L’une vient de la vidéo et vit loin en Suisse, (Cambre, atelier photographie), l’autre écrit du théâtre et habite loin en Belgique (Insas, publiée aux Editions Lansman). Adolescentes, rêvassantes, elles se sont très vite rendues compte qu’elles n’auraient aucune prise sur la famine en Afrique, sur les injustices de toutes sortes, et sur la politique en général. Se renfermant sur elles-mêmes, elles
ont développé alors un intérêt particulier pour les petites choses de la vie. Se languissant à longueur de journée, elles ont fui le réalisme à grandes enjambées, les conduisant à préférer au réel, la mise en scène et la forme, le faux, le semblant et le trafiqué. Leur première installation vidéo 3 projections portant le titre un peu long et trop compliqué de NO WINDOWS FENETRES IL Y AVAIT IN OUR BEDROOMS est un bon exemple de leur intérêt pour le détail, le banal, l’intime, le décalé. Ensemble, dans une mise en scène de le vie quotidienne souvent très affichée et se nourrissant volontiers du cliché, les sœurs h aiment mêler et confronter leurs deux disciplines, en bouleversant les codes narratifs de l’écriture et de l'image. MEME DANS MES REVES LES PLUS FLOUS TU ES TOUJOURS LA A ME HANTER, JEAN-LUC est leur deuxième collaboration. Elles tournent actuellement JE NE VOIS DE MON AVENIR QUE LE MUR DE MA CUISINE AU PAPIER PEINT DEFRAICHI. (installation 2 projections avec musique live, Maxime Bodson, au son). Et finissent l'installation qui va avec VOIR SON QUOTIDIEN COMME UNE SOURCE INEPUISEE DE MERVEILLES, bref, que des titres à rallonge encore.