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« Des fragments de matière aux totems du futur. »Né en 2000 dans les terres ancestrales du royaume Bandjoun à l’Ouest du...
06/08/2026

« Des fragments de matière aux totems du futur. »

Né en 2000 dans les terres ancestrales du royaume Bandjoun à l’Ouest du Cameroun, Staphenn (SIMO Augustin) sculpte le temps et la matière. Formé à l'Institut des Beaux-Arts de Nkongsamba, il porte sur le monde un regard d'alchimiste, où les objets du quotidien, les textures et les formes deviennent le théâtre d'une constante métamorphose. Il est membre fondateur du collectif « Octopus’ ».

Par la sculpture d'assemblage, il s’approprie des fragments du réel pour réinventer des matériaux hétéroclites, insufflant une âme nouvelle à ce qui semblait oublié.

Au cœur de sa démarche réside le souffle d'un territoire où chaque ligne et chaque symbole sont habités de récits. Face à l'effacement progressif des mémoires ancestrales sous le poids d'une modernité d'emprunt, Staphenn crée dans l'espace des tensions. Ses figures totémiques hybridées, fragmentées et altérées ne figent pas la tradition dans la nostalgie ; elles incarnent des identités en pleine mutation, suspendues entre l'héritage d'hier et les miroirs du présent.
Dans son concept « Corps en tension » du projet « DYNÉLANCE », l’artiste propose ainsi des sculptures-installations explorant le corps africain pris dans les contradictions de l'occidentalisation. De « Totem disloqué » à « Résilience », les pièces mélent collage, peinture et matériaux réels pour donner corps à la tension entre héritage et modernité empruntée.

Pour l'artiste, créer est une poétique de la résilience et un acte de résistance. Sans condamner, son œuvre révèle les fractures et fait parler les silences d'un monde qui glisse loin de ses origines. En assemblant le passé et le contemporain, Staphenn réinvente un langage où l'identité n'est plus un retour en arrière, mais une lumière consciente capable d'embrasser l'avenir sans jamais se dissoudre.














« Sens interdit, mémoire vive »Le 20 novembre 1999, l'horizon de Mankon s'incline pour accueillir un souffle nouveau : c...
03/08/2026

« Sens interdit, mémoire vive »

Le 20 novembre 1999, l'horizon de Mankon s'incline pour accueillir un souffle nouveau : celui de Prince Moreille Kamla, né dans le Nord-Ouest du Cameroun, là où les collines gardent la mémoire des mots anciens.

Sa main apprend à trembler puis à tenir, entre les murs de l'Institut des Beaux-Arts de l'Université de Douala à Nkongsamba, dont il sort diplômé en 2025. Mais avant même la toile, c'est l'écran et la ligne nette du design graphique qui l'initient à la rigueur du regard chez Kprint S.A (2022-2023), dans les compositions de Smarttouch Media (2023), puis dans la quête d'harmonie de Season Media (2025). De cette double école naît un artiste amphibie, aussi à l'aise dans le grain de la peinture que dans la précision froide du pixel. Il devient, dans cette même effervescence, l'un des membres fondateurs du collectif Octopus.

Ce que Kamla cherche, ce ne sont pas des formes, mais des silences administratifs ces récits que l'on tait pour mieux gouverner les identités. Dans son projet Dynélance, il s'empare d'un objet que personne ne regarde plus : le panneau « sens interdit », rond de métal froid planté aux carrefours d'Afrique, vestige géométrique d'un ordre colonial. Il le détourne, le fissure, le fait saigner en silence car derrière ce disque de fer se cache la disparition à bas bruit du Médumba, langue bantoue du peuple Bamiléké.

Il ne s'agit pas ici de pleurer un passé enseveli. Kamla interroge la manière dont les cartes, les codes, les panneaux dressés par d'autres continuent, aujourd'hui encore, à tracer les frontières invisibles de notre appartenance. En greffant les sonorités vernaculaires sur ce langage visuel hérité de l'histoire, Moreille rend à la langue maternelle sa couronne confisquée. Le mot d'origine n'est plus un souvenir qu'on ressasse : il devient un territoire pictural souverain, dressé debout, fier, à la face du monde.











« Moins de futilités, plus de bâtisseurs »Né en 1998 à Douala, Patrick Eboutte voit son imaginaire s'éveiller dès la mat...
31/07/2026

« Moins de futilités, plus de bâtisseurs »

Né en 1998 à Douala, Patrick Eboutte voit son imaginaire s'éveiller dès la maternelle, nourri de bande dessinée franco-belge, de comics et de mangas. Il rejoint en 2020 l'Institut des Beaux-Arts de l'Université de Douala à Nkongsamba, dont il sort diplômé en 2025. Son parcours s’est affiné par la rencontre de professionnels comme René Wanko, Disso et Ymele. Membre fondateur du collectif Octopus, il appartient aussi à la compagnie Trois Points de Suspension.

Son travail interroge l'humain face aux médias traditionnels et contemporains. Dans son concept « Inversion », issu du projet Dynélance, il dénonce l'invisibilisation progressive des intelligences locales au profit des contenus éphémères amplifiés par les réseaux sociaux ; une réflexion qu'il déploie à l'encre et à la peinture, à travers un jeu d’ombres, de lumières et des contrastes de couleurs.

Sa démarche est un acte de mémoire et un avertissement : elle invite à célébrer ceux qui construisent dans le silence, convaincu que le développement d'un pays repose sur la reconnaissance de ses penseurs.














« L'Écho d'une Âme »Née le 1er avril 2000 sous le ciel littoral de Douala et ancrée à Dschang, Synthia Ornella Masso Ken...
28/07/2026

« L'Écho d'une Âme »

Née le 1er avril 2000 sous le ciel littoral de Douala et ancrée à Dschang, Synthia Ornella Masso Kenmogne révélée sous le nom de KESYMA est une jeune artiste plasticienne diplômée d'un Master de l'Institut des Beaux-Arts de Nkongsamba. Comme une fleur de pissenlit éprise de liberté, elle déploie son talent entre peinture, écriture et performance. Elle est l'une des membres fondatrices du collectif Octopus’ et aussi administratrice de la Compagnie points de suspension

Son œuvre naît des émotions humaines, de l'intimité et de la métamorphose du monde des mains qui prennent et partagent, du mystère des regards, de la vulnérabilité et de la force retrouvée de la femme, en particulier la femme noire.
KESYMA travaille la couleur comme un fil mouvant, mêlant acrylique et pouring pour composer des univers de transparences, de bulles légères et de graines en suspension.

À travers des cycles créatifs comme la série « Corps habités », elle fait de la toile un espace d'art-thérapie où le corps cesse d'appartenir au regard des autres pour devenir un temple habité, alignant l'âme, l'esprit et la matière.

« Peindre l'invisible du corps, pour que l'âme y retrouve enfin sa liberté. »












« Lobe Ndedi, l'enfant des eaux et des symboles »Né le 27 septembre 1997 dans le Littoral camerounais, Jacques Édouard L...
26/07/2026

« Lobe Ndedi, l'enfant des eaux et des symboles »

Né le 27 septembre 1997 dans le Littoral camerounais, Jacques Édouard Lobe Ndedi grandit bercé par le souffle des fleuves, apprenant tôt à lire le sens caché des motifs. Il rejoint en 2018 l’Institut des Beaux-Arts de l'Université de Douala à Nkongsamba, dont il sort diplômé d'un Master II en Arts plastiques en 2025.

Membre fondateur du collectif Octopus’, il prête sa
voix à l'art émergent africain.
Son univers puise sa sève dans la culture Sawa en particulier les rites du Ngondo, le masque Nyatti, les pirogues princières et dialogue avec des figures comme le maître Keulion, Kerry James Marshall, Mbok et Guy Kouekam. Passionné de vêtement, il considère l'étoffe comme un paysage vivant, une seconde peau où s'inscrit l'histoire des hommes.

Lobe Ndedi ne peint pas ce qu'il contemple, il réveille ce dont l'âme se souvient. Refusant le folklore comme l'oubli, il façonne sa propre grammaire iconographique : sur le drapé des corps souverains, chaque motif devient un mot, chaque symbole une affirmation identitaire. Entre calligraphie des signes et spontanéité du dripping, la toile devient un espace de résistance et de beauté poétique.

« Ce que le corps porte, la toile le retient. Ce que la langue oublie, l'image le sauve. Ce que le temps efface, la peinture le réclame. »








Portrait d'un silence qui peintDouala, 4 juin 1998 : naissance de John Tchami, artiste plasticien camerounais. Le dessin...
24/07/2026

Portrait d'un silence qui peint

Douala, 4 juin 1998 : naissance de John Tchami, artiste plasticien camerounais. Le dessin l'habite depuis l'enfance ; vers 2017, la peinture s'impose à lui comme une évidence.

Diplômé d'un Master en Arts plastiques à l'Institut des Beaux-Arts de l'Université de Douala à Nkongsamba, il poursuit aujourd'hui sa formation dans les ateliers d'Hervé Youmbi. Aux côtés d'artistes comme Daniel Onguene, Boris Anjé et Wanko Cubart, il devient l'un des membres fondateurs du collectif Octopus.

Sa peinture ne crie jamais, elle chuchote. Le silence et la liberté d'expression en sont le cœur battant. Dans DYNÉLANCE, il en fait une force active et politique : un espace de résistance, une présence qui refuse de se rendre visible pour mieux exister.

De « The Last Picture Show » (2018), aux côtés de Max Lyonga Sako et Hervé Youmbi, jusqu'à Yakoutsk, en Russie, en passant par « Humains » (2024) et « Convergences » (2025), sa trajectoire s'écrit d'exposition en exposition.

John Tchami peint comme on écoute : avec patience, l'oreille tournée vers ce que les autres n'osent pas dire. 🎨







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