25/11/2019
Je suis le FEMINICIDEUR, fils de Harceleur et de Violente, je suis le centre du monde, j’évince, je dépiaute, je détériore, je domine, je viole, je brise, je détruis, rien ne me retient, personne ne m’arrête,
je suis le FEMINICIDIEN, j’aime les femmes « soleil », j’utilise les mots, les maux, les mots-dires et je maudis leurs sphères ; je les anéantis, plus d’amis, plus d’énergies ; je les enlaidis, je les définis, je les isole, et je danse, et je tance, et je donne des coups, coups de marteaux, coups de casserole, coups de fer, coups de pelles,
je suis le FEMINICIDAIRE, je serre les fils de fer, les fils électriques, les poignets et les tours de cou, je lance des robinets, des meubles, des objets ménagers et j’enferme dans des armoires à linges, des pièces capitonnées, des caves oubliées, des rues sombres, des places fortes,
je suis le FEMINICIDIER, je frappe avec mes pieds, avec mes poings, avec ma tête, et je tire avec mon fusils, avec mon revolver, avec mon arme blanche et la vie s’en va, et le sang s’écoule et les plaies béantes se plient sur les enfants, mes enfants, vos enfants
je suis le FEMINICIDANT, plaintes sans fonds de peines perdues, signalements d’injonctions inconnues, condamnations de présomption d’innocence, mises à distance forcloses de preuves rejetées,
je suis le FEMINICIDE de la peur, de la terreur, de la stupeur, je suis le féminicide de la flamme de la femme inconnue, je suis le féminicide du Diogène de la France, je suis le 117ème féminicide, celui de la honte, celui du 25 novembre ! Vive la France !
Gertrude Dodart