Salon de l'Asie

Salon de l'Asie La Maison des Cultures Asiatiques, rdv des passionnés de culture, voyage, gastronomie et cinémas d'Asie.

Temple à Ayutthaya, Thailande.
26/06/2026

Temple à Ayutthaya, Thailande.

Jeudi, soleil, chaleur, tout ça… Commençons avec "The Keeper of the Camphor Tree" de Tomohiko ITO (Japon).Orphelin, Reit...
25/06/2026

Jeudi, soleil, chaleur, tout ça…

Commençons avec "The Keeper of the Camphor Tree" de Tomohiko ITO (Japon).
Orphelin, Reito n'a jamais eu vraiment de chance dans sa vie. Il se fait renvoyer injustement de son travail et ses "amis" montent un coup qui le conduise en prison. Puis un avocat le sort de prison et lui fait rencontrer une étrange femme. Celle-ci lui explique être sa tante et elle lui impose un travail : gardien du sanctuaire d'un camphrier. Ce dernier est censé exaucer les prières, notamment celles des personnes venant faire les "séances spéciales" la nuit. La tante de Reito se montre très exigeante avec lui dans tous les aspects de son travail. Elle lui dit aussi qu'il doit essayer de comprendre le vrai but des prières. Cette recherche ainsi que la rencontre de plusieurs personnes venues prier vont l'amener à se remettre en question.
Un orphelin recueilli par une branche riche de sa famille, c'est assez courant dans les mangas. Sauf qu'ici la tante de Reito est loin d'être commode et le travail qu'elle lui confie n'est pas ordinaire. Enfin, dans ce film, ce sont les personnages qui comptent. Entre Reito qui ne sait pas quoi faire de sa vie, l'héritier écrasé par son héritage et la fille qui doute de son père, tout est lié à un problème de confiance en soi ou de communication. Le tout est enrobé par un soupçon de fantastique avec un camphrier magique. En bref c’est du classique avec un peu de piment, cela se laisse regarder.

Ensuite viens "Le Bord du temps" de Shinichiro WATANABE, Wei LI, Shuhei MORITA et Ming WENG (Chine) est un film omnibus. Chaque partie a pour fil conducteur une pierre qui permet à 2 personnes de parler à travers l'espace et le temps.
Une sorte de sirène rencontre une petite fille qui est tombée dans l'océan. Elles jouent ensemble jusqu'à ce qu'une guerre ne fasse disparaître la petite fille. La sirène promet de toute faire pour la retrouver, quitte à remonter dans le temps grâce au "cristal du temps".
La princesse d'un royaume en guerre est perdue depuis la mort de sa mère. Elle est confortée par un être différent, qui lui parle à travers une fleur.
Un réalisateur se perd dans la débauche, tout en chérissant le souvenir de sa jeunesse, avec ses 2 amis. Son soutien a un parti trans-humaniste va les faire se retrouver mais pas pour de bonnes raisons.
Une petite fille ère seule dans un monde dévasté et vide. Elle finit par rencontrer un robot amnésique, puis un jeune homme dans une ville déserte.
Le cristal du temps sert de lien entre des êtres qui au 1er abord n'ont rien en commun. Cela leur permet ensemble affronter leur quotidien ravagé par la guerre. Car là est le point central de ce film : dénoncer la guerre et ses horreurs. Les différents segments sont inégaux en termes de technique et d’histoire mais tous sont suffisamment différents des uns des autres. Ce film donne libre cours à 4 réalisateurs, ce qui leur permet d’expérimenter sans trop de contrainte. C’est un plus même si l’ensemble est un peu bancal.

Enfin (et oui peu de séance aujourd’hui), nous avons "58ème" de Carl Joseph E. PAPA (Philippines). Il met en scène une tragédie qui a eu lieu en 2009 dans une ville rurale du sud des Philippines. Celle-ci a bouleversé le monde, le massacre de Maguindanao ayant coûté la vie à 57 personnes, dont 32 journalistes. Mais pour Reynafe Castillo, le bilan est de 58 : elle continue de se battre pour faire reconnaître la disparition de son père, Reynaldo Momay. Ce film est le témoignage que Reynafe Castillo fait à un journaliste. Elle lui montre ses souvenirs, ce qu’elle a vécu avec sa famille, en le faisant venir entrer dans les séquences animées. Cela change d’une simple exposition, car on peut avoir les commentaires directs de celui-ci sur ce qu’il voit. Elle avance également les preuves de la présence de son père sur les lieux du massacre. Il y a aussi beaucoup d’images d’archives, parfois très crues, montrant la découverte des corps, la détresse des familles des victimes, les opérations de la police et de l’armée. Ce film est donc là pour rappeler une tragédie et afficher le combat d’une fille qui cherche la vérité sur son père. Difficile donc de classer ce long métrage mais en tout il ne laisse pas indifférent.

C’est tout pour aujourd’hui, la suite demain !

Bhaktapur, ville proche de Katmandou, Népal.     🇳🇵
25/06/2026

Bhaktapur, ville proche de Katmandou, Népal.
🇳🇵

Mercredi. Journée japonaise ou presque aujourd'hui, toujours sous un soleil de plomb.  On commence "Une aube nouvelle" d...
24/06/2026

Mercredi. Journée japonaise ou presque aujourd'hui, toujours sous un soleil de plomb.

On commence "Une aube nouvelle" de Yosh*toshi SHINOMIYA (Japon).
Trois amis d'enfance, 2 frères et une fille se déchirent alors que la fabrique artisanale de feux d'artifice de la fratrie va devoir fermer. 4 ans plus t**d, l'aîné, surnommé Chicchi, vient chercher Kaoru, la fille, gérante d'une petite troupe de spectacle à Tokyo. Le travail qu'il veut lui proposer est en fait un prétexte : il veut qu'elle l'aide à faire sortir son frère Keitaro de l'atelier familial, où il s'est retranché. Dans 2 jours, une équipe interviendra pour détruire la maison, qui est condamnée. Mais Keitaro veut faire un coup d'éclat avec un feu d'artifice extraordinaire : le Shuhari. Mais est-ce que cela sera suffisant ?
Travaillant habituellement sur les décors de films (comme Your Name et Hirune Hime), Yosh*toshi SHINOMIYA signe ici son 1er long métrage. Il est aussi scénariste, directeur de l’animation et storyboader de cette histoire dont il est également l'auteur. Le style graphique est relativement particulier avec un mélange de style assez variés, certains se rapprochant de la peinture. L'histoire reste convenue, un groupe de personnes qui lutte contre un évènement. Mais l'énergie des 3 jeunes gens, leur synergie, couplées à une maison qui est un personnage à elle seule et le thème des feux d'artifice, rendent le film agréable à regarder. Une nouvelle bonne surprise.

Nouveau petit tour côté séries pour découvrir 2 titres japonais assez spéciaux :
Tout d'abord "Jaadugar : Une sorcière en Mongolie" de Naoko YAMADA et Abel GONGORA, avec TV ASAHI et SCIENCE SARU. On suit l'histoire de , une jeune esclave qui entre dans une famille d'érudits de . Sous l'impulsion du fils de la maison, elle va étudier les écritures, puis la géométrie avant d'embrasser un destin hors du commun.
Puis Sparks of Tomorrow "Episode 1" de Minoru OTA avec KYOTO ANIMATION. Dans un monde alternatif où l'électricité n'est pas apparue, les machines à vapeur dominent. Karachi lui attend depuis 4 ans le retour de son grand frère et de son carnet :"le catalogue électrique".
Ses 2 séries ont ainsi un contexte original, notamment la première. En tout cas, elles sont suffisamment intrigantes pour que l'on ait envie d'en découvrir plus.

Seule exception dans cette journée japonaise, "La Violoniste" de Ervin HAN et Raúl GARCÍA (Singapour, Espagne, Italie).
1932, Singapour. La domestique de la famille de Fei, des musiciens, recueille un jeune orphelin, Kai. Celui-ci est subjugué par la petite fille lorsqu'elle joue au violon. Il l'écoute tellement qu'il remarque que le violon est désaccordé. Cela intrigue la professeure de musique de Fei, Mlle Keiko. Cette dernière décide d'apprendre le violon à Kai. Même avec seulement les bases, il se révèle très doué, allant jusqu'à remplacer au pied levé le partenaire de Fei pour son 1er récital. Après cela, il ne leur sera plus possible de se séparer...
Deux destins liés par la musique : de la découverte pendant l’enfance à l’approfondissement à l’adolescence, la séparation pendant la guerre puis la poursuite du rêve après celle-ci. Deux enfants réunis par le violon et séparés par la guerre. Techniquement, ce long métrage a des faiblesses : certains plans, l’animation notamment des véhicules, plusieurs perspectives… Mais l’essentiel n’est pas là. L’important, c’est la relation entre Fei et Kai, l’importance de la musique et la dénonciation de la guerre. Si cette dernière sert de contexte, l’attaque et l’occupation japonaise de Singapour sont montrés de manière très crue, sans filtre. Le mélange de tout cela nous donne un film fort et émouvant.

Retour au Japon avec le remaster 4K de 'Ninja Scroll" (Jubei Ninpucho) de Yoshiaki KAWAJIRI.
Samouraï errant, Jubei Kibagami se retrouve sans le vouloir au milieu d'une dangereuse conspiration. Aidé de la kunoichi Kagero, seule survivante de son groupe de ninja, et de Dakuan, un espion du gouvernement, il va combattre les "huit démons de Kimon".
Comme cela a été le cas avec "l'œuf de l'ange" de Mamoru Oshii, le remaster en 4K sublime les couleurs du film, même si certains plans et animations en pâtissent un peu. Le très bon niveau technique et l'excellente animation permettent cependant de passer outre. Violent et sans concession, il n'est pas tout public ; il reste tout de même une expérience rare, dont le format 4/3 rappelle l'âge de ce classique (33 ans).

Pour finir, voici "L'Héroïne au ruban" de Yuki IGARASHI (Japon), une re-interprétation du manga d'Osamu Tezuka "Ribbon no Kishi".
La princesse Sapphire a dû fuir son pays, le Royaume d'Argent. Celui-ci a été attaqué et détruit par un Nergal, une créature gigantesque, grotesque et très puissante. Avec Zirco, sa confidente / servante qui l’a donné un nouveau bras mécanique, elle ère pendant 7 ans avant d’arrivée au Royaume d’Or. Ici elle pense enfin pour se reconstruire ; elle trouve même du travail dans les mines. Mais son 1er jour est interrompu par l’arrivée d’un Nergal. Sapphire tombe dans un lac souterrain remplie de cristaux et soudain elle se transforme !
Cette libre adaptation du manga de Tezuka remis au goût du jour est très plaisante. Sapphire est loin de la jeune fille faible. Forte de base, avec son bras mécanique en prime, indépendante et très directe, elle impressionne ceux qu’elle croise. Après il y a toujours certains « clichés » (la transformation, l’amie maladroite, les cœurs…) mais cela n’enlève rien à cette histoire clairement orienté action. Il y a de beaux combats mais aussi pas mal de gags et d’enchainements de cascades improbables. La partie technique n’est pas en reste avec de beaux décors, une très belle animation et un traitement couleur impeccable. En bref c’est bonne surprise qui vaut largement le coup d’œil.

Petit tour comme d’habitude sur la séquence animée du jour : un hommage au film d’action, français je pense, avec un mélange de « cape et d’épée » et de cascades.

C’est tout pour aujourd’hui, la suite demain !

Wat Mahathat, Sukhothai, Thailande.     🇹🇭
24/06/2026

Wat Mahathat, Sukhothai, Thailande.
🇹🇭

Mardi, il fait toujours chaud mais au moins on est au frais pendant les projections.On commence avec "Tana" de Ji ZHAO e...
23/06/2026

Mardi, il fait toujours chaud mais au moins on est au frais pendant les projections.

On commence avec "Tana" de Ji ZHAO et Ke Er ZHU (Chine).
Tana est une jeune femme qui veut percer dans la musique. En dehors de sa vie assez dur dans une grande ville, elle a formé avec 2 amies un groupe. Pour briller dans l'émission à laquelle elles participent, elles mélangent rock et instruments traditionnels des steppes. Elles font un carton mais un juge les recale. Pour lui, Tana n'a pas compris l'esprit des steppes mais il lui donne un indice :"Agudamu". Tana est assez désespérée, son groupe doit passer par le repêchage. Elle reçoit alors un message urgent du médecin de son père et retourne à la campagne. Là elle apprend que son père a peut-être une tumeur au cerveau mais il ne veut pas de suivi, sans explication. Fâchée, Tana va dans sa chambre et tombe sur le vieil instrument de son père. En l'utilisant, elle en fait jaillir Chesnut, la Fér Violon. Elle lui demande de l'aider à convaincre son père. Elle va alors partir à la découverte du passé de ce dernier.
Tana est un film aux multiples facettes : il parle de la famille, de souvenirs, de pardon, de rêves, de musique traditionnelle, d'amitié et des steppes. Ces dernières sont un des points centraux du film : on découvre ses habitants, leur mode de vie, leur culture, leur proximité avec la nature. Une autre partie concerne la famille, celle de Tana et son père : petit à petit, on découvre leurs fêlures, les mensonges qui les ont séparés, les mots qui les ont perdus. De ce côté-là, avec également la thématique du rêve que l'on veut accomplir, on reste sur une histoire classique. Cependant, le film traite tout cela de manière suffisamment subtile que l'on suit les événements avec plaisir. Et la force des chants mongols, couplés à des effets visuels maîtrisés, sont un plus indéniable. C'est une bonne découverte.

On reste en Chine avec le prochain long métrage, "Nobody" de Shui YU. Grand succès dans son pays avec plus 15 millions de spectateurs depuis 2025, il accomplit un rêve pour son réalisateur. En effet, depuis qu'il était étudiant, il voulait venir à Annecy. Et il y est enfin, après 20 ans dans le métier de l'animation.
Deux Yaos (démons), un sanglier et un crapaud, sont obligés de fuir le "palais" auxquels ils étaient rattachés suite à une erreur. Entendant parlé de Sun Wukong, du prêtre Tang Sanzang et de leur 2 compagnons, ils décident de faire passer pour eux. Après avoir déterminé leur apparence, ils recrutent une belette bavarde et un gorille très peureux pour compléter leur équipe. Loin de savoir ce qui les attend, sachant à peine comment imiter leur cible, ils débutent leur voyage...
Le réalisateur voulait adapter un conte traditionnel chinois, autre que la Perigrination vers l'Ouest. Alors oui, ce n'est pas lui, mais le scénario de ce film y est quand même fortement lié. Il s'agit néanmoins avant tout de recherche de soi, de remise en question, de trouver sa place dans le monde : les 4 personnages que l'on suit ont chacun leur raison d'avancer. Le film a donc un fond sérieux mais ce qui domine, c'est l'humour. Tous les protagonistes, les situations, les dialogues : tout est là pour nous faire rire et ce, constamment. Difficile de garder son sérieux plus de 10 secondes. On aime ou on n’aime pas mais au moins cela ne laisse pas indifférent.

Suivant, Peleliu – Guerre au paradis (Peleliu – Guernica of Paradise) de Goro KUJI (Japon). Et on change à nouveau de registre avec la bataille de l'île de Peleliu, en 1944 dans l'océan pacifique. 10000 jeunes soldats ont été rassemblés pour défendre ce lieu. Tamaru est l'un d'entre eux. Fils de restaurateurs, aspirant mangaka, il dessine dès qu'il a un moment. Cette caractéristique et la mort d'un soldat proche de lui, le propulse à un nouveau poste : "chroniqueur des mérites". Il est maintenant chargé de répondre aux familles lors de la mort d'un soldat. Cela lui donne une raison supplémentaire pour noter tout ce qu'il voit. Mais malheureusement lui et ses camarades n'étaient pas prêt pour affronter la réalité de leur situation : ils ne sont pas là pour ralentir les américains, ils sont là pour mourir tout en apportant le plus de leurs ennemis avec eux. Et ainsi la terrible bataille commence...
Adapté d'un manga de Kazuyoshi Tekada, il met en scène la violence de la guerre de manière très crue. Et cela contraste d'autant plus avec l'aspect relativement mignon des personnages (enfin surtout les japonais). Rien ne nous est épargné : les démembrements, les attaques suicides, le patriotisme exacerbé, la folie des hommes... Ce film, réaliste et exigeant, est un plaidoyer contre l'absurdité de la guerre ainsi que l'histoire d'hommes ordinaires qui tentent de survivre. Techniquement il n'est pas parfait mais il a un rythme qui nous empêche de décrocher, aussi difficile que soient les images. C'est un film fort, mais essaye d'être neutre et objectif.

Et pour finir, à nouveau un film japonais avec Sekiro: No Defeat de Kenichi KUTSUNA. Il est adapté du jeu vidéo "Sekiro - Shadows Die Twice" créé par From Software en 2018.
Ashina est un lieu créé par le Sabre Divin, un samouraï extrêmement fort. Mais après 20 ans, cette force est devenue le germe d’un conflit avec le gouvernement. Pour protéger Ashina, plusieurs personnes se tournent vers Kuro, l’Héritier Divin du Dragon, dont on dit que le sang peut apporter l’immortalité. Le garde du corps de ce dernier, le shinobi Ôkami, va avoir beaucoup à faire pour protéger son maitre. Et ce, alors que les pouvoirs de celui-ci ont un contrecoup inattendu sur la population locale…
Reprenant assez fidèlement la trame du jeu vidéo, le film va à l’essentiel, tout en incluant quelques morceaux de bravoures plus ou moins superflu. Même les non-connaisseurs peuvent suivre l’histoire sans problème, l’ensemble étant cohérent avec suffisamment de contexte pour comprendre. On reste de toute manière dans un drame japonaise féodal typique, les armes « magiques » et les gadgets en plus. Le style graphique ressemble à de la peinture, ce qui donne un certain cachet mais nuit un peu à l’animation. Cependant les combats sont ultra dynamiques et on est vite pris dans l’action. Le problème est que si le film est d’assez bonne qualité, il reste destiné à un public de niche. Cela n’enlève pas ses qualités même s’il faut noter que le rythme de l’ensemble est assez haché, à cause du matériau de base.

Petit mot sur la séquence animée avec cette fois un hommage au cinéma indien et à Bollywood, saupoudré d’amour lesbien. Encore du très bon travail.

C’est tout pour aujourd’hui. A Demain !

Une petite kermesse animée par les enfants du mercredi ré-créatif, avec une ambiance et des jeux inspirés des matsuri au...
23/06/2026

Une petite kermesse animée par les enfants du mercredi ré-créatif, avec une ambiance et des jeux inspirés des matsuri au Japon !
Il y aura des lots pour les vainqueurs, et de la bonne humeur pour tout le monde !

Vente du fruit du jacquier dans une rue de Bangkok.   🇹🇭    🌴🍍
23/06/2026

Vente du fruit du jacquier dans une rue de Bangkok.
🇹🇭 🌴🍍

Lundi, du ret**d (pour moi) et du soleil (pour tout le monde). Je loupe une séance mais ce n'est pas grave, il reste de ...
22/06/2026

Lundi, du ret**d (pour moi) et du soleil (pour tout le monde). Je loupe une séance mais ce n'est pas grave, il reste de quoi faire.

On commence avec "De l'autre côté du monde" (Entotsu Machi no Poupelle – Yakusoku no Tokeidai) de Yusuke Hirota (Japon). Il s'agit de la suite de Poupelle, du même réalisateur, qui est passé à Annecy en 2021.
Lubicchi, toujours ramoneur, pense encore à son ami disparu Poupelle, même s'il ne le montre plus. Un jour qu'il poursuit une souris qui lui a volé un collier, souvenir de Poupelle, il se retrouve dans un étrange endroit. Aidé par Fluff, un gros chat qui parle, il rencontre Hora, la responsable des archives des "horloges". Celle-ci lui dit qu'elle l'attendait. Pour que Lubicchi puisse rentrer chez lui, elle lui demande de remettre en route la grande horloge, bloquée depuis 100 ans. Lubicchi ne se rend pas encore compte que ce qu'il veut vivre va tout changer.
On reste au même niveau que le 1er film et c'est tant mieux. Le réalisateur et son équipe nous offre à nouveau un film plus orienté jeune public mais avec une grande profondeur. Il y a certaines facilités mais l'histoire n'est pas simpliste. Les émotions sont bien là, vraies et entières, ce n'est pas surjoué. Le niveau technique étant très correct, ce film est très agréable à regarder.

Petit détour par les séries TV avec « le péché originel de Takopi » (Japon).
L'étrange Takopi est découvert par la petite Shizuka. Ressemblant à une petite pieuvre rose, il vient de la planète Happy et est arrivé sur Terre pour rendre les gens heureux avec ses happy-gadgets. Il aura fort à faire avec Shizuka, qui est une élève harcelée. Le problème est que Takopi ne comprend pas du tout ce qu'il se passe et comme la petite fille ne lui dit rien, il crée une situation de plus en plus compliquée jusqu'à la catastrophe.
Avec le style tout mignon de Takopi et ses tics de langage, on ne s'attend pas à un contexte si dur et tragique. Surtout que la fin de l'épisode montre clairement que le pire n'est pas encore arrivé. Le Japon n'a vraiment donc pas son pareil pour créer des œuvres atypiques. En tout cas, celle-ci est intrigante.

On part dans un tout autre registre avec le prochain film : "Passionné à la folie" (the Obsessed - Toritsukare Otoko) de Wataru TAKAHASHI (Japon).
Giuseppe est un obsédé compulsif : il se trouve soudain une passion, va à fond pour la maîtriser, avant de trouver un autre centre d'intérêt et de tout abandonner pour ce dernier. Alors qu'il se passionne pour le chant, il recueille un souriceau qui lui a répondu et apprend même sa langue. Un jour, il aperçoit une vendeuse de ballons et il est subjugué. Cela ressemble à une obsession mais son entourage ne comprend pas ce qui lui arrive cette fois-ci. Giuseppe lui-même ne sait pas quoi faire, même lorsqu'il la retrouve. Il devient ultra timide et arrive tout juste à la demander son nom : Pechka. Il va alors devenir obsédé par elle, dans le sens qu'il va tout faire pour la rendre heureuse, même s'il en souffre.
Il vaut mieux le dire, le réalisateur n'a pas vraiment réussi à nous vendre son œuvre. Présent à la séance, il nous a gratifié d'un petit discours mais entre son anglais approximatif et un problème de micro, difficile de vraiment le comprendre. Mais bon son film parle pour lui. Cette histoire d'amour est complètement farfelue, avec des personnages haut en couleur et des situations improbables. Entre l'humour, les chansons entraînantes et quelques séquences déjantées, on suit un personnage modelé par ses obsessions, qui le font réagir différemment d'un amoureux normal. On pourrait craindre des baisses de régime mais le film rebondit tout le temps créant un "suspense" continu. C'est une très bonne surprise : ce n'est peut-être pas un grand film (techniquement il est propre mais sans fioritures), néanmoins on passe un très bon moment.

Et on finit en beauté avec Zsazsa Zaturnnah d'Avid LIONGOREN (Philippines, France), le 1er film d’animation avec un super héros gay. Le producteur Franck Priot ajoute même que c’est un film de festival. En effet aucun investisseur ne croyait dans ce projet. C’est parce que des festivals l’ont mis en lumière que des fonds ont été débloqués. Le réalisateur, également présent, nous a, après une arrivée fracassante, parlé des six années de durs labeurs pour le créer. Cela a été difficile, notamment pour le finir à temps pour le festival, mais il est vraiment heureux de nous le montrer, car il avait été acclamé lors du Work In Progress de l’année dernière. Et donc, de quoi parle ce film ?
Ada est un jeune coiffeur gay qui tente tant bien mal de vivre de son métier, dans une petite ville où son salon est installé. Mais les traces que lui ont laissées sont passé, son père violent qui rejetait son homosexualité et sa rupture difficile avec son petit ami, l’empêche d’avancer. Et ce même avec son musclé et sexy voisin, Dodong, qui ne le rejette pourtant pas. Jusqu’au jour où il reçoit une météorite étrange sur la tête. Voyant un signe du destin, son ami Didi le convainc de l’avaler. Ada se transforme alors en héroïne musclé et hyper sexy. Est-ce que cela serait pour lui une occasion de changer sa vie ?
Au tant le dire tout de suite, la qualité technique n’est pas très élevée mais reste agréable. Le film compense ce défaut avec un humour permanent, des références à la culture pop constantes et des sous-entendus sexy omniprésents mais pas envahissants. Cela donne un film très drôle, rythmé, plein de surprise mais qui n’oublie son sens profond. Le mal-être d’Ada et ses hésitations sont légitimes. Son entourage fait ce qu’il peut pour l’aider, parfois frontalement, mais souvent avec de bons arguments. En bref, c’est à nouveau une bonne surprise de cette sélection d’Annecy. Fous rires garantis !

Un petit mot sur la séquence d’animation du jour : pour montrer que l’animation, c’est du cinéma, elle met en scène une séquence où des acteurs jouent la scène animée (qui est très belle d’ailleurs). C’est un clin d’œil que l’animation est un art, comme le cinéma, et soumis à de nombreuses contraintes identiques.

C’est tout pour aujourd’hui. La suite demain !

Victime de son succès, l'atelier furin en céramique ouvre une deuxième session le samedi 4 juillet de 15h à 17h !Ne t**d...
22/06/2026

Victime de son succès, l'atelier furin en céramique ouvre une deuxième session le samedi 4 juillet de 15h à 17h !
Ne t**dez pas à réserver, il reste seulement 2 places !

Tarif individuel : 42€

Adresse

62 Rue SAINT MAXIMIN
Chassieu
69003

Heures d'ouverture

Mardi 14:00 - 19:00
Mercredi 14:00 - 19:00
Jeudi 14:00 - 19:00
Vendredi 14:00 - 19:00
Samedi 10:00 - 17:00

Téléphone

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