05/03/2019
Il doit se départir du rejet de la grande majorité du peuple, laissée pour compte. Les populations deviennent de plus en plus pauvres, la plupart des ménagères reviennent les paniers vides, les pères de familles préfèrent ne pas rentrer de peur de voir les siens souffrir de faim, l'école publique est morte, les enfants ne connaissent ni l'arabe, ni le français, ni la langue de leurs parents, les terres des champs sont vierges, on importe les légumes du Maroc, l'arrachide, le sorgho et le maïs au Sénégal, le riz en Thaïlande, la santé est privatisée, on meurt sans soin par manque d'argent, partout l'insécurité, la délinquance, on tue dans tous les coins des rues à la capitale, comme dans les régions, le chômage de tous les jeunes, amenant les jeunes à s'enfuir du pays, le tissu social déchiqueté, le racisme, l'hypocrisie, le mensonge, la corruption, la tricherie, le détournement, l'enrichissement imbécile, le déni, le nihilisme, la vérité est perdue, une justice corrompue, un état sans droit où le riche peut tuer, mais le pauvre ne peut même pas insulter ou menacer, on aurait crû être dans une jungle, où les plus nantis font la pluie et le beau temps et les autres rejetés dans le désert aride sous un soleil de plomb. L'invitation du président et les plus riches du pays en 2018 est évocateur. Un pays qu'on devait quitter ou fuir, mais, où aller? Pensez-vous que Ghazwani pourrait répondre à ces attentes?
Nous les mauritaniens, nous aimons applaudir du nouveau ou tout ce qui brille, alors que tout ce qui brille n'est pas or. Faisons attention à nos choix pour ne pas nous mordre les doigts une troisième fois.