plume de Row

plume de Row Écrire n'est pas un hobby, c'est mon évasion. Je m'évade avec le lecteur, Bienvenue dans mon univers

 🌑 Chapitre 39🔹 Valéris International🔹 Point de vue : ArèsJe fais les cent pas dans mon bureau.La colère me brûle encore...
28/08/2026



🌑 Chapitre 39

🔹 Valéris International
🔹 Point de vue : Arès

Je fais les cent pas dans mon bureau.

La colère me brûle encore les veines.

— Je veux qu'il parte.

Ethan, assis en face de moi, soupire.

— Monsieur...

— Je veux qu'il dégage de cette entreprise immédiatement.

— Vous ne pouvez pas simplement le virer.

Je m'arrête.

— Je m'en fiche !

— Il est actionnaire maintenant.

Je serre les mâchoires.

— Je trouverai un moyen.

— Vous êtes en colère. Attendez un peu avant de prendre une décision.

Je tourne brusquement la tête vers lui.

— Il est entré dans mon entreprise, il a commencé à monter les actionnaires contre moi et maintenant il ose me provoquer sur mon propre territoire ?

Ethan se lève.

— Justement. Il cherche probablement à vous faire perdre votre sang-froid.

La porte s'ouvre.

Nous nous retournons.

Sébastien entre.

Je reste figé.

Son visage porte encore les marques de notre affrontement.

Un pansement au-dessus du sourcil.

Quelques points de suture près de sa tempe.

Une lèvre légèrement fendue.

Et pourtant...

Il sourit.

Ce sourire provocateur.

Je sens immédiatement ma colère remonter.

— Qu'est-ce que tu fais ici ?

Sébastien referme tranquillement la porte derrière lui.

— Je pourrais très bien porter plainte.

Il passe doucement un doigt sur sa lèvre blessée.

— Mais ça serait trop facile...

Son regard se plante dans le mien.

— Comparé à ce que tu mérites vraiment.

Je fonce vers lui.

Ethan m'attrape par le bras.

— Monsieur !

Je tente de me dégager.

— Lâche-moi !

Sébastien éclate de rire.

— Voilà.

Il me regarde avec amusement.

— C'est exactement ce que je voulais voir.

Je serre les poings.

— Tu montres enfin ton vrai visage.

Je fais un pas vers lui.

— Tu commençais vraiment à me gonfler avec tes airs d'homme d'affaires.

Son sourire s'élargit.

Puis il incline légèrement la tête.

— Tu sais déjà qui je suis, n'est-ce pas ?

Je reste silencieux.

Il me fixe.

— Alors tu sais très bien que je ne m'arrêterai pas.

Son sourire disparaît progressivement.

— Je compte bien t'envoyer dans les flammes de l'enfer...

Il marque une pause.

— Où se trouve ton très cher camarade.

Mon regard se durcit.

Il me fait un clin d'œil.

— Si tu vois de qui je parle.

Puis il se retourne.

Il ouvre la porte.

— Forbes !

Il ne se retourne même pas.

Il sort.

Je fais un mouvement pour le suivre.

Mais mon téléphone se met à sonner.

Je m'arrête.

Matteo.

Je décroche immédiatement.

— Quoi ?

Sa voix est étrange.

— Patron...

— Parle.

Il hésite.

Puis il prononce quelques mots.

Mon visage se décompose.

Je ne réponds plus.

— Monsieur Duval ?

Ethan me regarde.

— Qu'est-ce qui se passe ?

Je raccroche.

Je prends immédiatement ma veste.

— Tout va bien ?

Je sors du bureau sans répondre.

---

🔹 Hôpital
🔹 Point de vue de l'auteur

Nick arrive presque en courant.

Il franchit les portes de l'hôpital, complètement paniqué.

Son regard cherche désespérément quelqu'un.

Puis il aperçoit Arya.

Matteo est à côté d'elle.

— Arya !

Elle se retourne.

Nick se précipite vers elle.

— Qu'est-ce qui s'est passé ?

Arya se lève.

— Elle est aux soins intensifs.

Nick devient livide.

— Elle va bien ?

Arya pose une main sur son bras.

— Calme-toi.

— Et le bébé ?

Elle hésite.

— Nous n'avons encore aucune nouvelle. Les médecins s'occupent d'elle.

Nick passe une main sur son visage.

— Je veux la voir.

— Nick...

— Je veux voir Serena.

Arya s'approche.

— Tout va bien se passer.

Elle le prend dans ses bras.

Nick reste immobile quelques secondes avant de la serrer brièvement contre lui.

— J'ai tellement peur...

Sa voix tremble.

— J'ai peur pour elle.

Puis son regard descend vers son ventre.

— Et pour notre bébé.

Matteo détourne les yeux.

— C'est ma faute...

Arya le regarde.

— Pourquoi tu dis ça ?

— J'aurais dû empêcher Serena d'entrer.

— Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver.

Arya se tourne vers lui.

— Tu as réussi à joindre Arès ?

— Il arrive.

Elle soupire.

Quelques minutes passent.

Puis une porte s'ouvre.

Un médecin s'avance vers eux.

Son expression est grave.

— Famille de Serena Duval ?

Nick se précipite vers lui.

— Oui. Je...je suis son fiancé.

Le médecin acquiesce.

— Elle a subi un traumatisme important après sa chute dans les escaliers.

Nick déglutit.

— Est-ce qu'elle va s'en sortir ?

— Son état est actuellement stabilisé.

Nick ferme brièvement les yeux.

Un soulagement fragile traverse son visage.

— Elle a présenté plusieurs contusions importantes ainsi que plusieurs fractures, notamment une fracture du radius et des fractures costales.

Nick pâlit.

— Et le bébé ?

Le médecin garde le silence quelques secondes.

Puis son regard devient plus doux.

— Je suis désolé.

Nick comprend immédiatement.

— Non...

— Malgré nos efforts, la grossesse n'a pas pu être préservée.

Nick recule légèrement.

— Non.

Sa voix se brise.

— Le fœtus n'a pas survécu au traumatisme.

Il baisse la tête.

Ses yeux se remplissent de larmes.

— Notre bébé...

Le médecin pose une main sur son épaule.

— Je suis vraiment désolé.

Nick ferme les yeux.

Une larme coule sur sa joue.

— Je peux la voir ?

— Oui. Mais une seule personne à la fois.

Le médecin lui indique le couloir.

— Elle vient d'être transférée dans une chambre. Elle est sous sédatif.

Nick hoche la tête.

— Je veux être avec elle.

Le médecin l'accompagne.

Ils disparaissent dans le couloir.

Arya reste silencieuse.

Matteo à ses côtés.

Elle tourne lentement la tête vers lui.

Et le fixe.

Longuement.

Matteo fronce les sourcils.

— Pourquoi vous me regardez comme ça ?

Elle ne répond pas.

— Il y a un problème ?

Arya croise les bras.

— Depuis combien de temps tu travailles pour Arès ?

Matteo se fige légèrement.

— Quoi ?

— Tu m'as très bien entendue.

— Pourquoi cette question ?

Arya s'approche.

— Parce qu'Arès a une confiance absolue en toi.

Elle le regarde droit dans les yeux.

— D'où vous vous connaissez ?

Matteo ouvre la bouche.

Mais aucun mot ne sort.

Son visage devient légèrement nerveux.

— Ce n'est pas...

Une voix l'interrompt.

— Arya.

Elle se retourne.

Arès vient d'arriver.

Il s'approche rapidement.

— Comment va ma fille ?

Arya le regarde.

— Elle va bien.

Il pousse un soupir de soulagement.

Puis il remarque son expression.

— Mais...

Arya baisse les yeux.

— Le bébé n'a pas survécu.

Arès se fige.

— Quoi ?

Le silence tombe.

— Le médecin vient de nous l'annoncer.

Arès reste immobile.

Il n'avait jamais accepté cette relation.

Mais...

Cet enfant était innocent.

Et maintenant...

Il n'existait plus.

Il baisse lentement les yeux.

— M***e... Serena va être anéantie.

Arya s'approche de lui.

Elle passe ses bras autour de son torse.

Arès la serre contre lui.

Pour la première fois depuis longtemps...

Il ne trouve rien à dire.

---

🔹 Point de vue de Nick

Serena dort.

Je suis assis à côté d'elle.

Je lui caresse doucement les cheveux.

Son visage est pâle.

Je regarde son ventre.

Vide.

Je sens ma gorge se serrer.

— Pourquoi...

Elle bouge légèrement.

Puis ses yeux s'ouvrent.

— Nick... ?

Je me redresse immédiatement.

— Je suis là.

Elle me regarde.

— Où je suis ?

— À l'hôpital.

Elle essaie de bouger.

Une douleur traverse son visage.

— Aïe...

— Ne bouge pas.

Je prends sa main.

— Tu as eu un accident.

Elle fronce les sourcils.

Puis son regard descend lentement.

Vers son ventre.

Sa main tremble.

— Mon bébé...

Je reste silencieux.

Elle me regarde.

— Nick ?

Je détourne les yeux.

— Comment va mon bébé ?

Ma gorge se serre.

— Serena...

Elle commence à paniquer.

— Dis-moi !

Une larme coule sur ma joue.

— Je suis désolé.

Elle me fixe.

— Non.

— Serena...

— Non...Non non...

Sa respiration s'accélère.

— Il va bien.

Je secoue lentement la tête.

— Je suis désolé...

Elle comprend.

Son visage se décompose.

— Non...

Elle pose ses deux mains sur son ventre.

— Non...

Ses larmes coulent.

— Mon bébé...

Je prends sa main.

— Je suis désolé.

Elle se met à sangloter.

Puis son regard change.

— C'est elle...

Je fronce les sourcils.

— Qui ?

— Arya.

Je reste silencieux.

— Elle m'a poussée.

— Serena...

— Elle m'a poussée dans les escaliers !

Je secoue la tête.

— Calme-toi.

— Je suis allée à la résidence pour chercher ta mère !

Sa voix tremble.

— Elle a disparu depuis hier !

Je reste immobile.

— Je voulais simplement savoir où elle était.

Elle pleure davantage.

— Et je l'ai trouvée là-bas.

— Serena...

— On s'est disputées.

Elle serre les draps.

— Et elle m'a poussée.

Je recule légèrement.

— Tu es sûre ?

Elle me regarde avec horreur.

— Tu ne me crois pas ?

— Ce n'est pas ce que j'ai dit.

— Elle a tué notre bébé !

Je ferme les yeux.

— Serena, calme-toi.

— Elle a tué mon bébé !

Elle commence à crier.

— Elle a tué mon bébé !

J'appuie immédiatement sur le bouton d'appel.

— Aidez-moi !

Serena se débat.

— Laissez-moi !

Des infirmières entrent rapidement.

— Madame, calmez-vous.

— Non !

Elle pleure et tente de se relever.

— Je veux mon bébé !

Je reste à côté d'elle, complètement impuissant.

---

🔹 Point de vue : Arès

Je suis assis sur une chaise.

Arya est à mes côtés.

Je fixe le sol.

Je pense à ce qu'elle vient de m'annoncer.

Puis Arya brise le silence.

— Arès...

Je tourne la tête.

— Oui ?

— Depuis quand Matteo travaille pour toi ?

Je fronce les sourcils.

— Pourquoi tu me demandes ça ?

— Parce que j'ai entendu quelque chose.

Je la regarde.

— Quoi ?

— Est-ce que tu n'as jamais remarqué quelque chose d'étrange chez lui ?

— Non.

Je secoue la tête.

— J'ai entièrement confiance en Matteo.

Elle reste silencieuse.

— On se connaît depuis la Russie.

Je regarde devant moi. Matteo, c'est la loyauté inébranlable. Il était le fils d'un des amis de mon père. On a grandi ensemble. C'est comme un frère pour moi. Ou même un second père.

Arya me regarde. C'est clair qu'elle veut en savoir plus.

— C'est la seule personne qui a décidé de vivre pour moi.

Je tourne la tête vers elle.

— Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?

Elle ouvre la bouche.

Mais avant qu'elle ne puisse répondre...

Des médecins et des infirmières surgissent brusquement dans le couloir.

Ils courent vers la chambre de Serena.

Je me lève immédiatement.

— Qu'est-ce qui se passe ?

Personne ne répond.

Je m'approche de la porte.

— Docteur !

Une infirmière m'empêche d'entrer.

— Monsieur, restez ici.

À l'intérieur...

Les cris de Serena résonnent.

— Laissez-moi !

Je sens une boule se former dans ma poitrine.

— Serena !

Je tente d'avancer.

— Monsieur, vous devez rester dehors !

Je regarde à travers la vitre.

Ma fille est en train de pleurer.

Des infirmières tentent de la calmer.

Puis je vois une seringue.

— Non...

Je reste figé.

Comment les choses ont-elles pu en arriver là ?

---

🔹 Point de vue de l'auteur

Nick sort brusquement de la chambre.

Il marche droit vers Arya.

Son visage est fermé.

Il l'attrape par le bras.

— On va parler.

Arya le regarde.

— Nick...

— Maintenant.

Il ne lui laisse pas le temps de répondre.

Il l'entraîne vers la sortie.

Arès les regarde s'éloigner.

Mais il ne peut pas les suivre.

Son regard retourne vers la chambre.

---

🔹 Parking de l'hôpital
🔹 Point de vue : Nick

Je fais les cent pas.

Je tourne.

Je reviens.

Puis je m'arrête devant elle.

Arya me regarde calmement.

— Ça te rend fou, n'est-ce pas ?

Je ne réponds pas.

Elle incline légèrement la tête.

— Tu penses que c'est moi ?

Silence.

— Tu penses que je l'ai poussée ?

Je détourne les yeux.

Elle laisse échapper un petit rire.

— Bien sûr.

Son sourire est froid.

— Elle a fait son numéro de fille sensible.

Je serre les poings.

— Ça suffit.

Elle me regarde.

— Elle vient de perdre notre enfant.

Ma voix tremble.

— Tu t'en rends compte ?

Je m'approche.

— Un peu de compassion. Arya, s'il te plaît...

Arya hausse légèrement les épaules.

— Compassion ?

Elle me regarde droit dans les yeux.

— Tu devrais plutôt remercier le ciel que cet enfant ne soit pas né.

— ARYA !

Elle ne recule pas.

— Quoi ? Hein...quoi ?

— Tu te rends compte de ce que tu dis ?

— C'est toi qui ne te rends compte de rien.

Elle croise les bras.

— Il est mort.

Elle hausse les épaules.

— Et alors ? Tu t'en serais occupé peut être ?

Je la fixe, choqué.

— Sans argent ! Avec Hugo qui veut nos têtes ! T'en auras des centaines si tu veux.

Elle marque une pause.

— Et avec une femme mieux constituée que cette fille à pa...

Je ne lui laisse pas finir.

Je l'attrape par le cou et la plaque contre une voiture.

— TAIS-TOI !

Arya porte immédiatement ses mains à mon bras.

Ses pieds quittent presque le sol.

Son visage change.

Elle essaie de respirer.

— Nick...

Je tremble de colère.

— Pourquoi faut-il toujours que tu détruises tout ?

Je serre les dents.

— Hein ?

Elle tente de parler.

— Pourquoi ?

Ma voix se brise.

— POURQUOI ?

Elle essaie de se dégager.

— Nick...

Je la regarde.

— J'ai toujours tout fait pour toi.

Mes yeux se remplissent de larmes.

— Toujours.

Je la lâche brusquement.

— J'en peux plus.

Arya tombe à genoux.

Je recule.

— Tu as dépassé les bornes.

Je la regarde une dernière fois.

— T'aurais jamais dû t'en prendre à mon enfant.

Puis je me retourne.

Et je repars vers l'hôpital.

---

🔹 Point de vue : Arya

Je reste à genoux.

Une main sur ma gorge.

J'essaie de reprendre mon souffle.

Je tousse légèrement.

Puis je relève les yeux vers la silhouette de Nick qui disparaît à l'intérieur.

Des larmes coulent sur mes joues.

Je lâche un petit rire.

Puis un autre.

— Il n'a pas osé...

Ma voix tremble.

— Non...

Je baisse les yeux.

— Il n'a pas osé.

Nick.

Mon Nick.

Il me croit coupable.

Alors que je n'ai rien fait.

Jamais...

Je n'avais eu besoin de me justifier avec lui.

Mais cette fois...

Il ne m'a pas crue.

Je pose une main sur ma poitrine.

La douleur est différente.

Plus profonde.

— Il n'a pas osé...non...

Je ferme les yeux.

Pour la première fois...

Je ne sais absolument pas quoi faire.

---

🔹 Point de vue de l'auteur
🔹 Le lendemain

Serena quitte finalement l'hôpital.

Nick l'accompagne jusqu'à leur maison.

Elle est encore très faible.

Et profondément détruite.

Pendant ce temps...

Arya s'installe définitivement à la résidence Duval.

---

🔹 Le jour du défilé

L'immense salle est remplie.

Les invités sont déjà installés.

Des célébrités.

Des journalistes.

Des investisseurs.

Des personnalités de Miami.

Au premier rang...

Arès est assis.

Victoria se trouve à ses côtés.

Les lumières s'éteignent progressivement.

Ava monte sur scène.

Un sourire professionnel aux lèvres.

— Mesdames et messieurs...

Le silence se fait.

— Bienvenue à cette nouvelle édition de notre grand défilé.

Elle présente le thème.

Les inspirations.

Les créateurs.

Les collections.

Puis...

La musique commence.

Les premières lumières s'allument.

Le défilé débute.

Un mannequin.

Puis un autre.

Puis un autre.

Les tenues défilent.

Les applaudissements résonnent.

Tout semble parfaitement normal.

Jusqu'à l'arrivée des vedettes.

Liz apparaît.

Elle avance avec assurance.

Puis...

Arya.

La salle semble retenir son souffle.

Elle avance sur le podium.

Droite.

Élégante.

Imperturbable.

Son regard balaie brièvement la salle.

Elle aperçoit Arès.

Leurs regards se croisent.

Il lui adresse un léger sourire.

Arya continue.

Quelques minutes plus t**d...

Tous les mannequins se retrouvent sur le podium.

La musique ralentit.

Puis Ralph Lauren apparaît au centre de l'attention.

Les applaudissements éclatent.

Il prend le micro.

— Mesdames et messieurs, je tiens avant tout à vous remercier d'être présents ce soir...

Son discours commence.

Mais soudain...

Les portes de la salle s'ouvrent.

BAM !

Plusieurs policiers entrent.

Les conversations s'arrêtent immédiatement.

Le public se retourne.

Les agents avancent rapidement.

Arès fronce les sourcils.

— Qu'est-ce que...

Les policiers montent sur le podium.

Arya les regarde approcher.

Elle ne bouge pas.

L'un des agents s'arrête devant elle.

— Mademoiselle Arya Wallas ?

Un silence glacial tombe dans la salle.

— Oui ?

— Vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Carène Duval.

Un murmure d'horreur traverse le public.

Arya reste immobile.

— Quoi...?

L'agent sort ses menottes.

— Vous avez le droit de garder le silence.

Les caméras commencent immédiatement à crépiter.

— Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant un tribunal.

Arya regarde autour d'elle.

Les invités sont sous le choc.

Liz reste immobile.

Un sourire presque imperceptible apparaît au coin de ses lèvres.

Arès, lui, se lève brutalement de son siège.

— Arya !

Les policiers lui passent les menottes.

— Vous avez le droit à un avocat. Si vous n'en avez pas les moyens, un avocat vous sera désigné d'office.

Arya regarde ses poignets.

Puis relève lentement les yeux.

Elle cherche Arès du regard.

Il est déjà en train de se frayer un chemin vers la scène.

— Laissez-la !

Les agents l'emmènent.

Le public explose en murmures.

— Madame Duval est morte ?

— C'est impossible...

— Mon Dieu...

Les journalistes se précipitent.

Les flashs crépitent.

Arya marche au milieu de la scène sous les regards de centaines de personnes.

Elle ne pleure pas.

Elle ne supplie pas.

Elle ne se défend pas.

Mais dans ses yeux...

Une seule chose est visible.

L'incompréhension.

Elle tourne une dernière fois la tête vers Arès.

Leurs regards se croisent.

Puis les policiers l'emmènent .

**À suivre...**

 🌑 Chapitre 39:Chers abonnés, nous avons déjà au terme de la première saison de  .L'histoire ne vous a probablement pas ...
28/08/2026



🌑 Chapitre 39:

Chers abonnés, nous avons déjà au terme de la première saison de .

L'histoire ne vous a probablement pas cru donc je réfléchis encore à publier la Saison 2 ici, ou sur Youscribe 🤔.

 🌑 Chapitre 38🔹 Résidence Duval🔹 Bureau d'Arès🔹 Point de vue : ArèsJe referme brutalement le dossier posé devant moi.— L...
26/08/2026



🌑 Chapitre 38

🔹 Résidence Duval
🔹 Bureau d'Arès
🔹 Point de vue : Arès

Je referme brutalement le dossier posé devant moi.

— La livraison s'est au moins bien passée ?

Matteo, debout face à mon bureau, hoche la tête.

— Oui. Enfin... presque.

Je relève les yeux.

— Qu'est-ce que ça veut dire ?

Il hésite.

— Les Iraniens se plaignent.

Je fronce les sourcils.

— De quoi ?

— De la quantité.

Un silence.

— Celle de la livraison.

Je me redresse lentement.

— Matteo...

Il inspire.

— Selon eux, il manque un camion.

Je reste immobile.

— Quoi ?

Mon regard se durcit.

— Comment ça, il manque un camion ?

— Ils disent qu'ils n'ont reçu que onze camions au lieu des douze prévus.

Je me lève.

— Et tu me dis ça maintenant ?

— J'essayais de vérifier avant de vous en parler.

— Depuis combien de temps tu sais ?

— Quelques heures.

Je frappe ma main contre le bureau.

— Depuis quelques heures ?

Matteo baisse légèrement les yeux.

— Je voulais comprendre ce qui s'était passé.

— Et tu as trouvé quelque chose ?

— Non... et c'est très bizarre.

Je serre les mâchoires.

— Depuis des années, je fais affaire avec ces hommes. Des années. Je n'ai jamais eu un seul problème de livraison.

Je contourne mon bureau.

— Pas une seule fois.

Matteo reste silencieux.

— Et maintenant, soudainement, un camion d'armes disparaît ?

Je le fixe.

— C'est toi qui avais cette responsabilité.

— Je sais.

— Alors explique-moi comment un camion entier peut disparaître sous ta surveillance !

— Je n'ai pas d'explication...

Je détourne le regard.

Un camion.

Un seul.

Mais suffisamment pour créer un problème énorme.

Les Iraniens veulent un remboursement immédiat.

Ils pensent que je les ai escroqués.

Je ferme les yeux quelques secondes.

Puis une idée me traverse l'esprit.

Hugo.

Ou plutôt...

Sébastien Forbes.

Peu importe le nom qu'il utilise.

Je rouvre les yeux.

Bien sûr.

Évidemment.

D'abord, il s'installe dans mon entreprise.

Ensuite, il commence à se rapprocher de mes actionnaires.

Et maintenant...

Il cherche à me décrédibiliser auprès de mes propres clients.

Un sourire froid apparaît sur mon visage.

— Il ne va pas s'en tirer comme ça.

Matteo fronce les sourcils.

— Qui ?

— Forbes.

Il ne répond pas.

— Je ne sais pas encore comment, mais ce camion ne s'est pas volatilisé tout seul.

Je marche vers la porte.

— Patron ?

Je me retourne.

— Où allez-vous ?

— À l'entreprise.

— Je vous accompagne.

— Non.

Je prends ma veste.

— Reste ici.

— Vous aurez besoin de moi.

Je le fixe.

— Garde un œil sur Arya.

Il acquiesce.

— Et si Carène rentre, tu me préviens immédiatement.

— Bien.

Je sors.

---

Je viens à peine d'enfiler ma chemise lorsque la porte s'ouvre.

Arya entre.

Puis elle s'arrête.

Son regard descend brièvement sur moi.

Je souris.

— Quoi ?

Elle détourne les yeux.

— Où tu vas ?

Je récupère ma veste.

— Régler des comptes.

Son expression change.

— Avec qui ?

— Ce n'est rien.

— Arès...

Je soupire.

— Tout va bien ?

Je la regarde.

— Non. Rien ne va.

Elle fronce les sourcils.

— Qu'est-ce qui se passe ?

Je n'ai pas le temps.

Pas maintenant.

Je m'approche d'elle.

Elle ouvre la bouche pour parler, mais je pose doucement mes lèvres sur les siennes.

Un ba**er bref.

Puis je me détache.

— Je dois y aller.

— Arès...

Mais je suis déjà parti.

🔹 Point de vue : Arya

Je reste immobile au milieu de la chambre.

Je regarde la porte qui vient de se refermer.

Puis je baisse les yeux.

Le petit écrin est toujours dans ma main.

Je l'ouvre.

À l'intérieur...

Une petite chevalière.

Sobre.

Élégante.

Noire et argentée.

Je souris malgré moi.

Je l'ai vue dans une vitrine.

Et immédiatement...

J'avais pensé à lui.

Je referme doucement l'écrin.

Mais mon sourire disparaît rapidement.

Arès était beaucoup trop énervé.

Et il ne m'a rien expliqué.

Je repense alors aux paroles de Matteo.

« Arès ne se doute de rien. »

Je fronce les sourcils.

Quelque chose ne va pas.

---

🔹 Miami
🔹 Point de vue : Serena

J'ai appelé tout le monde.

Les amis de Carène.

Ses proches.

Ses connaissances.

Personne ne sait où elle est.

Je suis maintenant au téléphone avec son assistante.

— Vous êtes certaine ?

— Oui. Deux jours.

Mon cœur se serre.

— Deux jours ?

— Oui. La dernière fois que nous avons parlé, c'était la veille de Noël.

Je ferme les yeux.

Où est elle ?

Carène n'aurait jamais disparu comme ça.

Mon téléphone vibre.

Je regarde l'écran.

Résidence Duval.

Je décroche immédiatement.

— Allô ?

— Mademoiselle Serena ?

— Gaya ?

— Oui...

— Carène est rentrée ?

— Non, Madame.

Je ferme les yeux.

— Vous êtes certaine ?

— Oui.

Puis elle ajoute :

— Monsieur Duval et mademoiselle Arya sont arrivés ensemble il y a quelque temps.

Je me redresse.

— Arya ?

— Oui. Monsieur Duval vient juste de ressortir.

Je serre mon téléphone.

Arya.

Chez nous.

Encore.

Ma respiration devient plus rapide.

— D'accord.

Je raccroche.

Mon regard se durcit.

Alors c'est ça.

Carène n'est pas là et elle debarque.
Quelle sans gêne !

Ou alors...

Elle sait quelque chose.

Peut-être même qu'elle est responsable de la disparition de Carène.

Peut-être qu'elle l'a mise dehors.

Ou pire.

Je me lève brusquement.

Je prends mon sac.

Cette fois...

Je vais lui demander des comptes moi-même.

---

🔹 Valéris Construction
🔹 Point de vue : Arès

Les portes de la salle de réunion s'ouvrent brutalement.

Tous les regards se tournent vers moi.

Je balaie la pièce du regard.

Des actionnaires.

Des dirigeants.

Et lui.

Hugo.

Assis tranquillement au bout de la table.

Bien sûr.

Je referme la porte derrière moi.

— Qu'est-ce qui se passe ici ?

Personne ne répond.

Certains évitent mon regard.

Hugo, lui, reste parfaitement calme.

— Nous étions en réunion.

Je le regarde.

— Je vois ça.

Je m'avance.

— Et qui vous a autorisés à tenir cette réunion sans moi ?

Silence.

Je ris froidement.

— Je suis le PDG de cette entreprise.

Je pose mes mains sur la table.

— Aucune réunion de cette importance ne doit être tenue sans ma présence.

Hugo croise les bras.

— Peut-être que nous avions justement besoin de parler de votre gestion.

La pièce devient silencieuse.

Je tourne lentement la tête vers lui.

— Pardon ?

— Vous avez très bien entendu.

Je m'approche.

— Continue.

Il se lève.

— Les résultats sont bons, mais certaines décisions commencent à inquiéter plusieurs actionnaires.

— Lesquelles ?

— La qualité de certains services.

Je serre les poings.

— Tu veux parler de mes services ?

— Oui.

Il sourit légèrement.

— J'ai moi-même été client de Valéris.

Il marque une pause.

— Et j'ai été déçu.

Quelques murmures parcourent la salle.

Je le fixe.

— Tu es ici depuis trois jours.

— Et j'ai déjà constaté certaines choses.

Je m'approche davantage.

— Tu n'as aucune idée de la façon dont cette entreprise fonctionne.

— Je sais simplement ce que j'ai payé.

Son sourire disparaît.

— Et ce que j'ai reçu.

Je serre les poings.

— Tu es désormais actionnaire.

Je le regarde droit dans les yeux.

— Rien de plus.

— Justement.

Il s'avance.

— En tant qu'actionnaire, j'ai le droit de vouloir le meilleur pour cette entreprise.

Je ris sans humour.

— Et tu penses que je ne suis pas capable de la diriger ?

— Je pense que certaines personnes restent trop longtemps à leur poste simplement parce que personne n'ose les remettre en question.

La dernière phrase résonne dans la salle.

Je ne réfléchis plus.

Je me jette sur lui.

Mon poing percute son visage.

Il recule.

Je l'attrape par le col et le frappe encore.

— Arès !

Quelqu'un essaie de m'arrêter.

Je le repousse.

Hugo essuie le sang au coin de sa lèvre.

Et il sourit.

Ce sourire...

Il me rend fou.

---

🔹 Résidence Duval
🔹 Point de vue : Arya

Allongée sur le lit.

Ma tablette entre les mains.

Une ancienne vidéo tourne devant moi.

Paris.

Mon violon.

Je me regarde jouer.

Mes doigts bougent avec précision.

La musique remplit la pièce.

Je souris.

J'étais belle.

Mais surtout...

J'étais libre.

Pendant quelques minutes, je n'avais peur de rien.

Je n'avais besoin de personne.

Je ferme doucement les yeux.

Puis la réalité revient.

Est-ce que je pourrai encore jouer ?

Avec tout ce qui se passe...

Est-ce que je pourrai réellement réaliser ce rêve ?

Je baisse la tablette.

Puis je repense encore à Matteo.

« Arès ne se doute de rien. »

Je fronce les sourcils.

Qui était ce ?

De quoi est ce qu'il parlait ?

Ça concerne forcément Arès.

Et Matteo agit dans son dos.

Je secoue immédiatement la tête.

— Non.

Impossible.

Matteo ne peut pas trahir Arès.

Pas lui.

Je pose ma tablette.

Puis soudain...

" Laissez-moi passer !"

Je me redresse.

Une voix féminine résonne dans le couloir.

"Mademoiselle, vous ne pouvez pas !"

Matteo.

Je reconnais sa voix.

Je me fige.

— Laissez-moi passer !

BAM !

La porte s'ouvre violemment.

Serena apparaît.

Furieuse.

Je la regarde calmement.

— Qu'est-ce que tu fais ici ?

Elle avance vers moi.

— Où est-elle ?

Je fronce les sourcils.

— De qui tu parles ?

— Ne joue pas avec moi !

Je reste assise.

— Tu vas devoir être plus précise.

Elle me fixe avec haine.

— Ma mère.

Je ne réponds pas.

— Où est Carène ?

Je me lève lentement.

— Je n'en sais rien.

— Mensonge !

Elle s'approche.

— Elle a disparu depuis hier ! Qu'est ce que tu lui as fait ?

Je croise les bras.

— Et tu penses que j'y suis pour quelque chose ?

— Je ne le pense pas.

Elle me regarde droit dans les yeux.

— J'en suis certaine.

Je laisse échapper un petit rire.

— C'est fascinant.

— Quoi ?

— Tu arrives chez moi en hurlant...

Je désigne la porte.

— Et tu m'accuses immédiatement de quelque chose dont je ne sais absolument rien.

— Chez toi ?

Elle ricane.

— Tu te crois chez toi ici ?

Je souris.

— Visiblement, ça te dérange beaucoup.

— Tu as quelque chose à voir avec sa disparition.

— Tu délires. C'est peut-être dû à la grossesse.

— Où est-elle ?

— Je viens de te répondre.

— Tu mens !

Elle s'approche encore.

— Depuis que tu es revenue dans nos vies, tout part en morceaux !

Je reste parfaitement calme.

— C'est une accusation très originale.

— Tu as détruit ma famille !

Mon sourire disparaît légèrement.

— Je n'ai rien détruit.

— Tu as détruit Nick !

Je hausse les sourcils.

— Nick est assez grand pour prendre ses propres décisions.

— Tu l'as manipulé !

— Et pourtant il continue de me parler.

Elle serre les poings.

— Tu es vraiment...

Elle s'interrompt.

Je souris.

— Quoi ?

Elle tremble de rage.

— Une saleté.

Je m'approche d'elle.

— Tu es venue ici pour retrouver ta mère ou pour m'insulter ?

— Je sais que t'es derrière tout ça. Bizarrement le jour qu'elle disparaît tu te pointes ici en disant que c'est "chez toi". Non mais quel culot !

— Alors c'est ça qui te dérange. Que je sois de retour dans cette maison. Dans cette vie qui te manque tellement.

— De quoi tu parles ?

— Allons Serena, soyons honnêtes. Tu es jalouse.

Elle reste silencieuse.

Je la fixe.

— Moi je suis ici. Je suis la maîtresse de cette maison. J'ai tout pour moi. Ton père, une carrière, et même Nick. Alors que toi, tu te retrouves grosse, dans une maison de seconde zone. Tu penses vraiment que Nick va tenir longtemps ?

— Nick m'aime !

— Ah oui ?

Elle hésite.

Je penche légèrement la tête.

— Tu aurais dû réfléchir avant de débarquer ici.

— Tu me menaces ?

— Non.

Je souris.

— Je te conseille simplement de faire attention à ce que tu racontes.

Elle s'approche brusquement.

— Je sais que tu es responsable !

— Alors vas voir la police.

Elle me fixe.

— Je vais te faire payer.

Je soupire.

— Tu devrais plutôt chercher ta mère.

Je me détourne.

— Maintenant, si tu veux bien m'excuser...

Je me dirige vers la porte.

Serena me suit.

— Je n'en ai pas fini avec toi !

Je m'arrête.

Je me retourne lentement.

— Pardon ?

— Tu ne vas pas sortir comme ça après ce que tu viens de faire !

Je la regarde.

— Ce que j'ai fait ?

Je laisse échapper un rire froid.

— Tu es complètement hystérique.

— Répète un peu !

— Franchement, tu fais pitié. Il ne manquerait plus que tu commences à te droguer comme ton bon à rien de frère. En passant, il est toujours en vie ?

Son visage se décompose.

Je souris et passe devant elle.

— Écarte-toi.

Je me dirige vers les escaliers.

Serena me suit.

— Arya comment oses-tu ?

Je continue de marcher.

— Arya, je te parle !

Je ne réponds pas.

J'arrive en haut des escaliers.

Elle me rattrape.

— Tu crois vraiment que tu vas t'en sortir ?

Je me retourne.

— Je ne vois pas pourquoi je ne m'en sortirais pas.

Elle lève brusquement la main.

Puis elle me pousse.

Mais je me décale instinctivement.

Son geste ne m'atteint pas comme elle l'avait prévu.

Son pied glisse.

Ses yeux s'écarquillent.
Les miens aussi.

— Serena !

Elle perd l'équilibre.

Son corps bascule vers l'avant.

Je tends instinctivement la main.

Trop t**d.

Elle tombe dans les escaliers.

— AAAAAH !

Son corps heurte plusieurs marches.

BOUM.

BOUM.

BOUM.

Puis...

Silence.

Je reste figée en haut des escaliers.

Mon cœur s'arrête presque.

Je regarde Serena, immobile plusieurs marches plus bas.

— Serena... ?

Aucune réponse.

Je descends rapidement quelques marches.

— Serena !

Toujours rien.

Je m'accroupis près d'elle.

Mon regard descend vers son ventre.

La peur me traverse brutalement.

— M***e...

Je relève la tête.

— Quelqu'un !

Ma voix résonne dans toute la résidence.

— À L'AIDE !

Les domestiques accourent.

Il ne manquait plus que ça.

À suivre...

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