03/03/2026
Le cœur s’est retourné dans ma poitrine,
Comme s’il cherchait à fuir le réel.
Le cerveau s’est tu, déserté,
Et ma bouche est restée scellée de ciel.
Aucun mot.
Seulement des sanglots muets
Qui brûlaient ma gorge
Avant de mourir sur mes joues salées.
Plus jamais ce son.
Plus jamais ce ton.
Ta voix — colère et tendresse entremêlées —
Cette façon de gronder le monde
Puis de me pardonner d’un souffle apaisé.
Plus jamais ton nom qui s’allume sur l’écran,
Ce simple numéro qui faisait mon bonheur
Plus jamais cette armure invisible
Quand ta présence éloignait mes peines.
Tu es parti.
Et le temps me fait peur.
Il avance sans toi, insolent,
Il m’arrache à ta chaleur.
Tu es parti
Et je tremble devant l’avenir,
Devant ces mots que tu n’as pas dits,
Cette prophétie que je n’entendrai jamais venir.
Tu es parti,
Et rien ne pourra te ramener.
Je peux serrer les yeux jusqu’à la nuit,
Je peux t’imaginer franchir la porte,
Sourire, me parler…
Mais le silence me répond.
Tu es parti.
Et le monde continue
Comme si ton absence
N’était pas en train de me briser en deux.