06/07/2026
Allégations de corruption à la Direction Générale des Impôts
Crescence Awapira Baboke, inspectrice principale à la Direction Générale des Impôts, est accusée d'exiger 20% des crédits de TVA pour débloquer les remboursements.
Cette pratique, qui aurait débuté en 2016, affecterait des centaines d'entreprises camerounaises, des missions diplomatiques et des organismes d'utilité publique.
Des sources indiquent qu'elle conditionnerait tout suivi de remboursement de TVA au versement de 20% du montant principal du crédit.
Mécanisme de racket et victimes
Le remboursement du crédit de TVA, un droit légal pour les entreprises éligibles, serait transformé en un "péage obligatoire" par Mme Awapira Baboke.
Une entreprise attendant 100 millions de FCFA de remboursement de TVA devrait s'acquitter de 20 millions de FCFA en "frais" informels.
Les contribuables des Unités de Gestion spécialisées (DGE, CIME, CSI) paieraient ces frais, de même que les missions diplomatiques et les organismes d'utilité publique.
Méthodes et surnom
L'inspectrice est décrite comme traquant et harcelant les contribuables, allant jusqu'à les poursuivre dans les restaurants ou les hôtels.
En raison de ses méthodes, ses collègues l'auraient surnommée "Jézabel".
L'empire économique des Baboke
Crescence Awapira Baboke et son mari, Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence, sont accusés d'avoir bâti un empire économique.
Cet empire comprendrait des intérêts dans les hydrocarbures (Jociddalo Petroleum), la restauration de luxe (Le Continent 237, Le Parfum d'Eden à Yaoundé), l'immobilier (terrain à Bata-Nlongkak) et un complexe événementiel.
La structure actionnariale de Jociddalo Petroleum montre que Mme Baboke détient 17.500.000 FCFA et ses deux enfants 3.750.000 FCFA chacun.
Interpellation du Directeur Général des Impôts
Le Directeur Général des Impôts est appelé à réagir face à ces accusations, notamment celle d'avoir versé 100 millions de FCFA mensuellement à Crescence Baboke.