20/05/2026
LE PAIGC DÉNONCE UNE NOUVELLE « PERSÉCUTION POLITIQUE » À L'ENCONTRE DU DÉPUTÉ OTÁVIO LOPES.
Le PAIGC a dénoncé, ce 20 Mai, un nouveau cas de persécution politique à l'encontre du député national, Octávio Lopes, après que celui-ci a été empêché de se rendre à Dakar, au Sénégal, à l'Aéroport International, Osvaldo Vieira, à Bissau.
Selon un communiqué publié par le parti, Octávio Lopes, qui est président de la Commission des Affaires Juridiques, constitutionnelles, des droits de l'homme et de l'administration publique de l'Assemblée Nationale Populaire, a été empêché d'embarquer, bien qu'il dispose de tous les documents légalement requis pour le voyage.
Le PAIGC affirme que c'est la deuxième fois consécutive que le député fait l'objet d'une restriction de circulation. La première fois, selon le communiqué, se serait produit le 24 février 2026, « sans aucune décision judiciaire ni fondement juridique connu ».
Dans ce document, le parti soutient qu’il n’existe aucune procédure judiciaire, accusation formelle ou mesure coercitive à l’encontre d’Octávio Lopes qui justifie l’interdiction de quitter le territoire national.
La formation politique ajoute en outre que les agents présents sur place n’ont fourni aucune explication formelle concernant cette interdiction, se limitant, selon le communiqué, à invoquer l’exécution d’« ordres supérieurs ».
Pour le PAIGC, cet acte constitue une « grave violation » de la Constitution de la République, des immunités parlementaires et des principes de l'État de droit démocratique, en plus d'aller à l'encontre des engagements internationaux pris par la Guinée-Bissau.
Le parti estime également que cet épisode contredit les récentes déclarations de responsables politiques et gouvernementaux qui affirmaient qu'il n'y avait ni persécutions politiques ni restrictions à la liberté de circulation des citoyens dans le pays.
Dans le communiqué signé par le Secrétaire National du PAIGC, António Patrocínio Barbosa da Silva, le parti met en garde contre ce qu’il décrit comme une « tendance inquiétante à la persécution politique sélective » à l’encontre de dirigeants, de députés, d’avocats et de citoyens critiques à l’égard du pouvoir politique actuel.
Le PAIGC réaffirme qu’il continuera à dénoncer les actes qu’il juge arbitraires et à défendre, par des voies légales et démocratiques, le rétablissement de la légalité constitutionnelle et de l’État de droit en Guinée-Bissau.
Force est de constater que l’aile dissidente du PAIGC, sous l’égide de Nelson Sano a dû reporter sine die du fait de l’interdiction des autorités de transition , le XIème congrès extraordinaire du parti prévu pourtant les 8 et 9 Mai dernier.
By DAB, may 20, 2026