28/08/2026
🌑 Chapitre 39
🔹 Valéris International
🔹 Point de vue : Arès
Je fais les cent pas dans mon bureau.
La colère me brûle encore les veines.
— Je veux qu'il parte.
Ethan, assis en face de moi, soupire.
— Monsieur...
— Je veux qu'il dégage de cette entreprise immédiatement.
— Vous ne pouvez pas simplement le virer.
Je m'arrête.
— Je m'en fiche !
— Il est actionnaire maintenant.
Je serre les mâchoires.
— Je trouverai un moyen.
— Vous êtes en colère. Attendez un peu avant de prendre une décision.
Je tourne brusquement la tête vers lui.
— Il est entré dans mon entreprise, il a commencé à monter les actionnaires contre moi et maintenant il ose me provoquer sur mon propre territoire ?
Ethan se lève.
— Justement. Il cherche probablement à vous faire perdre votre sang-froid.
La porte s'ouvre.
Nous nous retournons.
Sébastien entre.
Je reste figé.
Son visage porte encore les marques de notre affrontement.
Un pansement au-dessus du sourcil.
Quelques points de suture près de sa tempe.
Une lèvre légèrement fendue.
Et pourtant...
Il sourit.
Ce sourire provocateur.
Je sens immédiatement ma colère remonter.
— Qu'est-ce que tu fais ici ?
Sébastien referme tranquillement la porte derrière lui.
— Je pourrais très bien porter plainte.
Il passe doucement un doigt sur sa lèvre blessée.
— Mais ça serait trop facile...
Son regard se plante dans le mien.
— Comparé à ce que tu mérites vraiment.
Je fonce vers lui.
Ethan m'attrape par le bras.
— Monsieur !
Je tente de me dégager.
— Lâche-moi !
Sébastien éclate de rire.
— Voilà.
Il me regarde avec amusement.
— C'est exactement ce que je voulais voir.
Je serre les poings.
— Tu montres enfin ton vrai visage.
Je fais un pas vers lui.
— Tu commençais vraiment à me gonfler avec tes airs d'homme d'affaires.
Son sourire s'élargit.
Puis il incline légèrement la tête.
— Tu sais déjà qui je suis, n'est-ce pas ?
Je reste silencieux.
Il me fixe.
— Alors tu sais très bien que je ne m'arrêterai pas.
Son sourire disparaît progressivement.
— Je compte bien t'envoyer dans les flammes de l'enfer...
Il marque une pause.
— Où se trouve ton très cher camarade.
Mon regard se durcit.
Il me fait un clin d'œil.
— Si tu vois de qui je parle.
Puis il se retourne.
Il ouvre la porte.
— Forbes !
Il ne se retourne même pas.
Il sort.
Je fais un mouvement pour le suivre.
Mais mon téléphone se met à sonner.
Je m'arrête.
Matteo.
Je décroche immédiatement.
— Quoi ?
Sa voix est étrange.
— Patron...
— Parle.
Il hésite.
Puis il prononce quelques mots.
Mon visage se décompose.
Je ne réponds plus.
— Monsieur Duval ?
Ethan me regarde.
— Qu'est-ce qui se passe ?
Je raccroche.
Je prends immédiatement ma veste.
— Tout va bien ?
Je sors du bureau sans répondre.
---
🔹 Hôpital
🔹 Point de vue de l'auteur
Nick arrive presque en courant.
Il franchit les portes de l'hôpital, complètement paniqué.
Son regard cherche désespérément quelqu'un.
Puis il aperçoit Arya.
Matteo est à côté d'elle.
— Arya !
Elle se retourne.
Nick se précipite vers elle.
— Qu'est-ce qui s'est passé ?
Arya se lève.
— Elle est aux soins intensifs.
Nick devient livide.
— Elle va bien ?
Arya pose une main sur son bras.
— Calme-toi.
— Et le bébé ?
Elle hésite.
— Nous n'avons encore aucune nouvelle. Les médecins s'occupent d'elle.
Nick passe une main sur son visage.
— Je veux la voir.
— Nick...
— Je veux voir Serena.
Arya s'approche.
— Tout va bien se passer.
Elle le prend dans ses bras.
Nick reste immobile quelques secondes avant de la serrer brièvement contre lui.
— J'ai tellement peur...
Sa voix tremble.
— J'ai peur pour elle.
Puis son regard descend vers son ventre.
— Et pour notre bébé.
Matteo détourne les yeux.
— C'est ma faute...
Arya le regarde.
— Pourquoi tu dis ça ?
— J'aurais dû empêcher Serena d'entrer.
— Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver.
Arya se tourne vers lui.
— Tu as réussi à joindre Arès ?
— Il arrive.
Elle soupire.
Quelques minutes passent.
Puis une porte s'ouvre.
Un médecin s'avance vers eux.
Son expression est grave.
— Famille de Serena Duval ?
Nick se précipite vers lui.
— Oui. Je...je suis son fiancé.
Le médecin acquiesce.
— Elle a subi un traumatisme important après sa chute dans les escaliers.
Nick déglutit.
— Est-ce qu'elle va s'en sortir ?
— Son état est actuellement stabilisé.
Nick ferme brièvement les yeux.
Un soulagement fragile traverse son visage.
— Elle a présenté plusieurs contusions importantes ainsi que plusieurs fractures, notamment une fracture du radius et des fractures costales.
Nick pâlit.
— Et le bébé ?
Le médecin garde le silence quelques secondes.
Puis son regard devient plus doux.
— Je suis désolé.
Nick comprend immédiatement.
— Non...
— Malgré nos efforts, la grossesse n'a pas pu être préservée.
Nick recule légèrement.
— Non.
Sa voix se brise.
— Le fœtus n'a pas survécu au traumatisme.
Il baisse la tête.
Ses yeux se remplissent de larmes.
— Notre bébé...
Le médecin pose une main sur son épaule.
— Je suis vraiment désolé.
Nick ferme les yeux.
Une larme coule sur sa joue.
— Je peux la voir ?
— Oui. Mais une seule personne à la fois.
Le médecin lui indique le couloir.
— Elle vient d'être transférée dans une chambre. Elle est sous sédatif.
Nick hoche la tête.
— Je veux être avec elle.
Le médecin l'accompagne.
Ils disparaissent dans le couloir.
Arya reste silencieuse.
Matteo à ses côtés.
Elle tourne lentement la tête vers lui.
Et le fixe.
Longuement.
Matteo fronce les sourcils.
— Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Elle ne répond pas.
— Il y a un problème ?
Arya croise les bras.
— Depuis combien de temps tu travailles pour Arès ?
Matteo se fige légèrement.
— Quoi ?
— Tu m'as très bien entendue.
— Pourquoi cette question ?
Arya s'approche.
— Parce qu'Arès a une confiance absolue en toi.
Elle le regarde droit dans les yeux.
— D'où vous vous connaissez ?
Matteo ouvre la bouche.
Mais aucun mot ne sort.
Son visage devient légèrement nerveux.
— Ce n'est pas...
Une voix l'interrompt.
— Arya.
Elle se retourne.
Arès vient d'arriver.
Il s'approche rapidement.
— Comment va ma fille ?
Arya le regarde.
— Elle va bien.
Il pousse un soupir de soulagement.
Puis il remarque son expression.
— Mais...
Arya baisse les yeux.
— Le bébé n'a pas survécu.
Arès se fige.
— Quoi ?
Le silence tombe.
— Le médecin vient de nous l'annoncer.
Arès reste immobile.
Il n'avait jamais accepté cette relation.
Mais...
Cet enfant était innocent.
Et maintenant...
Il n'existait plus.
Il baisse lentement les yeux.
— M***e... Serena va être anéantie.
Arya s'approche de lui.
Elle passe ses bras autour de son torse.
Arès la serre contre lui.
Pour la première fois depuis longtemps...
Il ne trouve rien à dire.
---
🔹 Point de vue de Nick
Serena dort.
Je suis assis à côté d'elle.
Je lui caresse doucement les cheveux.
Son visage est pâle.
Je regarde son ventre.
Vide.
Je sens ma gorge se serrer.
— Pourquoi...
Elle bouge légèrement.
Puis ses yeux s'ouvrent.
— Nick... ?
Je me redresse immédiatement.
— Je suis là.
Elle me regarde.
— Où je suis ?
— À l'hôpital.
Elle essaie de bouger.
Une douleur traverse son visage.
— Aïe...
— Ne bouge pas.
Je prends sa main.
— Tu as eu un accident.
Elle fronce les sourcils.
Puis son regard descend lentement.
Vers son ventre.
Sa main tremble.
— Mon bébé...
Je reste silencieux.
Elle me regarde.
— Nick ?
Je détourne les yeux.
— Comment va mon bébé ?
Ma gorge se serre.
— Serena...
Elle commence à paniquer.
— Dis-moi !
Une larme coule sur ma joue.
— Je suis désolé.
Elle me fixe.
— Non.
— Serena...
— Non...Non non...
Sa respiration s'accélère.
— Il va bien.
Je secoue lentement la tête.
— Je suis désolé...
Elle comprend.
Son visage se décompose.
— Non...
Elle pose ses deux mains sur son ventre.
— Non...
Ses larmes coulent.
— Mon bébé...
Je prends sa main.
— Je suis désolé.
Elle se met à sangloter.
Puis son regard change.
— C'est elle...
Je fronce les sourcils.
— Qui ?
— Arya.
Je reste silencieux.
— Elle m'a poussée.
— Serena...
— Elle m'a poussée dans les escaliers !
Je secoue la tête.
— Calme-toi.
— Je suis allée à la résidence pour chercher ta mère !
Sa voix tremble.
— Elle a disparu depuis hier !
Je reste immobile.
— Je voulais simplement savoir où elle était.
Elle pleure davantage.
— Et je l'ai trouvée là-bas.
— Serena...
— On s'est disputées.
Elle serre les draps.
— Et elle m'a poussée.
Je recule légèrement.
— Tu es sûre ?
Elle me regarde avec horreur.
— Tu ne me crois pas ?
— Ce n'est pas ce que j'ai dit.
— Elle a tué notre bébé !
Je ferme les yeux.
— Serena, calme-toi.
— Elle a tué mon bébé !
Elle commence à crier.
— Elle a tué mon bébé !
J'appuie immédiatement sur le bouton d'appel.
— Aidez-moi !
Serena se débat.
— Laissez-moi !
Des infirmières entrent rapidement.
— Madame, calmez-vous.
— Non !
Elle pleure et tente de se relever.
— Je veux mon bébé !
Je reste à côté d'elle, complètement impuissant.
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🔹 Point de vue : Arès
Je suis assis sur une chaise.
Arya est à mes côtés.
Je fixe le sol.
Je pense à ce qu'elle vient de m'annoncer.
Puis Arya brise le silence.
— Arès...
Je tourne la tête.
— Oui ?
— Depuis quand Matteo travaille pour toi ?
Je fronce les sourcils.
— Pourquoi tu me demandes ça ?
— Parce que j'ai entendu quelque chose.
Je la regarde.
— Quoi ?
— Est-ce que tu n'as jamais remarqué quelque chose d'étrange chez lui ?
— Non.
Je secoue la tête.
— J'ai entièrement confiance en Matteo.
Elle reste silencieuse.
— On se connaît depuis la Russie.
Je regarde devant moi. Matteo, c'est la loyauté inébranlable. Il était le fils d'un des amis de mon père. On a grandi ensemble. C'est comme un frère pour moi. Ou même un second père.
Arya me regarde. C'est clair qu'elle veut en savoir plus.
— C'est la seule personne qui a décidé de vivre pour moi.
Je tourne la tête vers elle.
— Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
Elle ouvre la bouche.
Mais avant qu'elle ne puisse répondre...
Des médecins et des infirmières surgissent brusquement dans le couloir.
Ils courent vers la chambre de Serena.
Je me lève immédiatement.
— Qu'est-ce qui se passe ?
Personne ne répond.
Je m'approche de la porte.
— Docteur !
Une infirmière m'empêche d'entrer.
— Monsieur, restez ici.
À l'intérieur...
Les cris de Serena résonnent.
— Laissez-moi !
Je sens une boule se former dans ma poitrine.
— Serena !
Je tente d'avancer.
— Monsieur, vous devez rester dehors !
Je regarde à travers la vitre.
Ma fille est en train de pleurer.
Des infirmières tentent de la calmer.
Puis je vois une seringue.
— Non...
Je reste figé.
Comment les choses ont-elles pu en arriver là ?
---
🔹 Point de vue de l'auteur
Nick sort brusquement de la chambre.
Il marche droit vers Arya.
Son visage est fermé.
Il l'attrape par le bras.
— On va parler.
Arya le regarde.
— Nick...
— Maintenant.
Il ne lui laisse pas le temps de répondre.
Il l'entraîne vers la sortie.
Arès les regarde s'éloigner.
Mais il ne peut pas les suivre.
Son regard retourne vers la chambre.
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🔹 Parking de l'hôpital
🔹 Point de vue : Nick
Je fais les cent pas.
Je tourne.
Je reviens.
Puis je m'arrête devant elle.
Arya me regarde calmement.
— Ça te rend fou, n'est-ce pas ?
Je ne réponds pas.
Elle incline légèrement la tête.
— Tu penses que c'est moi ?
Silence.
— Tu penses que je l'ai poussée ?
Je détourne les yeux.
Elle laisse échapper un petit rire.
— Bien sûr.
Son sourire est froid.
— Elle a fait son numéro de fille sensible.
Je serre les poings.
— Ça suffit.
Elle me regarde.
— Elle vient de perdre notre enfant.
Ma voix tremble.
— Tu t'en rends compte ?
Je m'approche.
— Un peu de compassion. Arya, s'il te plaît...
Arya hausse légèrement les épaules.
— Compassion ?
Elle me regarde droit dans les yeux.
— Tu devrais plutôt remercier le ciel que cet enfant ne soit pas né.
— ARYA !
Elle ne recule pas.
— Quoi ? Hein...quoi ?
— Tu te rends compte de ce que tu dis ?
— C'est toi qui ne te rends compte de rien.
Elle croise les bras.
— Il est mort.
Elle hausse les épaules.
— Et alors ? Tu t'en serais occupé peut être ?
Je la fixe, choqué.
— Sans argent ! Avec Hugo qui veut nos têtes ! T'en auras des centaines si tu veux.
Elle marque une pause.
— Et avec une femme mieux constituée que cette fille à pa...
Je ne lui laisse pas finir.
Je l'attrape par le cou et la plaque contre une voiture.
— TAIS-TOI !
Arya porte immédiatement ses mains à mon bras.
Ses pieds quittent presque le sol.
Son visage change.
Elle essaie de respirer.
— Nick...
Je tremble de colère.
— Pourquoi faut-il toujours que tu détruises tout ?
Je serre les dents.
— Hein ?
Elle tente de parler.
— Pourquoi ?
Ma voix se brise.
— POURQUOI ?
Elle essaie de se dégager.
— Nick...
Je la regarde.
— J'ai toujours tout fait pour toi.
Mes yeux se remplissent de larmes.
— Toujours.
Je la lâche brusquement.
— J'en peux plus.
Arya tombe à genoux.
Je recule.
— Tu as dépassé les bornes.
Je la regarde une dernière fois.
— T'aurais jamais dû t'en prendre à mon enfant.
Puis je me retourne.
Et je repars vers l'hôpital.
---
🔹 Point de vue : Arya
Je reste à genoux.
Une main sur ma gorge.
J'essaie de reprendre mon souffle.
Je tousse légèrement.
Puis je relève les yeux vers la silhouette de Nick qui disparaît à l'intérieur.
Des larmes coulent sur mes joues.
Je lâche un petit rire.
Puis un autre.
— Il n'a pas osé...
Ma voix tremble.
— Non...
Je baisse les yeux.
— Il n'a pas osé.
Nick.
Mon Nick.
Il me croit coupable.
Alors que je n'ai rien fait.
Jamais...
Je n'avais eu besoin de me justifier avec lui.
Mais cette fois...
Il ne m'a pas crue.
Je pose une main sur ma poitrine.
La douleur est différente.
Plus profonde.
— Il n'a pas osé...non...
Je ferme les yeux.
Pour la première fois...
Je ne sais absolument pas quoi faire.
---
🔹 Point de vue de l'auteur
🔹 Le lendemain
Serena quitte finalement l'hôpital.
Nick l'accompagne jusqu'à leur maison.
Elle est encore très faible.
Et profondément détruite.
Pendant ce temps...
Arya s'installe définitivement à la résidence Duval.
---
🔹 Le jour du défilé
L'immense salle est remplie.
Les invités sont déjà installés.
Des célébrités.
Des journalistes.
Des investisseurs.
Des personnalités de Miami.
Au premier rang...
Arès est assis.
Victoria se trouve à ses côtés.
Les lumières s'éteignent progressivement.
Ava monte sur scène.
Un sourire professionnel aux lèvres.
— Mesdames et messieurs...
Le silence se fait.
— Bienvenue à cette nouvelle édition de notre grand défilé.
Elle présente le thème.
Les inspirations.
Les créateurs.
Les collections.
Puis...
La musique commence.
Les premières lumières s'allument.
Le défilé débute.
Un mannequin.
Puis un autre.
Puis un autre.
Les tenues défilent.
Les applaudissements résonnent.
Tout semble parfaitement normal.
Jusqu'à l'arrivée des vedettes.
Liz apparaît.
Elle avance avec assurance.
Puis...
Arya.
La salle semble retenir son souffle.
Elle avance sur le podium.
Droite.
Élégante.
Imperturbable.
Son regard balaie brièvement la salle.
Elle aperçoit Arès.
Leurs regards se croisent.
Il lui adresse un léger sourire.
Arya continue.
Quelques minutes plus t**d...
Tous les mannequins se retrouvent sur le podium.
La musique ralentit.
Puis Ralph Lauren apparaît au centre de l'attention.
Les applaudissements éclatent.
Il prend le micro.
— Mesdames et messieurs, je tiens avant tout à vous remercier d'être présents ce soir...
Son discours commence.
Mais soudain...
Les portes de la salle s'ouvrent.
BAM !
Plusieurs policiers entrent.
Les conversations s'arrêtent immédiatement.
Le public se retourne.
Les agents avancent rapidement.
Arès fronce les sourcils.
— Qu'est-ce que...
Les policiers montent sur le podium.
Arya les regarde approcher.
Elle ne bouge pas.
L'un des agents s'arrête devant elle.
— Mademoiselle Arya Wallas ?
Un silence glacial tombe dans la salle.
— Oui ?
— Vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Carène Duval.
Un murmure d'horreur traverse le public.
Arya reste immobile.
— Quoi...?
L'agent sort ses menottes.
— Vous avez le droit de garder le silence.
Les caméras commencent immédiatement à crépiter.
— Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant un tribunal.
Arya regarde autour d'elle.
Les invités sont sous le choc.
Liz reste immobile.
Un sourire presque imperceptible apparaît au coin de ses lèvres.
Arès, lui, se lève brutalement de son siège.
— Arya !
Les policiers lui passent les menottes.
— Vous avez le droit à un avocat. Si vous n'en avez pas les moyens, un avocat vous sera désigné d'office.
Arya regarde ses poignets.
Puis relève lentement les yeux.
Elle cherche Arès du regard.
Il est déjà en train de se frayer un chemin vers la scène.
— Laissez-la !
Les agents l'emmènent.
Le public explose en murmures.
— Madame Duval est morte ?
— C'est impossible...
— Mon Dieu...
Les journalistes se précipitent.
Les flashs crépitent.
Arya marche au milieu de la scène sous les regards de centaines de personnes.
Elle ne pleure pas.
Elle ne supplie pas.
Elle ne se défend pas.
Mais dans ses yeux...
Une seule chose est visible.
L'incompréhension.
Elle tourne une dernière fois la tête vers Arès.
Leurs regards se croisent.
Puis les policiers l'emmènent .
**À suivre...**