Ciné Axel

Ciné Axel Toutes les semaines on découvre un film ensemble ! Viens, ça va être bien :)

18/08/2026

L'adorable petite Bonnie peine à se faire des amis, pour l'aider, ses parents décident de lui offrir une tablette numérique (oui, moi aussi je trouve ça chelou), Lilypad. La team des jouets, menée par Jessie depuis le départ de Woody, se trouve confronté à un rival de taille : les écrans.

Les + :

- Un univers et des personnages qu'on est toujours ravi de retrouver, année après année
- Une écriture toujours aussi mature, dans le plus pur style Pixar
- Un sujet intéressant : les écrans et les réseaux sociaux qui isolent les enfants et nuisent à leur imagination
- Des nouveaux personnages "technologiques" sympas
- Quelques bonnes vannes (l'embonpoint et la calvitie de Woody...)

Les - :

- Cet opus fait le choix de se focaliser BEAUCOUP sur Jessie, à tel point que la team fait presque figuration. J'aime ce personnage, mais quand je vais voir un Batman, je n'ai pas envie de passer tout le film avec Barbara Gordon
- La redite commence à se faire sentir, entre l'énième "spleen" de l'abandon des enfants qui grandissent et les Buzz qui se croient toujours de vrais astronautes (ça fait 30 ans...)
- Les arcs secondaires sont très peu aboutis (la nouvelle vie de Woody, la romance de Buzz, le rôle des parents...) et c'est dommage
- Le sujet est louable, mais il enfonce un peu des portes ouvertes (si votre gosse en bas âge n'a pas de copains, emmenez le au parc, ne lui offrez pas un iPad)

Il fallait bien que ça finisse par arriver ... Après les deux premiers films qui présentaient l'univers et ses personnages, le troisième opus avait "plié" l'arc des jouets, avec l'adieu à Andy et la transmission à une nouvelle famille. Le quatre avait réussi à surprendre, avec Woody qui décidait enfin de vivre pour lui même. Mais cette fois-ci, force est de constater qu'il n'y a plus grand-chose à raconter. Est-ce que c'est un mauvais film ? Non. Est-il dispensable ? Totalement

16/08/2026

A 17h00, Nina arrive à la Salle Richelieu, dans le premier arrondissement de Paris. A 21h00 la première de sa mise en scène de Macbeth doit avoir lieu, et les enjeux pour la Comédie Francaise sont énormes. Pendant les quatre heures suivantes, les désistements, les bourdes et les tensions au sein de la troupe vont s'enchaîner...

Les + :

- Des acteurs excellents avec une belle synergie
- Des situations réellement désopilantes, avec un humour souvent mordant mais jamais cruel
- Le côté "compte à rebours" qui donne au film un ton haletant
- Un amour sincère pour le théâtre, la solidarité de troupe et le système D. On peut y voir une filiation avec le film Please don't cut de Shin'ichiro Ueda (2017) remaké par Michel Hazanavicius en 2022.

Les - :

- Comme toute comédie, certaines blagues vous feront rire plus que d'autres, j'ai personnellement parfois trouvé le "Molière imaginaire" un peu trop grandiloquent dans ses tirades et regards caméra
- Avec un titre pareil, on s'attendait à en apprendre un peu plus sur l'institution centenaire qu'est la Comédie Française, il n'en est rien (ou de façon très anecdotique). Ce n'est pas bien grave, ce n'est juste pas le thème du film.

En résumé une comédie super sympa et rafraîchissante, pliée en 1h20, qui fait la part belle aux métiers du spectacle. Après s'être fait connaître sur les réseaux avec la série Broute, Bertrand Usclat m'avait parfois déçu dans ses choix de carrière. Ici, en tant qu'auteur et co-réalisateur, il fait un sans faute 👌🏻

20/07/2026
19/07/2026

Trois ans après Oppenheimer, Christopher Nolan est de retour pour nous livrer sa version de l’Odyssée d’Homère. Largement conspué sur les réseaux sociaux avant même sa sortie pour ses choix de casting, le film est pourtant un tour de force qui devrait balayer la concurrence dans les salles cet été.

Les + :
- Nolan l’a bien compris, ce « retour » à la maison est avant tout une aventure intérieure, celle d’un homme qui doit parvenir à se pardonner pour se retrouver après avoir connu les horreurs de la guerre. Loin de l’archétype héroïque, Matt Damon nous livre un Ulysse faillible en lutte avec ses ennemis mythologiques, mais aussi ses propres démons. Une approche intéressante.
- Dans le même ordre d’idée plusieurs personnages plutôt connus comme des antagonistes (Circée, Calypso, Ménélas) ont ici une lecture plus nuancée, même lAgamemnon (Ben Safdie) représenté en incarnation de la mort, donnera à Ulysse de précieux conseils. Cette version de l’Odyssée est antimanichéenne et seul Antinoos (Robert Pattinson) est vraiment détestable.
- Côté visuel, rien à dire, si ce n’est que c’est sublime. Nolan a pensé son film pour l’IMAX et ça se voit, l’image est magnifique, les effets visuels également, de l’orfèvrerie cinématographique avec des moyens monumentaux dans la grande tradition hollywoodienne.
Les - :
- Le voyage de retour d’Ulysse durera dix ans. En conséquence, il faut faire des choix, même si le film dure trois heures. Le passage avec le tourbillon Charbyde et le monstre Scylla paraît par exemple un peu rushé.
- Finalement si l’on devait adresser un reproche au film, c’est qu’il est exactement ce que l’on attendait qu’il soit. Très bleu, très gris, très beau, c’est très cérébral, c’est ce qu'on aurait pu imaginer d’une adaptation de l’Odyssée par Nolan. Certes, c’est la marque d’un auteur d’être aisément reconnaissable mais un peu de surprise, c’est souvent bienvenu !

En résumé, rien de négatif à dire. Fidèle à sa réputation, le réalisateur britannique réussi son pari en réadaptant intelligemment un mythe millénaire. Une vraie réussite, sur le fond comme sur la forme.

15/06/2026

Daniel (Josh O’Connor) est poursuivi par une agence gouvernementale secrète à laquelle il a volé des informations. Au même moment, Margareth (Emily Blunt), une présentatrice météo névrosée, se découvre des pouvoirs extraordinaires.

Les + :
- Fidèle à sa réputation, Spielberg nous livre du grand spectacle d’une qualité rarement égalée, et parvient à nous parler encore une fois d’un sujet de science-fiction qui le passionne sans tomber dans la caricature ou la redite.
- Un casting cinq étoiles et des acteurs très inspirés, avec une mention spéciale pour Emily Blunt et Colin Firth, qui interprète l’antagoniste principal (vous avec dit Oscars ???)
- Un scénario malin, et moins complexe qu’on l’aurait cru, qui réinvente un sujet pourtant de nombreuses fois abordé par le cinéma.
- Quelques clin d’œil savoureux, malicieusement disséminés dans le film par Spielberg pour le plaisir des cinéphiles

Les - :
- Le film révélant son intrigue au compte-goutte, la première heure de Disclosure Day peut être frustrante pour le spectateur car les mystères s’enchainent sans explication. Dans le même ordre d’esprit, les protagonistes principaux n’étant pas conscients de leurs facultés extraordinaires, cela génère des incompréhensions dans leur entourage qui peuvent devenir un peu redondante.
- « Disclosure Day » signifie « le jour des révélations », et quand ces fameuses révélations arrivent, Spielberg ne résiste pas au plaisir de se livrer à un jeu de piste historique au travers d’images d’archives. Une bonne idée, mais qui traine trop en longueur, alors que le spectateur a déjà tout compris.
- Quelques effets spéciaux sont légèrement en dessous du niveau du film, notamment les animaux.

Vous l’aurez compris, il n’y a pas grand-chose à reprocher à Disclosure Day. A près de 80 ans, Steven Spielberg continue à nous prouver qu’il est LE cinéaste de l’émotion (il est d’ailleurs par moment possible d'avoir par moments les yeux un peu embués) et il nous livre ici un excellent film, marqué par sa foi en l’espèce humaine.

05/06/2026

Mes attentes étaient modérées concernant cette nouvelle aventure de Mando, la faute à l'omniprésence des licences Star Wars et de Pedro Pascal. Mais j’ai quelques abos qui comptaient sur moi pour dire quelque chose, alors je me suis dévoué. This is the way.

Les + :
- Des personnages toujours aussi attachants
- Cette aura « à l’ancienne » de la saga qui nous redonne le goût de la trilogie originelle (quelques effets pratiques très 80s)
- Des seconds rôles savoureux (Martin Scorsese et Sigourney Weaver notamment)
- Des méchants plutôt charismatiques (les jumeaux et surtout le bounty hunter Embo)
- Quelques bonnes idées, comme le fait de proposer un personnage Hutt sympathique (Rotta, joué par Jeremy Allen White) ou de renverser les rôles entre Mando et Grogu sur le dernier tiers du film.

Les - :
- Quelques effets spéciaux brouillons qui donnent au film un côté un peu cheap. Une spectatrice m’a dit qu’elle trouvait le soin apporté au film moindre que celui de la série, alors que quand on paye 12 balles, ça devrait être l’inverse.
- Dans le même ordre d’idée, le film ne parvient pas à nous faire oublier qu’il est un long épisode d’une série TV, on ne ressent pas trop « l’effet ciné » ici, et c’est dommage.
- En conséquence, le scénario est relativement « inoffensif » et ne clôture rien. Là où le film Peaky Blinders proposait une fin pour le personnage de Tommy, ici, rien n’a vraiment changé si ce n’est que Mando réalise que son fils grandit et qu’il devrait davantage lui faire confiance (un axe déjà évoqué dans la série).

Jon Favreau nous propose une friandise régressive et sans conséquence, qui divertit, mais ne propose pas grand-chose. Cependant, les enfants s’émerveilleront de la mignonnerie et des gaffes de Grogu tandis que les adultes se laisseront émouvoir par l’amour de ce guerrier au cœur sec pour son enfant. Laissez-vous donc tenter par ce divertissement plein de bons sentiments et emmenez vos gosses voir TMAG. Par les temps qui courent, un peu de candeur ne fait pas de mal 🙂

11/05/2026

Ce Week-end j'ai regardé Apex, une production "horrifique" Netflix avec Charlize Theron, Taron Egerton et Eric Bana, voyons donc voir keskesavo !

Suite à un caprice pendant une ascension en haute montagne, Sasha (Theron) perd son époux (Bana). Comme c'est une warrior, elle oublie de pleurer et part quelques mois plus t**d en Australie pour remettre ça (YOLO...). Là elle rencontre Ben (Egerton), un psychopathe persuadé d'être un grand prédateur, qui entreprend de la traquer...

Les +:

- Egerton cabotine à fond les ballons et livre un méchant qui oscille toujours entre touchant, glaçant et ridicule.
- De beaux décors naturels
- Quelques bonnes scènes de tension

Les - :
- Depuis La chasse du comte Zaroff (1932) jusqu'a Wedding Nigtmare 2 cette année, le thème de la traque d'être humain est un sujet bien connu du cinéma horrifique.
Par conséquent, si l'on s'y attaque, il faut innover. C' est le souci avec Apex, il n'y a rien à spoiler, puisque tout est exactement tel que le laisse présumer la bande-annonce et le déroulé du film.
- Le personnage de Theron n'étant pas très sympathique (un trait récurent dans la filmographie de cette actrice) on s'attend à ce qu'elle cache de sombres secrets, voire à ce qu'elle se prenne au jeu de son agresseur. Mais non, c'est juste une victime. À la fin, on a rien appris, à part qu'elle était prête à tout pour survivre (mais ça le film nous l'avait déjà dit dans ses 10 premières minutes)...

Au final une production dans le plus pur style Netflix. Du budget, des stars, et une linéarité sans surprise qui distrait le spectateur 1h40, puis qui s'oublie le lendemain matin...

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