06/06/2026
Ce qui est inquiétant dans votre analyse, c’est qu’elle passe sous silence la question essentielle :
la transparence et l’équité du processus électoral.
Gagner une élection n’a de valeur que lorsque tous les candidats concourent dans les mêmes conditions et que les règles sont respectées par tous.
Lorsqu’il existe des anomalies, des irrégularités dénoncées par plusieurs acteurs ou des soupçons de favoritisme , il est normal que des voix s’élèvent pour demander des explications.
Dans une démocratie, contester ou dénoncer des dysfonctionnements n’est ni de l’amateurisme ni une peur de la défaite ; c’est un droit.
Ceux qui se proclament vainqueurs devraient avant tout chercher à convaincre l’opinion de la régularité du scrutin plutôt que de se moquer de leurs adversaires. Une victoire obtenue dans un contexte où l’administration ,l’organisation du processus sont perçus comme favorisant un camp ne devrait pas être une source de fierté, mais plutôt une invitation à garantir davantage de transparence.
La véritable grandeur politique ne consiste pas seulement à gagner, mais à gagner de manière incontestable, dans des conditions où même ses adversaires reconnaissent l’équité du processus. C’est cela qui donne à une victoire sa légitimité et son honneur.
Excellente soirée à vous 😊
Ce que la NGR n'a pas gagné dans les urnes, elle essaye de l'obtenir dans les médias sociaux et les radios de la place à travers des déclarations de presse et des communiqués dénués de tout sens.
Winston Churchill nous résumait en ces termes une défaite électorale : « La politique consiste à être capable de prédire ce qui va arriver demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l'année prochaine. Et ensuite, d'expliquer pourquoi rien de tout cela ne s'est produit. »
On ne peut vouloir d'une chose et son contraire, comment annoncer son retrait d'un processus électoral il y a 6 jours, le réintégrer sans faire de déclaration à propos, observer les tendances, quand les courbes sont pas à leur avantage, ils dénoncent, crient au scandale, à la fraude.
Ça relève de l'incohérence, de l'amateurisme politique, de mépris pour ses électeurs, d'une fuite en avant : Le fait de se retirer du processus électoral avant, pendant le scrutin, pour ensuite en rejeter les résultats, est un aveu d'impuissance ou une peur de la défaite dans les urnes.
Une perte de légitimité, en choisissant de ne pas aller jusqu'au bout du processus, le candidat de la NGR s'auto-exclut de la possibilité légale de contester les procès-verbaux (PV) de manière formelle devant les instances compétentes (comme la Direction Générale des Élections ou la Cour Constitutionnelle).
Batista Bachir
Dynamique GMD labé