Fibd Angouleme

Fibd Angouleme Association du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême. Fondatrice du Festival.

04/06/2026

Disparition de Marjane Satrapi
C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de Marjane Satrapi, figure majeure de la bande dessinée contemporaine et artiste de renommée internationale.
Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a accompagné et distingué son œuvre dès ses débuts. Son album Persepolis y fut salué par le prix du premier album en 2001, suivi du prix du scénario en 2002, avant que Poulet aux prunes ne reçoive le prix du meilleur album en 2005. Ces distinctions témoignent de l’importance de son apport artistique et de la reconnaissance précoce de son talent par la profession.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté artistique.

22/04/2026

21 avril 2026:
Communiqué de presse- Association FIBD- 9ème Art +

2ème assignation en justice pour parasitisme

L’ADBDA a annoncé le résultat de son appel à projet dans sa tentative de reproduction illicite du Festival international de la bande dessinée (FIBD) et ce, sans aucune transparence en contradiction flagrante avec les critiques qu’elle exprimait il y a quelques mois.

Faute de dialogue de la part des collectivités locales et des représentants de l’Etat — malgré la saisine du tribunal judiciaire d’Angoulême — l’association du FIBD et la société 9eArt+ sont contraintes d’assigner le lauréat désigné par l’ADBDA, le groupe Morgane, pour parasitisme et concurrence déloyale.
L’audience prévue le 15 avril dernier, a été reportée à la demande du conseil de l’ADBDA, au 20 mai prochain.

Cette situation met en péril la tenue du FIBD en 2027 : une décision de justice favorable à l’association historique et son partenaire, annulerait l’appel à projet et rendrait matériellement impossible l’organisation du Festival pour la deuxième année consécutive, avec des conséquences économiques, sociales et culturelles lourdes pour le territoire charentais et plus généralement pour le secteur de la bande dessinée.
A ce constat il convient d’intégrer celui relatif à toutes les parties prenantes, locales, nationales et étrangères, qui ont été laissées pour compte avec des préjudices budgétaires et autres, à l’issue de l’annulation du Festival 2026 par les personnes publiques.

Dans un contexte où le marché de la bande dessinée est en récession et la lecture en berne dans toutes les classes d’âge, continuer de mépriser l’existence, l’expérience et les droits de ceux qui ont su générer, via le développement du Festival d’Angoulême pendant plus de 50 ans, une reconnaissance majeure de la bande dessinée en tant que forme d’art et le premier vecteur promotionnel de celle-ci, est-il le risque à prendre ? A ce jour, l’ADBDA et ses membres continuent de répondre par l’affirmative à cette question.

Malgré tout, l’Association du FIBD et 9eArt+ restent ouvertes à une solution négociée pour permettre une transmission sereine, et appellent de nouveau, la ministre de la Culture, Madame Catherine Pégard, et les collectivités territoriales à garantir la transparence et le respect du droit afin de préserver l’avenir du Festival.

15/04/2026

Communiqué de presse

FIBD : l’inconséquence des pouvoirs publics met en péril l’avenir du Festival

À la suite du report de l’audience judiciaire, l’Association du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) et la société 9eArt+ tiennent à alerter solennellement sur une situation devenue critique.

Silence des pouvoirs publics, justice en réponse

Depuis des mois, l’Association du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) et la société 9eArt+ n’ont cessé de solliciter un dialogue avec les pouvoirs publics afin de bâtir des solutions garantes de l’avenir du Festival. Cette démarche responsable est restée sans réponse. Ce silence persistant couplé à un refus manifestement assumé d’échange des financeurs publics, les a contraintes à saisir la justice en assignant l’ADBDA pour concurrence déloyale et parasitisme. Le cahier des charges élaboré par cette dernière vise en effet à reproduire, purement et simplement, sous une autre appellation factice, l’intégralité du Festival de la bande dessinée d’Angoulême, tel qu’il a été créé et géré pendant plus de 50 ans par l’Association du même nom en s’appropriant indûment son contenu, son identité et son héritage.
Dans le même temps, la nouvelle demande de report de l’audience de ce jour par le Conseil de l’ADBDA amène l’Association et la société 9èArt+ à constater une stratégie d’évitement qui empêcherait toute clarification rapide de la situation, au détriment de l’ensemble des acteurs du secteur.
Face à cette tentative de spoliation, l’Association du FIBD et 9eArt+ annoncent qu’elles envisagent d’appeler à l’audience dont fait l’objet le référé, la structure qui serait désignée lauréate de l’appel à projets de l’ADBDA, dès lors qu’elle participerait à cette entreprise de parasitisme illicite.

Un festival massacré, un territoire sacrifié, des millions envolés

Les conséquences économiques de cette crise sont déjà lourdes. L’annulation de l’édition 2026 a entraîné un choc financier massif, des pertes considérables pour le territoire d’Angoulême, pour le département de la Charente et l’ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine. Les pertes se chiffrent en millions d’euros de retombées directes et indirectes, affectant brutalement et durablement entreprises locales, prestataires, et nombreux professionnels des différents secteurs, sans réponse adaptée des collectivités publiques. Les dispositifs d’aide ponctuels annoncés, restent largement insuffisants et déconnectés de la réalité du préjudice subi, ignorant la casse sociale et laissant un tissu économique entier absorber seul les conséquences.
Dans ce contexte, 9eArt+ a engagé une réclamation indemnitaire pour exiger le respect des engagements publics relatifs aux subventions de l’édition 2026. Cette démarche vise en priorité à permettre le paiement, des nombreux créanciers : prestataires, fournisseurs et partenaires- dont beaucoup sont locaux-, (hôteliers, restaurateurs, imprimeurs...), participants étrangers (canadiens, japonais, coréens...) restent aujourd’hui en attente – et à préserver l’écosystème économique du Festival.

Transparence annoncée, opacité à l’arrivée

Au-delà des enjeux financiers, c’est aussi une question de principe. Depuis plus d’un demi-siècle, le Festival s’est construit grâce à l’engagement de ses bénévoles, de ses équipes et de ses partenaires. Le respect de leur travail, de leurs droits et de leur investissement ne saurait être ignoré ni contourné.
Alors même que l’Association du FIBD, créatrice de l’évènement, avait été violemment mise en cause pour un prétendu manque de transparence – jusqu’à subir pressions et attaques notamment sur la composition de son jury, ses critères de sélection et son calendrier – les personnes publiques et l’ADBDA avaient solennellement promis une exemplarité totale dans la conduite de leur propre appel d’offres : publication des règles, clarté des procédures, transparence sur les décisions...
Le nom du lauréat s’apprête à être dévoilé sans qu’aucune de ces garanties n’ait été respectée : ni communication préalable sur le jury, ni information sur les critères retenus, ni visibilité sur le déroulement du processus.
Ce qui était dénoncé hier, à tort, est devenu, dans les faits, et désormais, une opacité totale. Une transparence proclamée, mais manifestement abandonnée en chemin.

Un appel à la ministre de la Culture pour sauver le Festival

Aujourd’hui, le calendrier nécessaire à l’organisation d’une édition 2027 est d’ores et déjà compromis. Le risque est dorénavant réel de voir disparaître un événement qui a mis cinquante ans à s’imposer comme une référence mondiale du 9ème art et comme un motif de fierté pour Angoulême et la France.
Alors que des engagements publics d’exemplarité n’ont manifestement pas été respectés, ce qui interroge nécessairement sur les réelles motivations initiales des collectivités locales et de l’Etat, au premier rang desquels la Mairie d’Angoulême, la situation actuelle révèle une carence préoccupante dans la gouvernance du projet.
L’Association du FIBD et 9eArt+ en appellent à Catherine Pégard, en sa qualité de ministre de la Culture, afin que, forte de ses responsabilités et prérogatives, elle établisse un cadre de dialogue réel et transparent permettant à ce festival de retrouver sa sérénité, son dynamisme ainsi que l’indépendance éditoriale qui, année après année, a constitué le fondement de son succès planétaire.
Dans cette attente, les signataires réaffirment leur détermination à défendre leurs droits, mais aussi à préserver ce bien culturel, aujourd’hui menacé par des décisions et procédures dont la cohérence questionne profondément : sous couvert de sauver une manifestation prétendument en péril — dont l’édition 2025 a pourtant battu tous les records- se sont dessinées en réalité des prises de pouvoir brutales qui ont pris le pas sur toute autre considération.

Adresse

71, Rue Hergé
Angoulême
16000

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