Siam Marley

Siam Marley Auteure - Réalisatrice - DOP, je suis amoureuse d'histoires et d'esthétique cinématographique... Je suis au service de l’émotion!

Je suis aussi Juriste en Propriétés Intellectuelles et Formatrice avec Masterclass'S

When a filmmaker refuses to rush, you get... a MASTERPIECE! 😘😘😘
07/04/2026

When a filmmaker refuses to rush, you get... a MASTERPIECE!
😘😘😘

Le modèle du CNC est aujourd'hui attaqué en France. Les acteurs du secteur montent au créneau pour défendre, à juste tit...
12/12/2025

Le modèle du CNC est aujourd'hui attaqué en France. Les acteurs du secteur montent au créneau pour défendre, à juste titre, un modèle qui s'autofinance permettant ainsi un accès aux oeuvres pour tous les français.
Le Centre national de la cinématographie est incontournable dans le financement du cinéma en France.

Qu'en est il en Côte d'Ivoire? Comment est financé le cinéma ivoirien?
Je vous explique tout dans mon petit billet sur Droit & Ecrans! N'hésitez pas à liker et surtout à partager pour que l'information soit utile à tous. Je le reformule, et le met à jour au fur et à mesure du temps qui passe.

Je vous remercie. 🥰🥰🥰

🎬 Comment est financé le cinéma en Côte d'Ivoire ? 🎬
(Et pourquoi le modèle doit évoluer)


Lorsqu’on observe les industries cinématographiques solides à travers le monde, une question revient toujours : comment sont-elles financées ?
En Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des pays d’Afrique francophone, le financement du cinéma repose encore largement sur l’État. Un modèle fragile, loin de celui qui a fait ses preuves ailleurs — notamment en France avec le CNC.

Voici un décryptage clair.

🇫🇷 1. Le modèle français : un écosystème qui s’autofinance
Contrairement à ce que beaucoup pensent, le CNC (Centre National de la Cinématographie) n’est pas principalement financé par les impôts des Français.
Ses aides proviennent surtout de taxes prélevées dans le secteur audiovisuel lui-même.

🔹 Trois taxes assurent l’essentiel de ses ressources :
1️⃣ La taxe sur les entrées en salles (TSA)
→ 10 % prélevés sur chaque billet de cinéma.
→ Particularité : près de 50 % sur les films pornographiques ou violents.

2️⃣ La taxe sur les services de télévision (TST)
→ Prélevée sur le chiffre d’affaires de toutes les chaînes et répartie comme suite:
📌TST-E : éditeurs
📌TST-D : distributeurs

3️⃣ La taxe sur la vidéo et la VOD (TSV)
→ Sur les ventes de vidéos physiques et les plateformes de streaming/VOD.

📌 Des subventions publiques existent, mais elles représentent une part très marginale. (voir art. L. 114-1 et R.114-1 du Code du cinema et de l'image animée).

➤ Résultat : le CNC a une véritable autonomie financière
Concrètement, ce système permet au CNC d’avoir une souveraineté culturelle, stable et puissant, tout en garantissant une production cinématographique soutenue et diversifiée.

🇨🇮 2. Le modèle ivoirien : un système dépendant du contribuable
En Côte d’Ivoire, nous n’avons pas encore un mécanisme d’autofinancement comparable.

Actuellement :
Les recettes des billets de cinéma sont réparties entre :
- la salle
- et le producteur / le distributeur
Aucune taxe sectorielle dédiée au financement du cinéma n’est prélevée sur le ticket d’entrée. (A ma connaissance). Et cela est forcément un gros manque à gagner.

🔹 Le FONSIC : que dit la loi ?
L’article 16 du décret portant création du FONSIC prévoit que ses ressources proviennent de :

- la dotation de l’État,

- des emprunts de l’État,

- les produits de placements,

- des taxes spécifiques pour la promotion de la culture,

- le remboursement des avances,

- d’autres contributions diverses.

👉 Problèmes :
+> les taxes spécifiques mentionnées ne sont pas clairement identifiées, ni appliquées de façon transparente.
+> La dotation de l'Etat peut fluctuer
+> Les emprunts de l'Etat pour financer des films dont ne sait rien de la rentabilité, questionne.
👉 Conclusion : le FONSIC dépend quasi intégralement du budget de l’État — donc du contribuable ivoirien.

Un modèle similaire est observable au Sénégal avec le FOPICA.

🕰️ 3. Une réflexion vieille de 40 ans… toujours d’actualité
En juin 1984, le Dr Abdoulaye Ouattara soutenait une thèse visionnaire intitulée « L’économie du cinéma ».
Il y proposait déjà :

📍la création d’un Bureau Ivoirien du Cinéma,

📍la mise en place d’une billetterie nationale pour financer le secteur, et surtout une taxe payée par les exploitants de salles

📍Le développement des salles de cinéma

📍une fiscalité adaptée à l’industrie cinématographique.

Il concluait par cette phrase :
👉 « Pour que l’économie du cinéma soit prospère et qu'il participe au développement économique et culturel de la Côte d'Ivoire, il est nécessaire, voire indispensable, de créer le Bureau Ivoirien du Cinéma (BIC). »

40 ans plus t**d :
👉 l’ONAC-CI a été créé sur le modèle du BIC
👉 puis l’ONAC-CI est devenu "Côte d’Ivoire Cinéma",

Cependant, nous n’avons toujours pas une industrie viable et autonomisée.

Oui, il y a eu des avancées : plus de films produits et diffusés, plus d’initiatives de la part du Ministère de la Culture et de la Francophonie, un secteur plus dynamique.
Mais c’est justement pour cela qu’il est urgent d’adapter notre modèle de financement.

📡 4. Des pistes de financement non exploitées
Selon plusieurs sources, la HACA perçoit chaque année des redevances pour les autorisations de diffusion (données à actualiser).
Ces ressources perçues financent la HACA… et c’est tout.

Plusieurs questions se posent :
👉 Pourquoi aucune part de ces redevances n’est affectée au financement du cinéma ?
👉 De même, pourquoi la redevance RTI ne contribue-t-elle pas au FONSIC ?
👉 Comment les chaines de télé participent au financement du cinéma? => Au Sénégal, Canal plus s'acquitte désormais d'une redevance correspondant à environ 9% de son chiffre d'affaires.
Mais cet argent est il injecté, au moins en partie, dans le Fopica? Je continue mes investigations à ce sujet.
👉 Qu'en est-il des exploitants de salles?

Ce sont pourtant des ressources naturelles du secteur audiovisuel.

🎥 5. Pourquoi repenser le financement du cinéma ivoirien ?
Un secteur financé majoritairement par l’État est :

- vulnérable aux fluctuations politiques et budgétaires,
- limité dans sa capacité à produire,
- incapable d’installer une véritable souveraineté culturelle.

Je l'ai dit plus haut, le décret prévoit même que le FONSIC puisse s’appuyer sur des crédits contractés par l’État.
Mais, à nouveau je me demande:
- À quel taux ?
- Comment sont-ils remboursés ? => le FONSIC fonctionne sur un système d'avance sur recette, mais combien de productions remboursent les avances sur recettes accordées?
- Avec quels impacts futurs pour le secteur ?

📌 6. Pour un cinéma ivoirien fort : créer un modèle d’autofinancement progressif
Pour renforcer notre industrie, plusieurs pistes s’imposent :

👉 Créer une taxe sur les billets de cinéma dédiée au FONSIC.
👉 Affecter une part des redevances HACA au financement de la création.
👉 Réorienter une fraction de la redevance RTI vers le cinéma.
👉 Rendre transparentes les taxes spécifiques prévues par le décret.
👉 Structurer un véritable écosystème contributif, comme le CNC.

L’objectif n’est pas de copier la France, mais de s’inspirer d’un modèle éprouvé pour bâtir une autonomie culturelle ivoirienne.

🎬 Conclusion
Le financement du cinéma ivoirien repose aujourd’hui quasi entièrement sur le budget de l’État. Donc si le budget alloué au Ministère de la Culture et de la Francophonie est baissé, alors, le budget du Fonsic peut s'en trouver impacté.
Alors certes, l'Etat a un rôle à jouer pour dynamiser l'industrie, mais il est maintenant important d'avancer progressivement en faisant participer tous les acteurs du secteur, à commencer par les exploitants des salles.
En somme:
Pour bâtir une industrie durable, compétitive et indépendante, il est urgent de :
👉 clarifier, renforcer et diversifier les mécanismes de financement.
Pour que notre cinéma grandisse, il doit enfin commencer à s’autofinancer.

Peace! ✌🏾✌🏾✌🏾
👉 Tu travailles dans le cinéma, les médias ou la création artistique ?
Suis Droit & Ecrans pour comprendre tes droits, défendre tes œuvres et faire rayonner la création africaine 🌍✨
💬 Laisse tes questions en commentaire : je te réponds dans les prochains posts !

Y a un mec qui ne bossera plus jamais dans cette industrie! Arf… quel dommage! 🙁🙁🙁
28/11/2025

Y a un mec qui ne bossera plus jamais dans cette industrie! Arf… quel dommage!
🙁🙁🙁

🚨 Apple TV+ annule "Traqués" : le projet avec Benoît Magimel et Mélanie Laurent abandonné après la découverte d’un plagiat majeur

La plateforme Apple TV+ a pris une décision aussi inattendue que radicale : annuler purement et simplement la sortie de Traqués, sa nouvelle série phare portée par Benoît Magimel et Mélanie Laurent, quelques jours seulement avant sa diffusion prévue le 3 décembre 2025. Ce projet ambitieux, tourné dans les montagnes savoyardes et iséroises et présenté comme l’un des thrillers européens majeurs de l’année, a été stoppé net à la suite d’un scandale retentissant. Selon les révélations du journaliste Clément Garin, Apple TV+ aurait découvert t**divement que le scénario écrit par Cédric Anger était en réalité un plagiat quasi total du roman Shoot, publié en 1973 par Douglas Fairbairn et traduit en France sous le titre La Traque. L’alerte a été donnée après la diffusion de la bande-annonce, plusieurs lecteurs ayant immédiatement relevé de troublantes similitudes.

L’intrigue, centrée sur un groupe d’amis pratiquant la chasse et pris pour cible par un autre groupe menaçant, reprendrait presque point par point le déroulé du roman ainsi que son ambiance paranoïaque. Apple aurait confirmé que les éléments clés, structure narrative, personnages, dynamique de survie, décor montagneux, métaient trop proches pour relever de la simple inspiration. Situation aggravante, Shoot avait déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1976, rendant toute ignorance du texte d’origine difficilement défendable. Face à ce constat, la plateforme a choisi de retirer entièrement le projet, malgré un budget conséquent et un casting prestigieux. Au-delà des pertes financières, cette affaire crée un profond malaise dans l’industrie, tant l’ampleur de l’erreur semble incompatible avec les standards de contrôle d’une plateforme mondiale.

Lorsque j’ai vu qu’un auteur ivoirien proposait de la science-fiction, en plus « hard », dans un contexte ivoirien, je m...
26/11/2025

Lorsque j’ai vu qu’un auteur ivoirien proposait de la science-fiction, en plus « hard », dans un contexte ivoirien, je me suis juste précipitée sur Amazon pour acheter son livre:
Sincèrement, cet auteur a du mérite. Je ne le féliciterai jamais assez pour l’originalité de son oeuvre, le risque pris pour nous proposer un univers aussi fort visuellement, aussi puissant dans les descriptions.
Oui, on imagine facilement la « Côte d’Ivoire technologique » tout simplement parce que le Wakanda a existé visuellement, au cinéma ; mais avant Black Panther, il y’a eu « District 9 » de Neil Blomkamp (que je vous invite fortement à voir si vous aimez ce genre).

Qu’est-ce que la « Hard science-fiction » ?
Honnêtement je ne m’étais arrêtée qu’à la science-fiction, alors son côté « hard » ... humm ! 😅
Il s’agit donc, d’un genre littéraire* dans lequel les théories décrites respectent rigoureusement les connaissances scientifiques de l'époque, ou leurs extrapolations plausibles, au moment où l'auteur écrit son œuvre. Les thèmes favoris de ce genre, qui traversent toutes ces époques, sont les robots, les machines, la technologie, l'exploration spatiale, la pensée de l'homme dans son futur à partir de la connaissance de son présent et de son passé ».

Pour en revenir au roman, il s’agit d’un recueil de 5 nouvelles dont ma préférée est la 3e.
Cette nouvelle s’intitule « 3ème état de superposition – La Tour des lacs » et raconte l’histoire d’un ingénieur qui doit inspecter les sous-sols de la basilique de Yamoussoukro pour découvrir si les rumeurs sur des phénomènes étranges, voire des disparitions inexpliquées, sont fondées. L’ingénieur mène son enquête sur un ouvrier en particulier qui a disparu du jour au lendemain dans ces sous-sols. Et en retraçant son parcours, il est aspiré par une fissure temporelle qui l’amène dans une Côte d’Ivoire alternative dans laquelle, la colonisation, menée par les Nations Boréales, n’a jamais pris fin. Houphouët a même été assassiné après la construction de la Basilique, car considéré comme un traire de la Nation. Il n’y a jamais eu d’opposition dans cette Côte d’Ivoire alternative. L’ingénieur y retrouve l’ouvrier disparu. Vont-ils réussir à retrouver leur univers / leur « Côte d’Ivoire » ??

Maintenant parlons du fond :
Alors les termes techniques sont lourds. Vraiment j’aime la science, mais c’est compliqué à comprendre. Cela dit, c’est l’intérêt de la Hard Science-fiction. En outre, l’auteur lui-même est ingénieur, passionné de sciences. Donc je ne vais même pas me permettre de mettre en doute toutes les théories scientifiques. J’ai déjà une migraine rien qu’à y penser. Cela dit, il y’avait des situations qui me paraissaient invraisemblables (par exemple dans la nouvelle 2 : Le dôme d’Abidjan). Mais encore une fois, je ne veux rien contester.
Ce qui m’a le plus dérangée c’est qu’il m’a semblé qu’il y’avait plus de science que de récit. Les dialogues servent à « vulgariser » les concepts et théories scientifiques et ne font donc pas avancer le récit. Pour chiffrer, à mon sens, il y’a 60% de science et 40% d’histoires ; et l’impression varie d’une nouvelle à une autre. Et je trouve cela vraiment dommage.
J’avais envie d’en savoir plus sur les personnages, sur leurs sentiments. Je voulais ressentir des émotions, mais je n’arrivais pas à dépasser l’univers scientifique pour m’attacher aux personnages. Ils étaient comme superficiels, complètement intégrés à l’univers, là-dessus aucun problème, mais alors y’avait une distance entre eux et moi. Cela dit c’est aussi la difficulté de la structure d’une nouvelle.

Pour résumer, achetez le livre pour vous faire votre propre opinion. Soutenez ce jeune auteur ivoirien qui est en auto-édition, et qui a créé un univers absolument magnifique et magique, qui donne littéralement envie de l’adapter visuellement.
Bravo Bravo Bravo M. Cédric Coulibaly. 👏👏👏👏👏👏

Pour ma part, je continue mon exploration dans la SF africaine avec l’auteure Nnedi Okorafor.

Peace!! 🥰🥰🥰

Sources :
* https://www.librairie-legendarium.com/menu/hard-sciencefiction/2

24/11/2025

France's Canal+ finally managed to purchase South African media giant MultiChoice ➡️ https://l.theafricareport.com/e2T to keep pace with Netflix and Disney.

Meet the inner circle of Canal+ boss Maxime Saada.

Adresse

Paris

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Siam Marley publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Siam Marley:

Raccourcis

Partager

Type