24/08/2026
Dans la vie, il existe toujours des choses qu'on peut apprendre.
Moi, j'ai appris et j'apprends toujours chez les gens.
À l'adolescence, j'ai appris des proverbes auprès des paysans, avec lesquels j'ai rédigé un livre de patrimoine kabyle.
Pendant ma période de lycée, en dehors de mes études, j'ai appris que le destin nous oriente vers des choix qu'on n'a jamais choisis.
J'ai choisi technique et j'ai étendu vers le management à cause d'un chef de classe qui a perdu nos fiches de vœux.
Malgré la non-satisfaction de ce choix, j'ai pu avoir mon bac avec une faible moyenne. Ce qui ne m'a pas laissé la chance de recevoir un cadeau de luxe de la part de notre commune lors de la fête consacrée aux lauréats de cette année 2011.
Le cadeau était un livre. Pour eux, c'était un objet de valeur symbolique, mais pour moi, ce fut le plus beau de tous les cadeaux offerts. C'est lui qui m'a ouvert les portes de la lecture. Et quel livre ! Le Village kabyle d'Émile Masqueray.
À l'université, j'ai appris à mettre un débordeur et à me laver les dents. J'ai pu aussi échanger un regard avec une femme, même si c'était de loin.
À l'université, j'ai appris que le monde est vaste. J'ai appris les différents accents des régions de notre Kabylie. Et j'ai fréquenté toutes les couleurs de notre beau pays, l'Algérie.
À l'université, j'ai découvert le mouvement associatif et j'ai compris : c'est quoi un débat ? C'est quoi une conférence ? C'est quoi un meeting ? C'est quoi une association ? C'est quoi une lutte ?
Et surtout, c'est quoi, avoir une passion ?
Photo : dreamstime
Toufik Ghilas, le 18/08/2026