23/06/2023
À ceux à celles
À ces barbus, ces poilus, ces ventrus,
Qui n’ont jamais joué les m’as-tu-vu
À ces Pierrot, ces Jacquot, ces Ernest,
Qui furent et restent à jamais des modestes.
À eux, qui toujours, bon an mal an
Continuèrent à aller de l’avant
Ne cherchant pas, ou prou, ou guère
Autre chose que l’amour plutôt que la guerre,
À eux qui cultivant seuls leurs jardins
Sans jamais lorgner celui du voisin
Sans jamais envier ou détester
Le fait qu’il soit meilleur jardinier.
A ces Erneste, ces Jacques, ces Paul
Qui ont toujours eu la tête sur les épaules.
Aidant, parce qu’il faut bien s’aider
Refusant en retour d’être payé
Je le dis, je vous aime bon dieu !
J’aime votre modestie va sans dire
Le fond de vos yeux, vous valez mieux que Dieu.
À ces jolies filles que j’ai rencontrées
À ces Venus, ces Hathor, ces Hécate
Celles qui bon an mal, an m’ont aimé
Qui parfois furent chienne, mais plus souvent chattes.
Belles comme de Grecques déesses
Qui furent et restent à jamais des modestes.
Ne cherchant pas, ou prou, ou guère
Autre chose que l’amour plutôt que la guerre
À elles, qui toujours, bon an mal an
Continuèrent à aller de l’avant
Et qui jamais ne regrettèrent.
De nous aimer plus que leurs mères.
À ces Venus, ces Hathor, ces Hécate
Qui ont toujours eu la tête sur les épaules.
Aimant, parce qu’il est bon d’aimer
Refusant en retour d’être jugé
Je le dis, je vous aime bon dieu !
J’aime votre modestie va sans dire.
Le fond de vos yeux, vous valez mieux que Dieu
MB Prague, le 29/05/2023