11/09/2026
La rentrée j’y tenais pas tant que ça, il a fallu suivre le mouvement. J’ai mis un pantalon et j’ai pris le train. Déjà depuis le 16 août je recevais des messages. « T’es fermé, feignasse? », et s’ils étaient plus polis: « T’es fermé feignasse, bien cordialement ». Ils n’avaient pas bien lu, ils pensaient que j’allais rester à Paris en août quand la ville toute entière sent la pisse comme un slip de vieux.
J’étais dans l’Yonne à l’atelier. En tant que feignasse très consciencieuse je dormais avec mes chiens, on était en tas sur mon lit,. On voyait pas très bien qui était qui, j’avais tiré les rideaux. On comptait quatre têtes, huit narines, seize pattes, des dents innombrables plantées dans quatre gu**les avides. De fromage principalement. On sortait la nuit sur les chemins de terre, quand la plaine refroidissait un peu. Des hiboux nous frôlaient, mes chiens grognaient d’excitation et moi je grognais de trouille, j’ai jamais tellement aimé la nuit noire. Ni la rentrée de septembre.
Néanmoins: on ouvre demain samedi, de 11h à 19h, 4 rue du Repos à Paris. Il y a des choses prévues cet automne mais comme rien n’est vraiment prêt je les annoncerai au dernier moment. Je retourne à mes préparatifs. À demain pour les gens qui passeront