28/01/2026
Je suis moins présente ici. La fin d’année 2025 et ce début 2026 ont été, et sont encore, intenses. Nouveaux projets, week-ends passés au bureau, soirées à travailler t**d, pendant que le reste du monde ralentit.
On parle souvent du métier d’artiste comme d’un métier passion, mais on oublie trop souvent d’en évoquer les sacrifices. Toutes ces heures accumulées au fil des années à peaufiner des dessins pendant que la vie continue de tourner. Jongler avec un temps réduit, tenter de faire tenir en une heure ce que d’autres peuvent répartir sur une semaine entière.
Chercher l’équilibre, le souhaiter parfois, tout en sachant que l’art prend du temps et qu’il en prendra toujours, souvent plus que tout le reste. Les années d’études semble loin, et pourtant si proche quand on compare les heures passées à dessiner aujourd’hui.
À l’ère de l’IA, du scroll infini, des réels et du « toujours plus vite », j’aimerais m’adresser à vous, artistes, qui continuez à créer plus lentement, plus justement, plus traditionnellement et plus émotionnellement. À vous qui rappelez le temps nécessaire à une illustration, de la naissance d’une idée jusqu’à sa transcription finale.
À tous les artistes incompris, à ceux qui, malgré leur talent, composent avec le syndrome de l’imposteur, doutent, se remettent en question et se demandent parfois s’il ne faudrait pas changer de voie pour trouver un peu de répit et de stabilité.
De belles choses arrivent pour 2026 pour qui ne lâche pas son crayon. Des projets qui mûrissent lentement, des idées qui prennent le temps qu’il faut, des victoires discrètes mais précieuses. Je nous souhaite de continuer à créer malgré le doute, la fatigue et le bruit ambiant.
Prenez soin de vous, de votre temps, de vos mains et de votre regard. Et puisqu’il me reste encore quelques jours, je vous souhaite une merveilleuse année, artistes, amateurs d’art ou simples visiteurs tombés par hasard ici sur ce grain de sable posté dans l’univers.