07/10/2026
Croix-des-Bouquets : l’invitation de Wilner Étienne à l’ouverture des tribunaux soulève l’indignation
Le 6 octobre 2026
La présence de Wilner Étienne, membre de la commission municipale de Tabarre et actuellement mis en cause dans une procédure judiciaire portant notamment sur des faits présumés de concussion, détournement de fonds et association de malfaiteurs, à la cérémonie d’ouverture des tribunaux de la juridiction de la Croix-des-Bouquets, soulève de profondes interrogations sur l’éthique et l’image de l’institution judiciaire.
Wilner Étienne fait partie de la commission municipale de Tabarre installée en décembre 2024 aux côtés d’Arsonval Alexandre et de Gémima Lovelace.
Le dossier prend une dimension particulière puisque des informations publiées récemment font état d’une procédure judiciaire conduite par le juge d’instruction Hugues Sylvain autour de faits présumés d’irrégularités touchant l’administration municipale de Tabarre.
Une image qui choque
La question n’est pas de condamner Wilner Étienne avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue. La présomption d’innocence doit être respectée.
Mais la justice doit également se préoccuper de l’apparence d’impartialité et de la confiance du public.
Comment comprendre qu’une personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire aussi sensible puisse être conviée à une cérémonie officielle destinée à célébrer l’ouverture de l’année judiciaire dans la même juridiction ?
Cette situation donne inévitablement matière à interrogation.
La justice de la Croix-des-Bouquets doit-elle donner le sentiment de banaliser les poursuites visant des responsables publics soupçonnés d’atteintes aux finances municipales ?
Un affront symbolique à l’institution judiciaire ?
Pour de nombreux observateurs, cette invitation constitue un affront symbolique à l’image de la justice.
Il ne s’agit pas de soutenir que l’invitation démontre une quelconque intervention dans le dossier judiciaire. Rien ne permet de tirer une telle conclusion sans éléments supplémentaires.
Mais lorsqu’une institution judiciaire organise une cérémonie solennelle, elle doit mesurer la portée de chaque geste et de chaque présence.
L’image compte.
Dans une société où les citoyens réclament davantage de transparence et de reddition de comptes dans la gestion des fonds publics, voir un responsable municipal mis en cause dans une affaire judiciaire apparaître comme invité à une cérémonie officielle de la justice peut alimenter un sentiment particulièrement préoccupant : celui d’une justice qui ne mesurerait pas toujours la portée symbolique de ses propres actes.
Une question simple : qui a décidé de l’inviter ?
L’interrogation mérite donc d’être publiquement posée :
Qui a invité Wilner Étienne à l’ouverture des tribunaux du 5 octobre 2026 à la Croix-des-Bouquets ?
Était-ce une invitation protocolaire ? Une décision personnelle ? Une initiative institutionnelle ? Les organisateurs connaissaient-ils sa situation judiciaire au moment de l’invitation ?
Ces questions sont légitimes et méritent des réponses.
Car l’enjeu dépasse désormais la personne de Wilner Étienne.
C’est la crédibilité de la justice de la Croix-des-Bouquets qui est en cause.
Une justice forte doit être indépendante dans ses décisions, mais elle doit également être irréprochable dans son comportement institutionnel.
La population a besoin de croire que les mêmes exigences de rigueur, de probité et de responsabilité s’appliquent à tous — y compris aux responsables publics.
La justice ne doit pas seulement être rendue. Elle doit aussi inspirer confiance.