29/04/2026
Aujourd’hui, nous avons eu le plaisir, avec Benjamin, d’inaugurer cette œuvre au sein de la résidence Alain Faure.
À travers ce texte, nous souhaitons partager avec vous la lecture de cette sculpture, ses symboles et l’intention qui l’anime.
Nous remercions chaleureusement l’APEI, ainsi que toutes les personnes qui nous ont fait confiance pour la réalisation de ce projet.
Nous espérons que cette œuvre trouvera pleinement sa place ici… et qu’elle deviendra, avec le temps, un peu la leur.
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Cette œuvre prend la forme d’une chrysalide, aux lignes ovoïdes évoquant subtilement la silhouette d’un ballon de rugby, en hommage à l’engagement et à la passion d’Alain Faure.
Le cocon représente à la fois l’habitation — la résidence comme lieu d’accompagnement de croissance — et le handicap lui-même.
Il symbolise ce qui enveloppe, ce qui protège, mais aussi ce qui peut contraindre : le regard des autres, parfois même son propre regard.
C’est un espace structurant, nécessaire, parfois limitant, mais profondément porteur de sens.
Une limite apparente.
Un enfermement temporaire.
Un espace porteur de transformation.
Comme toute chrysalide, il incarne un temps de passage.
Le choix de cette forme est également un écho à l’histoire personnelle d’Alain Faure.
Originaire du Bénin, il était attaché à cette terre et aux actions menées par l’association Chrysalide, qui œuvre au Bénin.
La chrysalide devient ainsi un symbole double : transformation individuelle et engagement solidaire.
À l’intérieur de cette chrysalide, se déploie un rosier grimpant, accompagné de papillons et de poissons.
Le rosier s’élève au cœur du cocon ; ses branches portent des feuilles et donnent naissance à des roses.
Les roses représentent la beauté et la fragilité, mais aussi la force.
Le rosier rappelle que la vie est faite de beauté et d’effort, de douceur et parfois d’aspérités.
Il parle de croissance, d’ancrage et d’attachement.
Les papillons symbolisent la transformation…
mais aussi la liberté d’être soi.
Ils nous parlent de sensibilité et de la singularité de chacun.
Ils nous rappellent que chacun peut évoluer à son rythme et trouver sa place à sa manière.
À la base de la sculpture, on pourra découvrir, volontairement et légèrement dissimulées, deux carpes, des poissons de rivière.
Elles rappellent que les richesses ne sont pas toujours immédiatement visibles.
Elles font écho à la passion d’Alain Faure pour la pêche, symbole de patience, d’attention et de profondeur.
Cette sculpture parle de vulnérabilité et de résilience,
de transformation et d’évolution malgré l’épreuve,
d’un passage vers davantage d’autonomie,
de renaissance et de liberté possible.
Elle affirme qu’un cocon n’est pas une fin.
Il est un lieu de devenir.
Et que derrière chaque enveloppe, chaque différence, chaque parcours,
l’évolution est possible malgré l’épreuve
Apei Périgueux