24/08/2026
Charlot
Si le charlot est un type humain rencontré à Cosne, un seul en fait un label, Jean-Guy Fechner, dernier membre vivant avec Luis Rego, du groupe éponyme.
Olivier Sirven, l'animateur dynamique de la Galerie la Boucherie de Léré l'a exfiltré de sa retraite cosnoise, l'a persuadé de se raconter le 20 août dernier dans le cadre des Jeudis des Copains d'après.
Sur fond de la projection du Grand Bazar (Claude Zidi, 1973), Jean-Guy évoque une success-story comme seules les années soixante, avec la permissivité et les hasards facilités, le permettaient.
Tout commence par un certain Jean Sarrus, batteur d'un groupe de rock nommé les Spectres qui tente en vain d'exister au Golf Drouot face aux formations anglaises emmenées par les Shadows et les Beatles naissants.
Les Spectres, une bande de cancres, trainent le soir au Wimpy face au métro Richelieu-Drouot.
Devenu Les Rebelles puis les Problèmes, le groupe installe une notoriété définitive sous le nom des Charlots, que Jean-Guy intègre, engagé par son frère Christian Fechner, devenu par la suite un grand producteur de cinéma.
Dans la vidéo, Jean-Guy raconte le passage de la chanson au cinéma.
Vus en France comme d'aimables rigolos, Les Charlots sont les vedettes de films dont on se gausse à l'envi mais qui cartonnent de façon incroyable à l'étranger. Ainsi les Fous du Stade (Claude Zidi, 1972) totalisera 50 millions d'entrées en Inde. Nul n'est prophète en son pays, Mireille Mathieu en sait quelque chose, les Charlots c'est pareil.
Une belle soirée marquée par une nostalgie de noms, de situations renvoyant à une époque dorée.
Une soirée rare dans le mesure ou Monsieur Fechner qui n'accorde jamais d'interview (sauf ici pour le Journal de Gien), a opté pour une retraite incognito et inattendue dans une petite ville de la Nièvre.