Kuna Mito - La Parole Des Ancêtres

Kuna Mito - La Parole Des Ancêtres Kuna Mito – La parole des ancêtres. Là où les voix d’hier éclairent les réalités d’aujourd’hui.

Chroniques, sagas et contes africains pour réveiller nos mémoires, honorer nos racines et transmettre l’héritage ancestral.

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARDÉPISODE 8 : LA FEMME DU MIROIR BRISÉYaoundé.Ngoa-Ekellé.23h58.Mireille était seule.Enfin...C...
25/06/2026

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD

ÉPISODE 8 : LA FEMME DU MIROIR BRISÉ

Yaoundé.
Ngoa-Ekellé.
23h58.
Mireille était seule.
Enfin...
C’est ce qu'elle croyait.
Depuis trois jours.
Elle ne dormait presque plus.
Chaque fois qu'elle fermait les yeux...
Elle rêvait du léopard.
Et chaque fois qu'elle se réveillait...
Une nouvelle photographie apparaissait.
Comme si quelqu'un utilisait son appareil pendant son sommeil.
Comme si quelqu'un voulait absolument lui montrer quelque chose.
Ou lui rappeler quelque chose.
Sur son bureau.
Le message de Joël restait ouvert.
"Je crois que nous devons parler."
Elle l'avait lu au moins cinquante fois.
Peut-être cent.
Parce que tout devenait impossible à ignorer.
Les rêves.
Les photos.
Les messages.
Les mêmes phrases.
Le même léopard.
Et maintenant...
Ce garçon existait réellement.
Finalement.
Elle répondit.
"Je crois aussi."
Quelques secondes plus t**d.
BZZZZ.
Réponse immédiate.
Comme s'il attendait.
Comme s'il regardait son téléphone depuis des heures.
Ce qui était probablement vrai.
"Tu rêves d'un léopard ?"
Mireille sentit son cœur accélérer.
Elle répondit :
"Oui."
Nouvelle vibration.
"Et un vieil homme avec un bâton ?"
Le souffle de Mireille se coupa.
"Oui."
Long silence.
Puis la réponse tomba.
"Alors nous avons un problème."
Pour la première fois depuis le début de cette histoire...
Mireille eut envie de rire.
Parce qu'ils étaient largement au-delà du simple problème.
Ils continuèrent à discuter pendant près de deux heures.
Et plus ils parlaient...
Plus les ressemblances devenaient troublantes.
Les rêves.
Les messages.
Les photographies.
Les apparitions.
Tout correspondait.
Tout.
Puis Joël lui envoya la photo trouvée sur sa moto.
La vieille photographie.
Les trois jeunes adultes dans la forêt.
Mireille zooma immédiatement.
Et son cœur manqua un battement.
Parce qu'elle reconnaissait l'une des personnes.
Une femme.
Jeune.
Magnifique.
Et étrangement familière.
Elle se leva brusquement.
Puis courut jusqu'au salon.
Là où sa tante conservait les vieux albums familiaux.
Après plusieurs minutes de recherche.
Elle trouva enfin une photo.
Une photo datant de plusieurs décennies.
Puis compara les deux images.
Et pâlit.
Parce que c'était la même femme.
Sa grand-mère.
— Non...
Murmura-t-elle.
Son téléphone vibra.
Message de Joël.
"Tu as trouvé quelque chose ?"
Elle hésita.
Puis répondit.
"Je crois que ma grand-mère est sur la photo."
Le silence.
Puis :
"Mon Dieu."
Quelques secondes plus t**d.
Nouveau message.
"Mon grand-père aussi."
Le sang de Mireille se glaça.
Avant qu'elle puisse répondre...
Une chose étrange se produisit.
Très étrange.
Le miroir de sa chambre se fissura.
CRAC.
Puis encore.
CRAC.
CRAC.
CRAC.
Comme si quelque chose frappait depuis l'intérieur.
Mireille recula.
Terrifiée.
— Qui est là ?
Aucune réponse.
Puis une silhouette apparut.
Dans le reflet.
Une femme âgée.
Debout derrière elle.
Mireille se retourna.
Personne.
Elle regarda de nouveau le miroir.
La femme était toujours là.
Et cette fois...
Elle souriait.
— Grand-mère ?
Souffla Mireille.
La vieille femme leva lentement la main.
Puis pointa quelque chose.
Derrière Mireille.
La jeune étudiante se retourna immédiatement.
Rien.
Lorsqu'elle regarda à nouveau le miroir...
La femme avait disparu.
Mais une phrase était apparue sur la surface fissurée.
Écrite comme avec de la buée.
Une seule phrase.
"RETROUVEZ MBELEK."
Puis le miroir explosa.
BOOM !
Des éclats partout.
Mireille poussa un cri.
Et au même instant.
À des centaines de kilomètres de là.
Mbelek venait de faire une découverte.
La plus importante depuis quarante ans.
En poursuivant la lecture du vieux journal.
Il trouva un nom.
Un seul.
Le nom de celui qui avait organisé le pacte.
Celui qui avait tout commencé.
Celui qui avait condamné trois générations.
Ses mains tremblaient lorsqu'il lut la ligne.
Puis son visage devint blanc.
Parce que ce nom...
Il le connaissait.
Très bien.
Trop bien.
Il appartenait à quelqu'un de sa propre famille.
Et plus précisément...
À son propre père.
— Non...
Souffla-t-il.
Mais le journal n'avait pas terminé.
Juste en dessous.
Une autre phrase apparaissait.
Une phrase qui n'existait pas quelques secondes auparavant.
"ET TU ÉTAIS LÀ CETTE NUIT-LÀ."
Le cœur de Mbelek s'arrêta presque.
Parce que c'était vrai.

À suivre...

😱 Pourquoi la grand-mère de Mireille apparaît-elle dans le miroir ?
👀 Mbelek est-il complice depuis le début ?

📖 Pourquoi le journal révèle-t-il seulement maintenant la vérité ?

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LES TROIS MARQUES DU LÉOPARDÉPISODE 7 : LE PASSAGER QUI N'AVAIT PAS D'OMBREDouala.Marché Central.17h43.La chaleur était ...
25/06/2026

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD

ÉPISODE 7 : LE PASSAGER QUI N'AVAIT PAS D'OMBRE

Douala.
Marché Central.
17h43.
La chaleur était écrasante.
Les klaxons hurlaient.
Les vendeuses interpellaient les passants.
Les moteurs rugissaient.
Bref.
Une journée normale à Douala.
Mais Joël n'était plus vraiment dans une journée normale.
Depuis le rêve partagé.
Depuis la question du léopard.
Depuis les griffures.
Depuis les messages.
Depuis tout ça...
Il avait l'impression que sa vie glissait lentement hors de la réalité.
Et ce jour-là.
Les choses allaient empirer.
Beaucoup empirer.
— Akwa ?
Demanda un homme.
— Oui chef.
Monte.
Le client s'installa derrière lui.
Casquette noire.
Chemise sombre.
Lunettes de soleil.
Rien d'inhabituel.
Du moins au début.
Joël démarra.
Ils roulèrent plusieurs minutes.
Puis quelque chose attira son attention.
Un reflet.
Dans le rétroviseur.
Le passager était bien là.
Mais...
Son ombre n'était pas là.
Joël regarda le sol.
Puis encore.
Puis une troisième fois.
Le soleil brillait pourtant parfaitement.
Les voitures avaient une ombre.
Les arbres aussi.
Les passants également.
Tout.
Sauf lui.
— Mon frère...
Murmura Joël.
Le client sourit.
Dans le miroir.
Comme s'il avait entendu.
Une sueur froide parcourut immédiatement le dos du jeune homme.
— Vous avez dit quelque chose ?
Demanda-t-il.
— Non.
Répondit calmement le passager.
Sa voix était étrange.
Très étrange.
Comme plusieurs voix parlant en même temps.
Une voix d'homme.
Une voix de femme.
Une voix d'enfant.
Toutes mélangées.
Joël accéléra.
Il voulait simplement terminer cette course.
Rapidement.
Très rapidement.
Mais soudain...
Le passager prononça une phrase.
Une phrase qui fit manquer un battement au cœur du jeune homme.
— Les marques avancent vite.
Le silence.
— Pardon ?
— Les marques.
Sur ta poitrine.
Joël pila brusquement.
SKRRRRRRRR !
Les passants se retournèrent.
— Qui êtes-vous ?
Le passager retira lentement ses lunettes.
Et Joël recula.
Parce que ses yeux étaient totalement noirs.
Pas de blanc.
Pas d'iris.
Rien.
Uniquement du noir.
Puis l'homme sourit.
— Il te cherche.
— Qui ?
— Celui qui nous cherche tous.
Joël sentit son ventre se nouer.
— Je ne comprends pas.
— Si.
Tu comprends.
Le passager se pencha légèrement.
Puis murmura :
— Le léopard est en train de perdre.
À cet instant.
Une voiture passa devant eux.
Et lorsqu'elle eut disparu...
Le passager n'était plus là.
Plus là du tout.
Comme évaporé.
Joël resta immobile plusieurs secondes.
Puis regarda autour de lui.
Les gens continuaient leur journée.
Comme si rien ne s'était produit.
Mais quelque chose était resté sur la selle arrière.
Une seule chose.
Une vieille photographie.
Jaunie.
Abîmée.
Très ancienne.
Joël la ramassa.
Puis sentit son sang se glacer.
Parce qu'il reconnaissait immédiatement la scène.
Une photo prise dans une forêt.
Trois personnes y apparaissaient.
Deux hommes.
Et une femme.
Tous très jeunes.
Mais le plus étrange n'était pas là.
Le plus étrange...
C’était que l'un des hommes ressemblait énormément à Mbelek.
Quarante ans plus jeune.
Et au dos de la photographie.
Une phrase avait été écrite.
"LES TROIS ONT COMMENCÉ ICI."
Le soir venu.
Joël prit une décision.
Pour la première fois.
Il allait répondre au message.
Celui qui parlait de Mireille.
Après plusieurs recherches.
Plusieurs heures.
Plusieurs groupes Facebook.
Plusieurs contacts.
Il finit par trouver une étudiante de Yaoundé portant ce nom.
Photographe.
Université de Yaoundé.
Exactement comme dans ses rêves.
Ses mains tremblaient lorsqu'il écrivit :
"Je crois que nous devons parler."
À Yaoundé.
Au même instant.
Mireille reçut le message.
Et pâlit immédiatement.
Parce qu'elle était justement en train d'observer une nouvelle photographie.
Une photographie apparue toute seule quelques minutes auparavant.
Une photographie montrant Joël.
Assis sur sa moto.
En train de lui écrire.
Sous l'image.
Une phrase apparaissait lentement.
Comme si quelqu'un était en train de la taper.
Lettre après lettre.
"IL EST TROP T**D POUR VOUS SÉPARER."
Pendant ce temps.
À plusieurs centaines de kilomètres de là.
Dans la forêt du Sud.
Mbelek venait d'ouvrir un ancien coffre enterré sous sa case.
Un coffre qu'il n'avait plus touché depuis quarante ans.
À l'intérieur.
Des ossements.
Des amulettes.
Des peaux de léopard.
Et surtout...
Un carnet.
Un très vieux carnet.
Le journal de son grand-père.
Ses mains tremblaient lorsqu'il ouvrit la première page.
Puis la deuxième.
Puis la troisième.
Et soudain...
Une phrase écrite à l'encre noire sauta à ses yeux.
Une phrase qu'il n'avait jamais remarquée auparavant.
Une phrase qui semblait avoir été ajoutée récemment.
Impossible.
Absolument impossible.
Elle disait :
"TU LEUR AS MENTI."
Le souffle de Mbelek se coupa.
Puis une seconde phrase apparut juste en dessous.
Comme écrite par une main invisible.
"DIS-LEUR QUI A FAIT LE PACTE."

À suivre...

🔥 THÉORIES DU SOIR

😱 Qui était le passager sans ombre ?
🐆 Pourquoi affirme-t-il que le léopard est en train de perdre ?
⚠️ Quel secret Mbelek cache-t-il depuis quarante ans ?
👀 Qui sont les trois personnes sur la vieille photo ?

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25/06/2026

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25/06/2026

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LES TROIS MARQUES DU LÉOPARDÉPISODE 6 : LES NOMS EFFACÉSSud-Cameroun.Village d'Essingang.5h11 du matin.Mbelek n'avait pa...
24/06/2026

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD

ÉPISODE 6 : LES NOMS EFFACÉS

Sud-Cameroun.
Village d'Essingang.
5h11 du matin.
Mbelek n'avait pas dormi.
Pas une minute.
Pas une seconde.
Depuis que la petite fille avait prononcé ces mots.
— Le léopard dit que tu mens depuis quarante ans.
Ces paroles tournaient dans sa tête.
Encore.
Et encore.
Comme un tambour de guerre.
Le vieil homme était assis devant sa case.
Immobile.
Son regard perdu dans la forêt.
Puis Nicaise arriva avec du café.
— Grand-père.
Aucune réponse.
— Grand-père.
Toujours rien.
— Grand-père !
— Hein ?
— Tu parles seul depuis une heure.
Le vieillard leva lentement les yeux.
— Ah.
— Ce n'est pas normal.
— À mon âge, plus rien n'est normal.
Malgré lui, Nicaise sourit.
Mais son sourire disparut rapidement.
Parce qu'il remarqua quelque chose.
Les photographies.
Les trois vieilles photographies étaient toujours sur la table.
Et quelque chose avait changé.
Encore.
— Grand-père...
— Oui ?
— Il y avait des noms derrière ces photos ?
Le vieillard se figea.
— Pourquoi ?
— Parce qu'ils ont disparu.
Le sang de Mbelek se glaça.
Il attrapa les clichés.
Retourna la première photo.
Vide.
La deuxième.
Vide.
La troisième.
Vide.
Toutes les inscriptions avaient disparu.
Comme si elles n'avaient jamais existé.
Cette fois.
Même Mbelek sentit la peur lui mordre le ventre.
Parce qu'il connaissait ce phénomène.
Trop bien.
Il l'avait déjà vu.
Une seule fois.
Quarante ans plus tôt.
La nuit du pacte.
— Non...
Murmura-t-il.
Nicaise fronça les sourcils.
— Quel pacte ?
Mbelek ne répondit pas.
Parce que quelque chose venait d'attirer son attention.
Une vieille photographie accrochée au mur.
Une photo familiale.
Prise vingt ans auparavant.
Sur laquelle apparaissait son frère aîné.
Ou plutôt...
Devrait apparaître.
Parce qu'il n'était plus là.
La photo existait toujours.
Mais l'endroit où son frère se tenait autrefois était désormais vide.
Comme découpé.
Comme effacé.
Comme si cet homme n'avait jamais existé.
Mbelek se leva brusquement.
Puis attrapa une deuxième photo.
Même chose.
Puis une troisième.
Encore.
Toujours.
Le même phénomène.
Des visages disparaissaient.
Des noms aussi.
— Grand-père ?
La voix de Nicaise tremblait.
— Qu'est-ce qui se passe ?
Le vieil homme répondit enfin.
Et sa voix était plus grave que jamais.
— Il commence à manger.
Le garçon sentit un frisson lui traverser le corps.
— Qui ?
Mbelek regarda la forêt.
Puis murmura :
— Celui que nous avons enfermé.
À plusieurs centaines de kilomètres de là...
À Douala...
Quelque chose d'étrange se produisait également.
Joël venait de terminer une course.
Une cliente descendit de sa moto.
Puis le regarda bizarrement.
— Excuse-moi.
— Oui ?
— On se connaît ?
— Non.
— Tu es sûr ?
— Très sûr.
La femme hésita.
— C'est étrange.
J'avais l'impression de te reconnaître.
Puis elle partit.
Et trente secondes plus t**d...
Elle revint.
— Pardon.
Ton nom c'est quoi déjà ?
— Joël.
— Ah.
Oui.
Elle repartit.
Puis revint encore.
— Désolée.
J'ai déjà oublié.
Cette fois.
Joël ne rit pas.
Parce que quelque chose dans son regard semblait anormal.
Comme si son esprit glissait.
Comme si une partie de sa mémoire venait de disparaître.
Le soir.
Le phénomène s'aggrava.
Boris l'appela.
— Mon frère.
— Oui ?
— J'ai un problème.
— Quoi ?
— Je suis devant ta maison.
— Et ?
— Je ne me souviens plus pourquoi je suis venu.
Le silence.
— Arrête tes blagues.
— Je suis sérieux.
Et pour la première fois...
Joël comprit que quelque chose de très mauvais était en train de se produire.
Au même moment.
À Yaoundé.
Mireille observait la fameuse photo du léopard.
Encore.
Toujours.
Quand elle remarqua une chose impossible.
La silhouette sans visage semblait plus proche.
Beaucoup plus proche.
Alors qu'elle n'avait jamais modifié l'image.
Elle ouvrit l'ancienne sauvegarde.
Même résultat.
La créature avait avancé.
Comme si la photographie changeait toute seule.
Comme si quelque chose se déplaçait à l'intérieur.
— Non.
Elle recula.
Puis son téléphone vibra.
BZZZZ.
Nouveau message.
Numéro inconnu.
Toujours.
"IL MANGE D'ABORD LES NOMS."
Le souffle de Mireille se coupa.
Puis un second message arriva.
Immédiatement.
"ENSUITE IL MANGERA LES VISAGES."
Puis un troisième.
"APRÈS..."
Long silence.
Quelques secondes passèrent.
Puis le dernier mot apparut.
"VOUS."
Cette nuit-là.
Les trois personnages firent exactement le même rêve.
Pour la première fois.
Ils se trouvaient ensemble.
Dans la même forêt.
Face au même léopard.
Et cette fois...
L’animal semblait blessé.
Une profonde entaille traversait son flanc.
Du sang coulait sur son pelage.
Beaucoup de sang.
— Vous arrivez trop t**d.
Dit-il.
— Qui nous attaque ?
Demanda Mireille.
— Qui efface les gens ?
Ajouta Joël.
— Qui est réellement cette chose ?
Demanda Mbelek.
Le léopard regarda alors le vieil homme.
Longtemps.
Très longtemps.
Puis il répondit :
— Pose plutôt la vraie question.
Le silence.
— Laquelle ?
Souffla Mbelek.
Le regard du léopard devint soudain terrible.
Presque accusateur.
Puis il prononça une phrase qui glaça le sang des trois rêveurs.
— Qui l'a libéré ?

À suivre...

🔥 THÉORIES DU SOIR
😱 Qui a libéré la créature ?
🐆 Pourquoi le léopard est-il blessé ?
📸 Pourquoi les photos changent-elles toutes seules ?
⚠️ Mbelek cache-t-il quelque chose depuis quarante ans ?

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LES TROIS MARQUES DU LÉOPARDÉPISODE 5 : LE VISAGE DANS LA PHOTOYaoundé.1h27 du matin.La pluie frappait doucement les vit...
24/06/2026

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD

ÉPISODE 5 : LE VISAGE DANS LA PHOTO

Yaoundé.
1h27 du matin.
La pluie frappait doucement les vitres de la chambre universitaire.
Tap.
Tap.
Tap.
Le genre de pluie qui accompagne les révisions.
Ou les cauchemars.
Cette nuit-là...
Mireille avait les deux.
Elle n'avait toujours pas répondu au mystérieux message reçu quelques heures plus tôt.
Un simple texte.
Une seule phrase.
"SI TU VEUX VIVRE, TROUVE JOËL."
Aucun numéro identifiable.
Aucune photo.
Aucune explication.
Elle avait d'abord cru à une mauvaise blague.
Puis elle avait vérifié ses contacts.
Facebook.
WhatsApp.
Instagram.
TikTok.
Aucun Joël.
— Bon.
Très bien.
Donc maintenant mes rêves m'envoient des SMS.
Parfait.
Je vais bientôt discuter avec les moustiques aussi.
Elle tenta de rire.
Mais son rire mourut rapidement.
Parce qu'au fond...
Quelque chose lui disait que ce message était réel.
Très réel.
Pour se changer les idées.
Elle décida de travailler sur ses photographies.
Encore.
Toujours.
Depuis l'apparition du léopard.
Elle passait des heures à analyser ses clichés.
Et cette nuit-là...
Elle remarqua quelque chose.
Quelque chose qui n'était pas là auparavant.
Sur la fameuse photographie du léopard.
Derrière l'animal.
Entre deux arbres.
Un visage.
Très flou.
Presque invisible.
Mais bien présent.
Mireille zooma.
Encore.
Puis encore.
Le visage devenait plus net.
Et plus elle zoomait...
Plus son cœur battait vite.
Parce que ce visage...
Semblait la regarder.
Directement.
Pas l'objectif.
Pas la forêt.
Elle.
— Non.
Murmura-t-elle.
Puis elle ouvrit une autre photo.
Le même visage.
Une autre.
Encore.
Une quatrième.
Toujours le même.
Partout.
Comme si quelqu'un s'était caché dans ses clichés depuis des années.
À 2h43.
Elle finit par appeler sa meilleure amie.
— Allô ?
— Cynthia.
— Mireille ?
Tu sais qu'il est presque trois heures ?
— J'ai besoin de toi.
— Tu es en prison ?
— Non.
— Tu es enceinte ?
— Non !
— Alors attends demain.
— Viens.
Le silence.
Puis un soupir.
— Bon.
J'arrive.
Mais si c'est encore ton léopard fantôme...
Je repars.
Une heure plus t**d.
Les deux jeunes femmes observaient l'écran.
Cynthia plissa les yeux.
Puis se redressa brutalement.
— Attends.
— Tu vois quelque chose ?
— Oui.
— Quoi ?
— Je connais ce visage.
Le sang de Mireille se glaça.
— Pardon ?
— Je l'ai déjà vu.
— Où ?
Cynthia hésita.
Puis répondit.
— Chez ma grand-mère.
— Chez ta grand-mère ?
— Dans une vieille photo.
Le silence tomba.
— Tu es sûre ?
— Oui.
— Qui est-ce ?
La réponse arriva immédiatement.
— Un guérisseur.
Le cœur de Mireille s'arrêta presque.
— Son nom ?
— Je ne sais plus exactement.
Cynthia réfléchit.
Longtemps.
Puis ses yeux s'écarquillèrent.
— Mbe...
Mbe...
— Mbe quoi ?
— Mbelek.
La chambre devint soudain glaciale.
Parce que ce nom...
Mireille l'avait déjà entendu.
Dans son rêve.
Le vieillard derrière le léopard.
Cette nuit-là.
Elle dormit très peu.
Et lorsqu'elle finit par s'endormir...
Le rêve l'attendait déjà.
La forêt.
Encore.
Le silence.
Toujours.
Et le léopard.
Comme d'habitude.
Mais cette fois...
Il n'était pas seul.
Le vieux guérisseur était là.
Et juste à côté de lui...
Un jeune homme portant un casque de moto.
L'homme semblait aussi surpris qu'elle.
Comme s'il ne comprenait pas ce qu'il faisait là.
— Toi ?
Lâcha Mireille.
— Toi ?
Répondit-il.
Le léopard soupira.
Oui.
Soupira.
Comme un professeur fatigué de ses élèves.
— Enfin.
— Qui êtes-vous ?
Demanda Mireille.
— Où sommes-nous ?
Demanda le jeune homme.
— Pourquoi nous sommes ici ?
Ajoutèrent-ils ensemble.
Le léopard ferma les yeux.
— Les humains...
Même dans les rêves.
Vous posez trop de questions.
Puis soudain.
Son regard changea.
Brutalement.
Il fixa quelque chose derrière eux.
Très loin dans la forêt.
Et pour la première fois...
Mireille entendit le léopard grogner.
Un vrai grognement.
Profond.
Animal.
Dangereux.
GRRRRRRRRRRR...
— Courez.
Dit-il.
— Pourquoi ?
Demanda Joël.
— Parce qu'il vous a trouvés.
BOUM.
Un bruit résonna dans les arbres.
BOUM.
Puis encore.
BOUM.
Comme quelque chose de gigantesque avançant entre les troncs.
Mireille aperçut alors une silhouette.
Très loin.
Immense.
Trop immense.
Et surtout...
Elle n'avait pas de visage.
À la place.
Il y avait une sorte de vide noir.
Comme un trou dans le monde.
— Ne le regardez pas !
Hurla le léopard.
Trop t**d.
La créature tourna lentement la tête vers eux.
Et même à cette distance...
Mireille sentit quelque chose arracher un souvenir dans son esprit.
Un seul.
Petit.
Mais réel.
Elle ne savait plus lequel.
Elle savait seulement qu'il avait disparu.
Comme s'il n'avait jamais existé.
Elle se réveilla en criant.
Assise sur son lit.
En sueur.
Le souffle coupé.
Puis son regard tomba sur son appareil photo.
L'écran était allumé.
Tout seul.
Une nouvelle image venait d'apparaître.
Une photo prise dans la forêt du rêve.
On y voyait clairement :
• Le léopard ;
• Joël ;
• Mbelek ;
• Elle-même.
Et tout au fond...
Une silhouette géante sans visage.
Sous la photo.
Un texte était apparu.
Une phrase unique.
"IL A COMMENCÉ À MANGER."

À suivre...

📸 Comment des photos du rêve peuvent-elles apparaître dans la réalité ?

👀 Mbelek protège-t-il les deux jeunes... ou les surveille-t-il ?

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LES TROIS MARQUES DU LÉOPARDÉPISODE 4 : LES GRIFFES SOUS LE CASQUEDouala.Carrefour Ndokoti.6h12 du matin.— Akwa combien ...
23/06/2026

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD

ÉPISODE 4 : LES GRIFFES SOUS LE CASQUE

Douala.
Carrefour Ndokoti.
6h12 du matin.
— Akwa combien ?
— Mille francs.
— Hein ?
Mille ?
Tu transportes les gens ou tu vends la moto ?
— Maman, regarde le prix du carburant d'abord.
— Vous les moto-taximen là, vous voulez tous devenir milliardaires.
— Et vous les clientes, vous voulez voyager gratuitement.
La femme éclata de rire.
Puis m***a derrière lui.
Comme chaque matin.
La vie continuait.
Les embouteillages aussi.
Mais dans la tête de Joël...
Rien n'allait plus.
Depuis quatre jours.
Les griffures apparaissaient.
Chaque matin.
Toujours trois.
Toujours au même endroit.
Et désormais...
La marque noire au centre grandissait.
Au début.
Elle ressemblait à une simple tache.
Maintenant.
Elle ressemblait clairement à une empreinte.
Une patte.
Une véritable patte de léopard.
— Mon frère.
Tu es sûr que ça va ?
Demanda Boris plus t**d dans la journée.
— Pourquoi ?
— Parce que tu viens de donner la monnaie à un client imaginaire.
Joël regarda sa main.
Effectivement.
Il tendait de l'argent à personne.
— Ah.
— Ah ?
C'est tout ?
— Mon cerveau est fatigué.
— Non mon frère.
Ton cerveau est en vacances.
Même Joël sourit.
Mais son sourire disparut rapidement.
Parce qu'il venait encore de voir quelque chose.
Là-bas.
De l'autre côté de la rue.
Entre les voitures.
Un léopard.
Immense.
Immobile.
En train de l'observer.
Joël cligna des yeux.
L'animal disparut.
Comme de la fumée.
— Tu as vu ?
Demanda-t-il.
— Vu quoi ?
Répondit Boris.
— Rien.
Voilà exactement la réponse que donnent les gens quand ils commencent à douter de leur santé mentale.
Le soir venu.
Joël décida finalement d'aller à l'hôpital.
Le médecin examina les marques.
Longuement.
Puis encore.
Puis une troisième fois.
— Étrange.
— Merci docteur.
Ça je savais déjà.
— Ce ne sont pas des griffures normales.
Le silence tomba.
— Pardon ?
— Regardez.
Le médecin pointa les marques.
— Elles sont anciennes.
— Anciennes ?
Elles sont apparues ce matin.
Le médecin secoua la tête.
— Non.
— Comment ça non ?
— Ces cicatrices semblent avoir plusieurs années.
Le sang de Joël se glaça.
— Ce n'est pas possible.
— Pourtant c'est ce que je vois.
Personne ne parla.
Parce que personne ne comprenait.
Cette nuit-là.
Joël décida de ne pas dormir.
Pas question.
Si quelque chose le griffait pendant la nuit...
Il voulait le voir.
Il prépara du café.
Beaucoup trop de café.
Puis s'assit sur son lit.
Minuit.
Une heure.
Deux heures.
Trois heures.
Toujours rien.
Puis ses paupières devinrent lourdes.
Très lourdes.
— Non.
— Pas maintenant.
— Pas...
Et il s'endormit.
Comme une pierre.
Lorsqu'il ouvrit les yeux...
Il était ailleurs.
Encore cette forêt.
Toujours cette forêt.
Immense.
Silencieuse.
Vivante.
Mais cette fois.
Quelqu'un l'attendait.
Un vieil homme.
Debout au milieu d'une clairière.
Tenant un bâton.
Joël ne l'avait jamais vu.
Et pourtant...
Quelque chose semblait familier.
— Enfin.
Dit le vieillard.
— Qui êtes-vous ?
— Quelqu'un qui te cherche depuis quarante ans.
Le jeune homme sentit un frisson parcourir son dos.
— Quarante ans ?
J'ai vingt-sept ans.
— Je sais.
— Alors pourquoi quarante ans ?
Le vieil homme ne répondit pas.
Comme tous les anciens lorsqu'ils préparent une révélation.
Ils font d'abord mariner les gens dans le mystère.
Puis le léopard apparut.
Sans bruit.
Comme s'il avait toujours été là.
Assis derrière le vieillard.
Majestueux.
Royal.
Terrifiant.
— Le temps diminue.
Dit l'animal.
Joël sentit sa gorge se nouer.
— Quel temps ?
— Celui qui reste.
— Celui qui reste avant quoi ?
Le léopard regarda les griffures sur sa poitrine.
Puis répondit :
— Avant qu'il te retrouve.
Un silence glacial tomba.
— Qui ?
Cette fois.
Le léopard ne répondit pas.
Parce qu'un bruit venait de résonner dans la forêt.
Un bruit lourd.
Lointain.
Comme des pas.
BOUM.
BOUM.
BOUM.
Quelque chose approchait.
Quelque chose d'énorme.
Même le léopard semblait attentif.
Même le vieillard.
Puis une odeur étrange envahit l'air.
Une odeur de terre humide.
Et de sang.
Beaucoup de sang.
— Il arrive.
Murmura le vieil homme.
Le léopard se leva immédiatement.
Ses muscles se tendirent.
Son regard changea.
Pour la première fois...
Il semblait inquiet.
Vraiment inquiet.
— Réveille-toi.
Ordonna-t-il.
— Quoi ?
— Réveille-toi maintenant !
— Pourquoi ?
— PARCE QU'IL PEUT TE VOIR ICI !
Joël ouvrit brutalement les yeux.
De retour dans sa chambre.
Le souffle court.
Le cœur battant.
Le soleil n'était pas encore levé.
Mais quelque chose avait changé.
Encore.
Parce que sur son téléphone...
Un nouveau message venait d'apparaître.
Un numéro inconnu.
Aucune photo.
Aucun nom.
Juste une phrase.
Une seule.
"SI TU VEUX VIVRE, TROUVE MIREILLE."
Joël resta figé.
Parce qu'il ne connaissait aucune Mireille.
Aucune.
Et pourtant...
Au même instant.
À Yaoundé.
Une étudiante venait de recevoir un message identique.

À suivre...

😱 Qui envoie ces messages ?
🐆 Pourquoi le léopard semble-t-il protéger Joël ?
📱 Comment le nom de Mireille est-il apparu ?
👀 Le vieil homme du rêve est-il Mbelek ?

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LES TROIS MARQUES DU LÉOPARDÉPISODE 3 : LE GUÉRISSEUR QUI ATTENDAITSud-Cameroun.Quelque part entre Ebolowa et les grande...
23/06/2026

LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD

ÉPISODE 3 : LE GUÉRISSEUR QUI ATTENDAIT

Sud-Cameroun.
Quelque part entre Ebolowa et les grandes forêts qui semblaient ne jamais finir.
4h44 du matin.
Le village dormait encore.
Les coqs n'avaient pas chanté.
Les chiens non plus.
Même le vent semblait fatigué.
Mais Mbelek était déjà debout.
Comme chaque jour.
Depuis quarante ans.
Exactement quarante ans.
Le vieil homme s'assit devant sa case.
Puis posa trois noix de kola sur une natte.
Toujours trois.
Jamais deux.
Jamais quatre.
Trois.
Ensuite il alluma une petite lampe à pétrole.
Puis regarda la forêt.
Longtemps.
Très longtemps.
Comme quelqu'un qui attendait un visiteur.
Ou un verdict.
— Pas encore...
Murmura-t-il.
À soixante-dix-huit ans.
Mbelek était devenu une légende dans toute la région.
Certains disaient qu'il parlait aux ancêtres.
D'autres affirmaient qu'il guérissait les maladies que les médecins ne comprenaient pas.
D'autres encore racontaient qu'il avait déjà retrouvé un enfant disparu grâce à un rêve.
Comme souvent...
La vérité était probablement quelque part entre les deux.
Ce matin-là.
Son petit-fils Nicaise arriva avec deux bassines d'eau.
— Grand-père.
— Hum.
— Tu regardes encore la forêt ?
— Oui.
— Ils ne viendront pas aujourd'hui.
Le vieillard sourit.
— Tu dis ça depuis quinze ans.
— Parce que c'est vrai.
— Et moi je dis que tu es impatient.
Le garçon leva les yeux au ciel.
— Grand-père.
— Oui ?
— Ils existent seulement dans tes histoires.
Le sourire de Mbelek disparut.
— Non.
— Si.
— Non.
— Si.
— Non.
— Si.
Après plusieurs secondes.
Le vieillard éclata de rire.
— Tu serais un excellent avocat.
Puis son regard se posa sur son petit-fils.
— Écoute-moi bien.
— Je t'écoute.
— Il y a quarante ans...
Une nuit particulière a eu lieu.
Nicaise soupira.
— Encore cette histoire.
— Oui.
— Je la connais déjà.
— Alors écoute-la encore.
Voilà encore une spécialité des anciens.
Raconter la même histoire vingt fois.
Puis prétendre que c'est pour notre bien.
— Cette nuit-là...
Commença Mbelek.
Trois enfants sont nés.
Le garçon récita aussitôt.
— Dans trois familles différentes.
Dans trois régions différentes.
Sous la même lune.
Je connais.
Le vieillard hocha la tête.
— Et chacun portait le même signe.
— Trois marques.
— Oui.
Le silence s'installa.
— Pourquoi sont-ils si importants ?
Demanda finalement Nicaise.
Cette fois.
Le regard de Mbelek changea.
— Parce que leur naissance n'aurait jamais dû arriver.
Le garçon fronça les sourcils.
— Ça veut dire quoi ?
Le vieil homme hésita.
Puis répondit :
— Cela signifie qu'ils sont revenus.
Un frisson parcourut Nicaise.
— Qui ?
Mais Mbelek ne répondit pas.
Comme toujours.
Quelques heures plus t**d.
Des visiteurs arrivèrent au village.
Une femme âgée.
Son fils.
Et une petite fille malade.
Depuis trois semaines.
La fillette ne parlait plus.
Les médecins n'avaient rien trouvé.
Les pasteurs non plus.
Alors ils étaient venus voir Mbelek.
Le vieillard écouta.
Observa.
Puis posa simplement sa main sur le front de l'enfant.
Et soudain...
Son visage se figea.
Complètement.
Ses yeux s'agrandirent.
— Grand-père ?
Souffla Nicaise.
Aucune réponse.
Pendant quelques secondes.
Mbelek semblait ailleurs.
Très loin.
Puis il retira brusquement sa main.
Comme s'il venait de toucher du feu.
— Impossible.
Murmura-t-il.
— Quoi ?
Demanda la mère.
Le vieillard regarda la petite fille.
— Elle l'a vu.
Le silence tomba.
— Vu qui ?
La fillette leva alors lentement la tête.
Et prononça ses premiers mots depuis trois semaines.
— Le grand chat.
Tout le monde se figea.
Même Nicaise.
— Quel grand chat ?
Demanda doucement Mbelek.
L'enfant répondit immédiatement.
— Celui qui marche dans les rêves.
Le sang du vieillard se glaça.
— Que t'a-t-il dit ?
La petite fille sourit.
Un sourire étrange.
Pas vraiment celui d'une enfant.
Puis elle répondit :
— Il cherche les trois.
Le cœur de Mbelek manqua un battement.
— Les trois ?
— Oui.
— Qui sont-ils ?
La fillette leva alors un doigt.
Puis un deuxième.
Puis un troisième.
— Le garçon des griffes.
Mbelek sentit son souffle se couper.
— Le deuxième ?
— Celle qui vole les images.
Le vieillard devint blanc.
— Et le troisième ?
La fillette fixa alors directement Mbelek.
Et son sourire s'élargit.
— Toi.
Le silence explosa dans la pièce.
— Non.
Murmura Mbelek.
— Si.
Répondit l'enfant.
— C'est impossible.
— Le léopard dit que tu mens depuis quarante ans.
Cette fois.
Même Nicaise recula.
Parce qu'il n'avait jamais vu son grand-père avoir peur.
Jamais.
Et pourtant.
La peur était bien là.
Visible.
Brutale.
Puis la petite fille ferma les yeux.
Et s'endormit instantanément.
Comme si rien ne s'était passé.
Quelques heures plus t**d.
Alors que le soleil disparaissait derrière la forêt...
Mbelek entra seul dans une vieille case abandonnée.
Une case que personne n'avait le droit d'ouvrir.
Personne.
Même son petit-fils ignorait ce qu'elle contenait.
Le vieillard alluma une lampe.
Puis s'approcha d'une vieille malle en bois.
Très ancienne.
Il l'ouvrit lentement.
Et en sortit un paquet enveloppé dans un tissu rouge.
Ses mains tremblaient.
Vraiment.
Puis il déplia le tissu.
Et révéla trois photographies jaunies.
Trois photos prises quarante ans plus tôt.
Sur chacune d'elles apparaissait un nouveau-né.
Trois bébés.
Et sur la poitrine de chacun...
Trois petites marques identiques.
Comme des griffures.
Puis Mbelek retourna la première photographie.
Un nom était inscrit derrière.
JOËL.
La seconde.
MIREILLE.
Le vieillard sentit son cœur battre plus vite.
Puis il retourna la troisième.
Et son visage se décomposa.
Parce qu'à la place d'un nom...
Quelqu’un avait récemment écrit un nouveau message.
Avec une encre encore fraîche.
Un message qui n'existait pas la veille.
Un message impossible.
"IL EST DÉJÀ TROP T**D."

À suivre...

😱 Qui a écrit le message sur la photographie ?
🐆 Pourquoi le léopard recherche-t-il Joël, Mireille... et Mbelek ?
📸 Comment Mbelek possède-t-il leurs photos depuis quarante ans ?
👀 Est-il un protecteur... ou le véritable danger ?

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