05/07/2022
Petite rétrospective personnelle du procès de Jean Marc Reiser :
Quelques regards perdus, une longue file d'attente, il est 8h pétante devant le palais de justice de Strasbourg. Je m'avance dans la file, un croissant à la main pour regagner des forces après le trajet de nuit en Flixbus. " Excusez moi vous suivez le procès depuis le début ? ", à la réponse qu'on m'a donné j'ai vite compris que j'avais de la chance aujourd'hui car tout le monde n'avait pas pu rentrer à l'intérieur de la salle d'audience de retransmission. " De retransmission ?! " Paf, le coup de massue, comment vais-je dessiner à partir d'une retransmission, je ne suis pas là pour retranscrire ce qu'un écran télé va me dicter, quand même !!
Et puis un peu plus t**d, lorsque je me suis faufilé au 3eme étage du palais de justice sans accréditation, je ne savais pas encore à quoi m'attendre. "Bonjour, je suis dessinateur" en remettant mes lunettes qui glissaient sur ma goutte de transpiration, et mon carnet de dessin fermement tenu entre mes bras. Un peu de Master Jedi tricks " vous allez me laisser passer car j'ai l'air convaincant " 👋🖐️👋 et j'étais bien assis derrière les amis de la victime, entouré de toute la presse, qui parlaient de l'affaire. Parfaitement parfait, j'ai tendu l'oreille pour avoir un résumé des 4 premiers jours du procès.
Quand l'accusé est entré dans le box, je me suis demandé d'abord s'il faisait vraiment 1m90, puis quand je l'ai vu glisser son long bras par dessus la vitre pour tendre des pièces du dossier à ses avocats, j'ai compris. Un grand gaillard, qui était pleinement concentré sur les éléments d'enquêtes, la procédure ! Ce n'est pas les témoignages de ses ex-compagnes ou ce que pensent les psy de lui qui lui ont fait lever la tête. S'il a levé la tête c'était pour entendre comment la forêt l'a trahit, et comment la téléphonie l'a suspecté.
A mon sens, il n'était là que pour comprendre pourquoi il a faillit. Cela reste une interprétation, car le mystère plane toujours autour de lui. Et cette affaire après tout, n'est-ce pas un arbre qui cache la forêt ?