23/09/2026
Où se bloque vraiment la danse en France ?
On parle grave du financement de la création. Mais bon, financer une pièce ça suffit pas à lui donner une vie. 🤓
Gros paradoxe (mais ça fait un moment que c'est connu de tous·tes), c’est qu’il y a beaucoup d’artistes, beaucoup de créas, et plein de dispositifs de soutien pour un nombre TELLEMENT plus limité de dates et de plateaux.
C’est là qu’on voit apparaître ce que j'appellerais le « goulot d’étranglement ».
Pas parce que “les programmateur·ices sont le problème” : eux-mêmes, elles-mêmes composent avec des budgets, des calendriers, des jauges, des lignes artistiques et un nombre limité de créneaux (ça n'enlève rien d'une part de responsabilité individuelle, on s'entend).
Mais ça pose quand même quelques questions :
· Est-ce qu’on soutient suffisamment la diffusion par rapport à la création ?
· Est-ce qu’on produit davantage de spectacles que le réseau ne peut réellement en absorber ?
· Comment répartir le pouvoir de sélection quand énormément de projets se retrouvent face à très peu de dates ?
· Est-ce qu’on gagnerait à financer davantage la durée de vie des œuvres, plutôt que toujours leur nouveauté ?
· Et comment laisser entrer de nouvelles compagnies sans encore augmenter l’engorgement ?
Alobes bon, oui, ce schéma simplifie volontairement un système beaucoup plus complexe. Une DRAC, un théâtre, une compagnie ou un festival, ça peut évidemment intervenir à plusieurs endroits.
Mais discutons.
Si vous travaillez dans le spectacle vivant : c'est où que vous voyez aujourd’hui le principal goulot d’étranglement ?