05/10/2026
Monsieur Malick Kebe , Directeur du FODAC, affirmait lors de la 3ᵉ édition de FRANCOBEATS, à Rouen en France, que les artistes de son pays constituent le meilleur vecteur de valorisation de l’image nationale.
Selon lui, cette réalité se traduit notamment par l’intérêt des touristes pour les sites culturels, ainsi que pour les textiles et l’artisanat local, fortement influencés par la richesse artistique du pays.
Avec le temps, nous avons pu constater à quel point cette pensée se traduit concrètement dans l’action. En effet, lors de ce festival, fin mars 2026, nous avons eu l’opportunité de rencontrer cette autorité culturelle et de lui présenter un exemplaire de notre ouvrage produit par le Collectif des Acteurs Culturels (CAC), intitulé " COMPRÉHENSION ET DÉVELOPPEMENT DES INDUSTRIES CRÉATIVES ET CULTURELLES EN AFRIQUE" Tome 1.
Dès réception de l’ouvrage, Monsieur Malick Kébé n’a pas hésité à nous inviter à participer aux 72 Heures du Livre, qui se sont tenues du 23 au 25 avril 2026 à Conakry. À cette occasion, plus de 50 exemplaires de notre ouvrage ont été achetés afin d’être offerts aux acteurs culturels du pays.
Pour nous, ce geste demeure un symbole fort. Il est en effet encore difficile de voir une institution culturelle se soucier aussi concrètement de son écosystème et contribuer directement à la valorisation des initiatives portées par les acteurs culturels.
Ce fut une belle expérience, riche en découvertes, au cours de laquelle notre délégation a été prise en charge à 100 % durant son séjour, donnant ainsi une véritable dimension concrète à l’intégration culturelle africaine.
Disposer de praticiens qui ont une véritable maîtrise, de A à Z, des Industries Culturelles et Créatives constitue, à mon sens, un véritable levier pour le développement, la structuration et le rayonnement culturel d’une nation à l’international.
Monsieur Malick Kébé en est, pour nous, une belle illustration.
Au-delà des discours sur l’intégration africaine, ce sont aussi ces actes, ces collaborations et cette volonté de faire circuler les savoirs, les œuvres et les acteurs qui donnent véritablement vie à une Afrique culturelle plus intégrée.
Une expérience que nous retenons avec beaucoup de reconnaissance et qui renforce notre conviction : lorsque les institutions et les praticiens travaillent véritablement au service de leur écosystème culturel, les frontières deviennent progressivement des espaces de rencontre plutôt que des barrières.