17/05/2026
Merci à pour son témoignage. 🙏❤️
Retranscription:
“ « Tu le couves trop. »
«Tu lui trouves des excuses. »
« Il manque juste de cadre. » Parce que l’handicap de mon fils ne se voit pas, c’est constamment mon éducation qui est jugée.
Depuis le diagnostic TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) de mon fils Eliot, 8 ans, et la suspicion de TSA (trouble du spectre de l’autisme), ce sont les phrases que j’entends le plus souvent. .
Je m’appelle Angélique, j’ai 37 ans et je suis la maman de deux enfants. Pourtant, les règles sont claires à la maison et nous sommes très présent·es dans l’éducation de nos enfants. Mais le TDAH et le TSA sont des troubles du neurodéveloppement : ils touchent directement l’attention, les émotions, l’agitation, le comportement.
Le plus difficile au quotidien, ce ne sont pas seulement les troubles. Ce sont les jugements permanents. Famille, amis, réseaux sociaux, médias… partout, on nous fait sentir que son comportement serait une question de volonté ou d’éducation.
À force, on culpabilise. D’autant plus que le TDAH est souvent héréditaire — j’en ai un moi-même. Alors on finit par se demander si les autres n’ont pas raison.
Aujourd’hui, on limite les sorties, les restaurants ou certaines réunions de famille pour éviter les regards et les remarques. On choisit aussi nos proches en fonction de leur capacité à ne pas juger.
Le handicap invisible reste profondément incompris. Beaucoup pensent encore qu’un enfant TDAH ou TSA pourrait simplement “faire un effort”, “se concentrer”, “arrêter de bouger”. Comme si c’était un choix. “