ta place.

Peu à peu tu as su
quels gestes rassuraient,
quelles parts de toi taire.
Tu as poli tes contours,
élevé des murs discrets,
appris à sourire avant de sentir.
Et l’on t’a cru paisible,
quand tu devenais prudent.

D’autres visages sont venus,
d’autres lieux, d’autres promesses...
pourtant une même note revenait.
Les mêmes élans,
les mêmes silences,
les mêmes blessures aux endroits familiers.

Un jour,
tu as entendu derrière les scènes
un écho plus ancien.
Ce n’étaient pas seulement les autres
qui touchaient ta peine,
ils en trouvaient le chemin.
Comme si la porte existait déjà,
et que leurs mains
n’en tournaient que la clé.

Alors tu as commencé à regarder,
non plus seulement ce qui arrivait,
mais ce qui en toi répondait.
Tes colères, tes retraits,
tes élans, tes refus —
comme des signes
et non plus comme des fautes.

La musique ne s’arrêtait pas,
elle attendait
d’être entendue.

Tant que tu dormais en elle,
le destin te portait.
Lorsque tu as écouté,
tu as commencé à jouer.

Alors tu n’as plus cherché
à faire taire la musique.
Tu as prêté l’oreille,
puis la main,
puis ta propre voix.
Ce qui revenait sans cesse
était une invitation.

Il t’a été donné un instrument —
parfois fragile, parfois puissant —
fait de souffle, de gestes, de paroles.
Ta voix,
tes silences,
tes mains ouvertes ou fermées.
Et la musique changeait
lorsque tu choisissais de jouer.

Les joies entraient,
les peines aussi.
Tu as cessé de fermer ta porte.
Chaque visiteur
apportait une note nouvelle,
même ceux qui bouleversaient la maison.

Tu n’étais pas venu réparer la vie,
mais y prendre part dans ton unicité.

Et parfois, sans raison,
quelque chose en toi s’ouvrait —
un rire inattendu,
la beauté d’un ciel ordinaire,
le goût simple d’un fruit partagé.
Tu comprenais alors
que vivre n’était pas seulement apprendre,
mais recevoir.

Certains jouent avec des notes,
d’autres avec des couleurs,
d’autres avec la terre ou le feu d’une cuisine.
Une main qui enseigne,
une autre qui soigne,
une autre qui plante une graine.

Ton œuvre n’était pas ton métier,
mais la manière d’habiter tes gestes.
Ainsi tu as cultivé ton jardin,
pour apprendre à offrir.

Peu à peu tu as compris
que l’harmonie n’était pas le silence.
Ce n’était pas céder
pour que tout reste calme,
ni parler
pour avoir raison.
C’était demeurer présent
lorsque ton cœur hésitait,
et ne plus t’absenter de toi-même.

Parfois tu es resté,
non plus par peur,
mais par fidélité à ce qui était vrai.
Parfois tu es parti,
moins par rejet,
que pour garder la vie en toi.

Alors les autres ont changé de place,
parce que tu n’attendais plus
qu’ils jouent ta musique.
Chacun portait la sienne,
et l’ensemble devenait possible.

Peu à peu tu as appris
à ne plus quitter ton cœur
pour garder l’accord avec le monde.

Tu as reconnu la même présence
dans un regard,
dans un arbre,
dans la mer ou la pierre.
Comme si une seule respiration
traversait toutes choses.

Tu as cherché la paix
et découvert autre chose :
la vie n’était ni calme ni désordre.
En toi, une place s’ordonnait,
assez stable pour accueillir
l’imprévu.

Car le chaos n’était pas l’ennemi :
il apportait la couleur.
L’ordre donnait la forme.
Alors tu as vu :
la vie ne te mettait pas à l’épreuve.
Elle te faisait une place.

Tu n’avais rien à devenir
pour appartenir.
Tu appartenais déjà,
au jour qui passait,
aux êtres rencontrés,
au souffle qui te traversait.

Ce qui avait été vécu
ne demandait plus réparation.
Même les détours
avaient dessiné ton chemin.

Il restait simplement
la joie d’être là;
respirer,
aimer sans tout comprendre,
et reconnaître la vie
quand elle te reconnaissait.

Je viens de la Création,
je crée à mon tour dans mon unique singularité,
je retourne à la Création.




🌿 Les Matins de PoésieJ'ai regardé Boléro dans un avion.Je pensais découvrir un film.J'en suis sortie avec un poème... Q...
28/07/2026

🌿 Les Matins de Poésie

J'ai regardé Boléro dans un avion.

Je pensais découvrir un film.

J'en suis sortie avec un poème...
Quelques jours plus t**d, il était là.

« La musique ne s’arrêtait pas.
Elle attendait d’être entendue.

Tant que tu dormais en elle,
le destin te portait.
Lorsque tu as écouté,
tu as commencé à jouer. »

Un extrait aujourd’hui, le poème entier dans mon prochain post.






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