Les Chroniques de Bengo

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07/07/2026

Résultats : Un papier ne vaut pas ta vie!

Cette période est très délicate pour les candidats. Parfois, c'est le temps des dérives. Joie ici, deuil là-bas. Et au milieu, le silence de ceux qui ont peur.

Élève, je te parle.
Si tu as réussi : bien. Fête. Mais n’oublie pas celui qui pleure.
Si tu as raté : ça fait mal. Mais mourir pour ça ? Depuis quand un diplôme décide si tu dois respirer ?
Fuir ne règle rien. Le problème sera à la maison, avec toi. Il y a certainement quelque chose qui n'a pas marché et commence à te poser des questions sur ta propre responsabilité : étais-tu assidu à l'école, étais-tu concentré, apprenais-tu tes leçons ? Ou bien tu le faisais juste pour attirer l'attention sur toi?... Les réponses à ces questions seront déterminantes pour la suite.
Parents, je vous parle aussi.
Vous avez vu les cahiers combien de fois cette année ? Mais aujourd’hui vous criez fort. "Mon argent !" L’enfant a besoin de vos bras, pas de vos reproches.
Voisins, tantes, quartier...
Gardez vos "je savais". Gardez vos vocaux. Si tu ne peux pas aider, au moins ne blesse pas.

Retenez une chose :
L’échec c’est une pause, pas un point final. La vie continue après juillet. Il y a septembre, janvier, et l’année prochaine.

Tiens bon. On tombe, on se relève. C’est tout.

Économie: Le sac de riz coûte cher mais les discours sont gratuits! Le sac de riz a pris l’ascenseur.  Le salaire, lui, ...
05/07/2026

Économie: Le sac de riz coûte cher mais les discours sont gratuits!

Le sac de riz a pris l’ascenseur.
Le salaire, lui, est resté au rez-de-chaussée.
Et nous ? On fait des réunions au 10ème étage pour expliquer que "tout va bien".
Aujourd’hui au marché, le vendeur te dit le prix avec la tête.
Pas besoin de parler. Tu comprends. Tu poses le sac. Tu repars avec 2 tomates.
Le carburant monte; le transport monte; le loyer grimpe.
Dieu merci, le prix du préservatif respecte encore toutes les couches sociales ! Lui il fait du surplace.

Mais à la télé tout va bien.
Les discours sont longs, bien habillés, avec PowerPoint. Gratuits et en quantité illimitée.
Si on pouvait payer le riz avec des discours, on serait déjà une puissance.

On ne demande pourtant pas le paradis. On demande juste de finir le mois sans emprunter.
De manger 3 fois sans calculer.
De ne pas choisir entre les frais d’école et le sac de riz.

La question qui fâche un peu : À quoi servent les grands plans si le petit panier de la ménagère est vide ?

Au 237, on a l’inflation la plus créative du monde. Elle invente de nouveaux prix chaque semaine! Bravooooo, les dames, vous parvenez néanmoins à rentrer du marché avec quelque chose dans le panier. 👏👏👏👏

Sébastien Brice BENGO, un Camerounais qui se respecte.

05/07/2026

Corps à l'église, cœur en mode avion

Dimanche 8h. Le parking est plein. Le gospel tape à 200 décibels.
Le pasteur a 3 costumes, 2 micros, et 1 équipe de lumière venue de Hollywood.
Spectaculaire. Professionnel. Millimétré.
Le problème ? Dieu n’a pas dit "faites-moi un show". Il a dit "aimez-vous".
Aujourd’hui on loue fort. Très fort. Avec danse, jet de fumée, et playback.
On jeûne 21 jours. On fait des veillées jusqu’à 3h. On connaît tous les versets par cœur.
Mais le voisin d’à côté n’a pas mangé depuis hier. Et on ne l’a pas vu.
La charité est devenue un "point de prière": "Seigneur bénis le pauvre"... Amen. Et on rentre. On partage les versets sur WhatsApp, mais on ne partage pas le riz. On critique le frère qui a péché, mais on ne tend pas la main à la sœur qui souffre.
Les offrandes passent 4 fois. Le panier est lourd. Le cœur ? Parfois en mode "je ne vois pas, je ne sais pas".
Je ne condamne personne. Moi-même j’aime quand l’ambiance est bonne.
Mais Jésus avait une drôle de façon de faire l’église : il nourrissait d’abord, il prêchait après. Il touchait les lépreux avant de faire le culte.

La question qui dérange un peu :
À quoi sert de remplir l’église le dimanche si on vide le cœur du lundi au samedi ?

Louer Dieu c’est bien. C’est même très beau. Mais si nos louanges ne descendent jamais dans la rue, elles font juste de l’écho au plafond.

On a des églises pleines et des quartiers vides d’amour. Il y a un bug dans le système.

04/07/2026

Coupe du Monde 2026 : Le Cap-Vert brille. Et nous on commente depuis nos salons.

Le Cap-Vert joue. Le Cap-Vert gagne. Le Cap-Vert fait rêver 500 000 habitants. Nous, on est 27 millions. Et on débat pour savoir qui a signé la feuille de match, qui avait ou n'avait pas le droit de...

Pendant que les Requins Bleus enchaînent les exploits, chez nous on enchaîne les communiqués.
FECAFOOT dit A. Ministère dit B. L’entraîneur dit "laissez-moi travailler". Les supporters disent "dégagez tous".

Résultat : au Qatar c’était déjà le bo**el. En 2026 on a failli faire pareil, mais en version HD 4K.

En 2026, le Cap-Vert est arrivé avec 3 valises et 1 plan de jeu.
Nous on est arrivés avec 3 présidents, 2 bus, et 17 versions du 11 entrant sur WhatsApp au Qatar.

Eux ils ont un sélectionneur. Nous on a un panel d’experts sur Équinoxe, Info Tv...
Eux ils jouent. Nous on explique pourquoi on n’a pas joué.

Et le pire ? C’est qu’avec tout les talents qu’on a (Mbeumo, Baleba, Epassy, et les autres), on aurait pu faire mieux.
Beaucoup mieux. Mais le football ça ne se joue pas seulement sur le terrain. Ça se gagne d’abord autour de la table.

Aujourd’hui le Cap-Vert nous donne des leçons d’organisation malgré son élimination par l'Argentine.
Demain, on va dire que "c’est la FIFA qui les aide". Après-demain on va changer encore de staff.

Avec 27 millions de sélectionneurs, on a oublié d’en nommer un seul pour coacher.

Féminicides au Cameroun : la femme paie-t-elle le prix de la misère collective ?Au Cameroun, on dirait que le féminicide...
03/07/2026

Féminicides au Cameroun : la femme paie-t-elle le prix de la misère collective ?

Au Cameroun, on dirait que le féminicide est devenu un sport national non homologué. Chaque semaine, ou presque, le pays se réveille avec son lot de découvertes macabres : une femme égorgée ici, une jeune fille violée là-bas, un corps abandonné dans une broussaille, comme si la vie féminine était devenue un déchet biodégradable.

Et le peuple ? Ah, le peuple ! Grand spectateur de tragédies. On filme, on partage, on commente : « C’est grave hein ! » avant de passer à la vidéo suivante ou au prochain match d'une équipe de son cœur. Et c'est tout ! Une nation de témoins professionnels, diplômés en indignation passagère.

Les gouvernants, eux, excellent dans l’art du communiqué. Quand une femme meurt, ils condamnent avec « la dernière énergie » Une énergie visiblement rechargeable à l’infini, puisqu’elle ne produit jamais grand-chose. On promet des enquêtes, des sanctions, des mesures fortes… jusqu’au prochain drame, où le copier-coller institutionnel reprend du service.

Les parents ? Parlons-en. Certains ont transformé l’éducation en sous-traitance : la rue enseigne, Internet corrige, et les séries télé finissent le travail. On veut des filles “bien mariées”, mais on oublie de leur apprendre à reconnaître la violence avant qu’elle ne devienne conjugale. On veut des garçons “forts”, mais on les élève parfois dans l’idée que la femme est une propriété privée avec option de destruction.

Et puis, il y a nos filles et nos femmes elles-mêmes, souvent prises dans le grand théâtre des illusions modernes. Entre la quête du « bon gars » avec voiture, téléphone dernier cri et promesses dorées, certaines ferment les yeux sur les signaux rouges : jalousie maladive, violence verbale, contrôle excessif… tant que les mèches sont payées et que les photos sur les réseaux sociaux brillent. Jusqu’au jour où le conte de fées finit dans la rubrique faits divers.

Mais attention : dire cela, ce n’est pas accuser la victime. C’est regarder le système entier dans son miroir brisé. Car le féminicide n’est pas un accident isolé ; c’est le produit d’une misère plus profonde : misère économique, misère éducative, misère morale, misère institutionnelle.

Au fond, la femme au Cameroun semble être devenue le thermomètre de notre faillite collective. Quand la société s’effondre, c’est souvent sur elle que tombent les décombres.

Et pendant que le sang sèche sur les pavés, nous débattons encore : « Qui est responsable ? » Comme si la réponse n’était pas déjà dans nos maisons, nos bureaux, nos écoles, nos lois et nos silences.

Le vrai scandale n’est pas seulement qu’elles meurent. C’est que nous semblons nous habituer à leur mort.

03/07/2026

💔 S'il vous plaît, publiez mon histoire sur votre mur. J'ai besoin de vos conseils, car je ne dors plus…

Je m'appelle Mireille et j'ai 30 ans.

Toute ma vie, j'ai appelé Jacques « papa ». Il a pris soin de ma maman, Bernadette, pendant sa grossesse, m'a vue naître, m'a élevée avec un amour immense, m'a éduquée, protégée et soutenue dans tous les moments de ma vie. Il n'a jamais douté une seule seconde que j'étais sa fille biologique.

Il y a deux mois, ma maman m'a révélé un secret qu'elle gardait depuis 30 ans. Elle m'a avoué que Jacques n'était pas mon père biologique. Elle était déjà enceinte de moi lorsqu'elle s'est mise avec lui, mais elle lui a toujours fait croire que j'étais son enfant.

Le plus douloureux, c'est que Jacques ne sait toujours rien. Depuis 30 ans, il vit dans ce mensonge sans s'en douter.

Après cette révélation, j'ai voulu connaître la vérité. Avec les informations que ma mère m'a données et grâce aux réseaux sociaux, j'ai réussi à retrouver mon véritable père. Il s'appelle Robert.

Depuis, nous échangeons régulièrement. Je découvre un homme que je n'ai jamais connu et, malgré moi, je commence à m'attacher à lui.

Mais chaque fois que je regarde Jacques, celui qui m'a tout donné, qui m'a aimée comme sa propre fille sans jamais connaître la vérité, mon cœur se brise. J'ai l'impression de le trahir alors qu'il ne se doute de rien.

S'il vous plaît, dites-moi… que dois-je faire ? Dois-je continuer à construire une relation avec Robert ? Dois-je révéler la vérité à Jacques, au risque de détruire un homme qui m'a tout donné ? Ou dois-je garder ce secret pour toujours ?

Je ne cherche pas à juger ma mère. Je cherche simplement une réponse, parce que depuis deux mois, je ne dors plus. 💔

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