Mundele Music

Mundele Music "La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée" -Platon

PARCOURS DE VIE5/6 Toujours la musique : mes influences occidentalesJusqu'ici, je vous ai surtout parlé de mon lien inti...
22/06/2026

PARCOURS DE VIE
5/6 Toujours la musique : mes influences occidentales

Jusqu'ici, je vous ai surtout parlé de mon lien intime avec la musique et la culture congolaises. Mais loin de moi l'idée de renier ma culture occidentale !
Côté formation, j'apprends la guitare classique à l'âge de 11 ans, avant de basculer très vite vers la guitare électrique. Dès 12 ou 13 ans, je joue dans mes premiers groupes, avec déjà mes propres compositions. À force d'inventer des mélodies, l'envie de chanter s'impose naturellement. Il fallait donc que je me forme.
Je prête d'abord ma voix de ténor un temps à un ensemble vocal, puis je suis le cursus complet de chant lyrique (DFE) au Conservatoire de Massy. Dans la continuité de cet enseignement académique, je me spécialise ensuite en écriture harmonique auprès de HORIA SURIANU pendant près de 10 ans.
Si vous êtes curieux, je vous invite d'ailleurs à découvrir quelques-unes de mes compositions sur le site WWW.MUNDELE.MUSIC.FR, dans le menu Créations /Pages d'écriture.

Côté influences, mon adolescence et ma jeunesse sont bercées par l'énergie du rock, de la fusion et du métal (The Police, Marillion, Pink Floyd, Toto, AC/DC, Pantera, Van Halen, Noir Désir, Mano Negra...), mais aussi par la chanson engagée de Tryo et le flow du rap des NTM.

Puis à l'université s'ouvre une grande période reggae, ragga et sound system. C'est là que je rencontre MOONSEE, qui deviendra un temps mon binôme artistique. Ensemble, nous créons le groupe de musique actuelle LACRI’MOTS, bientôt rejoints par le flûtiste Sébastien BIBZO et le batteur SYLVAIN DUPUIS. Pendant 5 ans, cette aventure nous emmène sur les scènes locales et estudiantines.

Tout comme OK LIKEMBÉ, LACRI’MOTS constitue une véritable passerelle vers le PKE: C'est au sein de ce groupe que je compose « Bolingo », mon premier morceau chanté en lingala. Et le premier album du PKE portera l'empreinte de mes compagnons de route : la flûte traversière virtuose et certains arrangements de BIBZO, la plume incisive de MOONSEE, co-auteur de Follow My Way, Coltan na Congo et Marianne.

À bientôt pour le dernier épisode de ce Parcours de vie !
Et n'oubliez pas la COLLECTE TOUJOURS EN LIGNE 😉

18/06/2026
PARCOURS DE VIE4/6 - L’aventure du Paris Kinshasa Express ! (2011-2026)Oléko Esabé, Djudju Che, Yves Demukuse, Elvis Kun...
08/06/2026

PARCOURS DE VIE
4/6 - L’aventure du Paris Kinshasa Express ! (2011-2026)

Oléko Esabé, Djudju Che, Yves Demukuse, Elvis Kunku, Nono Monzuluku, Ramazani, Boss Matuta, Mbetengue, Jimmy Mbonda, Johnny Milbaga , Koshi Niwa, Bijoux Depaulga, Nathalie Ahadji, Roger Kom, Sebastien Bibzo, Mama Cécilia...
En 15 ans, de nombreux musiciens ont apporté leur pierre au fameux « kongo groove » du PKE, sur scène ou en studio d’enregistrement.:

C’est au « Village Mongania », ce squatt et QG d’une diaspora ex-zaïroise - dont je vous ai déjà parlé dans mes précédentes publications- que je vais côtoyer une bonne partie d’entre-eux Et de fil en aiguille en rencontrer d’autres. Certains sont de vieux loups issus de la scène congolaise que ce soit Empire Bakuba, Viva La Musica de Papa Wemba ou encore Zaïco Langa Langa. Tous ces groupes que j’écoutais depuis l’enfance.

Le projet du PKE commence à se dessiner en 2011 avec « Merci », premier titre devenu un de nos « tubes » incontournables. J'y rends hommage à l’héritage mondial de la musique congolaise.
Avec le PKE, j'ai voulu créer des ponts artistiques, culturels et solidaires entre ces 2 capitales cosmopolites et francophones que sont Paris et Kin. Très inspiré par la verve d’un Franco Luambo Makiadi ou encore l’humour d’un Zao, mes textes tentent souvent d’aborder avec légèreté et parfois dérision des questionnements ou des sujets d’actualité telle que la guerre au Kivu (« Coltan na Congo ») , le rêve de toute puissance de l’Homme (« L’Oiseau »), les idéaux de la République, (« Marianne») etc
Mais la musique est toujours là pour faire « passer la pilule » et délier les corps. Ce contraste entre textes engagés et sens de la fête est un peu devenu la marque de fabrique du PKE.
C’est ce que vous retrouverez dans mon dernier morceau enregistré « Qu’est-ce que je fais là ?», dans lequel j’évoque sur une rumba intimiste la maladie de l’oubli, j’ai nommé Alzheimer, que j’ai côtoyé de très près.
Et c’est pour faire un CLIP de cette chanson que j'ai lancé une CAMPAGNE sur HELLOASSO (lien en commentaire).

Alors si vous aimez l'univers du PKE, apportez vous aussi du grain à notre moulin 😉

06/06/2026

PARCOURS DE VIE
3/4- Ma rencontre avec Mama Cécilia (2008)

Entre la danseuse et moi, le charme opère immédiatement. Une évidence : une affinité, une sensibilité commune, une même vibration du corps à l'écoute des musiques congolaises. Comme une émotion ancienne, déjà là, ancrée dans nos enfances.
Tous deux avons grandi dans un univers de métissage et de multiculturalisme propre à la France. « Enfants de la world music », tandis que j’expliquais à mes camarades qu’au Congo on ne joue pas de djembé mais plutôt des bundas, Cécile animait déjà la cour de récréation en chantant « Yéké-Yéké »(chant traditionnel rendu célèbre par Mory Kanté). Nous sommes à la fin des années 80.
Au-delà des grands noms de la scène mondiale, nous partagions surtout un goût pour un registre moins connu de la musique congolaise, souvent qualifié de musique tradi-moderne : Konono N°1, Kasaï Allstars, et tant d’autres artistes découverts à travers les compilations devenues cultes telles que Congotronics I & II ou encore Musiques urbaines à Kinshasa.
Lors de notre rencontre, Mama Cécilia côtoie Lidjo Kwempa, ancien chanteur de Viva La Musica de Papa Wemba, qui nous introduit tous les deux au Village Mongania, un squat devenu QG de musiciens congolais à Vitry-sur-Seine. Un lieu dont je vous ai déjà parlé dans la publication précédente.
La fréquentation régulière de cet espace singulier, ainsi que notre voyage au Congo-Brazzaville en 2010, vont être déterminants pour tout ce qui suivra : de la Balade Kadansée avec la Cie OK Likembé en 2009, au groupe Paris Kinshasa Express en 2011 et jusqu’à aujourd’hui.
Mais ça, c'est une autre histoire, à découvrir au prochain épisode...En attendant, vous pouvez toujours aller faire un tour sur notre en page de campagne HelloAsso pour le clip « Qu’est-ce que je fais là ? »:-)

https://www.helloasso.com/associations/mama-afrodite/collectes/campagne-clip-qu-est-ce-que-je-fais-la

PARCOURS DE VIE 3/6 Ma rencontre avec Mama Cécilia (2008)Entre la danseuse Cécile Cassin, dite Mama Cécilia, et moi, le ...
25/05/2026

PARCOURS DE VIE 3/6
Ma rencontre avec Mama Cécilia (2008)

Entre la danseuse Cécile Cassin, dite Mama Cécilia, et moi, le charme opère immédiatement. Une évidence : une affinité, une sensibilité commune, une même vibration du corps à l'écoute des musiques congolaises. Comme une émotion ancienne, déjà là, ancrée dans nos enfances.
Tous deux avons grandi dans un univers de métissage et de multiculturalisme propre à la France. « Enfants de la world music », tandis que j’expliquais à mes camarades qu’au Congo on ne joue pas de djembé mais plutôt des bundas, Cécile animait déjà la cour de récréation en chantant « Yéké-Yéké »(chant traditionnel rendu célèbre par Mory Kanté). Nous sommes à la fin des années 80.
Au-delà des grands noms de la scène mondiale, nous partagions surtout un goût pour un registre moins connu de la musique congolaise, souvent qualifié de musique tradi-moderne : KononoN°1, Kasaï Allstars, et tant d’autres artistes découverts à travers les compilations devenues cultes telles que "Congotronics I & II" ou encore "Musiques urbaines à Kinshasa".
Lors de notre rencontre, Mama Cécilia côtoie Lidjo Kwempa, ancien chanteur de Viva La Musica de Papa Wemba, qui nous introduit tous les deux au Village Mongania, un squat devenu QG de musiciens congolais à Vitry-sur-Seine. Un lieu dont je vous ai déjà parlé dans la publication précédente.
La fréquentation régulière de cet espace singulier, ainsi que notre voyage au Congo-Brazzaville en 2010 (voir lien en commentaire), vont être déterminants pour tout ce qui suivra : de la Balade Kadansée avec la Cie OK Likembé en 2009, au groupe Paris Kinshasa Express en 2011 et jusqu’à aujourd’hui.
Mais ça, c'est une autre histoire, à découvrir au prochain épisode...En attendant, vous pouvez toujours aller faire un tour sur notre en page de campagne HelloAsso pour le clip « Qu’est-ce que je fais là ? »:-)

https://www.helloasso.com/associations/mama-afrodite/collectes/campagne-clip-qu-est-ce-que-je-fais-la

PARCOURS DE VIE2/6- Comment la sanza est entrée dans ma vie (2008)Avant toute chose, sachez que la sanza est un instrume...
18/05/2026

PARCOURS DE VIE
2/6- Comment la sanza est entrée dans ma vie (2008)

Avant toute chose, sachez que la sanza est un instrument originaire d’Afrique centrale. Selon les régions, on l’appelle aussi likembé, kalimba ou mbira. C’est un lamellophone, aux sonorités douces et hypnotiques.
La petite sanza que vous voyez sur la deuxième photo m’accompagne depuis l’enfance. Je devais avoir entre 2 et 3 ans lorsque je l’ai eue entre les mains.
Je l’ai toujours gardée… même si, pendant longtemps, je n’en ai pas vraiment joué.
Tout a changé en 2008. Cette année-là, je participe à un stage de découverte de la sanza animé par Les frères Makouaya, deux musiciens et luthiers originaires du Congo Brazzaville. Et là, c’est une révélation ! Je dis souvent que ce n’est pas l’homme qui choisit son instrument, mais l’instrument qui le choisit. Ce jour-là, je suis rentré chez moi avec une sanza pentatonique fabriquée de leurs mains, qui depuis ne m’a plus quitté.
Comme un porte-bonheur, elle m’a ouvert les portes de nombreuses rencontres et de nombreux voyages : le Brésil, la Guadeloupe… et surtout le Congo Brazzaville, où je me suis rendu en 2010.
Là-bas, j’ai eu l’immense chance de rencontrer deux grands maîtres de la sanza aujourd’hui disparus : Antoine Moundanda et Papa Kourand.
C’est aussi au sein du Village mongania, groupe folklorique congolais basé à Vitry-sur-Seine et dirigé par le percussionniste Oleko Esabe, que j’ai pu approfondir mon jeu et explorer toute la richesse des rythmes traditionnels de la RDC.
À force de persévérance et d’assiduité, certains ont fini par me surnommer Patrick Mundélé (“le blanc”)… ou encore Patrick Likembé. Et honnêtement, j’ai toujours été accueilli avec énormément de chaleur par la diaspora congolaise à Paris.
Plus t**d, c’est même moi qui inviterai Oleko à rejoindre OK Likembé, une formation musicale toujours d’actualité, à laquelle de nombreuses villes et évènements ont confié la mission de répandre la bonne humeur !
Avec le temps, mon lien avec la sanza est devenu si fort qu’il a donné naissance à mon tout premier spectacle jeune public : “Mario et la Sanza Magique”.
À travers l’histoire de Mario — clin d’œil au célèbre titre de Franco Luambo — je parle des pouvoirs cachés de la sanza et plus généralement les bienfaits de la musique.
https://www.mama-afrodite.fr/creations-scenes/spectacle-jeune-public/
La prochaine fois, je vous parlerai de ma rencontre avec Mama Cécilia (Cécile Cassin). En attendant, je vous invite à regarder mon passage dans l’émission Génération F sur TV5MONDE dans laquelle je fais découvrir la sanza en 4 petites minutes à l’artiste Richard Orlinski…
https://www.tv5mondeplus.com/fr/documentaires/culture/generation-f-s-1-e6-1
Et vous remets le lien vers la campagne HelloAsso pour le clip « Qu’est-ce que je fais là ? »
https://www.helloasso.com/associations/mama-afrodite/collectes/campagne-clip-qu-est-ce-que-je-fais-la

À bientôt…

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J'en entendu dire qu'un Bonhomme en Pain d'épice s'était enfui à  Villebon sur Yvette - page officielle.?!! Sylvie Mombo...
18/05/2026

J'en entendu dire qu'un Bonhomme en Pain d'épice s'était enfui à Villebon sur Yvette - page officielle.?!! Sylvie Mombo Conteuse et Patrick Mundélé tacheront de l’attraper ce Samedi 23 mai. Entrée Libre en plus ?!?

//📖🍓🍰Festival du Conte🍰🍓📖//

Des moments à partager en famille.✨

Le samedi matin, Sylvie Mombo et Patrick Mundélé donnent vie à un conte revisité autour du bonhomme pain d’épices, suivi d’une dégustation. 😋
Le festival se clôture le dimanche avec un spectacle en plein air, dans une ambiance conviviale avec Anne-Lise Vouaux Massel. 🎭

ℹVoir le programme complet sur le site de la Ville : https://tinyurl.com/yppzvhww

📅 Samedi 23 mai
🕒 10h15 et 11 h
📍 Médiathèque
👉De 0 à 5 ans, gratuit sur inscription.

📅 Dimanche 24 mai
🕒15 h
📍Promenade de l’Yvette (en bas du chemin des Prés de La Roche)
👉Dès 6 ans, entrée libre.
📌 Apporter coussins, tapis de sol et gourmandise

Médiathèque
Tél. 01 69 93 49 15
médiathè[email protected]

PARCOURS DE VIE1/6- L’enfance à Kin (1978-1986), là où tout a commencé…J’ai grandi jusqu’à l’âge de 9 ans à « Kinshasa l...
11/05/2026

PARCOURS DE VIE
1/6- L’enfance à Kin (1978-1986), là où tout a commencé…

J’ai grandi jusqu’à l’âge de 9 ans à « Kinshasa la belle », où je me suis imprégné très tôt de ses paysages et de son atmosphère : la musique omniprésente, l’écho des chœurs d’église, la texture du foufou, l’odeur du saka-saka, le gris du ciel avant les pluies tropicales, les immenses flaques d’eau, la végétation luxuriante… mais aussi la pauvreté visible à chaque coin de rue, les effets néfastes de la polio sur les enfants et adulte...
J’ai aussi eu a chance de monter sur le dos de la tortue (amati mukongo ya koba!) en vrai, comme vous pouvez le voir sur une des photos :-)
Cette enfance a profondément influencé ma manière de faire de la musique aujourd’hui : un style chaloupé, coloré de rumba et de soukouss, avec un accordage de guitare « mi-composé ».
Une façon de jouer qui doit beaucoup au likembé (ou sanza).
Quand je suis arrivé en France pour mon premier hiver, je refusais de porter un anorak ou même des chaussons. J’étais toujours pieds nus à la maison. J’avais alors tellement de corne sous les pieds que je pouvais marcher sur des cailloux pointus sans avoir mal. Mais le froid a fini par avoir raison de moi…
En 1986, il y avait encore très peu de Kinois en région parisienne comparé à aujourd’hui.
La seule Congolaise que j’ai côtoyée dans ma ville s’appelait Mama Marie. Elle m’a vu grandir, évoluer dans la musique, et assistera plus t**d avec fierté aux premiers concerts du Paris Kinshasa Express.
À l’école, les enfants connaissaient le djembé et pensaient que c’était le seul tambour africain.
Moi, je n’en avais jamais vu. Alors quand je disais que j’avais grandi en Afrique, certains ne me croyaient pas. Et non, je ne connaissais pas la kora non plus. Mais je connaissais les bundas, le lokolé, les tsakalas… et bien sûr le likembé.
C’est que je chante dans le titre « Baluka » dont vous entendez l’extrait sur ce poste.
Dans la prochaine publication, je vous raconterai comment la sanza est entrée dans ma vie…
En attendant, je vous remets le lien vers la campagne HelloAsso pour le clip « Qu’est-ce que je fais là ? »

https://www.helloasso.com/associations/mama-afrodite/collectes/campagne-clip-qu-est-ce-que-je-fais-la
À bientôt…

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Palaiseau
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