13/11/2025
Saviez-vous que…
L’un des opéras ukrainiens les plus populaires n’a pas été monté du vivant de son auteur ???
Mykola Lyssenko a composé opéra Taras Boulba (un personnage fictive d’un chef cosaque ukrainien) pendant plus de dix ans (de 1880 à 1890), d’après la nouvelle éponyme de Mykola Gogol (d’ailleurs, ils sont tous deux nés dans la région de Poltava).
Le livret a été écrit par Mykhaïlo Starytsky.
Lorsque Tchaïkovski proposa de monter Taras Boulba à Saint-Pétersbourg, mais en langue russe — Lyssenko refusa. Il donna la même réponse à Rimski-Korsakov.
Pour Lyssenko, la langue ukrainienne était une question de principe, pas un simple “détail”.
La première version
En 1918, alors que le spectacle était déjà en préparation pour la première à Kyiv (mise en scène par Les Kurbas, orchestration d’Oleksandr Koshyts), le théâtre « Berezil » brûla lors de l’occupation de la ville par les troupes de Denikine.
Les costumes et les partitions furent détruits par le feu. Seuls les croquis de l’artiste Anatol Petrytsky ont survécu.
La deuxième version
La première de l’opéra eut lieu le 4 octobre 1924 à Kharkiv.
Par la suite, de nouvelles versions virent le jour : apparition et glorification du tsar russe, censure (Taras Boulba n’est plus exécuté, seulement menacé de punition), remaniements avec suppression de certaines scènes…
Mais Taras Boulba a tenu bon.
La troisième version
En 1955, l’opéra parut dans sa troisième et dernière version.
C’est celle que nous écoutons encore aujourd'hui, et celle que nous jouerons lundi prochain à Versailles. (Et bien sûr que vous êtes bien invités)