Thierry Rousse théâtre écriture

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RÉFLEXION DE RENTRÉE “La croissance du nombre de vos followers a diminué la semaine dernière.Publier tous les jours peut...
29/08/2026

RÉFLEXION DE RENTRÉE

“La croissance du nombre de vos followers a diminué la semaine dernière.
Publier tous les jours peut augmenter votre audience.”

Mon nombre de pouces ou de cœurs variait habituellement de 1 à 5
Si ce nombre de personnes qui me suivaient diminuait, je m'attendais à passer de 1 à 3 pouces ou coeurs, voire de 1 à 2, voire de 1 à 1, voire de 0 à 0 pouce ou cœur.

Zéro pouce, zéro coeur m'interpellait
Zéro au monde
Zéro qui apprécie de me lire
Zéro qui s'intéresse à ce que j'écris
Zéro qui pense tout simplement à moi

Je n’étais pas de nature à être obnubilé par mon nombril et mon nombre de followers
J’étais de nature à m'intéresser aux autres, à mettre souvent des coeurs, à partager mes coups de coeur
En tant que nature aspirant à l’amitié, je m'interrogeais simplement sur la notion de réciprocité.

Mon retour à Nantes, cette métropole où je vivais depuis maintenant 9 ans, après une escapade cet été de la Vendée à Sète, puis de la Vendée à la Corrèze et de la Corrèze au Massif central, m'annoncerait le résultat de mes followers sur une échelle de 0 à 5.

C'est fou, au fond, je me disais, comme dans ces grandes villes qui mettent en avant le lien, le partage, la solidarité, le bien-vivre ensemble, je pouvais me retrouver seul, sans la joie d'un être qui m'accueillait au terme de mon périple.
Un être qui me dirait: “Te voici revenu, sois le bienvenu!”

Des connaissances à des relations réciproques, le fossé semblait être large et le grand écart périlleux si je n'appartenais pas à tel ou tel cercle de sujets qui m'avait intégré, me considérait des leurs.
Sincérité ou leurre
Qui peut vraiment quelque chose aux relations à part chacun e d'entre nous?

Si je cessais de vouloir fédérer, lancer des initiatives en ce sens, que se passerait-il
Si j'optais pour n'être qu'un simple colibri, maillon d'un tissu associatif
Si je me plaçais dans le rôle de l'usager
Est-ce que j'existerais plus ou moins
Où me sentirais-je à ma place
Où ma vie prendrait sens?

On est bien peu de chose, mon amie la rose, dit la chanson, dans le flux des réseaux, des stories, des images, des vidéos qui défilent, des pouces, des cœurs, des silences, des présences, des absences, de ce qui est virtuel, de ce qui est bien réel.

Entre pluie et soleil, un air lourd pesait sur mon corps, ce premier jour des retrouvailles avec ma Duchesse Anne.

Je publiais cette confidence
Et si elle n’augmentait point mon audience
Elle vous partageait au-moins ma confiance
En toute conscience

Thierry Rousse
Nantes, samedi 29 août 2026
“Une vie parmi des milliards”
Copyright Thierry Rousse

www.thierryrousse-theatre.com



LIGNE D'HORIZON Assis à l'ombre sur cette plage de sable fin à regarder l'océan, je pourrais te convaincre que le monde ...
28/08/2026

LIGNE D'HORIZON

Assis à l'ombre sur cette plage de sable fin à regarder l'océan, je pourrais te convaincre que le monde s'arrête là, à cette ligne d'horizon se noyant dans la brume du ciel.
Je crois distinguer une autre terre où la vie serait mieux, où je trouverais ce que je cherche depuis l'enfance, où je serais plus heureux.
Une terre encore toute belle, sans béton ni querelles
Une terre de partage, de silence et de chants
Une terre toute de joies où chaque être vibrerait en harmonie avec les autres, végétal, minéral, animal.
Ce que j'imagine enfin.

Comment atteindre cette terre ?
Comment atteindre le pays de mes rêves?
Ma dernière escale ?
Crois-tu que je pourrais nager jusque-là sans m'épuiser ni me perdre ?
Voler la planche à ce surfeur, tenir debout face au vent, ne pas dériver dans les courants, garder mon axe droit devant, suivre le chenal de ces bouées tournesol.

Mais
Déjà
Les voix des sirènes et des peurs m'envahissent.
Dans le chant immense de ces vagues
Saisi du vertige des profondeurs des abysses
À la tombée de la nuit
Je préfère lancer une bouteille de mots à la mer, des exclamations au rivage de mes songes.

O Ulysse, tu paies à ton retour tes erreurs, toutes tes erreurs!

Mais l’île d’Yeu me sourit.
Sur sa barque, le calligraphe me répond par les lettres d'or qu'il trace sur l'écume.

Souffle, Amour, guéris nos errances!

De l'océan, mon âme a vogué jusqu'à ce lac si paisible, au milieu d'une vaste forêt, au creux des cimes d'Auvergne.

En cette fin estivale, il y a des lieux parfois qui nous consolent du mal
Des lieux où l'on voudrait demeurer, ne plus partir, retrouver ici le goût de vivre, la lenteur du temps
Quand tous les touristes sont remontés vers les villes
Errer par les ruelles pavées, marcher sur les sentiers après que l'orage soit passé.

La fée m'a épargné ce jeudi le tourment des éclairs, les déluges de l'apocalypse annoncés.
Elle m'a accueilli dans son joli chalet en bois.

Je voudrais ici ne plus bouger, juste entrer en cette église romane, regarder, dans la simplicité des pierres, ces flammes danser, prendre un café dans ce pub irlandais et me laisser bercer par des notes de piano confondues à celles d'un saxophone.
Me promener sur des accords légers, voir soudain les rayons du soleil percer la noirceur du ciel, juste marcher, marcher et me baigner parmi ces petits poissons.

La fée du ménage gomme mes pensées obscures.

Surgit alors comme une évidence l'essentiel.

Ce petit prince qui veut se faire des ami es et rencontrer sur la terre sa rose
Et rencontrer sur la terre sa rose.

Thierry Rousse
Vendredi 28 août 2028, Café associatif La Maison sur la place, Ambrugeat
Texte commencé en Vendée à Sion-sur-l'océan et terminé en Corrèze à Meymac et Ambrugeat.
“Une vie parmi des milliards”
Copyright Thierry Rousse





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Photographie : copyright Thierry Rousse

28/08/2026

C’est parti 🤩
La sensation de partir avec un sac sur le dos, pour plusieurs semaines, est difficile à décrire. Tout ce dont on a besoin tient dans quelques kilos. On ne sait pas où l’on dormira, qui l’on rencontrera, ce qui nous attend.
Mais avant de pouvoir savourer cette liberté, il y a des tas de contraintes à gérer.
Et surtout, il faut affronter ses peurs.
C’est peut-être ça, le grand paradoxe : la liberté se gagne en prenant conscience de ses propres enfermements.
Nous ne sommes jamais complètement libres. Mais nous pouvons élargir notre zone de liberté, pas après pas.
Et je crois que c’est pour ça que je repars marcher. Pour voir jusqu’où je peux encore l’agrandir.

Si vous voulez recevoir un peu de mes nouvelles pendant ce Chemin, vous pouvez vous inscrire à ma newsletter (le lien est en commentaire).

Et sinon, on se retrouve en octobre. Je désinstalle les réseaux sociaux.
Merci pour votre soutien ✨🤩🙏

28/08/2026

« Comment garder les bienfaits du Chemin de Compostelle dans son quotidien?"
Cette question, on me la pose encore et encore lors des projections de mon film Chemins de Vie.
Et je réponds : identifiez quels sont les ingrédients, qui vous ont fait tant de bien sur le Chemin, et implémentez-les dans votre quotidien.
Pour c’était : la marche, les liens bienveillants aux autres, le contact avec la nature, le fait d’avoir un objectif.
Dans le carnet Cheminer vers son essentiel, je vous invite à explorer toutes les questions qui m'ont aidée à cheminer vers mon essentiel, lorsque j'étais perdue.
La fin de l'année, c'est justement un bon moment pour faire le point sur sa vie, sur ses besoins, ses valeurs, ses projets de cœur.
Il est possible de commander le carnet d’écriture, au lien en commentaire, avec une jolie carte postale offerte ✨
Livraison dans le monde entier 🎁

25/08/2026

On prépare déjà la prochaine rentrée !!
Démarrage en douceur avec un stage d'acrobatie et d'acro-danse 🤸‍♀️Les inscriptions sont ouvertes et les places sont limitées, n'attendez pas !!

LA QUÊTE DU PETIT PRINCE La première chose que le Petit Prince cherchait en atterrissant sur Terre n’était ni une maison...
24/08/2026

LA QUÊTE DU PETIT PRINCE

La première chose que le Petit Prince cherchait en atterrissant sur Terre n’était ni une maison ni un travail, la première chose qu’il cherchait était de se faire des ami es.

Bien sûr, vous allez me dire, c’est poétique, ce n’est pas cela la vraie vie.

La vraie vie, c’est, d’abord, chercher une maison puis un travail, ou plutôt, un travail puis une maison, ou, une maison pour trouver un travail, ou, … je ne savais plus, la vie ressemblait déjà à un cercle vicieux.

Ainsi, préoccupé par ces priorités, je n’avais plus le temps pour chercher des ami es.

Tout mon temps était concentré sur cette nécessité matérielle : un travail pour avoir une maison, une maison pour avoir un travail.

Mes années étaient fixées sur cette quête, cette base que je pouvais, à tout moment, perdre.

Est-ce qu’au fond, je vivais ou survivais à travers cette quête, cet équilibre fragile ?

Est-ce que cette société me voulait foncièrement du bien ?

Est-ce que cette société voulait que je me fasse des ami es, ou, que j’ai une maison et un travail, ou, un travail et une maison pour lui appartenir ?

Et si, le Petit Prince avait raison ?

Et si la quête vitale, première, nécessaire à mon bonheur, était, d’abord de penser à me faire, sur Terre, des ami es ?

L’orage grondait.

Le ciel se déchirait.

Un déluge de larmes.

J’approchais de ma sixième décennie.

Combien comptais-je d’ami es, de relations réciproques, régulières, attentives, bienveillantes ?

Avec quel les ami es finirais-je ma vie ?

On m'avait dit : les chasseurs, ici, n'aiment ni les renards ni les loups.

Crois-tu qu'ils aiment les Petits Princes ?

Thierry Rousse
Près de Saint-Flour, lundi 24 août 2026
“Une vie parmi des milliards”
Copyright Thierry Rousse





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Photographie copyright Thierry Rousse

LA POÉSIE UN ART DE VIVRE Ça déborde la poésie Ça déborde tellement Que ça pourrait bien arriver jusqu'à nous Ça pourrai...
23/08/2026

LA POÉSIE UN ART DE VIVRE

Ça déborde la poésie
Ça déborde tellement
Que ça pourrait bien arriver jusqu'à nous
Ça pourrait bien nous entendre
Ça pourrait bien nous accueillir un jour dans son pays
La poésie

La poésie
C’est dans le monde
Ou hors du monde
Dans la solitude
Dans le bruit
Sous les chapiteaux
Et les pavés
Qu’elle s'écrit
C’est partout
Où ça vit

La poésie est nomade

La poésie marche
Et se repose parfois
On ne la voit pas
On l’ignore
On cherche des références sur un CV
Quand la poésie se nourrit des silences et des vides

La poésie est discrète
Trotte dans nos têtes
Nous empêche souvent de dormir
Nous aide à survivre
Au réchauffement climatique

La poésie déborde de nos langues
Coulent des ruisseaux de mots
Dans les ruelles des fontaines

Alors
Nous viendrons ici
A l’hospice des saltimbanques
Peut-être bien sur un radeau
Déposer nos maux
Écouter d’autres mots nous guérir
La poésie est un bien public
Un chemin philosophique

La poésie est au cœur des villes
Un jardin pour nous cultiver
Nous aimer
Un lieu où il fait bon vivre

Chaque matin
Nous irons chercher son pain
Puis gagner un sourire

Ça déborde la poésie
Ça déborde tellement
Qu’elle a conquis mon cœur un été

La poésie a pris la route bleue
A goûté à la tranquillité des lacs
A la douceur des forêts
Aux vastes étendues sauvages des montagnes
Elle a trouvé demeure
Dans ces maisons d’autrefois

La poésie se retrouve où les gens prennent le temps de se connaître
Où les agendas ne sont pas pleins
Où la vie n’est pas une course pour la remplir
Où nous entretenons les liens
Où nous prenons le temps d'écouter puis de parler

La poésie est un art de vivre

Thierry Rousse
Près de Saint-Flour, dimanche 23 août 2026
“Une vie parmi des milliards”
Copyright Thierry Rousse

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FOLLOWERS Le nombre de mes followers avait diminué cette semaine, il faut publier, tu me disais.Publier, publier quoi ?J...
22/08/2026

FOLLOWERS

Le nombre de mes followers avait diminué cette semaine, il faut publier, tu me disais.

Publier, publier quoi ?

J’étais à court d’inspiration.

Et puis, mon nombre de followers, je ne le voyais pas vraiment s’afficher.

C’était souvent, trois, quatre personnes, souvent les mêmes, qui m'envoyaient des pouces ou des coeurs et parfois de gentils commentaires à la lecture de mes textes.

J’étais donc suivi par un cercle très restreint de lectrices et lecteurs.

Je n’étais pas un poète ou un “écrivant” notoire.

“Écrivant”, terme dont certains nous qualifiaient lorsque nous n’étions pas publié es.

J’entrais dans la catégorie qu’on pouvait désigner comme sous-sous-catégorie d’écrivain.

D’une manière générale, je n’étais pas sujet d’une attention vraiment suivie.

Les messages que je recevais étaient habituellement liés à mes activités professionnelles ou associatives.

Si je m'en allais au ciel brutalement, qui s'en rendrait compte, au bout de combien de temps ?

Je recevrais cette alerte : le nombre de vos followers a considérablement diminué.

Je ne serais plus présent cette fois-ci pour la lire, réagir et écrire un texte que je publierais.

Mon nombre de followers finirait par disparaître complètement.

“On est bien peu de choses, mon amie la rose”.

Thierry Rousse
Aurillac, samedi 22 août 2026
“Une vie parmi des milliards”
Copyright Thierry Rousse

FAIRE COLLECTIF C'est quoi faire collectif ?C'est quoi ?C'est dans l'air du temps, une idée lancée, une idée en l'air, u...
22/08/2026

FAIRE COLLECTIF

C'est quoi faire collectif ?
C'est quoi ?
C'est dans l'air du temps, une idée lancée, une idée en l'air, un besoin de faire corps, faire corps, tu comprends ?

Un besoin de nous réunir, de nous réunir.
Pourquoi nous réunir, nous réunir pour nous sentir plus forts ?
Plus forts parce que seul es nous nous sentons fragiles.

Seul, je m'ennuie.

Parce que dans les villes et dans les campagnes, nous avons besoin de faire collectif.

Alors on va faire, on va faire collectif.
On va chercher un toit, des toits pour nous accueillir.
On va faire collectif.
On y croit, on y croit au collectif.
Ou plutôt, je veux y croire avec toi.
"On" est impersonnel.

Faire collectif, c'est un peu comme une bouteille que nous lançons à la mer du ciel.

Faire collectif, un acte de résistance et de survie, faire collectif, être collectif.

Alors, qu'est-ce qui nous unit, toi et moi ?
Que voulons-nous ?
Que voulons-nous voir dans ce collectif ?
L'expression de nos besoins ? De nos désirs ?
Ce bout de terre, ce bout de terre où nous pourrions nous rencontrer, nous refléter, nous élever.

Faire collectif ne peut naître que de nos intimités, de nos manques, de nos désirs exprimés, c'est quelque chose de profond.
C'est pas parler de la pluie ou du soleil.
Ou peut-être si, en ajoutant la Lune.

Faire collectif, être collectif, c'est d'abord prendre le temps de nous connaître.

As-tu vu un arbre grandir sans prendre racines ?

Faire collectif, être collectif, ne peut que commencer ici, dans le présent, par la parole et l'écoute que nous nous accordons, toi et moi, sans nous couper.

Le collectif ne peut naître, ne peut naître que dans la sphère de nos mots qui font écho au plus profond de nous-mêmes
Si rien n'est écrit dans la jonction de nos cercles, le test est négatif.

Ce qui n'est pas solidement ancré glisse sous la pluie.

Un arbre ne s'expatrie pas sur une autre terre.
C'est la graine que nous semons ici et dont nous prenons soin qui peut grandir, porter des fruits, si elle trouve sa nourriture là où elle est.

Bon, après tous ces discours, j'efface, j'efface tout ce que j'ai dit.

Je te propose simplement de nous rencontrer et de tout reprendre depuis le début, car le collectif ne naît pas d'un “je”.

C'est quoi nos manques et nos désirs ?

Thierry Rousse
Aurillac, vendredi 22 août 2026
“Une vie parmi des milliards”
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Photographie copyright Thierry Rousse

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