25/06/2026
LES TROIS MARQUES DU LÉOPARD
ÉPISODE 8 : LA FEMME DU MIROIR BRISÉ
Yaoundé.
Ngoa-Ekellé.
23h58.
Mireille était seule.
Enfin...
C’est ce qu'elle croyait.
Depuis trois jours.
Elle ne dormait presque plus.
Chaque fois qu'elle fermait les yeux...
Elle rêvait du léopard.
Et chaque fois qu'elle se réveillait...
Une nouvelle photographie apparaissait.
Comme si quelqu'un utilisait son appareil pendant son sommeil.
Comme si quelqu'un voulait absolument lui montrer quelque chose.
Ou lui rappeler quelque chose.
Sur son bureau.
Le message de Joël restait ouvert.
"Je crois que nous devons parler."
Elle l'avait lu au moins cinquante fois.
Peut-être cent.
Parce que tout devenait impossible à ignorer.
Les rêves.
Les photos.
Les messages.
Les mêmes phrases.
Le même léopard.
Et maintenant...
Ce garçon existait réellement.
Finalement.
Elle répondit.
"Je crois aussi."
Quelques secondes plus t**d.
BZZZZ.
Réponse immédiate.
Comme s'il attendait.
Comme s'il regardait son téléphone depuis des heures.
Ce qui était probablement vrai.
"Tu rêves d'un léopard ?"
Mireille sentit son cœur accélérer.
Elle répondit :
"Oui."
Nouvelle vibration.
"Et un vieil homme avec un bâton ?"
Le souffle de Mireille se coupa.
"Oui."
Long silence.
Puis la réponse tomba.
"Alors nous avons un problème."
Pour la première fois depuis le début de cette histoire...
Mireille eut envie de rire.
Parce qu'ils étaient largement au-delà du simple problème.
Ils continuèrent à discuter pendant près de deux heures.
Et plus ils parlaient...
Plus les ressemblances devenaient troublantes.
Les rêves.
Les messages.
Les photographies.
Les apparitions.
Tout correspondait.
Tout.
Puis Joël lui envoya la photo trouvée sur sa moto.
La vieille photographie.
Les trois jeunes adultes dans la forêt.
Mireille zooma immédiatement.
Et son cœur manqua un battement.
Parce qu'elle reconnaissait l'une des personnes.
Une femme.
Jeune.
Magnifique.
Et étrangement familière.
Elle se leva brusquement.
Puis courut jusqu'au salon.
Là où sa tante conservait les vieux albums familiaux.
Après plusieurs minutes de recherche.
Elle trouva enfin une photo.
Une photo datant de plusieurs décennies.
Puis compara les deux images.
Et pâlit.
Parce que c'était la même femme.
Sa grand-mère.
— Non...
Murmura-t-elle.
Son téléphone vibra.
Message de Joël.
"Tu as trouvé quelque chose ?"
Elle hésita.
Puis répondit.
"Je crois que ma grand-mère est sur la photo."
Le silence.
Puis :
"Mon Dieu."
Quelques secondes plus t**d.
Nouveau message.
"Mon grand-père aussi."
Le sang de Mireille se glaça.
Avant qu'elle puisse répondre...
Une chose étrange se produisit.
Très étrange.
Le miroir de sa chambre se fissura.
CRAC.
Puis encore.
CRAC.
CRAC.
CRAC.
Comme si quelque chose frappait depuis l'intérieur.
Mireille recula.
Terrifiée.
— Qui est là ?
Aucune réponse.
Puis une silhouette apparut.
Dans le reflet.
Une femme âgée.
Debout derrière elle.
Mireille se retourna.
Personne.
Elle regarda de nouveau le miroir.
La femme était toujours là.
Et cette fois...
Elle souriait.
— Grand-mère ?
Souffla Mireille.
La vieille femme leva lentement la main.
Puis pointa quelque chose.
Derrière Mireille.
La jeune étudiante se retourna immédiatement.
Rien.
Lorsqu'elle regarda à nouveau le miroir...
La femme avait disparu.
Mais une phrase était apparue sur la surface fissurée.
Écrite comme avec de la buée.
Une seule phrase.
"RETROUVEZ MBELEK."
Puis le miroir explosa.
BOOM !
Des éclats partout.
Mireille poussa un cri.
Et au même instant.
À des centaines de kilomètres de là.
Mbelek venait de faire une découverte.
La plus importante depuis quarante ans.
En poursuivant la lecture du vieux journal.
Il trouva un nom.
Un seul.
Le nom de celui qui avait organisé le pacte.
Celui qui avait tout commencé.
Celui qui avait condamné trois générations.
Ses mains tremblaient lorsqu'il lut la ligne.
Puis son visage devint blanc.
Parce que ce nom...
Il le connaissait.
Très bien.
Trop bien.
Il appartenait à quelqu'un de sa propre famille.
Et plus précisément...
À son propre père.
— Non...
Souffla-t-il.
Mais le journal n'avait pas terminé.
Juste en dessous.
Une autre phrase apparaissait.
Une phrase qui n'existait pas quelques secondes auparavant.
"ET TU ÉTAIS LÀ CETTE NUIT-LÀ."
Le cœur de Mbelek s'arrêta presque.
Parce que c'était vrai.
À suivre...
😱 Pourquoi la grand-mère de Mireille apparaît-elle dans le miroir ?
👀 Mbelek est-il complice depuis le début ?
📖 Pourquoi le journal révèle-t-il seulement maintenant la vérité ?
💬 Vos théories en commentaire !
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